AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Lun 3 Oct - 8:26

    Les idées tournèrent un moment dans la tête de Rexia, et elle commença alors à se poser une question assez dérangeante pour elle, mais maintenant qu’elle lui était passée par la tête, elle n’arrivait plus à s’en débarrasser : à partir de maintenant, que comptait faire DESTINEE de sa carcasse écailleuse ? Il était vrai que quelques heures plus tôt, l’un des gros pontes de cette organisation lui avait annoncé qu’ils voulaient lui couper les ailes, lui tailler les griffes et les épines, et surtout, qu’ils voulaient la castrer. Rien qu’à cette pensée, un frisson parcourue son dos… cette idée lui était insupportable. Comme bien des animaux, il était dans sa nature de songer principalement à se reproduire, dans la vie, c’était dû à son instinct de préservation de l’espèce. Savoir qu’elle pouvait pondre lui donner l’impression d’être utile, même si elle savait qu’elle était peut-être la seule représentante de son espèce en vie… si on lui retirait cette possibilité, pour elle, c’était comme si elle n’avait plus rien, comme si sa vie ne servait plus à quoi que ce soit…

    Cependant, après la nuit dernière, elle n’était pas sûre que ses créateurs avaient gardaient les mêmes idées pour elle. Après-tout, la grande bête mythologique avait détruit l’une de leurs succursales, brulée de nombreux de leurs employés, tuée sans la moindre pitié… et elle n’en ressentait d’ailleurs pas le moindre remord… l’un des membres fondateurs du Projet Dragon… selon ce qu’elle pensait, maintenant, ils ne devaient plus du tout vouloir d’elle, même pas pour une nouvelle tentative de dressage. Ils devaient sans doute se demander comment réussir à l’abattre comme un pauvre chien enragé… et bien elle leur souhaité bien du plaisir, car déjà, ils allaient devoir la dénicher, et avec ce qu’il s’était passé cette nuit, principalement à cause de sa découverte par les habitants de New York, elle allait se montrer deux fois plus prudente. Et même s’ils la trouvaient, ils devraient utiliser des missiles, pour l’abattre, à moins qu’ils ne trouvent une arme à feu assez puissante pour traverser ses écailles ET sa couche de graisse naturelle jusqu’à l’un de ses organes vitaux…

    Bien évidemment, les scientifiques lui avaient appris tout ce qu’elle savait, aujourd’hui, mais ils ne lui avaient pas tout appris… Rexia ignorait l’existence de la Papyralis Maxis, cette plante rouge, rare et toxique, qui avait aujourd’hui complètement disparue. Le pollen de cette fleur devenait un venin mortel en quelques secondes dans du sang de dragon, alors que chez les autres espèces, il ne provoquait que de la fièvre. Et DESTINEE avait réussi à ne sauver qu’un tout petit flacon de ce pollen, à peine de quoi remplir une fléchette… mais c’était plus que suffisant, et ils avaient gardés cette arme de dernier recourt de côté pour le jour où ils perdraient le contrôle sur elle. Pour Samuel, les choses semblaient enfin terminées, mais pour la dernière des dragonnes, on pouvait penser qu’elles ne faisaient que commencer…

    La dragonne avait mentie à Samuel lorsqu’elle lui avait dit qu’elle allait essayer de dormir, pour la simple et bonne raison qu’elle ne tenait pas à l’entendre rouspéter comme quoi elle-aussi avait besoin de dormir… il en avait quand-même plus besoin lui qu’elle, et ce n’était pas prudent que quelqu’un ne s’occupe pas de garder un œil aux alentours, avec les gents qui les recherchaient. Ca revenait presque à s’enfermer dans un papier cadeau avec un grand mot « !! Venez nous tirer dessus, on ne bouge pas !! ». Et puis, après-tout, Rexia tenait bien le coup… elle dormirait mieux cette nuit, lorsqu’elle ne sentirait plus près d’elle le poids de l’enfant qui comptait sur sa protection.

    Seulement quelques minutes après que le lézard ait relevé la tête, elle remarqua que Samuel avait lui aussi les yeux ouverts. La gueule un peu pâteuse, elle ne répondit pas lorsqu’il lui demanda si elle n’avait pas dormie, se contentant d’un petit grognement et d’un signe affirmatif du museau… et son ami non-plus, n’avait pas réussi à trouver le sommeil, sauf que lui, ce n’était pas qu’il n’avait pas voulu, c’était vraiment qu’il n’y était pas arrivé. Le pauvre, il en aurait pourtant bien besoin, au moins pour refaire son énergie ! Elle trouva alors la force lui répondre, d’une voie un peu enroué :


    -Cet endroit, c’est bien pour moi, mais ce n’est pas fait pour les humains… maintenant que les choses sont terminés, tu devrais peut-être essayer de te trouver un endroit où tu pourrais dormir dans un de vos nids remplit de plumes. Tu devrais essayer de retourner voir ce… cet euh… Ama… Amadan… rah, je me souviens plus comment il s’appel, mais c’est lui qui t’as envoyé sur la mission durant laquelle tu t’es fait capturé. Il te doit bien quelques temps de repos.

    Quelque-chose bougea un peu sous son aile, et Rexia baissa un regard tendre vers la boule qu’y formait le garçon… il semblait avoir un sommeil un peu agité. Au fond, dans ce cas, heureusement que Samuel venait de confirmer ce qu’elle avait pensée : au dehors, le soleil s’était couché, et il était temps de le réveiller, pour qu’elle puisse le ramener chez lui. Elle replia son aile contre elle, et le secoua tout doucement avec le bout de son museau…

    -Il est temps de te réveiller, lui dit-elle d’une voie maternel. Le soleil s’est couché. Tu vas pouvoir me dire où tu habites et je vais te ramener auprès de ta mère. Elle tourna le museau vers Samuel… l’idée du vol qui s’annonçait l’avait un peu réveillé, elle arrivait maintenant à parler normalement : tu veux venir avec nous, Sam’ ? J’ai assez de place sur mon dos pour deux passagers.

    La brume du sommeil quitta rapidement la tête de l’enfant lorsqu’il entendit ce qu’elle venait de dire, et il lui jeta un regard étonné : il allait voler à dos de dragon, comme dans les films ?!
Revenir en haut Aller en bas
Samuel Langster
Light Of The Assassin
avatar

Date d'inscription : 17/05/2011
Messages : 11778

Capacité(s) : Pyrokinésie Avancée et Lumière de Guérison/Bouclier (autoguérison et guérison d'autrui)

Camp : Neutres/Hybrides

Feuille de personnage
Activité RP: 20 sujets en cours
Mode RP: On, mais bon...j'en ai quand même 20 x)
Tes Relations:
MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 4 Oct - 22:09

Encore une fois, la chance n’avait pas été au rendez-vous, et le sommeil non plus, tout simplement parce qu’il n’était pas venu. Même en fermant les yeux, pensant prier Morphée suffisamment fort pour pouvoir dormir, rien ne marchait comme prévu, comme si j’étais prédestiné à finir dans cet état…incapable de retrouver ma pleine force, et cette énergie qui avait pris la fuite, après une action que je croyais impossible pour une conscience comme la mienne. En effet, je n’arrivais toujours pas à accepter l’idée, que j’étais celui qui avait pu libérer le monde du virus. Pour moi, un remède était une substance, quelque chose à injecter ou bien à boire, et non un pouvoir. Je savais que la guérison pouvait exister en capacité, ayant déjà vu quelqu’un l’utiliser à l’intérieur même du Serenity, mais je ne pensais jamais pouvoir observer une étendue aussi immense. Mon pouvoir avait adopté une puissance capable de prendre le pas sur mon énergie, comme une sorte de pompe, et ainsi s’étendre sur la surface de planète, pour arrêter sa souffrance. Cette dernière était donc ce virus, et celui-ci était parti. Je ne savais pas combien de temps tout ceci allait pouvoir prendre pour être parfaitement intégré dans ma tête, mais je devais avoir conscience que j’avais fait tout ceci. Si le virus n’était plus là, c’était parce que cette lumière était intervenue. J’étais intervenu, sérieusement… Bon sang mais pourquoi n’étais-je pas convaincu ? Tout bêtement parce que je n’arrivais toujours pas à croire en ce que j’étais, et en ma puissance. Je n’avais en aucun cas confiance en moi…c’était bien cela le pire.

Maintenant, j’étais fort bien réveillé, conscient que le sommeil était bien impossible pour ma pauvre tête épuisée. Je ne pouvais que garder les yeux ouverts, simplement parce que je n’arrivais pas à les fermer pour rejoindre mon sommeil. Ma conscience était un peu comme coincée dans l’éveil, alors qu’elle ne demandait que le contraire. Quand je vis Rexia, je pouvais largement découvrir qu’elle n’avait pas dormi elle non plus, et elle ne pouvait pas me dire le contraire. Rexia ne me répondit pas tout d’abord, se contentant d’un petit grognement et d’un signe affirmatif du museau, afin de confirmer mes paroles.

Par la suite, elle prit enfin la parole, en admettant que cet endroit n‘était pas fait pour les humains. Il fallait trouver un autre endroit selon elle, afin de pouvoir dormir. Elle me parlait aussi de la raison qui m‘avait emmené vers cette mission, en disant qu‘il me devait bien du repos. J‘étais d‘accord, mais pas complètement à vrai dire. Je pensais bien qu‘il y avait une chose dont Amaranth ne pouvait pas avoir conscience. Il ne pouvait pas savoir que j‘allais tomber dans un piège. Ce n‘était qu‘une chose que seuls les devins infaillibles pouvaient prévoir, or ils n‘existaient pas, et ils n‘allaient jamais exister dans ce monde, oh non jamais.


- Tu as raison. Il est temps de trouver un autre endroit que celui-ci, maintenant que les choses sont terminées. Il est vrai que j’aimerais tellement dormir, mais le sommeil ne vient pas, et je ne comprend pas pour quelle raison. Pourtant, je suis calme, alors rien ne devrait m’en empêcher, mais pourtant mes yeux sont encore ouverts. Je n’ai pas de chance, je le pense. Au sujet de celui qui m’a envoyé là-bas, je suis certain d’une chose. Il n’est pas du genre à m’envoyer dans la gueule du loup, uniquement pour le plaisir. Au départ, les scientifiques avaient perdu ma trace. Personne ne pouvait prévoir qu’ils allaient me retrouver là-bas. Je suis certain qu’il n’y est pour rien. J’ai confiance en lui, en tout cas davantage qu’en Nathan à présent, alors que je l’ai connu après lui. En même temps, le temps m’a un peu éloigné de lui…mais bon je me reposerais, et je m’en remettrais. Il suffit juste de le vouloir.

Je vis par la suite que l’enfant bougeait. Il avait le sommeil agité, ce qui n’était pas si bon que cela non plus… Mais maintenant que le soleil s’était couché, il était temps de le réveiller, afin que nous puissions partir d’ici. Rexia replia son aile contre elle, et secoua le corps de l’enfant avec son museau, celui-ci ouvrait les yeux, très lentement. Ces yeux étaient remplis de fatigue, et cela se voyait… Il ne parlait pas tout de suite, probablement le temps de se réveiller.

Je pris alors le temps de répondre à Rexia au sujet de sa proposition.


- Je veux bien. disais-je avec un mouvement d’affirmation sur ma tête, un peu lent à cause de mon épuisement.

Peu après la fin de mes paroles, l’enfant se mit à parler à Rexia, au sujet de son retour chez lui.

- Euuuh, madame la dragonne, je ne veux pas rentrer chez moi… Sans mon père, je serais seul même si j’y allais…car ma mère n’est pas chez moi…je ne sais même pas où elle…car c’est un déplacement pour son travail…enfin je crois. En plus…elle ne doit même pas savoir ce qui a pu nous arriver, à mon père et à moi…

J’avais une sorte de proposition en tête, quelque chose qui avait traversé mon esprit, et je pensais qu’il s’agissait d’une solution envisageable.

