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 The Torn Identity (avec Gabriel Gray)

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Samuel Langster
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MessageSujet: The Torn Identity (avec Gabriel Gray)   Jeu 10 Mai - 15:00

Depuis quelques temps, bien que j’en parlais à personne, j’avais un sérieux problème, notamment avec cette « âme artistique » que je m’étais découverte grâce à mon ancêtre. Au départ, ces dessins prémonitoires ne remplissaient que peu de carnets, des dessins horribles d’importance moindre que ceux que je faisais actuellement. Cette multiplication m’effrayait parce que celle-ci devait forcément avoir un but, un but qui ne devait rien avoir de bon. Les horreurs mises ensemble ne pouvaient être que la preuve d’un danger, peu importe lequel, mais il y avait forcément quelque chose, une chose que personne ne voyait à priori.

Pour éviter d’exprimer ma douleur à voix haute et d’inquiéter ceux que j’aimais, en particulier Rachel, je cherchais à m’évader, et à amener ma conscience vers des terrains plus doux. Pour cela, je devais me laisser guider par le hasard afin de trouver l’isolement parfait, l’endroit où je pourrais être seul sans ces horreurs qui me hantaient. Souvent, tout le monde pouvait dire que le soutien était la meilleure façon d’oublier les douleurs, mais ce cas qui était le mien n’avait rien de normal. L’oubli était ce que je recherchais à tout prix, parce que mon esprit en avait sérieusement besoin.

Le hasard me guidait à travers les rues alors que je me trouvais seul. Je ne faisais que marcher, deux carnets présents dans mon sac au cas où je ne parvienne pas à éviter Meknes et ses visions qui animaient mon « âme artistique ». Je marchais à la recherche d’un endroit isolé où je pouvais rester seul et tenter d’oublier ce qui m’arrivait. A la longue, mes pieds ressentaient l’épuisement lié à la marche, un signe qui me disait que je devais arrêter de parcourir les rues sans aucun but. Quand je m’arrêtais pour observer ce qui était présent autour de moi, je me rendis compte que je me trouvais à Central Park, un endroit qui avait plusieurs significations à mes yeux. J’avais vécu des choses là-bas, que je n’avais pas oubliées, simplement parce que je savais que ces souvenirs n’avaient rien de mauvais. Il s’agissait des rares bons temps qui sommeillaient dans ma tête depuis quelques temps.

Le premier banc qui atterrissait sous mes yeux fut celui sur lequel je m’asseyais en fin de compte. Je ne faisais au départ qu’observer les passants, les oiseaux qui volaient, enfin bref les choses simples qui forgeaient la vie. Ce calme me plaisait parce qu’il changeait des habitudes qu’avait prises mon existence depuis quelques temps, celui de passer son temps soit à souffrir des douleurs provoquées par mes visions soit par les tortures que ceux qui s’intéressaient à moi prenaient à malin plaisir à m’infliger.

A les regarder bouger de cette manière, j’y passais des heures, des heures si longues que je ne les comprenais pas. Ces heures-là si muettes me rendaient absent, comme si ma conscience était éteinte et que mon âme voguait ailleurs. Pourtant, j’étais là, bien là. J’étais juste absorbé par ce que je voyais au point de tomber dans cette vision. Je me sentais mieux, libre et vidé de mes pensées. Au final, cet endroit était celui qui me fallait, un endroit simple où mes pensées pouvaient être bien meilleures et axées sur une vie plus humaine. Mon souhait était alors simple. Je voulais resté dans cet axe et ne plus penser à l’horreur. Si ceci durait, c’était la plus belle chose dont j’avais besoin.

Mais malheureusement tout ceci ne durait pas. Je sentais un mal de tête qui montait, et qui devenait de plus en plus fort. Il s’agissait là d’une preuve qu’un énième dessin de Meknes était en train de venir dans mon esprit, et que j’allais devoir m’évader une énième fois dans ce carnet. Même si cela m’effrayait, les circonstances ne me laissaient pas le choix de choisir de dessiner ou d’avorter mon envie. Mes yeux se fermaient peu à peu, et je me mettais à dessiner, sans me rendre compte de ce que je faisais. J’en tremblais, mais au fond cela ne me surprenait pas. Je m’attendais au pire, mais je n’allais de toute façon pas être capable de découvrir ce que j’avais fait tant que je n’avais pas fini ce fichu dessin.

Je ne savais pas combien de temps j’avais passé à faire ce dessin, mais je rouvrais enfin les yeux pour découvrir ce que j’avais fait. J’y vis un visage plutôt surprenant. Ce n’était pas de la frayeur mais une preuve que je ne m’étais absolument pas attendu à ce que je venais de faire. Ce visage de poulpe paraissait si irréel et je venais pourtant de le dessiner. Je ne m’étais basé sur rien du tout, à part sur ce que je voyais dans ma tête, enfin ce que Meknes voyait en passant par moi plutôt (non arrête les complications Samuel sinon tu es sérieusement mal barré….).

J’observais un moment le dessin, me demandant un moment comment j’avais pu faire une chose pareille, sans le comprendre. A voix haute, j’exprimais la nature de mon problème.


- Bon sang, mais qu’est-ce que j’ai fait…

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MessageSujet: Re: The Torn Identity (avec Gabriel Gray)   Ven 11 Mai - 19:49

    Qu’était-il advenu de mon corps, et de mes souvenirs ? Depuis mon passage là-haut, j’avais l’impression d’être une personne totalement différente. Non seulement, mon apparence avait changée, mais je me sentais également plus serein, comme « désenvoûté ». A vrai dire, mentalement, je me sentais bien… Mais ce n’était pas le cas de mon physique. Mon crâne s’était totalement transformé, laissant place à celui d’un poulpe, m’offrant donc d’horribles tentacules sur tout le bas du visage. Cependant, il n’y avait pas que ça. Mon bras gauche s’était lui transformé en une grande pince de crabe, alors que le droit ressemblait plutôt à ma tête, c’est-à-dire un bras tentaculaire. Pour finir, ma jambe droite, avait les mêmes caractéristiques que mon bras gauche : il s’agissait d’une patte de crabe… Avec cette nouvelle apparence, j’arrivais même à m’effrayer moi-même…

    Je n’osais presque pas me balader en pleine rue, de peur d’effrayer les gens, de me sentir rejeté par tout le monde. Pourtant, c’était le cas. A chaque fois que je sortais, c’était toujours la même chose. En me voyant, tout le monde s’enfuyait en criant « Un monstre ! Appelez la Police ! », c’était perturbant cela relevait limite du non-respect d’autrui. En même temps, je ne pouvais pas leur en vouloir, il s’agissait de simples hommes, sans aucune particularité, sans aucun pouvoir, des innocents.

    Depuis que le changement s’était opéré en moi, je voyais de drôles de choses. J’avais comme des visions, des flashes. Je ne savais pas si c’était des visions du futur, ou quoi que ce soit d’autre. Aujourd’hui, j’avais décidé de me rentre à Central Park, lieu dans lequel se déroulait une des nombreuses scènes que j’avais vu. Cependant, celle-ci était plus prononcée, comme si j’avais le devoir de rencontrer cette personne. Qui était cet homme ? Et pourquoi devais-je le retrouver ? Pour l’instant, je n’en avais aucune idée, mais j’allais le découvrir…

    Arrivant dans Central Park, je m’arrêtais alors là où la scène devait avoir lieu. L’homme que j’avais vu dans mes visions était assis sur un banc, un carnet et un crayon à la main. Me penchant légèrement au-dessus de lui, lui montrant par la même occasion que j’étais là, à cause de mon ombre mouvante, je pus voir qu’il était en train de dessiner quelqu’un. Cette personne, c’était moi… Je ne pus m’empêcher de prendre la parole.

    « Le monstre que vous êtes en train de dessiner.. Je crois que c’est moi. Depuis quelque temps, j’ai des visions, et dans l’une d’entre elles, je vous ai vu. J’ai vu cette scène. Mais… Je n’arrive pas à l’interpréter. Seriez-vous capable de m’éclairer.. ? »


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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: The Torn Identity (avec Gabriel Gray)   Sam 12 Mai - 16:08

A cause du pouvoir du Meknes, qui prenait mon corps comme intermédiaire, il y avait des choses, dont j'étais certain auparavant, qui s'étaient transformées en immenses doutes, des questions si grandes capables de perforer les consciences. Par exemple, à la longue, je m'étais fait à l'idée d'avoir de deux dons, de devoir supporter le fardeau d'une immortalité que je n'avais pas voulue, mais les choses étaient remises en question avec l'arrivée de la perception des visions de Meknes. C'était comme si j'avais trois dons, même si je n'utilisais pas à proprement parler le troisième. Je n'étais qu'un pôle d'accueil pour ce don-là, un centre d'arrivée pour que l'ancêtre puisse avoir ses visions quand même. Je n'étais qu'un pion dans cette histoire, un pion qui ne servait pas à grand-chose. Seule mon enveloppe charnelle était utile dans cette histoire au fond.

Je m'étais découvert une sorte d'âme artistique grâce à ce don, mais je ne parvenais pas à m'en servir sincèrement la majeure partie du temps. Ce qui me manquait dans l'âme des dessins était justement le fait de pouvoir y trouver une partie de ce que j'étais. La plupart du temps, j'y étais forcé, pour des objets de vision que je n'aurais même pas pu choisir en temps normal. Pour preuve, une question très simple. Comment aurais-pu songer à dessiner un corps aussi étrange que celui que je viens de faire : un corps à visage de poulpe et des organes qui n'avaient plus l'air humain ? Je n'aurais jamais pu le faire sans mes visions, et même en temps de maladie mentale je n'aurais jamais pu y penser, simplement parce que cela dépassait l'imagination. Ce dessin ne me faisait pas peur, non, c'est juste que cela me surprenait beaucoup trop, car je dépassais les frontières de ce que je croyais possible. Bon d'accord, la vie n'était pas entièrement rose et surtout avec des organes entièrement connus du monde entier, ce qui laissait la place à l'inconnu, alors pourquoi pas à ce que je venais de dessiner. Oui soyons fous les gens, tout est possible, même la chose paraissant impensable.