Je la disais quand même.


- Je ne sais pas ce que tu vas penser de mon idée, mais je pourrais très bien rester avec toi, afin que tu ne sois pas seul…enfin si tu as suffisamment confiance en moi pour cela, bien entendu. Tu prendras le temps de te reposer et je préviendrais ta mère afin qu’elle puisse te rejoindre mais aussi pour qu’elle sache que tu es en sécurité.

Le petit garçon était quand même intrigué, et je ne pouvais que le comprendre, mais je ne pouvais pas le laisser seul, surtout après ce qu’il avait subi par rapport à ce virus. J’étais inquiet pour lui.

Je me tournais vers Rexia.


- Je ne sais pas ce que tu en penses, mais c’est en tout cas l’idée que j’avais eu. Beaucoup de choses sont arrivées ce soir et, dans un sens, je préfère être sur qu’il aille bien, tu comprends ?

Mais ce fut le petit garçon qui répondit avant…

- D’accord. Je veux bien que tu m‘accompagnes…mais surtout pour que je puisse arriver entier auprès de ma mère. Je préfère renter ce soir même, bien que je ne suis pas dans mon assiette…mais c‘est gentil de me l‘avoir proposé. J‘ai juste…juste envie de voir ma mère, c‘est tout… dit-il avec une petite voix, encore caractéristique de la fatigue, mais aussi en allant contre moi.

- Comme tu le sens…je resterai avec toi jusqu’à ce que ta mère puisse te tenir dans ses bras.

Mon visage montrait bien que je couvais le petit garçon, comme si j’étais un père, bien que je n’en étais pas un…enfin c’était une longue histoire. Il me rappelait des souvenirs que je n’avais pas eu le temps d’avoir complètement à l’esprit, et cela amenait de l’émotion en moi.

- Oh flute, j’ai fait tomber un truc plus loin…c’est ma peluche. Je vais la chercher ! disait-il avant de partir en courant pour aller la chercher. Il prenait un peu de temps, juste pour pouvoir bien se réveiller, mais nous ne le perdions pas de vue.

Mes émotions, en le voyant ainsi, étaient étranges. Je souriais, mais mes yeux brillaient pour dire le contraire, parce que certains souvenirs étaient revenus dans ma tête, des souvenirs que je pensais oubliés…

_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Sam 8 Oct - 13:11

[Désolée d’avoir mis du temps à répondre, j’ai eue quelques contres-temps et je n’ai pas pue aller sur Internet]

    Lorsque le petit garçon se sortit de contre son ventre et qu’elle put bouger sans avoir peur de le bousculer ou de le couper avec les bords de ses écailles tranchantes, Rexia se redressa, droite sur ses quatre pattes. Ses ailes étaient quelque peu raides et endolories, à cause de la fatigue qui pesait sur ses épaules et du manque de mouvement qu’elle avait eue pendant les dernières heures… mais ce n’était rien, il lui suffisait de les refaire un peu fonctionner. Les muscles de ses instruments de vol étaient fins et râleurs, ils semblaient s’endormir si ils ne bougeaient pas durant trop de temps… alors la jeune dragonne les déplia largement, ceux afin de se préparer à décoller avec un minimum de risque de devoir se poser pour se reposer toutes les cinq minutes…

    Elle commença par s’étirer les ailes, en exagérant bien le mouvement. L’une d’entre-elles partait sur la droite, et l’autre, gênée par le mur, se dressait bien haute verticalement, et le bout de la membrane touchait la plafond de la caverne artificielle. Lorsqu’elle sentit la fraicheur de son sang se remettre à circuler normalement dans ses veines, elle commença à faire de petits mouvement, accrocha les griffes qui sortaient de l’articulation centrale de chacune de ses ailes l’une à l’autre et forma un grand cercle qu’elle grossit au maximum en faisant de grands gestes de droite à gauche, puis termina en battant à plusieurs reprises. Ce n’était pas assez fort pour qu’elle puisse prendre son envol, mais elle leva quand-même un petit nuage de la poussière qui s’était accumulée au fil des jours sur le sol. Ici, personne ne venait la nettoyer, sauf de temps à autre l’eau, lors d’une inondation. Une fois son petit exercice de réveil terminé… elle sentait toujours de la fatigue, bien-sûr, mais ses ailes avaient retrouvées leurs forces et elle se sentait capable de voler pendant un petit moment… elle se recoucha, mais en gardant les ailes dépliées. De cette façon, elle laissait aux deux bipèdes la place pour qu’ils viennent s’installer sur son dos.

    Samuel avait accepté sa proposition de venir avec eux, et ce n’était pas forcément à mal, car temps qu’elle n’en aurait pas un besoin vital, elle ne reviendrait pas elle non-plus dans cette caverne. Ainsi, elle aurait l’occasion d’essayer de trouver un endroit un peu mieux adapté au confort de son ami… il ne voulait pas tenir l’autre personne qui l’avait envoyée là où il s’était fait attrapé pour responsable de ses malheurs, donc il faudrait qu’elle cherche elle-même un endroit convenable pour dormir à la fois pour lui et pour elle. Mais il y avait un souci : le petit lui dit que sa mère n’était pas chez lui, et qu’il ne voulait pas rentrer et se retrouver seul. Rexia comprenait ce qu’il pouvait ressentir, mais il la mettait quand-même dans une situation légèrement délicate… quoi qu’il arrive, elle ne pouvait pas le garder près d’elle trop longtemps, même pas jusqu’à que sa génitrice ne vienne le retrouver. La dragonne était toujours recherchée, pourchassée, elle avait peur de mettre cet enfant en danger en le gardant avec elle. Si ce n’était pas parce qu’il en avait trop vu, DESTINEE était capable de se servir de lui pour lui faire du chantage, afin de la forcer à se rendre et à rester sage. Elle était sur le point de le lui expliquer qu’hélas, quoi qu’il arrive, il ne pouvait pas rester avec elle, mais Samuel prit les devants, et lui proposa quelque-chose qui au final arrangea les deus problèmes en une seule solution…

    Il proposait de rester lui-même avec l’enfant, de veiller sur lui. Il se tourna vers la femelle pour lui demander son avis, et celle-ci laissa échapper un ronronnement d’approbation…


    -Je pense que c’est la meilleure des solutions, lui répondit-elle. Ainsi, il ne sera pas seul, tu pourras veiller sur lui, et en plus tu pourras te reposer, chez-lui, et ce sera un endroit plus digne d’un être-humain que cet égout. Elle lança un regard dégouté sur une tache de vase sur le mur, juste à côté d’elle, qui emplissait ses naseaux de l’odeur de la pourriture mouillée… même moi, qui apprécie les endroits fermés, les grottes, je n’aime pas cet endroit. C’est trop humide et ça sent mauvais !

    L’enfant laissa passer quelques instants, puis, après avoir réfléchit, il accepta donc cette proposition. Il s’éloigna juste le temps d’aller chercher sa peluche, et revint avec un gros nounours tout brun. Rexia l’observa un petit moment, la tête penchée sur le côté… elle avait l’impression d’avoir déjà vu ce genre de nounours quelque-part, d’en avoir déjà serrée un dans ses mains. Etait-ce là un souvenir qu’elle gardait du temps où elle était encore humaine ?

    Le temps était venu pour-eux de partir… elle aida les deux humains à lui monter dessus, en les poussant ou en les laissant prendre appui sur son museau, et c’est-là qu’elle ressentit que quelque-chose n’allait pas forcément chez Samuel. Il avait l’air… mélancolique. Cependant, elle lui poserait des questions une fois qu’ils seraient posés dans un endroit plus agréable. Pour l’heure, elle se redressa, pivota un peu de droite à gauche, afin de retrouver son équilibre malgré le poids supplémentaire sur son dos, puis s’approcha de la cuve d’eau…


    -Samuel, tu connais les consignes de sécurité, je ne te les redis pas, dit-elle sans tourner la tête. Contente-toi de guider le jeune pendant mes manœuvres.

    Et sur-ceux, elle plongea. Elle avait finit par tellement prendre l’habitude de traverser cette canalisation au fil de la journée qu’il ne lui suffit que de quelque mouvement pour en arriver au bout. Puis elle ressortit de la mer et s’éleva dans les cieux. Du coin de l’œil, elle crut apercevoir les lumières d’une ambulance sur les docks… pour éviter ce dernier spectacle de son père à l’enfant, elle vira à l’est et cacha le port à ses yeux à l’aide de son aile.

    Elle s’éloigna un peu de New York, sous la lune argentée tout juste levé, et finit par lui demander :


    -Bon, maintenant essais de m’expliquer où tu habites. Ou décrit-moi simplement l’endroit, dis-moi si tu reconnais quelque-chose, je ferais en sorte de trouver… elle vola durant un petit moment, puis tout à coup, songea à quelque-chose : au fait, nous ne t’avons même pas demandé comment tu t’appel ?
Revenir en haut Aller en bas
Samuel Langster
Light Of The Assassin
avatar

Date d'inscription : 17/05/2011
Messages : 11778

Capacité(s) : Pyrokinésie Avancée et Lumière de Guérison/Bouclier (autoguérison et guérison d'autrui)

Camp : Neutres/Hybrides

Feuille de personnage
Activité RP: 20 sujets en cours
Mode RP: On, mais bon...j'en ai quand même 20 x)
Tes Relations:
MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Sam 8 Oct - 22:32

En ce moment, j’étais en proie à une mélancolie sans faille.

Après une folle course vers le fond de cet endroit, l’enfant revint vers nous avec le sourire. Un gros nounours tout brun était enfermé dans ces bras, comme une présence inestimable à ses yeux, et ce mouvement me touchait. Dans ses yeux, j’avais l’impression de revoir l’écho d’un souvenir, que je pensais disparu depuis longtemps. Il s’agissait d’une histoire, que je ne racontais qu’à peu de personnes autour de moi, car c’était quelque chose qui m’avait marqué au fer rouge, une horreur qui m’avait sérieusement fait souffrir. La vision d’un enfant ne devrait pas provoquer autant de malheur chez quelqu’un, mais cet écho du passé était pourtant très triste, car il s’agissait d’une perte, quelque chose de terrible à vivre dans la vie de quiconque, et c’était pour cette raison que je ne le disais pas, même à mes meilleurs amis. Amaranth était au courant, parce qu’il était doué pour découvrir les choses, mais personne d’autre que lui.

Maintenant que l’enfant était revenu, il était temps pour nous de quitter cet endroit assez inapproprié pour nous les humains, mais aussi pour Rexia, qui n’avait pas l’air de l’apprécier également. En même temps, on pouvait comprendre, car l’odeur répugnante était davantage faite pour notre fuite plutôt que pour notre conservation de position. Par la suite, Rexia nous aidait à monter sur son dos, avant de pivoter un peu de droit à gauche, le temps de retrouver l’équilibre malgré le poids supplémentaire imposé à son dos. Peu à peu, elle s’approcha de la cuve d’eau. Nous étions prêts à plonger.


- Oui, je connais les consignes. Je ferais attention à lui, et je le guiderai pendant tes manœuvres.

Enfin, elle plongea et traversa la canalisation en quelques mouvements. Une fois au bout, nous nous élevions dans les cieux, ces cieux éloignés de New-York. Le petit ne me quittait pas, et me serrait contre lui, comme pour se rassurer. Ce mouvement me rappelait encore ce souvenir.

Le petit parlait alors, tandis que moi j‘étais encore muet.