Mais pourquoi l'aurais-je alors dessiné ? Etait-ce comme le jour où j'avais rencontré Ella, à savoir une anticipation d'une future rencontre importante ? Il était fort possible que cette chose ait eu lieu une seconde fois, que j'anticipe désormais les choses que la vie m'apportait. Si c'était réellement cela, j'étais mal barré, car il s'agirait d'une sorte d'atteinte à ma liberté. Où se situeraient les surprises si je passais mon temps à les anticiper en les voyant grâce au prophète de ma tête ? Personnellement, je ne les verrais nulle part, car je passerais une vie guidée par des anticipations affreuses. Il y avait peut-être des bons côtés au fait de deviner de quoi était fait son avenir, mais je n'en voyais pas pour le moment. Peut-être que mes visions étaient encore trop récentes pour que je m'en rende compte pour le moment. Mais avec le temps, j'aimerais bien pouvoir savoir si ceci allait être un calvaire éternel ou si je pourrais avoir droit à un peu de répit. Si ces choses-là, je devais les supporter à longueur de journée, je devrais me battre pour éviter de tomber dans la folie, dans des crises de panique, ou des choses tellement sordides que mes pensées ne pouvaient pas imaginer. Je n'avais pas envie de détruire ma vie à cause de cela, donc j'espérais que les visions de Meknes disaient vraies, que tout allait pouvoir se calmer dès que la menace passera, dès que le monde sera hors de danger de cette " chose" qui hante mon esprit. Peut-être aurais-je encore des visions, mais le flux en deviendrait probablement plus supportable.

Une ombre se déposait sur la feuille de mon carnet qui avait accueilli ce visage, et là je me rendis compte que l'ombre correspondait exactement à ce que j'avais vu. Je n'avais même pas besoin de relever la tête pour savoir que je n'étais plus seul. Je ne relevais mon visage vers le sien que lorsque j'entendis sa voix, qui disait que le monstre que je dessinais n'était autre que lui. Mais, le son de cette voix avait quelque chose d'étrange dans ma tête quand j'y songeais. C'était une voix que j'avais déjà entendue autrefois, probablement dans un flash que l'ancêtre m'aurait montré. Peut-être avais-je déjà pu observer ce visage dans l'une de mes visions, mais la raison ne m'aidait pas à m'en souvenir. Pour moi, ce jour était la première fois où je le voyais, mais j'étais pourtant rempli d'une immense impression de déjà-vu, comme si ce visage m'avait hanté pendant un moment avant que je ne le vis, dans ce parc, ce jour. Mais je n'étais pas le seul à l'avoir vu, car il m'avait à priori lui aussi vu, dans l'une de ses visions. Tout ceci devait avoir un but. J'avais anticipé notre rencontre et à priori lui aussi. Quel était le but de tout ceci ? Etait-ce un signe que nous devions nous aider l'un et l'autre ?

Je devais lui avouer que j'avais des visions moi aussi, peut-être que le sens deviendrait un peu plus clair dans un moment, du moins je l'espérais.


- Pour être honnête avec vous, vous n'êtes pas le seul à avoir des visions étranges. Si j'ai dessiné votre visage, c'est parce que je vous ai vu dans l'une d'entre elles, et quand j'ai entendu votre voix, j'ai eu une horrible impression de déjà-vu, comme si ce dessin n'est pas la première fois que je vous perçois dans ma tête. J'ai déjà vous voir, mais j'arrive à me souvenir de quand...mais ça va me revenir à la longue, j'en suis sûr.

Quand j'observais son regard, quelque chose d'étrange me percutait. J'y percevais une sorte d'humanité, quelque chose de profondément humain dans un corps qui n'avait pas l'air d'être humain. Je ne savais pas si c'était moi qui me jouait des tours, ou si quelque chose ne tournait réellement pas rond, mais j'étais certain du fait que quelque chose de plus important se situait sous la carcasse. Cela ne m'effrayait pas de découvrir tout ceci, bien au contraire, je commençais à être intrigué, parce que je commençais à comprendre que quelque chose nous avait mené l'un vers l'autre et que l'interprétation de cette chose devait se faire ensemble.

- Vous avez...je ne sais pas exactement comment dire cela, mais j'impression de percevoir quelque chose d'humain dans votre regard, comme si ce corps n'est pas ce que vous êtes au fond...

Et là, un sursaut de logique traversait mon esprit, je ne savais pas si c'était moi qui avait réfléchi tout seul ou si Meknes m'en avait soufflé l'idée mais j'avais l'impression d'avoir compris à quoi j'avais affaire, comme si tout était devenu plus clair en une fraction de seconde. Je le regardais, un peu intrigué par mes propres pensées, avant de lui poser cette question, dont la formulation était largement embrouillée :

- Vous n'avez pas toujours été comme ça, enfin je veux dire avec ce corps-là, je me trompe ?

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MessageSujet: Re: The Torn Identity (avec Gabriel Gray)   Mar 15 Mai - 10:23

    L’homme qui me faisait face me semblait différent des autres. Tout d’abord, en me voyant, il n’était pas parti en courant, n’avait pas montré un seul signe de peur, ce qui changeait de d’habitude. Ensuite, nous étions probablement tout deux doués d’un certain don de Précognition, et le destin avait l’air de souhaiter nous réunir, pour une quelconque cause. Grâce à mon propre don, je savais en quoi consistait réellement le sien. En plus de savoir dessiner l’avenir, celui-ci était capable de créer et de contrôler le feu. On appelait ça Pyrokinésie. Non pas que ce pouvoir ne m’intéressait pas, mais, j’avais perdu cette envie, cette soif. Le fait de savoir qu’il était en possession d’un don que je ne possédais pas moi-même m’aurait autrefois rongé de l’intérieur, jusqu’au meurtre, mais aujourd’hui, tout ça avait disparu de mon esprit.

    Je le regardais un instant avant de m’asseoir à ses côtés, sur le banc en bois. J’étais posé, attentif à ses paroles, mais l’une d’entre elle m’interpella. Il disait reconnaître ma voix, ce qui était fort probable puisque j’avais pu prendre le poste de Président des Etats-Unis pendant un temps. C’était sûrement à la télévision qu’il avait dû m’entendre, mais pas sous cette forme… En l’entendant parler, et en repensant à tout ce qui m’était arrivé, les larmes montaient, mes yeux s’humidifiaient, je ne pouvais rien y faire.

    Je l’écoutais donc patiemment, mais avec tristesse, terminer ses paroles, avant de pouvoir lui répondre franchement, ou pas…

    « Vous avez vu juste… J’ai été frappé par une Malédiction. Il y a quelques jours, j’ai été tué par une personne qui comptait énormément pour moi, j’avais vu ma mort, j’avais vu la scène. Je n’ai donc pas voulu fuir le destin… Mais, à ma grande surprise... Les Célestes m’ont permis de revenir en ce monde, me lavant de tous mes pêchers, de toutes mes envies. Cependant, revenir ici n’est pas de tout repos… On m’a également infligé la Malédiction, qui ne peut être rompue que grâce à un certain acte volontaire... »

    Je baissai les yeux, regardant le sol pendant un instant. Mes souvenirs me revenaient peu à peu en tête mais, je ne savais les interpréter, comme auparavant… J’étais devenu quelqu’un d’autre. Je n’étais plus Sylar, non.. Un nouvel être.

    « Je suis confus, pardonnez-moi... J’en ai oublié de me présenter. Je suis S... non, appelez-moi…Kraken. »

    Je me sentais mal à l’aise. Réagir de cette façon, ce n’était pas familier pour moi… Mais au fond, cette personne, c’était ce que j’avais toujours souhaité être, sans prendre en compte l’apparence…

    « Je suis perdu… Tellement perdu… Je ne sais plus qui je suis vraiment, un monstre ou un homme comme les autres. Moi qui réfutais le fait de finir mes jours seuls… Finalement, c’est peut-être ce qui finira par se passer. J’ai besoin d’aide... Je vous en supplie… »

    Les larmes commençaient désormais à couler, je ne pouvais les retenir plus longtemps…


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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: The Torn Identity (avec Gabriel Gray)   Mar 15 Mai - 14:02

Chaque homme et chaque femme naissait sur cette Terre avec une identité qui leur était propre. Ils avaient leurs vies, leurs caractères, leurs propres apparences, tout ce qui faisait qu'ils étaient ce qu'ils étaient et personne d'autre qu'eux-mêmes. On naissait tous différents bien que tous humains, mais c'était notre vie, un carré de fondation immuable au fond de nous. Si on déchirait ces fondations, ce qui forgeait ce que nous étions, vivions-nous en tant qu'humains malgré tout ou alors devenions-nous des légumes immobiles et pétrifiées par l'inconnu, des enveloppes charnelles vidées de tout intérêt ? Je ne le savais malheureusement pas, parce que je n'avais pas encore vécu cet état. Il m'était arrivé de voir les choses les plus importantes de ma vie partir, enlevées de ma vie de la plus cruelle des manières, même par le meurtre parfois... J'en perdais espoir pensant également perdre mon âme, mais ceci ne durait pas éternellement. Cet événement m'avait certes marqué, mais cela ne m'avait pas perdu. J'avais toujours trouvé un moyen de continuer.

Je n'avais pas vécu ce que cet "homme" (oui car pour moi il restait un homme sous la carcasse qui nous le montrait sous un jour différent) avait pu vivre, à savoir cette malédiction dont il me parlait, mais cette histoire me rendait un peu triste. Il avait vécu la plus complexe des choses, en partant d'une mort terrible provoquée par une personne qui comptait énormément pour lui. Cette mort, il l'avait vue auparavant, probablement par l'intermédiaire de son pouvoir, et refusait d'aller contre le destin, de le fuir, mais les choses se sont passées autrement, à cause de cette malédiction. Il était lavé de tout pêché, de toute envie, et doté d'un visage entièrement différent de l'humanité commune, probablement les conséquences d'un tel retour sur Terre. Moi, je ne le fuyais pas parce que je ne m'arrêtais pas au monstre dont il avait l'air. J'observais son regard, ce quelque chose d'humain que j'y voyais, et c'était la chose qui me faisait rester avec lui, car je savais qu'il n'était pas aussi monstrueux qu'il en avait l'air. Il restait une conscience importante quelqu'un qui avait l'air d'avoir besoin d'aide, et je n'allais pas ignorer cela.

Mais bon sang où avais-je entendu sa voix ? Où avais-je pu l'entendre ? Cela ne me revenait pas encore, mais j'allais probablement m'en rappeler à la longue. Je savais que la mémoire était volatile mais elle ne nous lâchait pas éternellement au point d'oublier tout ce que l'on savait. Il vint s'asseoir auprès de moi après un moment passé à m'observer, alors que moi je réfléchissais encore à la provenance éventuelle de cette voix. J'espérais que Meknes allait pouvoir m'aider à la longue en me voyant m'interroger de la sorte. Depuis quelques temps, il me sortait des longues réflexions torturant l'esprit en me montrant le flash qui me servait de réponse, le flash qui m'aidait à comprendre la nature de mes tortures mentales. Cela me soulageait le plus souvent alors je priais sincèrement que l'un de mes flashs allait me sortir de ces interrogations, histoire que je puisse me sentir libéré pour une fois.