-- Euh…il y a quelques bâtiments qui me rappellent quelque chose…alors on ne doit pas être bien loin…

Ce coin-là me rappelait également quelque chose, comme si j‘étais déjà venu par ici. Je ne savais pas pourquoi cet endroit me rappelait quelque chose, mais ce souvenir n‘était pas revenu par hasard. Quelque chose d‘important devait se préparer, mais que se passait-il bon sang ?

Par la suite, l‘enfant nous révéla son prénom, et ce fut encore une coïncidence. C‘était le même prénom qu‘autrefois…


- Arthur…je m’appelle Arthur…Mais j‘espère que ça va aller madame la dragonne ? On n‘est pas trop lourd ?

Après un long moment passé sans rien dire, nous commencions alors à survoler un coin de ville qui rappelait quelque chose à l‘enfant, et il n‘était pas le seul. Par contre, moi je ne savais pas pourquoi ce coin me rappelait quelque chose. C’était comme si certains souvenirs s’étaient évanouis. Je pouvais le voir dans ses yeux

- Là…c’est juste ici. La maison teintée d‘un marron cassé, c’est celle-ci ! Tu restes toujours avec moi hein ? me demanda-t-il par la suite.

- Tu n’as en aucun cas besoin de t’inquiéter Arthur. Je resterai avec toi, afin de ne pas te laisser seul, tant que ta mère n’est pas rentrée. Je te l’ai promis, et je tiendrai parole. Je ne suis pas du genre à trahir mes promesses.

Je tenais sa main pour lui prouver que je ne lui mentais pas, car je savais qu’il avait besoin de ça, d’une pincée de confiance pour être rassuré. Mon comportement envers lui ne changeait pas. Je voulais prendre soin de lui comme si j‘étais un père…et je l‘avais été…en tout cas auparavant. Me rappeler de ceci était un souvenir plus que pénible, car il me renvoyait vers beaucoup de choses pénibles, notamment la mort de celle que j‘aimais autrefois.

- Tu peux être rassuré mon petit. Je suis ici, et je resterai avec toi.

_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 13 Oct - 9:08

[Encore une fois pardon pour le retard]

    Rexia ne monta pas trop haut, dans le ciel… seulement suffisamment pour pouvoir être au dessus des immeubles qu’elle était forcée d’en croiser. Elle faisait toujours en sorte de rester au dessus de l’océan, mais de temps en temps, elle était forcée de s’approcher des habitations, pour que son jeune ami puisse essayer de reconnaitre quelque-chose. Si quelqu’un qui vivait haut passé la tête à la fenêtre, il aurait de grande chance de voir ce qu’elle était… mais elle ne s’en inquiétait pas, le temps que l’information arrive aux autorités, elle serait déjà loin. Déjà, à cette altitude, il faisait encore bien frai, alors elle ne préférait pas aller trop haut… les vêtements de ses deux protégés étaient encore humides, ça pouvait être dangereux pour eux. Elle, elle n’avait pas ce problème, car ses écailles chaudes s’étaient déjà débarrassées de l’eau de leur petite baignade, mais eux, avec leurs vêtements dégoulinant…

    -N’hésitez pas à vous coucher sur mes écailles, leur dit-elle, fort pour réussir à dominer le bruit du vent. Ma poche à venin est pleine, la chaleur se repend dans tous mon corps, ça pourra vous réchauffer un peu…
    -Une poche à venin ? Demanda le garçon, qui commençait à se demander si en plus d’être grand, couvert de crocs et de griffes, et capable de cracher du feu, les dragons étaient venimeux, comme des serpents.
    -Une poche remplit de produits chimiques, qui s’enflamment lorsque je les crache, c’est ce qui me permet de créer mon feu. C’est inoffensif pour l’homme… enfin, temps que ça ne rentre pas en contact avec l’air.

    L’enfant la guider à travers le monde, lui disant lorsqu’il reconnaissait quelque-chose, et lui demandant parfois de tourner dans tel ou tel direction. Rexia suivait ses instructions sans hésiter… si on cherchait à la faire tomber dans un piège, elle serait en train de foncer dedans le museau en avant. Mais elle n’arrivait pas à se montrer prudente envers un visage aussi jeune, aussi innocent…

    Le petit disait s’appeler Arthur, ce qui arracha à la grande bête aux écailles de rubis une petite mimique amusée… Arthur, comme dans la légende arthurienne, l’époque des chevaliers terrassant des dragons. Ce qui l’amusé, en fait, sans vraiment savoir pourquoi, c’était que d’après certaines légende de l’époque, le roi avait eu entre ses mains la survie de certains dragons, et que maintenant, c’était elle qui avait entre ses griffes la survie d’un petit Arthur. Il lui demanda si le poids ne faisait pas trop, pour elle, et elle poussa un petit sifflement agacé… un sifflement qui faisait un peu penser à celui d’une vipère… en dardant l’air avec sa langue rouge, avant de poursuivre :


    -Tu commences à parler comme Samuel… ne t’en fait pas pour moi, je suis parfaitement capable de voler avec quelque poids supplémentaire. Et puis, si mes ailes fatiguent, je me poserais cinq minutes et je repartirais. Si je dois mourir un jour, je ferais en sorte que ce ne soit pas en m’écrasant.

    Le temps passa tendis que la dragonne volait tout-droit, et mis à part le vent qui sifflait à leurs oreilles, il n’y avait aucun son particulier. Eux, ils restaient silencieux, et ils finirent par arriver au dessus d’une petite ville assez… particulière. Tout du moins, elle l’était aux yeux de Rexia, car elle avait passée la plus grande partie de son temps de liberté à vivre à New York, elle n’avait jamais vue de ville comme ça… il n’y avait pas le moindre immeuble, seulement de jolies petites maisons, toutes simples. La créature trouvait que c’était beaucoup plus agréable à regarder, et l’air y semblait plus respirable, moins pollué… mais elle ne s’y sentait pas en sécurité.

    Il n’y avait pas beaucoup d’endroit où elle pouvait se cacher. Les toits étaient si bas qu’elle ne pouvait pas espérer s’y poser sans se faire voir, et malgré sa vue perçante, elle n’arrivait pas à repérer une canalisation d’égout assez grande par laquelle elle pourrait se glisser. Il y avait cependant une forêt, quelque kilomètres plus loin… elle pourrait peut-être s’y installer, le temps que Samuel resterait ici, près de l’enfant…

    Enfin, Arthur finit par désigner une maison, qui par-chance était à un bout de la ville… elle y aurait moins de chance de réveiller les humains, vu qu’elle ne serait pas entourait de leurs habitations, et elle aurait une meilleur vue pour pouvoir s’enfuir, juste au cas où… et Rexia amorça sa descente vers l’endroit qu’il désignait. Elle réussit à se poser souplement au milieu de la route, et tourna sur elle-même comme une toupie… mis à part un renard qui sauta de la poubelle qu’il était en train de visiter et qui prit la fuite à son arrivé, ça semblait désert. Elle leva le museau et flaira un coup… l’odeur humaine était omniprésente, mais aucune ne semblait assez forte pour supposer qu’il y en avait un à l’extérieur. Le seul signe de présence d’un deux-pattes encore réveillé dans le coin, c’était la fenêtre de la maison d’en face, où la lumière était allumée… mais les rideaux était tiré, et on entendait une chaine hifi allumée qui jouait si fort que son propriétaire ne l’avait surement pas entendu se poser.

    La dragonne s’accroupit, afin de laisser à ses passagers la possibilité de descendre sans risque, et se redressa en se secouant un peu. Une écaille tomba en tintant, elle lui jeta un coup d’œil… puis s’en désintéressa. Ce n’était rien, ça voulait juste dire qu’elle grandissait… sa peau devenait trop petite pour elle, elle n’allait pas tarder à muer.


    -Voilà, dit-elle en baissant le museau pour qu’il soit à la hauteur des deux humains, à mi-chemin entre le visage d’Arthur et de celui de Samuel. A partir de là, je pense que vous n’avez plus besoin de moi. J’ai repérée une forêt, un peu plus loin… elle pointa le bout de son aile gauche dans sa direction… je vais allée m’y installer.
    -Tu pourrais aussi rester avec nous, dit l’enfant. Il doit y avoir assez de place dans le garage pour toi.
    -Un garage, ça ne me conviendra pas, répondit Rexia en jetant un regard sceptique sur le portail de celui-ci. J’ai besoin d’espace, même quand je dors. Il m’arrive de m’étirer les ailes sans m’en apercevoir… je risque de me blesser et de tout casser.

    Arthur semblait déçu, mais il semblait comprendre, et il fit un signe affirmatif de la tête. Puis il s’éloigna des deux autres, afin d’aller chercher une clé de la maison sous une pierre dans l’entrée… et Rexia en profita pour se tourner vers Samuel. Elle voyait bien que quelque-chose semblait tracasser son ami, mais elle ne savait pas quoi…

    -Tu es sûr que ça va, Sam’ ? Lui demanda-t-elle. Tu as l’air bouleversé…
Revenir en haut Aller en bas
Samuel Langster
Light Of The Assassin
avatar

Date d'inscription : 17/05/2011
Messages : 11778

Capacité(s) : Pyrokinésie Avancée et Lumière de Guérison/Bouclier (autoguérison et guérison d'autrui)

Camp : Neutres/Hybrides

Feuille de personnage
Activité RP: 20 sujets en cours
Mode RP: On, mais bon...j'en ai quand même 20 x)
Tes Relations:
MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 13 Oct - 21:51

Spoiler:
 

Pendant tout le vol, sur le dos de Rexia, mes pensées étaient ailleurs, redirigées vers ces souvenirs, que je n‘avais racontés à personne.

Même mes plus proches relations, celles qui me tenaient à cœur, n‘étaient pas au courant de cette partie. Ils pouvaient savoir que j‘avais été marqué par la mort de Genevieve, mais il y avait bien une chose qu‘ils ignoraient : à quel point je pouvais être lié à elle. En me plongeant dans le regard d‘Arthur, et même en regardant simplement son visage, je le revoyais, celui que je n‘avais pas eu le temps de connaître, parce que la cruauté l’avait tué, alors qu’il n’avait que 3 mois.

Cette personne, qui était décédée, n’était autre que mon fils.

Personne ne le savait mais, pendant trois mois, les joies de la paternité étaient arrivées jusqu’à moi. Logan était alors né, et il illuminait ma vie. En regardant dans ses yeux, j’avais su d’ailleurs comprendre pourquoi certaines personnes définissaient l’arrivée d’un premier enfant comme un cadeau. Pas une seule fois, je n’avais été triste. Les seules larmes que j’avais pu verser, étaient bercées par le bonheur, de voir un si jeune enfant vivre dans mes bras. Son rire était à chaque fois le cadeau d’un début de journée.

La suite était malheureuse, encore pire que celle que j’avais su raconter autour de moi. La mère de mon enfant avait quitté ce monde par ma faute, mais une seule vision avait suffit à plonger mon esprit dans une intense horreur. Ils n’avaient pas juste osé s’en prendre à elle. Ils avaient fait pire, et Logan en avait payé les conséquences. Le même jour, deux vies m’avaient été enlevé, et la chance de vivre heureux avec mon fils s’était envolée en l’espace de quelques heures. Pour être encore plus précis, seules quatre heures avaient suffit pour que je perde tout, et pour que je me retrouve par conséquent encore plus seul que jamais, et marqué par quelque chose que je n’allais jamais oublier. La cruauté était souvent apparue à mes yeux, à des nombreux étages, mais l’assassinat d’un enfant avait été le sommet du pire pour ma part. Je leur en voulais, et je leur en voulais toujours d’ailleurs. Si jamais l’occasion de venger sa mort, ce serait sans aucune hésitation que je prendrais le temps de leur faire comprendre ce que leur crime avait fait subir, d’une part à Logan qui n’avait pas eu le temps de vivre sa vie, mais aussi à moi qui, après avoir perdu celle qui était sa mère, avait vu son propre enfant s’en aller, pour le laisser. Ils ne se rendaient probablement pas compte de ce que leurs bêtises pouvaient provoquer, et cette preuve c’était moi.