La notion d'acte volontaire était une chose qui m'intriguait. En gros, mettre fin à cette chose nécessitait un acte, un acte probablement très important pour que ceci soit l'unique condition de mettre fin à la malédiction débutée. Acte...acte...ce mot sonnait de plus en plus dans ma tête. Etait-ce une bonne action ? Quelque chose de bien plus complexe ? Une chose que je ne comprenais pas encore ? Il y avait vraiment des jours où j'aurais bien besoin de l'intervention de Meknes, pour éviter de perdre la tête, de me prendre le chou pour des sornettes si douloureuses et si lourdes que j'en perdais le nord. Je ne répondais pas encore à son histoire de malédiction, mais je l'écoutais sans me déconcentrer de cela. Si j'écoutais sans répondre, c'était une preuve que je réfléchissais. Une malédiction était quand même une sorte de malheur, peu importe qui en était frappé, qu'il s'agisse d'un méchant ou d'un gentil. Personne ne le méritait. Tout le monde devait être aidé par quelqu'un et au fond j'avais envie d'être ce quelqu'un, même si sa voix m'intriguait toujours.

Kraken...voilà bien quelque chose que je ne m'attendais pas à entendre. Je devrais l'appeler ainsi. Cette expression-là, si mystérieuse, n'était absolument pas un prénom, ni même une chose qui pourrait servir à cela, mais au fond je m'en fichais. Cela n'avait pas d'importance. Qu'il s'appelle n'importe comment, ou bien qu'il conserve cette sorte de surnom, il restait tout de même quelqu'un, une réelle personne selon moi. Alors j'allais l'appeler ainsi. Je me fichais de savoir comment il s'appelait réellement. Soit il s'en rappelait pas, soit il n'avait pas réellement envie de me le dire, mais je n'allais pas le forcer à me le dire. Ce serait un mouvement indigne en quelque sorte. Pour égalité à ce qu'il venait de dire, j'allais lui dire mon prénom, histoire qu'il sache comment m'appeler moi aussi.


- Vous n'avez pas besoin de vous excuser vous savez...je ne vous en veux pas. disais-je avec un maigre sourire. Quant à moi, vous pouvez m'appeler Samuel.

Je sentais sa détresse quand il me disait qu'il était perdu, qu'il ne savait plus exactement qui il était, et qu'il avait besoin d'aide. Sincèrement je comprenais son état, et je n'aimais pas réellement voir une personne le ressentir, sans pouvoir faire quoi que ce soit pour sortir cette conscience d'une perte aussi énorme. Je voulais l'aider, et ces larmes provoquaient ma décision, me donnant au passage une motivation, celle de ne plus voir ce visage verser des larmes aussi grandes.

- Je veux vous aider. lui dis-je. Je peux comprendre la complexité de cette histoire et j'ai sincèrement envie de faire quelque chose pour vous. Je vois bien dans vos yeux que quelque chose d'humain y sommeille. Vous n'êtes pas au fond de vous-mêmes ce que les gens peuvent voir et c'est ce qui me frappe. J'aimerais réellement pouvoir vous aider à vous en sortir, peu importe comment, mais j'ai envie d'essayer, et ne plus voir ce visage verser ces larmes.

Je le regardais avant d'ajouter les paroles suivantes à mon discours :

- Vous avez dit que la malédiction ne peut être rompue que grâce à un certain acte volontaire, mais est-ce que vous savez de quoi il s'agit exactement ou est-ce que cela fait partie des visions que vous ne parvenez pas encore à interpréter ? Je peux éventuellement tenter de chercher par l'intermédiaire de mon propre don...enfin de ce qui me sert de don... Si cela peut permettre de comprendre comment vous en sortir, je veux bien essayer.

Mais à la longue, à force de parler, je venais d'avoir un déclic. Sa voix avait fait écho dans ma tête, un écho plutôt important car je venais de comprendre où je l'avais entendue. Je l'avais entendue lors de ce traumatisme que j'avais eu à cause de la visite de Nathan dans ma tête, j'avais même pu voir le visage associée à cette voix, le voir sans aucun masque ni brouillard. Je me souvenais de lui....Gabriel Gray, celui que Nathan appelait Sylar, bien que je n'avais pas envie de l'appeler ainsi. Je me souvenais de la vision de ce qu'il était avant, mais je ne me levais pourtant pas du banc pour prendre la fuite et crier au monstre, parce que mon jugement avait changer. Dans le regard que j'avais dans mes souvenirs, il y avait une pincée d'étincelle dans ses yeux qui manquait par rapport à celui que je voyais maintenant. Autrefois, c'était du macabre, mais maintenant c'était autre chose : une certaine humanité que je recherchais souvent dans le regard des gens sans pour autant la trouver complètement et surtout sincèrement. On ne contrôlait pas ce genre de regard, car nos yeux étaient bien les organes les plus sincères du corps, qui reflétaient les choses que l'on montrait sans le vouloir complètement.

J'étais certain que Nathan, s'il était présent auprès de moi, me dirait de fuir, de partir le plus vite possible, mais je ne le ferais pas. Peu importe ce qu'il avait pu faire autrefois, je ne le gardais pas à l'esprit. Je pensais à ce que je voyais maintenant et non pas à l'essence du peu de souvenir que j'avais pu avoir de lui. Je ne le jugeais pas sur une seule image et je n'allais pas m'enfuir en criant une immense terreur à voix haute, simplement parce qu'une évidence était née en moi : je n'avais pas peur. Je voulais l'aider, faire quelque chose pour lui permettre de s'en sortir. Je n'allais pas m'enfuir ni être effrayé par lui, simplement parce que je ne l'étais pas. Je voulais l'aider et j'allais tout tenter pour y arriver.


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MessageSujet: Re: The Torn Identity (avec Gabriel Gray)   Jeu 17 Mai - 10:43

    Les larmes continuaient de couler pendant un certain temps, jusqu’à ce que je reprenne mes esprits. Au fond, même si une certaine tristesse dominait dans mon cœur, une haine constante restait. La haine de me voir dans cet état-là, d’être considéré comme un monstre non pas pour ma personnalité et mes actes, mais cette fois pour ma réelle apparence. Essuyant mes larmes à l’aide de mes tentacules, je ne pouvais m’empêcher de pousser un grognement d’énervement. Mais, j’arrivais à me reprendre, continuant la conversation avec ce dénommé Samuel. Ecouter ses mots me remontait quelque peu le moral. Il semblait être un homme de confiance, sur qui l’on pouvait compter.

    « Et si j’avais réellement mérité cette Malédiction ? Je veux dire… Ne serait-ce pas la meilleure punition qui puisse m’être attribuée, quant à mes actes passés ? »

    Peu à peu, je m’apaisais. De ses paroles émanait une gentillesse presque infinie, un désir d’aider son prochain…Cet homme était vraiment différent de moi. Lui, était véritablement un héros. Je ne le connaissais que depuis quelques minutes, et pourtant, ma confiance lui était donnée au fur et à mesure. La dernière fois que j’avais fait confiance à quelqu’un... à combien de temps est-ce que cela remontait ? Je ne me souvenais plus, je n’en avais aucune idée… Samuel voulait me venir en aide. Il souhaitait me délivrer de cette Malédiction qui me pourrissait la vie. Je le regardais alors, avec des yeux des plus tristes.

    « Mon apparence me hante... Je n’en dors plus la nuit. J’arrive encore à me demander qui je suis, réellement. Suis-je encore ce monstre, ce psychopathe sanguinaire ? Ou suis-je devenu une tout autre personne.. ? Je n’arrive toujours pas à le savoir. Néanmoins, je suis heureux qu’une personne me propose son aide… Ça me va droit au cœur, ou plutôt au vide qui autrefois me servait de cœur… »

    Terminant ma phrase, je levai ma veste afin de lui montrer mon torse, emplis de coquillages et d’algues, et où résidais un trou énorme, au niveau de l’emplacement initial du coeur. Je baissai la tête pour regarder également, avec de la relever, l’air écœuré.

    « Voilà ce que je suis désormais… Un monstre sans cœur… Plus rien ne me distingue d’un simple mort. Je suis mort, aux yeux du monde, aux yeux de tout le monde… »

    Attrapant l’un des accoudoirs du banc, je le serrais de plus en plus fort, laissant une couche gluante à sa surface, puis je le lâchais, ramenait lentement ce qui me servait de main, près de mes yeux.

    « Je n’ai aucune idée de ce que peut être cet acte… Mais j’en déduis qu’il s’agit probablement d’un acte héroïque, qui me permettrait d’être vu comme un Héros. A vrai dire, je n’en sais rien… Tout est flou dans ma tête. »



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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: The Torn Identity (avec Gabriel Gray)   Jeu 17 Mai - 22:18

Le monde n'était pas constitué que de la couleur noire ou blanche, mais également de nuances qui animaient son fonctionnement, qui ne le rendaient pas aussi monotone et insupportable que ce à quoi la plupart des personnes suicidaires pouvaient penser. Loin de là l'idée que j'en fasse parti, non non, c'était juste que je savais ce que ce sentiment pouvait procurer pour l'avoir souvent vécu par moi-même, et vécu très difficilement d'ailleurs, parce que j'avais eu du mal parfois à m'en remettre. Mais un homme ou une femme était plus utile en tenant debout sur ses deux jambes qu'isolé dans un coin à se morfondre et à se plaindre sur le côté néfaste de notre sort.

Je possédais une vision particulière de la vie. Les personnes normalement constituées fuyaient les monstres en apparence, parce qu'ils en avaient peur et qu'ils les prenaient pour des animaux sauvages capables de les tuer. Ils s'arrêtaient à la surface alors que moi je plongeais en profondeur. Certains trouveraient peut-être cela stupide mais je préférais plonger en profondeur au sein d'une âme plutôt que de la fuir en la jugeant effrayante dès le départ, mais moi je ne m'arrêtais pas qu'à l'apparence. L'âme n'était pas tout le temps monstrueuse.

En plongeant dans le regard de Gabriel, je me rendais compte que quelque chose sommeillait sous la surface. Dans ses yeux, j'y avais vu une étincelle particulière, une brillance caractérisant quelque chose d'humain là-dessous. Cette brillance montrait la présence de sentiments et non pas de points négatifs au contraire, c'était la preuve qu'une âme était là et que cette âme n'aimait pas ce qui lui arrivait. Il pouvait être la pire des ordures du monde, mais ressentir tout de même de la détresse. C'était un sentiment humain, et non pas quelque chose que je voyais dans tous les monstres que j'avais pu voir. Il pleurait et ces émotions-là me touchaient. Je voulais réellement l'aider, faire quelque chose pour le sortir de là.


- Honnêtement, je ne pense pas que vous méritez le fait de subir une chose pareille. C'est surtout quand j'observe votre regard que je m'en compte. Il y a peut-être des choses malsaines dans votre vie, mais cette malédiction est un sort que personne ne mérite, un fardeau que l'on ne mérite pas de porter sur les épaules. J'ai réellement envie de vous aider à vous en défaire.