Mes pensées étaient dirigées vers toute cette histoire, au point que j’en éclipse même le reste du vol. Je ne savais pas combien de temps j’étais resté, la tête dirigée vers les nuages, mais ce fut long, car nous étions désormais arrivés non loin de la maison d’Arthur.

Rexia s’était alors posée sur le sol, en s’accroupissant pour nous laisser descendre. J’avais l’impression que tout allait touchait à sa fin et ceci accentuait une mélancolie déjà largement présente. Aucune larme ne tombait, mais c’était tout comme. Elles avaient failli entamer une chute certaine, quand Arthur avait commencé à s’éloigner de nous, pour aller chercher la clé de chez lui, planque sous une des pierres rangées dans l’entrée.

Pendant son absence, Rexia en profitait pour me tourner vers moi. Elle avait largement remarqué que j’étais bouleversé. En même temps, n‘importe qui, en loupant ce détail, serait considéré comme étant aveugle…

Mais comment lui répondre sincèrement ? Comment lui raconter ce que j‘avais subi, alors que je n‘avais su le dire à personne d‘autre ? Peut-être était-ce là l‘occasion de me libérer de cette histoire horrible. Il était peut-être temps que je tente de raconter cette histoire.


- Si j’ai l’air bouleversé, c’est parce que je le suis réellement, et les raisons, qui me rendent ainsi, je ne l’ai raconté à personne.

Je baissais mes yeux vers le sol, mais ce ne fut de l’ordre que de quelques secondes.

- Mais, quand je fixe le regard d’Arthur, j’ai l’impression de plonger dans celui de quelqu’un d’autre. Arthur me rappelle quelqu’un que j’ai perdu, simplement parce qu’il a le même regard.

Mon histoire, je devais peut-être la dire à présent. Il était temps…

- La première fois que j’ai rencontré ces scientifiques, et qu’ils ont décidé de me poursuivre, je n’étais pas seul. Dans ma vie, je fréquentais quelqu’un que j’aimais sincèrement, et elle a été mêlée malgré elle, à des ennuis qui l’ont emportée. Ces personnes ont osé la tuer. Quand je pensais pouvoir la retrouver, ce que j’ai pu voir d’elle, c’est sa souffrance. Elle était étendue sur le sol, et elle avait été torturé, simplement parce que ces gens voulaient me capturer. Mais, ce jour, elle ne fut pas la seule à me quitter.

Il me fallut un effort surhumain pour éviter de pleurer, mais je continuais tout de même à parler.

- Avec elle, nous avions un jeune fils de trois mois. Il s’appelait Logan. Avec lui j’avais l’impression d’être quelqu’un d’autre. J’étais un peu le père que je pensais ne jamais devenir, mais je l’avais été pourtant. Mais ces scientifiques ont écourté mon bonheur. Uniquement parce qu’ils souhaitaient me capturer, ils s’en sont pris également à lui. Ils ont osé commettre le pire des crimes selon moi. Logan n’était qu’un bébé de trois mois, et ils ont osé le tuer quand même.

Je relevais les yeux vers Rexia, en portant parfois un regard vers Arthur.

- Quand je vois Arthur, je me rappelle du bonheur que j’ai pu vivre en étant père, mais je me rappelle également de ce qui a conduit à sa fin.

_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 14 Oct - 21:56

    Rexia se sentit tout à coup bien gênée, bien bête d’avoir osée poser une telle question à son ami, alors qu’à la base, cela ne la regardait absolument pas… Samuel lui expliqua que les scientifiques qui avaient fais de lui un Hybride avaient fait bien pire que de lui faire subir des expériences contre-nature, des choses qui allaient au-delà de la prétention de se prendre pour un dieu. Il lui expliqua qu’elle était la première personne à qui il réussissait à confier un tel malheur, et bien qu’elle s’en sentit flattée, elle aurait au final préférée que ce soit à quelqu’un d’autre, qu’il se confit, car maintenant elle ressentait l’amère étreinte de la peine qu’elle pouvait ressentir pour le jeune humain et la colère qui l’envahissait contre une partie de l’humanité, ceux qui osaient jouer avec des forces qui pourtant étaient sensés les dépasser complètement…

    Samuel dit à Rexia qu’il avait eu la chance d’avoir une compagne, que sa compagne avait eue la chance de mettre au monde leur progéniture, et que les scientifiques qui lui avaient fais tant de mal les avaient torturés et tués, tous les deux… tout du moins, ils avaient torturés la femme, et elle osait espérait que ça n’avait pas été le cas pour le bébé. Rien qu’à entendre ça, la dragonne sentit une bile amère lui remplir la gueule. Elle était habitué à la cruauté, mais elle était encore jeune et n’avait passée que très peu de temps dans le monde extérieur, et même si elle savait que les deux-pattes pouvaient allés loin, elle n’avait pas pensée, ou tout du moins osée imaginer, qu’ils puissent exister sur cette terre des « briseurs d’œufs », comme elle appelait les assassins d’enfants. Pour elle, à la base, ce n’était qu’une insulte, pas une réalité. Sa queue fendit l’air et faillit décapiter un réverbère tout près d’elle, et ses griffes creusèrent des sillons sur le trottoir…

    Pauvre Samuel. Il lui expliqua que c’était en voyant le petit Arthur que ses mauvais souvenirs s’étaient réveillés. Et elle, avec sa curiosité on ne peut plus agaçante et sa tendance à fourrer son nez en forme de bec partout où elle ne le devait pas, elle n’avait fait que creuser d’avantage dans le faussé de ses mauvais souvenirs. Pour tenter de rassurer son amie, la grande bête mythologique se mit à ronronner, et enroula une de ses ailes autours de ses épaules… ce coup-ci, ce n’était pas pour le protéger du froid, c’était plutôt sa façon à elle de mettre un bras protecteur autour des épaules de quelqu’un en qui elle tenait. Elle baissa son museau pour qu’il soit à son niveau, et lui dit, d’une voie calme, d’où elle tenta de ne pas faire percée la tristesse et la colère :


    -Je suis… vraiment désolée, Samuel. Je n’aurais jamais due te poser cette question. Même si ce coup-ci, je ne peux pas te dire que je sais ce que tu ressens… Rexia ne pensa pas utile de préciser que c’était parce que, en fait, elle n’avait encore jamais eue de famille… sache que je compaties, et que si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas à m’appeler, je serais toujours là pour toi, mon ami.

    Elle se redressa, et osa lui accorder un sourire, espérant que même si elle n’avait pas sue quoi dire de plus pour tenter de la rassurer, le deux-pattes se sentait un peu mieux et qu’il ne lui en voulait pas pour sa curiosité déplacée.

    Rexia tourna ensuite les yeux vers le jeune Arthur… le petit-d’homme avait ouvert la porte de sa maison et il attendait Samuel à l’entrée. Vu la situation, lorsqu’elle le sentit arriver, la dragonne voulut l’étouffer… mais elle ne put se retenir d’ouvrir largement la gueule et de bailler, dévoilant ses crocs luisants sous la lumière des réverbères. Elle fit rouler sa langue, secoua un peu la tête, puis baissa à nouveau les yeux vers Samuel…


    -Excuse-moi… je suis exténuée, dit-elle… après-tout, Rexia n’avait pas dormit depuis que les soldats de DESTINEE lui avaient tirés une fléchette de tranquillisant dans la gueule, la veille, et ce genre de sommeil artificiel n’était jamais aussi revigorant qu’on sommeil normal. Je pense que je n’aurais pas trop de mal à me faire un abri dans la forêt, là où on ne me verra pas, mais assez proche de l’hauret pour pouvoir observer les maisons. Si tu as le moindre problème… ou si tu veux juste discuter, tu n’auras cas siffler, je viendrais.

    Un sifflement était toujours quelque-chose de plus strident qu'un appel, elle était ainsi certaine de l'entendre. Et sur ceux, la dragonne fit demi-tour et commença doucement à marcher vers la sortie de la ville. Elle marcha sans s’en apercevoir sur une bouche d’égout… le cercle métallique qui la bouchait n’était pas très large, et il se plia sous son poids comme une feuille de papier. Elle laissa échappée un cri qui couvrit le bruit de la chute de l’objet en métal, mais ce n’était qu’un peu de peur, elle ne s’était pas fait mal. Elle voulut se redressée… mais elle n’y arriva pas. Elle ne savait pas comment sa pattes était passée par le trou, mais maintenant, ses serres et ses écailles en arrière buttaient contre le bord et l’empêchaient de la sortir… elle força durant un petit moment, essaya de tourner, de tordre… quelque écailles furent arrachées, mais rien à faire, elle restait là.

    Finalement, elle se décida à se tourner vers Samuel. Honteuse devant la situation, elle baissa un peu le museau, et finit par lui avouer :


    -Euh… ch’uis coincée…
Revenir en haut Aller en bas
Samuel Langster
Light Of The Assassin
avatar

Date d'inscription : 17/05/2011
Messages : 11778

Capacité(s) : Pyrokinésie Avancée et Lumière de Guérison/Bouclier (autoguérison et guérison d'autrui)

Camp : Neutres/Hybrides

Feuille de personnage
Activité RP: 20 sujets en cours
Mode RP: On, mais bon...j'en ai quand même 20 x)
Tes Relations:
MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 16 Oct - 10:08

Un tel malheur changeait la vie de n’importe qui…et cela avait eu cet effet sur la mienne, un effet plus que terrible, qui avait forgé ce que j’étais devenu.

En effet, après le décès de Logan, mais aussi de Genevieve, sa mère, j’avais changé, au point d’en perdre mon sourire et de gagner un visage impassible. En me regardant, pendant longtemps, n’importe qui aurait pu penser que j’étais un être insensible, mais c’était faux. Ce visage n’était qu’une façade car, au fond, ceci ne faisait que dissimuler la peine, que je ressentais encore. Perdre celle que j’aimais, et par la suite l’enfant que nous avions eu ensemble, m’avait fait subir un terrible électrochoc, et même aujourd’hui, à côté de Rexia, je ne parvenais pas oublier cette douleur émotionnelle. Je pensais avoir pu passer au dessus de cette histoire, et supporter la présence d’un enfant, comme celle de n’importe qui d’autre, mais je n’y étais pas parvenu, car le regard d’Arthur avait suffit à me faire rappeler ces pertes terribles que j’avais du subir.

Rexia se sentait gênée, mais pourtant elle n’y était pour rien. Au contraire, elle m’avait aidé.

Dans un sens, si j’étais resté bloqué, au point de ne rien dire, ma mélancolie aurait été encore plus terrible, et Rexia aurait du supporter un spectacle encore pire que celui-ci. Elle m’aurait vu en larmes, complètement anéanti, et je n’avais pas envie de lui faire supporter tout ceci. M’effondrer, et être en larmes, aurait été le pire des scénarios. Je ne faisais que regarder Rexia, mais aussi regarder Arthur, pour m’assurer qu’il allait bien. Il avait beau me rappeler de terribles souvenirs, je ne pouvais pas le laisser tomber. Il était un enfant et il méritait de vivre, en évitant ces cruautés que j’avais pu voir dans mon passé. Je ne voulais pas que sa vie puisse se terminer comme celle de mon fils. Personne ne méritait de subir un tel sort, et c’était pour cela que je m’étais engagé à me battre. Ce que j’avais vu dans mon passé avait suffit à me convaincre. Personne ne devait subir de telles horreurs, et j’allais tout faire pour cela.

Par la suite, Rexia se mit à ronronner, et à enrouler une de ses ailes autours de mes épaules. Au départ, je ne savais pas ce que voulait dire ce geste, mais cela me rendait un peu plus tranquille, en apparence. Elle baissa ensuite son museau pour qu’il soit à mon niveau, et commença à me parler.