Une malédiction comme celle-là était terrible au point que cela puisse pourrir l'existence, et on commençait à ne plus supporter la vie, la trouver détestable au point de la quitter, mais ce qu'il vivait était bien plus complexe que ça... Il cherchait encore qui il était, s'il s'agissait d'un nouveau lui ou bien s'il était encore au fond celui qu'il était auparavant. Je comprenais son sentiment, ce qu'il vivait, et savoir que cela le hantait était quelque chose de bien triste à entendre, quelque chose qui m'aidait à me convaincre qu'il s'agissait de la meilleure solution, que je devais l'aider.

- Je pense que vous comprendrez avec le temps la réponse à cette question, au sujet de votre identité. Ce que vous vivez est quelque chose d'exceptionnel et incroyable, normal que les réponses ne viennent pas tout de suite. Je peux comprendre votre détresse et le fait que vous vous sentez perdu depuis ce qui vous est arrivé. C'est un sentiment plus que légitime. Si je veux vous aider, c'est parce que je le pense sincèrement. Je n'ai pas envie de vous laisser tomber.

Je vis son absence de cœur, une vision qui me surprenait pour son existence car je ne m'attendais pas à voir une chose pareille. Etais-je surpris au point d'avoir peur et de vouloir fuir ? Non...loin de là. La peur était toujours absente et moi toujours agrippé à ce même banc. J'étais déterminé à vouloir faire ce que je voulais faire, à savoir l'aider. Je ne le jugeais pas comme un monstre parce qu'il n'avait pas de coeur, simplement parce que je ne le voyais pas ainsi. Je n'étais pas quelqu'un qui s'arrêtait uniquement sur le jugement de l'apparence. La profondeur de ce que j'observais dans son regard était la chose qui me maintenait en place et je n'allais pas bouger d'ici. Je voulais l'aider et je n'allais pas abandonner.

- Cet état n'est pas éternel, j'en suis certain et j'en garde espoir. Je suis sûr qu'il y a forcément une bonne issue pour pouvoir retrouver votre apparence initiale, qu'il y a forcément un moyen de combattre cette malédiction et non pas vous voir perdre vos forces en tentant d'y survivre. S'il y a une bonne issue et je sais qu'il y en a une, je veux vous aider à la trouver.

Je réfléchissais un instant avant de dire à voix haute l'objet de mes réflexions, une chose un peu compliquée à dévoiler parce que cela pouvait embrouiller une personne et je m'en rendais compte...

- Ce ne sont peut-être que des suppositions sans fondement de raison ou de vérité, ou de quoi que ce soit d'autre, mais j'ai l'impression d'y comprendre quelque chose...enfin j'espère.

Pendant un maigre instant, comme quand le commun des mortels demeurait ébloui par une forte lumière, je fermais les yeux parce qu'un flash m'avait traversé un maigre instant, instant suffisamment grand pour que je comprenne ce que je vois...et que je me mette à parler dans me rendre compte de ce que je disais. Peut-être que cela se voyait sur mon visage que j'étais comme...dans un état second.

- Si le but est d'être un héros, c'est forcément une bonne action, quelque chose à faire qui permettra au monde de voir que votre vie est bien utilisée. C'est peut-être une sorte de preuve, pour prouver que pour eux faire ce choix valait la peine et qu'ils n'ont pas fait revenir quelqu'un de malsain. Ce n'est qu'une supposition, je le sais, mais j'ai l'impression que c'est peut-être ce qu'ils voudraient. Une bonne action...un sauvetage, aider quelqu'un, empêcher la destruction de quelque chose...la réponse est forcément quelque part et on peut toujours la trouver j'en suis sûr.

Je repris mes esprits après avoir fini de parler, un peu paumé par ce qui venait de se passer. Je ne parlais pas encore, parce que le flot des paroles juste avant avait été plutôt lourd et j'en avais perdu ma respiration.

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MessageSujet: Re: The Torn Identity (avec Gabriel Gray)   Lun 2 Juil - 16:14

Le sentiment de tristesse et de haine ne quittait pas mon esprit, même si la présence de ce Samuel me calmait quelque peu. Je sentais grâce à lui, une certaine sérénité, que je n’avais pas ressenti depuis bien longtemps. Il s’agissait de quelqu’un de spécial, un homme bon, un homme juste. Et, en plus de ça, c’était bien la seule personne à m’accepter sous cette forme hideuse. Je ne pouvais que lui en être reconnaissant, vraiment. Au fond, il me comprenait. Il réalisait les épreuves que je devais endurer, suite à cette malédiction, et le regard que les autres pouvaient me porter. Je n’étais plus un monstre, psychologiquement, mais je l’étais physiquement, à présent. Tout ce qu’il me disait m’allait droit au cœur. Enfin du moins… au trou qui abritait autrefois mon cœur. Je le regardais, attentif à ses propos, tenant à lui répondre simplement.