- Ce n’est pas de ta faute Rexia. Tu ne pouvais pas savoir ce que j’allais dire avant de poser ta question. Au contraire, je devrais plutôt te remercier. Merci d‘être là. Je me serais probablement effondré si j‘étais resté seul.

Le souvenir était encore présent, mais je me sentais un peu mieux qu’avant. C’était pour cela que je pensais davantage à remercier Rexia plutôt qu’à lui en vouloir. Et puis je n’aurais aucune raison de la rendre responsable. Elle n’avait rien à se reprocher. Je tournais mes yeux tout comme Rexia vers Arthur. Il avait ouvert la porte d’entrée, et il avait l’air de m’attendre.

Finalement, quand je pensais pouvoir parvenir à rester avec Arthur, sans revoir mes souvenirs remonter à la surface, j’avais tort. Au contraire, ils étaient remontés encore plus rapidement que ce que je croyais, et voilà l’état dans lequel je me trouvais. La présence d’Arthur me rappelait celle que je n’avais pas eue : celle de mon fils. Pourtant je devais tenir le choc, et me convaincre qu’Arthur était un autre enfant, et que l’écho était injustifié, mais je n’y parvenais pas encore.

Quand Rexia me parlait par la suite, il était facile de comprendre qu‘elle était fatiguée, et qu‘elle avait besoin de sommeil. En même temps, je pouvais la comprendre.


- Tu as raison, va te reposer. Merci pour ta proposition, mais cela vaut aussi pour toi. Si tu as besoin d’aide, tu peux toujours m’appeler.

Je vis Rexia commencer à marcher vers la sortie de la ville, mais également sur une bouche d’égout, sans faire attention. Pas très large, le cercle metallique la coinçait.

Je vins alors vers elle.


- Attends, ne bouge pas. Il m’est déjà arrivé de rester coincé là dedans, et j’ai depuis compris un truc pour sortir de ce calvaire.

Je regardais ce qui la coinçait, et c’était en effet comme la fois où j’avais terminé coincé par moi-même. Il fallait chauffer le métal.

- Chauffée un peu, cette bouche d’égout ne sera plus un problème. Au bout d‘un instant, tu verras que tu pourras sortir.

Je chauffais le métal en me concentrant dessus, mais j’y allais doucement, pour éviter de faire du mal à Rexia. Il suffisait d’attendre un instant, et le fait de sortir n’allait plus être un quelconque problème, dont elle ne pouvait plus se défaire.

_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 18 Oct - 8:46

    Rexia avait accordée un sourire rassurant à celui-ci lui avait dit qu’il lui était reconnaissant qu’elle soit-là, près de lui, afin de le soutenir, mais maintenant que Samuel lui avait raconté sa triste histoire, la jeune dragonne ressentait comme un conflit au fond d’elle, des questions qui se bousculaient dans sa tête, et en outre une question qu’elle se posait à elle-même et qu’elle ne prendrait surement jamais le risque de lui poser à lui… quel était le pire, avoir eu une famille et l’avoir perdu, ou ne pas avoir eu de famille du tout ? Elle penchait plutôt pour la première proposition… elle n’osait pas imaginer la douleur que cela devait être de voir mourir les êtres de notre sang, les êtres les plus chers à notre cœur. Elle, elle n’avait jamais ressentit la chaleur d’une mère, l’amour d’un compagnon, la joie d’un petit… mais vu qu’elle ne savait pas à quoi cela ressemblait, elle ne pouvait pas le regretter, contrairement au deux-pattes. Elle s’était toujours sentit seule, et pour la première depuis leur rencontre, elle se rendait compte que Samuel était au moins aussi seul qu’elle, dans sa vie… c’était peut-être pour ça qu’elle l’appréciait autant, pour ça qu’ils étaient devenus amis. Si le destin était quelque-chose qui existait, elle ne lui serait jamais assez reconnaissante de les avoir fait se rencontrer…

    Tendis qu’elle avait toujours la patte coincée dans le trou de métal creusé dans le trottoir, Rexia se tourna vers le bipède qui était en train de s’avançait vers elle… rah, quelle idiote, parfois ! Tout du moins, c’est ce qu’elle pensait d’elle-même… la grande bête mythologique se sentait particulièrement ridicule, dans cette situation, et elle avait horreur de se ridiculiser, surtout pour une raison aussi bête : elle avait simplement était trop lourde pour marcher sur le trottoir ! Samuel ne riait pas, il ne semblait pas trouver la situation comique… ou alors il se retenait pour ne pas la vexée, mais dans une de ces situations comme dans l’autre, elle lui fut reconnaissante pour cela… et de son côté, Arthur, qui assistait à la scène de loin, semblait trouvait ça marrant. Cependant, il tentait de retenir son rire, par respect et amitié pour elle… elle appréciait sa tentative de cacher son hilarité, mais elle l’entendait quand-même « grogner » un peu, comme lorsqu’on à du mal à empêcher le rire de sortir de sa bouche, et elle s’en sentait un peu frustrée, bien qu’elle n’en voulait pas à l’enfant. C’était sa faute à elle, après-tout, qui venait de se bloquer dans cette situation, pas la sienne.

    Samuel lui expliqua que cette situation lui était déjà arrivé, à lui aussi… ce à quoi Rexia répondit avec un regard perplexe… à lui ? Si c’était vraiment le cas, ça voulait dire qu’il avait dû se coincer le corps entier, qui était presque aussi large que sa patte, dans la bouche dégout… mais au moins, il savait comment la décoincer : il lui expliqua qu’il fallait chauffer un peu et que ça viendrait tout-seul. Elle sentit que l’humain se concentrer et que le métal se mettait à devenir de plus en plus chaud… elle espérait qu’il ne serait pas obliger de lui bruler les écailles pour qu’elle puisse se sortir de là. Le fait de savoir cracher du feu ne voulait pas dire qu’elle était immunisé contre ses effets… en fait, quand un dragon formait ses flammes, c’était quand le jet de produits chimiques était déjà à l’extérieur de sa gueule, mais le feu le touchant de plein fouet lui faisait autant de mal qu’à n’importe quel autre créature. Dans d’anciennes guerres aujourd’hui oubliées depuis longtemps avec l’extinction de l’espèce, quelques clans de dragons s’étaient affrontés, et à chaque fois, de nombreuses boules d’écailles enflammées s’étaient écrasées sur le sol, lorsqu’un qu’un des lézards volants cracheurs de feu tombait au combat.

    Au bout d’un petit moment, alors qu’elle commençait à sentir de la transpiration se former entre ses écailles, la patte de Rexia remonta… et elle la sortit complètement. Elle la secoua un peu : elle avait perdue de vieilles écailles, mais elle n’était pas blessée, par chance, car sa peau mise à nue aurait pue se couper contre le métal. Elle regarda le trou béant et dit :


    -Oups, j’espèce que personne ne tombera là-dedans. Elle serait bien allait chercher le cercle pour essayer de le remettre en place… mais après la patte, elle ne tenait pas à se coincer la tête. Elle se tourna alors vers Samuel et lui donna un coup de langue sur la joue : merci, Sam’, pendant un moment, j’ai crue que j’allais devoir briser le béton pour me sortir de là. Bon, j’y vais… reposez-vous, et surtout soyez prudent, tous les deux.

    Rexia partit à pattes en direction de la forêt. Bizarrement, là, pour une fois, elle n’avait pas envie de voler, elle préférait marcher sous les étoiles. Régulièrement, elle jetait un coup d’œil en arrière, pour voir où étaient ses amis humains. Elle traversa un petit champ d’herbes hautes… il lui fallut une quinzaine de minutes à son allure pour arriver à l’oret du bois. Et dans le champ, bien qu’elle ne les voyait pas, elle sentit des vibrations dans la terre… quelque-chose courrait sous ses pattes, et elle songea à se faire une petite collation avant de dormir. Pour ça, elle se leva sur ses membres de derrière, et se laissa tomber souplement. Ses pattes de devant s’enfoncèrent dans le sol, et de nombreuses petites boules sombre se mirent à sautiller partout autour d’elle. La dragonne en goba quelques-uns au vol, et en écrasa d’autres pour les manger ensuite… en fait, là, sur le coup, elle était en train de s’amuser autant qu’un chat avec une balle rebondissante. C’était des mulots… leur chair était plus juteuse et parfumée que celle des rats qu’elle avait déjà mangée dans mes égouts, sans doute parce que eux, ils vivaient dans un champ où ils se nourrissaient de graines. Ce qu’elle attrapa ne suffit pas à lui remplir le ventre, mais ce fut de bonnes petites friandises qui lui firent du bien.

    Elle entra ensuite dans la forêt… l’endroit sentait bon la sève, les aiguilles de pin, et surtout le cerf et le sanglier. Cette forêt était sans doute un lieu de chasse… et bien une nouvelle chasseuse venait de faire son entrée ! Mais en revanche, elle s’attraperait un petit gibier demain… ce soir, elle était vraiment trop fatiguée. Elle se prit même pas la peine de se creuser un nid et se laissa tomber sur un tapis de mousse et de feuilles mortes, où elle ne tarda pas à s’endormir, dans un sommeil quelque peu agité…
Revenir en haut Aller en bas
Samuel Langster
Light Of The Assassin
avatar

Date d'inscription : 17/05/2011
Messages : 11778

Capacité(s) : Pyrokinésie Avancée et Lumière de Guérison/Bouclier (autoguérison et guérison d'autrui)

Camp : Neutres/Hybrides

Feuille de personnage
Activité RP: 20 sujets en cours
Mode RP: On, mais bon...j'en ai quand même 20 x)
Tes Relations:
MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 20 Oct - 0:20

Après une semaine plongé en enfer, je ne pensais pas devoir surmonter un nouveau souvenir, réputé comme étant trop terrible pour être encore présent dans la tête d’un être humain.

Le souvenir de mon enfant demeurait encore très fort dans ma tête, à chaque seconde où je pouvais voir Arthur, et retenir mes larmes demeuraient de plus en plus compliqué. J’y parvenais encore, par miracle, mais j’ignorais malheureusement combien de temps j’allais bien pouvoir tenir dans cet état de peine largement retenue. Je n’étais même plus sincère avec moi-même.

Quand je vis Rexia coincée là où elle se trouvait, aucun rire ne sortit, simplement parce que j’avais vécu la même chose. Malheureusement, dans mon cas, rien n’était accidentel, bien au contraire. Dans ce même coin, d’où le fait que cela me rappelait des souvenirs, une mission m’avait été affectée, et elle n’avait pas été une partie de plaisir. Un spécial doté du don de télékinésie, avait perdu l’esprit et commençait à mettre la zizanie un peu partout dans le quartier. Bien entendu, parmi ceux qui pouvaient se trouver dans le coin, il avait fallu que cela puisse tomber sur moi. Affecté seul dans une mission que je pensais simple, j’avais réussi à mettre le spécial hors d’état de nuire, mais cela n’avait pas été sans égratignure, car le pourri avait osé m’éjecter…et vous connaissez la suite. J’avais été coincé à mon tour, le corps coincé dans cette bouche d’égout immondes, aux odeurs qui me donnaient envie de fuir.

Il me fallu un moment avant de pouvoir sortir, mais j’avais trouvé la technique. Pour sortir de cette bouche d’égout, il fallait chauffer le métal qui la constituait, afin de pouvoir suffisamment étirer sa surface pour parvenir à dégager mon corps. Ce que je fis, et ce que je réussis, malgré une espèce d’odeur étrange, qui faisait également disparaitre les mots capable de la décrire. Tout ce dont je me rappelais, c’était d’une espèce d’odeur de fromage, qui aurait tourné voilà de cela des semaines. Pour éviter de provoquer une quelconque réaction de dégout venant de votre part, la description allait cesser ici, et cela valait mieux comme cela, pour vous comme pour moi.