« Merci, merci de tout cœur… Je n’arrive pas encore à réaliser à quel point un homme peut-être aussi bon. A vrai dire, je ne l’ai jamais compris. Mais je dois avouer que vous m’aider à savoir ce que je souhaite réellement être. J’espère vraiment pouvoir réaliser ce souhait, une fois que je me serais débarrassé de cette fichue malédiction. »

Cet homme essayait de comprendre ce que pouvait signifier « Exécuter un acte héroïque », pour m’aider dans ma quête. C’était vraiment très sympa de sa part. Il tentait de me rassurer, de me confirmer que je ne resterais pas éternellement sous cette forme. Je voulais bien le croire, mais j’avais tout de même tendance à perdre légèrement espoir. Je ne savais plus vraiment où j’en étais, dans la vie, quels étaient mes objectifs, mes craintes… Raphaëlle était enceinte, Ella aussi. Cependant, je ne pouvais rentrer, en leur dévoilant cette apparence plus que repoussante. Cela me paraissait impossible, complètement impossible. Je levai les yeux aux ciels en répondant.

« Qu’avez-vous en tête, Samuel ? Pour ma part, j’ai mon idée sur l’acte héroïque en question, mais je n’en suis pas sûr. Peut-être qu’il s’agit d’une chose qui me permettrait de me racheter. Me racheter auprès d’une personne que j’ai fait souffrir, vraiment. Je penserais plutôt à Nathan Petrelli, le Président des Etats-Unis… »

Je me levais, laissant humide le côté du banc sur lequel je m’étais assis. Il était maintenant temps pour moi de partir, de réfléchir. Je ne savais toujours pas comment ma vie allait se dérouler, dans le futur. Je me devais donc d’y penser. Cependant, juste avant de m’en aller, je laissais quelques mots à ce cher Samuel.

« Je vous remercie encore de m’avoir aidé de cette façon, et de m’avoir accepté tel que je suis. J’espère vous revoir bientôt… En attendant, je vais essayer d’en apprendre plus sur.. Cet acte héroïque. Merci encore. »





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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: The Torn Identity (avec Gabriel Gray)   Mar 3 Juil - 1:13

Ce jour-là, était la preuve d'une certaine union entre ma conscience mais également la conscience antique qui était entrée en moi quelques temps auparavant. J'allais peut-être enfin m'unir avec la seconde partie de moi-même, sauf si le cas de Gabriel ne me faisait songer qu'à une utopie trompeuse, une partie bénéfique de l'iceberg qui en cachait une bien pire derrière...

Pour en revenir à Gabriel, mon esprit se trouvait chamboulé en sa présence et changeait, pour une cause que je ne parvenais pas encore à définir. La nature des sentiments que je ressentais, devenait de plus en plus complexe au point que je ne puisse plus réellement la comprendre. Je ne savais pas exactement ce qui arrivait mais ma conscience commençait à s'épanouir beaucoup plus qu'auparavant. Meknes avait même agi sans que je ne l'invite pour une sorte de méditation à voix haute, une invitation à une réflexion sur le cas de Gabriel comme si Meknes était passionné. Au fond, quelque chose dans le regard de Gabriel m'avait percuté, mais cela avait du également percuté Meknes pour qu'il se retrouve passionné à ce point-là. Nous travaillions ensemble pour chercher une solution. C'était bien la première fois que cela nous arrivait.

Gabriel me remerciait pour ce que je faisais et j'étais plutôt ravi de l'aider. Je me sentais bien en tentant de tout faire pour l'aider. Cela me faisait du bien de me sentir un peu utile pour quelqu'un même si le cas paraissait complexe. Faire quelque chose était déjà....quelque chose.


- Non, ne me remerciez pas...je ne trouve pas que je le mérite... Mais j'espère sincèrement que vos souhaits se réaliseront.

Quand Meknes entendait le nom de Nathan Petrelli, une sorte de déclic survint, une certaine chose qui me disait que Gabriel venait de mettre la main sur l'identité de la personne en rapport avec l'acte héroïque qu'il devait accomplir. Une personne que l'on faisait énormément souffrir dans une vie était la personne auprès de qui on devait le plus se racheter, la personne envers qui on devait forcément bien agir après tout ce qu'on lui avait fait subir. Nathan devait être la personne que Gabriel recherchait, même si ce n'était pas la plus simple des issues. Sauver Nathan du mauvais chemin était un petit peu une certaine mission personnelle, mais une mission sans espoir. Combien de fois avais-je essayé et combien de fois avait-il été aussi stupide pour ne pas voir que j'avais raison et que sa stupidité devait cesser ? Je ne les comptais plus...je ne les comptais plus depuis que j'avais arrêtais d'espérer.

Seuls quelques mots m'échappaient quand il parlait de Nathan. Je lui dis :


- Cela doit être lui...je pense...

Je le regardais en train de se lever et de laisser une trainée humide sur le côté du banc qu'il occupé. Il allait probablement partir désormais. J'espérais l'avoir suffisamment éclairé pour qu'il ne demeure pas entièrement perdu dans sa vie. J'espérais avoir été un minimum utile pour lui, même si je ne le connaissais qu'à peine.

- J'espère également pouvoir vous revoir bientôt et vous avoir été suffisamment utile. Bonne chance dans vos recherches. Si jamais la vie nous laisse une chance de nous recroiser, je pourrais toujours tenter de vous aider. disais-je avec le sourire avec qu'il ne s'éloigne.

Je baissais le regard après l'avoir vu partir, en touchant la trainée humide qu'il avait laissée derrière lui. Meknes réagit plutôt bizarrement à cela comme des exemples de mini-convulsions ou des choses y ressemblant. Je me levais juste après cette réaction si étrange, avec seulement quelques mots à l'esprit.

- Il est temps...

Je m'éloignais de là où je me trouvais en marchant tout droit. Je ne savais pas encore ce que je cherchais, mais j'allais probablement le découvrir avec le temps...


fin du rp

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