Rexia prit alors le temps de dégager sa patte de la bouche d’égout, après un peu de temps passé pour ma part à l’enflammer. En observant le trou, elle dit alors qu’elle espérait que personne ne tomberait là-dedans. Pour se faire, il fallait tout remettre en place, ce que je fis. Je pris le temps d’attraper le cercle, et le lançait pour qu’il puisse rester en place. Je le fis à distance, pour éviter de tomber moi-même à l’intérieur.


- J’espère aussi que personne ne tombera là-dedans car, pour y être tombé moi-même, je sais que c’est pénible. C’est en y tombant moi-même que j’ai compris comment il fallait faire pour sortir d’ici.

Rexia se tournait vers moi et me donnait un coup de langue sur ma joue, pour me remercier, et également me dire qu’elle allait se reposer.

- De rien. Je n’allais pas te laisser coincée là-dedans, alors que je sais ce que cela fait par moi-même. Repose-toi bien également. On sera prudent, ne t’inquiète pas. disais-je avec un sourire.

Je la vis s’éloigner sur ces quatre pattes en direction de la forêt, tandis que moi je revenais vers Arthur. Le regard perdu dans une tristesse terrible, j’étais conscient que le fait de rester avec lui, rien que pour m’assurer de sa sécurité, n’allait pas être une tache bien facile, et j’en savais quelque chose à la longue.

- Tu viens ? On va se coucher ?

- Oui, j’arrive. J’ai dit que je restais avec toi, et je le fais. Je respecte ma parole, sans te trahir.

- Merci Papa. Je vais te montrer où est-ce que l‘on peut dormir

Pa…pa ? Il venait de m’appeler Papa alors que je n’étais pas son père ? Était-ce mon esprit qui se faisait des idées ou bien quelque chose n’allait pas ? Je ne savais pas quelle solutions était la meilleure, mais cela devait forcément être l’une de celles-ci, bien que j’ignorais encore laquelle.

Alors que nous entrions dans la chambre d’ami, je me tournais vers lui. Il fallait que je lui demande.


- Pourquoi m’as-tu appelé Papa ?

- Je ne pensais même pas que tu l’entendrais. En fait, j’ai du dire cela parce que tu me rappelles qui il était. J’ai l’impression de le revoir en face de moi quand je te vois.

- Pardon…

- Tu n’as rien à te reprocher. Au contraire cela me rassure…enfin rassurait. C’était quoi ce bruit ?

Quelque chose était tombé dehors, ou bien quelque chose s’était cassé, mais ce bruit n’était pas anodin. Je pris l’initiative de sortir seul, mais je ne le restais pas longtemps, car Arthur ne put s’empêcher de me suivre. Nous étions à la recherche de la source de ce bruit, incapables de la trouver dans un premier temps. Mais que s’était-il passé ? Il ne s’agissait pas de Rexia, sinon nous l’aurions vus, mais qu’est-ce que c’était alors ?

- Papa, rentrons…cela me fiche la trouille…

- Tu as raison, rentrons…

Mais ce fut un peu tard. Quelqu’un de peu commode était là, mais je savais qu’il ne venait pas pour ma tête. Cela se voyait dans son regard. Contrairement aux scientifiques, qui m’avaient torturé, il me voyait pour la première fois. Il s’agissait d’un être à problèmes.

- Pars devant. Rentre d’abord. Je ne veux pas que tu souffres en étant ici avec moi.

- Non je ne veux pas. Je veux rester avec toi Papa. Tu es le seul qui me rassure depuis longtemps. Papa…

- Je te rejoins après. Je ne te laisserai pas tomber. Vas-y et sauve ta vie.

Le perturbateur sortait une large boule d’électricité, mais Arthur ne bougeait pas.

- Vas-y ! Maintenant !

Arthur commençait à se retourner pour pouvoir faire demi-tour et entrer dans la maison de sa mère, mais son mouvement se stoppa net, car le bruit de l’impact de la boule d’électricité se fit entendre.

- Papa !! Non !! cria-t-il avec une extrême violence, hauteur qui ne faisait même pas fuir le perturbateur, qui restait là pensant même menacer Arthur à présent.

En pensant revoir la scène que j’avais vécu dans mon passé, je venais de commettre une erreur. J’avais peur de voir Arthur décéder également sous mes yeux, comme lorsque j’avais perdu mon propre enfant. Je ne voulais pas revivre la même expérience, mais j’avais eu tort. J’avais eu largement tort malheureusement. Cela ne ressemblait en rien à la scène que j’avais vécu autrefois.

La preuve, celui qui se trouvait à terre n’était autre que moi.


- Tu ne toucheras pas à un seul de ses cheveux c’est clair ?

- Papa ne fais pas ça. Je ne veux pas te perdre toi aussi… disait-il d’un ton plutôt triste

- Ce type est fou, et il faut l’arrêter. Il est hors de question que tu sois blessé. Un exemplaire suffit.

Le perturbateur lançait ses projectiles vers nous, mais j‘eus le temps de permettre à Arthur, ainsi qu‘à moi-même de les éviter, en roulant sur le sol. Nous avions eu de la chance, mais cela s‘était joué à un cheveu près.

La deuxième chance allait-elle être aussi simple ? Probablement non, car ce type dirigeait déjà un truc vers nous, et j‘avais également du feu en main. Conscient que nous allions être touchés quand même, il fallait faire quelque chose.

Arthur me précédait bien que très hésitant, dans un cri qui était pourtant très clair. Il avait trouvé la même solution que moi. Cela me dérangeait un peu de la réveiller, alors qu‘elle devait se reposer, mais il était évident que nous n‘allions pas nous en sortir seuls. Je ne savais pas comment ce spécial faisait, mais son don électrique était très fort…trop fort.

Arthur criait alors, en priant pour qu’elle puisse l’entendre :


- Rexia !!

_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 20 Oct - 9:47

    Rexia eut l’impression, lorsqu’elle se réveilla, qu’elle ne s’était glissée dans le monde de ses songes que depuis quelques minutes seulement… et en réalité, elle devrait par la suite se rendre à l’évidence : ce n’était pas seulement une impression, c’était vraiment le cas. Et pourtant, en seulement quelques minutes, elle avait déjà eue le temps de faire un rêve très désagréable où elle se voyait enfermée dans une cage tout juste assez grande pour qu’elle puisse se tenir assise, avec des voies autour d’elle qui criaient son nom… au bout d’un moment, son œil ambré s’ouvrit et elle se retrouva à nouveau dans le monde réel, sous les rayons de la lune argenté. Ce n’était pas dans son rêve, qu’on l’appelait : c’était dans la réalité ! Elle entendait très distinctement la voit du jeune Arthur l’appeler, et à l’intonation de sa vois, elle n’eut aucun mal à deviner que ce n’était pas parce qu’il voulait simplement la voir : ses amis étaient en danger !

    Presque toute la fatigue qu’elle avait accumulée ces derniers jours s’évanouit, tendis qu’elle se remettait sur ses quatre pattes et fonçait droit vers cet appel désespéré… ses muscles étaient un peu engourdis par le froid, mais elle était déterminée, et ce détail ne la ralentit pas. Elle alla même jusqu’à déplier ses ailes et à décoller alors qu’elle n’avait pas encore quittée le bois, prenant ainsi le risque de se faire déchirer la membrane par les branches crochus. Elle jaillit hors de la forêt par la vois des airs, dans un nuage de feuilles volantes et de bois brisé, en poussant un rugissement sauvage… ça avait était par pur réflexe, peut-être à cause de son ancien instinct, qui la poussait à tenter d’impressionner son adversaire, alors qu’elle ne savait même pas à quoi il ressemblait…

    Elle traversa la distance qui la séparait de la maison du petit garçon en seulement quelques seconde, alors qu’à pattes il lui avait fallu plusieurs minutes, et arriva devant une scène qui ne lui plus pas du tout : un homme se tenait près de ses deux amis, qui étaient tombés au sol, Samuel cherchant à protéger le petit-d’homme, et il les menaçait avec ce qui ressemblait à une sphère lumineuse, faite d’électricité, à l’intérieur de ses mains. Leur agresseur semblait manipuler les sources électriques, et ce n’était pas vraiment une bonne nouvelle pour la dragonne… si ses écailles pouvaient repousser les balles et les armes blanches, et lui conférait une légère résistance au feu, elle était sans défense face aux attaques électriques. Elle le savait très bien, car les coups de jus avaient étés l’un des moyens de DESTINEE les plus utilisés pour la forcer à se tenir tranquille, lorsqu’elle était prisonnière… cependant, là, sur le coup, Rexia ne songea pas à ça et fonça…

    L’homme se tenait près à foudroyer sur place, sans mauvais jeu de mot, les deux bipèdes, mais son intention fut détourné lorsqu’il entendit le bruis des ailes de la créature… déjà, il avait perdu du temps en se demandant d’où venait ce terrifiant hurlement animal, mais il n’eut pas le temps de se mettre à l’abri qu’il était renversé par la bête. Elle le frappa violemment d’un revers de la patte, ce qui le jeta au sol, le nez en sang, et le plaqua au sol avec cette même patte en atterrissant près de lui, lui recouvrant presque entièrement le corps, excepté sa tête et un bras qui dépassaient entre ses griffes. Elle aurait pue le tuer tout-de-suite, en l’écrasant contre la pelouse de la maison d’Arthur, mais elle se retint…


    -Si tu ne veux pas finir en engrais pour l’herbe, tu n’as pas intérêt à bouger, réussit-elle à articuler au milieu de ses grognement…

    Mais très vite, quelque-chose détourna son intention de sa « proie »… tout autour d’elle, les fenêtres des chambres, les lumières des salons et devant l’entrée des maisons s’allumaient. La ville endormit grouillait maintenant de vie et de mouvements rapides et effrayé, elle le sentait se répercuter dans ses écailles… son rugissement et la bagarre avaient réveillés les voisins, et déjà, certains sortaient dans leur jardin, en robe de chambre ou pyjama et en pantoufle, en demandant ce qu’il se passait… une explosion ? Un lion qui s’était échappé d’un cirque ? Toute les questions passèrent, il y eut même un adolescent qui parla d’OVNI. Les voisins d’Arthur, ceux qui virent Rexia en premier, rentrèrent chez-eux en courant…

    Elle qui voulait passée une bonne-nuit, et bien elle pouvait repasser… non-seulement elle devait affronter un Spécial aux pouvoirs électriques, mais en plus, toutes ces personnes allaient maintenant vouloir la chasser. La seule chose qu’elle pouvait faire, c’était partir, avant qu’ils ne comprennent que Samuel et Arthur avaient quoi que ce soit à voir avec elle. Tiens, d’ailleurs, en parlant du Spécial, elle était en train de l’oublier, lui… et cet homme, bien que fou, n’était pas bête, et il s’en rendit compte. Il en profita donc pour lui balancer sa sphère d’énergie qu’il avait encore dans la main au museau, en plein entre les deux yeux.

    La douleur fut terrible et se diffusa jusqu’au bas de son cou, tendis qu’elle reculait en secouant la tête, et en libérant au passage son adversaire. Elle n’eut pas le temps de se remettre de ses émotions que déjà d’autre attaque électriques pleuvait sur elle… elle tenta de se protéger avec la membrane de ses ailes, qui était plus fine et fragile, mais qui ne possédait pas de muscle et qui était moins sensible que le reste de son corps. Cependant la puissance des chocs était quand-même assez grande pour la forcer à reculer. Elle passa la tête par-dessus son aile pour essayer de voir où était son ennemi, afin de riposter en lui crachant au visage une giclée de feu, mais tout ce qu’elle réussit à voir, c’était des étincelles qui dansaient devant ses yeux… elle était complètement éblouie, et à ce moment-là, un autre choc en plein sur le bout de son nez la força à se recacher et à reculer d’avantage.

    Elle sentit sous ses coussinets qu’elle était en train d’écraser les massifs de fleurs du jardin d’Arthur, et sa queue battit l’air et frappa quelque-chose qui se cassa… elle n’arriva pas à deviner ce que c’était, mais elle espérait juste qu’il ne s’agissait pas d’un des murs de la maison de son jeune ami.


    -Je n’y voie plus rien ! Cria-t-elle, parlant à Samuel et à l’enfant, même si elle ne les voyait pas… elle avait tenté de les protéger, mais ce coup-ci, elle ne pourrait pas s’en sortir toute-seule, pas dans son état et avec une pluie de chocs électriques qui lui tombaient dessus…
Revenir en haut Aller en bas
Samuel Langster
Light Of The Assassin
avatar

Date d'inscription : 17/05/2011
Messages : 11778

Capacité(s) : Pyrokinésie Avancée et Lumière de Guérison/Bouclier (autoguérison et guérison d'autrui)

Camp : Neutres/Hybrides

Feuille de personnage
Activité RP: 20 sujets en cours
Mode RP: On, mais bon...j'en ai quand même 20 x)
Tes Relations:
MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 21 Oct - 23:55

L’homme se tenait près de nous capable de nous foudroyer sur place, et sa puissance allait me surpasser cette fois-ci. Si j’avais eu l’intégralité de mes forces, j’aurais pu gagner, mais malheureusement je ne me trouvais pas dans cette situation, car mon corps était davantage face contre terre plutôt qu’en domination face à l’ennemi.

Et notre choc ne tenait qu’à quelques secondes…alors qu’une espérance demeurait dans un coin de notre tête. Arthur avait crié si fort, pour que Rexia puisse entendre que nous avions un problème, et je priais en même temps que lui, pour qu’une chance de s’en sortir parvienne à apparaître devant nos yeux. Il y avait encore une chance, et il suffisait juste de la trouver.

L’homme était parfaitement en place, et même prêt à nous lancer cette sphère électrique, rien que pour nous faire du mal… Je levais mes mains aussi, bien que cette intention allait probablement être vaine. Mais si je pouvais avoir une chance de protéger Arthur, je le ferais. Ma vie personnelle, étant devenu un hybride par moi-même, ne m’importait plus tellement. Mes chances de mourir n’étaient pas inexistantes, mais elles existaient quand même, si la mort était plus rapide que l’exécution de mon pouvoir. Il m’arrivait d’ailleurs d’être plus au point sur la maitrise de ce pouvoir-ci, alors que j’avais obtenu ma pyrokinésie avant, ce qui était un comble. Mais bon, la différence n’était pas énorme…mais existante tout de même.

L’intention de cet homme fut détournée par le bruit des ailes de Rexia, mais aussi son hurlement. Elle était là…

Il pensait se mettre à l’abri, mais il n’en eut pas le temps, car Rexia venait de le frapper violemment d’un revers de la patte. Ce geste amena Arthur dans mes bras. Il avait peur…peur pour elle en se basant sur ce qu’it me disait. Il avait peur que cette scène puisse mal se terminer, mais il n’était pas le seul.


- Ne t’inquiète pas Arthur…je suis là. Tu n‘as pas à avoir peur.

- Merci papa…

Mais Rexia ne le tuait pas. Elle le gardait emprisonné. Arthur, lui, gardait sa tête contre moi, comme pour se cacher de la scène, en n’arrêtant pas de me répéter une seule et même phrase :

- Protège-moi papa…j‘ai peur papa…

En un laps de temps très rapide, quelque chose de nouveau pris place dans le décor sombre de cette ville endormie, et ceci détournait l’intention de Rexia envers sa proie. Tout, autour de nous, venait de s’allumer. Les fenêtres des chambres, les lumières de salons, mais aussi des lumières à l’entrée des maisons…tout s’allumait. La ville grouillait maintenant de vie, et c’était dangereux, car ils pouvaient voir Rexia…et avoir peur…

Oh non…pas ça…

Malheureusement, l’homme en profitait en lançant sa sphère sur Rexia… Les étincelles pleuvaient, et cela l’aveuglait. Moi, un petit peu également, mais j’y voyais un minimum.

Me retrouver souvent dans le noir m’avait en quelque sorte rendu noctambule…

Cette scène me faisait peur, mais il fallait que je fasse quelque chose. Hors de question de mêler Arthur à cela. Je ne voulais pas qu’il reste ici, et qu’il puisse risquer sa vie.


- Arthur, va te cacher. Tu ne dois pas rester plus longtemps ici. Tu risques ta vie.

- Mais papa ! Je ne veux pas partir ! S’il t’arrive quelque chose, je…

- Ta vie est plus précieuse que la mienne Arthur. Tu es jeune, tu as toute la vie devant toi. S’il t’arrive quelque chose ici, je m’en voudrai. Va te cacher, je t’en prie.

A contrecœur, en voyant la scène, Arthur décidait de partir, mais il tint une autre parole envers moi, qui me touchait.

- Je t’aime papa.

Je n’ étais pas son père, mais je lui disais quand même que je l’aimais, avant qu’il ne parte courir pour se cacher plus loin. Je l’avais observé, pour savoir où le retrouver une fois tout terminé.

J’y allais…pensant l’aider, mais quelque chose me percutait, un débris de quelque chose qui s’était brisé sous l’impact de sa queue. Sur ma tête, j’avais reçu des débris de verre, qui venaient de la vitre d’une voiture, qui n’en était plus une maintenant… Cela m’entaillait sur plusieurs endroits mais plus rien n’avait d’importance là.

J’étais en colère, et le feu surgissait de moi. Sans le rater, la vague de flamme partait vers lui, tandis que l’homme lançait de l’électricité. Nos deux vagues se percutaient l’une contre l’autre, à forces quasi égales. Mais l’une d’entre elle pris le dessus, et il s’agissait de la mienne. Beaucoup d’énergie en peu de secondes avait amené mon essoufflement, mais Rexia et Arthur m’importaient davantage, alors cela m’aidait à oublier ce qui m’arrivait, notamment le sang qui tombait des entailles de mon visage.

Les éclairs avaient cessé. Mais Rexia allait-elle mieux à présent ?


- Les éclairs sont partis maintenant, tout va bien ? disais-je quand même un peu essouflé…

Certaines personnes nous observaient encore. J’aimerais bien leur crier dessus et leur dire de… « dégager » vite fait bien fait de cet endroit, mais si je tentais de leur faire peur, je n’imaginais pas les problèmes que je pourrais avoir par la suite.

Arthur était au moins un minimum en sécurité, en étant parti un peu plus loin. Mais c’était mieux ainsi, car s’il n’était pas écarté de la scène, il risquait sa vie.

Spoiler:
 

_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 15 Nov - 9:28

    Malgré les instinct les plus primaires qui régissaient le coeur de la dragonne, malgré la petite voie à l'intérieur de sa tête qui ne cessait de lui crier qu'un bon ennemi était un ennemi mort et que pour sa survie, elle devait tuée l'homme électrique, Rexia s'était retenue, elle ne lui avait pas fait de mal... il savait qu'il n'y avait que très peu de chance qu'un jour, les gents normaux ne l'accepte tel qu'elle était, mais elle gardait malgré-tout l'espoir que les hommes accepteraient qu'elle vive en la laissant tranquille. Pour cela, elle était prête à épargner son adversaire, afin de montrer à l'humanité qu'elle n'était pas qu'un vulgaire animal sauvage et dangereux, qu'elle était prête à remettre leurs criminels entre les mains de leur justice plutôt que de leur faire subir la sienne... et maintenant, forcée de reculer sous les sphères électriques, complètement aveuglée et surtout sans moyen de riposter sans prendre le risque de blesser un de ses amis, ou un civil, ou de détruire la maison d'Arthur, elle regrettait de ne pas l'avoir broyée sous sa patte quand elle en avait l'occasion. Une seule chose la rassuré : au moins, elle avait réussie à détourner son attention pour laisser une chance à Samuel de s'en sortir avec le petit...

    L'intensité du moment était telle que la grande bête aux écailles de sang ne se posa pas plus de question que ça en entendant le petit appeler Samuel "papa". Elle continuait à reculer le plus possible à l'aveuglette, jusqu'à ce qu'elle but contre le mur de la maison d'à côté. La membrane de ses ailes lui offrait un minimum de protection, mais si elle continuait à se faire électrocuté comme-ça, son coeur allait finir par s'arrêter ! Elle le sentait déjà battre si fort qu'il lui faisait mal à la poitrine, et qu'elle avait l'impression qu'il allait exploser... elle allait finir par ne plus avoir le choix : il fallait qu'elle crache ! En espérant que ses deux amis se soient mis à l'abri... une vague de chaleur monta alors dans l'air, lui réchauffant ses écailles engourdies et endolories... sauf que cette vague de chaleur ne venait pas d'elle.

    Sans voir ce qui avait pu se passer, Rexia le devina pourtant sans la moindre difficulté... une odeur de chair calciné vola dans l'air, et la chaleur commença à baisser. Samuel venait d'intervenir, et il lui avait surement sauvé la vie. Doucement, posant bien les pattes les unes devant les autres et mettant son museau en avant, cherchant les obstacles à tâtons, comme une aveugle avec sa canne, elle s'avança doucement en direction de la voie de son ami, qui lui disait que les éclairs étaient partis, et qui lui demandait si elle allait bien. Elle ne croyait pas être blessée... elle n'avait plus de sensations sur les écailles qui avaient étés les plus touchée par les sphères électriques, mais elle savait, pour s'être fait électrocutée de nombreuses fois à DESTINEE, que cette désagréable sensation d'engourdissement n'était que temporaire.


    -Je... je crois que je vais bien, lui dit-elle, puis un sourire rassuré se dessina sur son museau : oui, ça va. Il m'a juste éblouie, mais je recommence déjà à distinguer des formes... ça la rassuré, pendant un moment, elle avait eue peur qu'il l'ait rendu aveugle. Elle dressa tout à coup le museau à l'air, sentant une odeur de sang en plus du corps brûlé : Samuel, tu es blessé ! Et c'était une affirmation, pas une question.

    Mais elle n'eut pas le temps d'attendre la réponse... Rexia entendit un clic avant le coup de feu, et quelque-chose percuta violemment, à grande vitesse, son épaule droite. Des morceaux d'écailles brisés et une giclée de sang volèrent en l'air tendis qu'elle se redressait sur ses pattes de derrière en poussant un rugissement de douleur, griffant l'air avec ses serres-avants. Sur le seuil de la maison d'en face, un homme, portant un pyjama aux couleurs de l'armée et des pantoufles roses en forme de lapin... sans doute n'avait-il pas trouvé les siennes et qu'il avait piqué celles de sa femme... la visait avec un énorme fusil, genre ceux que les chasseurs utilisaient pour chasser le sanglier. L'arme avait été d'un calibre assez gros pour fracasser son armure naturelle et la blesser, et il fallait aussi noter qu'en période de mue, sa peau était moins solide.

    Le double canon tira sa seconde décharge, mais ce coup-ci, il la rata, passant à travers une fenêtre de la maison d'Arthur. Rexia devait partir, à tout prix, car en plus de l'homme qui lui avait tiré dessus, elle commençait déjà à entendre les cris des autres citoyens qui acclamaient le tireur et criaient de tuer la bête... ils n'avaient donc pas vus qu'elle ne cherchait qu'à protéger deux de leurs semblables ?! De toute évidence, ils devaient croire que l'ennemi, c'était elle, et peut-être même que c'était de sa faute si le Spécial électrique avait grillé... au moins, c'était une chance pour Samuel : on ne s'en prendrait pas à lui. Elle baissa le museau dans sa direction et lui chuchota rapidement :


    -Fait comme si tu ne me connaissais pas...

    ... car connaissant l'esprit de certains hommes, elle craignaient qu'ils ne lui fassent subir le même sort, ou en tous cas qu'ils le fassent arrêter. Puis elle déplia ses larges ailes et prit son envol avant que quelqu'un d'autre n'ait l'idée de la canarder. Guider par l'odeur des aiguilles de pin et de la sève d'arbre, elle vola droit vers la forêt. Heureusement, elle ne rencontra aucun obstacle. Lorsqu'elle sentit la cime des arbres lui caresser le ventre, elle se laissa tomber un sol. Lorsqu'elle posa sa patte droite, elle la rabattit brusquement sur sa poitrine en poussant un grognement... son épaule blessée ne pouvait pas la porter. Son sang coulait le long de ses écailles et tombait en fumant sur le sol couvert de feuilles mortes. Sautillant sur ses trois pattes, elle tenta de s'enfoncer le plus loin possible dans les bois...

    De son côté, l'homme qui lui avait tiré dessus venait de recharger son fusil de gros calibre avec deux cartouches neuves. Il s'avança au milieu de la foule en trépignant littéralement d’excitation...


    -Ah, ça... ! S'exclama-t-il. J'ai déjà tiré des éléphants en Afrique, mais du dragon, ça c'est une première. Il s'adressa à toute les personnes présentes : la bête est blessée, mes amis, elle est sans doute partie crever dans un coin. Qui veut m'accompagner pour achever et récupérer sa carcasse ? Chacun d'entre-vous aura sa part, on va devenir célèbres !
Revenir en haut Aller en bas
Samuel Langster
Light Of The Assassin
avatar

Date d'inscription : 17/05/2011
Messages : 11778

Capacité(s) : Pyrokinésie Avancée et Lumière de Guérison/Bouclier (autoguérison et guérison d'autrui)

Camp : Neutres/Hybrides

Feuille de personnage
Activité RP: 20 sujets en cours
Mode RP: On, mais bon...j'en ai quand même 20 x)
Tes Relations:
MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mer 16 Nov - 22:32

Une odeur de brulé et un sentiment de peur : voici le cocktail que je ressentais de plus en plus ces temps-ci. Ce mélange me dérangeait de plus en plus, surtout que je n’étais désormais plus le seul à être enfermé là-dedans.

Pensant que tout pourrait s’achever, en mettant fin aux sphères électriques de l’autre type, j’avais été obligé de dégager une forte vague de chaleur. Cette extrémité était terrible, car je n’avais pas eu le choix. Je tenais à Rexia, car elle était devenue importante pour moi. Ce miracle, qui m’avait sauvé la vie alors que je pensais avoir définitivement perdu espoir, n’était autre qu’elle. La voir en danger était une raison suffisante pour me donner une motivation pour intervenir, même si cette intervention ne pouvait être, au final, que dangereuse.

Malheureusement, Rexia avait des ennuis, par ma faute, car la foule était là

Même si Rexia allait mieux, et que mes entailles provoquaient des pertes sanguines pour ma part, le problème de la foule demeurait encore présent.

Un coup de feu secouait en effet l’atmosphère.

Une giclée de sang atterrissait sur mes mains, mais ce n’était pas le mien. Quelqu’un venait de tirer sur Rexia, de sang froid.


- Non… avais-je dit en silence.

Le coup de feu était venu d’un large fusil, porté par un homme habillé d’un pyjama aux couleurs de l’armée, en complet désaccord avec des pantoufles roses, portant plus l’image d’un lapin, l’aspect affectueux qu’une femme porterait. Probablement une erreur, comme celle qu’il venait de commettre en tirant sur celle, qui m’avait probablement le plus surpris dans ce monde. Un autre coup vint un peu plus tard, mais le type avait raté sa cible. La balle avait failli par m’atteindre, à quelques millimètres près, mais ce ne fut pas le cas. À la place, elle traversait une fenêtre de la maison d’Arthur. Ce dernier avait d’ailleurs crié, et je l’avais entendu. Il devait s’être caché non loin de la scène.

Si je m’écoutais, ma colère serait déjà en place, et j’aurais déjà voulu venger Rexia en faisant bien comprendre à ce type l’erreur qu’il venait de commettre. Mais je fis une toute autre chose à la place. Quand Rexia avait dit de faire comme si je ne la connaissais pas, au lieu de crier, je me taisais, ce qui me surprenait moi-même d’ailleurs.

Rexia dépliait ses ailes peu après afin de prendre son envol au loin. Elle quitta mon champ de vision quand elle atteignait la forêt. L’homme, ce monstre, venait de recharger son fusil de deux cartouches, et incitait tout le monde à suivre Rexia. Arthur était en train de revenir, et il me voyait au beau milieu de ces pourris qui écoutaient le discours de ce monstre. Il était choqué, et il me fonçait dessus, pour siéger dans mes bras.

Quand le type parlait de récupérer la carcasse de Rexia, en groupe, Arthur se mit à parler, avec son vocabulaire à lui.


- Mais vous êtes des sauvages carnivores ! C’est pas juste ! Vous n’avez pas le droit de la suivre d’abord ! Vous n’êtes pas…

Je mis ma main devant lui, comme un signal pour l’arrêter.

- Non…ce sera sans moi. Vous êtes les réels fous dans l’histoire.

- Tant pis pour vous alors ! dit ce type que je détestais sincèrement.

La foule s’éloignait, rapidement. Je savais que ma lumière bleue allait se déclencher pour guérir mes entailles, durant leur absence, mais je stoppais son fonctionnement.

- Mais papa, tu dois guérir ! cria Arthur

- Il est temps que je lui rende la pareille. Si elle a tous ces ennuis, c’est à cause de moi. Elle mérite également d’être sauvé pour tout ce qu’elle a fait pour moi, et non de subir la furie de cette foule stupide. Je vais l’aider. Avec mon aide, elle pourra fuir ces personnes.

- Mais c’est de la folie. Je n’ai pas envie de te perdre.

- Et moi je n’ai pas envie de la perdre.

Je fermais les yeux et me concentrais alors qu’Arthur me disait qu’il allait rester avec moi, et me tenir la main.

Je devais atteindre un niveau de calme, en moi, suffisamment fort pour qu’il puisse traverser Rexia et la guérir. Il fallait, en gros, que j’atteigne le même stade de force que lorsque j’avais guéri le virus, sans réfléchir.


- Tu seras guérie Rexia...je te le promets… disais-je avant de commencer à m’agiter sur place. Mon pouvoir était en fonctionnement, et il pompait beaucoup de mes forces. Ce n’était pas simple mais je devais y parvenir, pour elle.

Je ne voulais pas l’abandonner, et jamais je ne l’abandonnerai.

Quand je ressortais, un peu plus tard, de l‘influence de mon pouvoir, mon corps chuta sur le sol. Je n‘étais pas inconscient, mais j‘avais eu de la chance, car c‘était moins une…


- Papa ! Tu vas bien ?!? me demanda Arthur en se précipitant vers moi.

- Je vais bien…je vais bien… disais-je en étant un peu essouflé. Je me suis juste un peu fatigué, mais je vais bien, je te le promers.

Mais au fond je priais dans mon cœur pour qu’il en soit de même pour Rexia.

S’en était-elle sortie sans dommage avec l’aide de mon pouvoir ?

_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 18 Nov - 13:58

    Les hommes qui étaient partis à la chasse de Rexia n'étaient pas vraiment mauvais, même celui qui se vantait d'avoir déjà chassé des éléphants... ils la prenaient pour un animal dangereux qu'il valait mieux abattre au plus vite, et ils espérait d'enrichir au passage. Un groupe d'une vingtaine d'individus s'était formé et ils marchaient maintenant dans la plaine en direction de la forêt. Le sol était constellé de taches de sang... il ne leur serait pas difficile de suivre les traces de la dragonne, la cartouche qu'elle avait reçu semblait avoir fait beaucoup de dégâts. Les chasseurs parlaient entre-eux de ce qu'ils comptaient faire du cadavre... déjà, ils allaient prévenir les chaînes locales, et sans doute le vendre à la NASA ou à un quelconque laboratoire pour qu'ils l'étudient, mais pas avant que le meneur de la troupe ait pu récupérer sa tête pour l'accrocher au dessus de sa cheminée, précisa celui-ci. Pour le reste, ils verraient bien plus tard... car pour le moment, le plus important, c'était quand-même d'abattre ce monstre avant qu'il n'ait le temps de faire brûler vif quelqu'un d'autre.

    De son côté, la pauvre Rexia n'arrêtait pas de se cogner le nez contre les arbres, car elle n'y voyait toujours pas grand-chose. Sa plaie était très profonde et continuait à saigner abondamment. L'impact et l'explosion de la balle avait fait exploser un musqcle. Elle ne la voyait pas, mais elle était certaine qu'elle était en train de laisser derrière elle un chemin tout fait pour ses poursuivant, avec ses traces de pattes, de sang et les branches brisées. Elle se demandait si elle allait pouvoir s'en sortir, cette-fois... elle était perdue au milieu des bois, à moitié aveugle, et ne pouvait pas courir à cause de son épaule blessée. La douleur était telle qu'elle se répandait dans tous son dos et son bras, et que les phalanges de sa pattes droites tremblaient toutes seules, bien qu'elle ne les sentait plus. Elle sentait et entendait que ses poursuivants venaient d'entrer dans la forêt, et que vu la situation, ils étaient plus rapides qu'elle... certains tapaient même sur des casseroles, comme pour débusquer un lapin. Mais le pire, dans tout-ça, c'est se sentait très faible, très fatiguée... elle était en train de perdre trop de sang.

    Elle aurait pue arrêter l’hémorragie si seulement elle s'était tout-de-suite couchée au sol et qu'elle avait léchée sa plaie, sans faire d'effort, mais maintenant, c'était trop tard et elle le savait... jamais aucune blessure qu'elle avait reçue n'avait était aussi grave que celle-ci, elle avait un trou de la taille d'un poing dans l'épaule, fait de chaire brûlée, d'écailles brisées et nerfs à vif. Elle sentait que, maintenant, si elle ne mourrait pas d'une balle dans la tête, ce serait le manque de sang qui la tuerait. Elle continua malgré-tout à avancer aussi vite qu'elle le pouvait sur ses trois pattes, poussait par son instinct de survie, sur une centaine de mètres... mais elle finit par s'effondrer d'épuisement dans une clairière. L'homme en pyjama militaire avait eu raison : sa blessure était trop grave, et elle allait en mourir.

    Ses écailles étaient illuminées par la lumière argentée de la lune. La dragonne était couchée sur le côté, et son sang souillait l'herbe en dessous d'elle. Sa respiration était calme, mais lente... elle n'avait plus mal, étrangement, elle ne ressentait plus la moindre douleur là où la balle l'avait percutée. Elle avait froid, mais elle se sentait bien, si bien... tout devenait noir, autour d'elle... est-ce que c'était ça, mourir ? Se retrouver dans une sorte de doux cocon moelleux fait d'obscurité ? Si c'était vraiment-ça, finalement, ce n'était pas si mal que ça... elle avait l'impression d'être enfermée dans un oeuf. Une seul petite chose gâché ce beau tableau : une boule dans son estomac. Rexia avait peur, très peur, peur de ne pas savoir ce qu'il allait lui arriver. Elle se sentait bien, mais elle avait peur de mourir, et de savoir ce qu'il advenait de ceux qui passaient de l'autre côté. Elle sentait bien, dans cette nuit éternelle, mais elle ne voulait pas rester... elle voulait continuer à vivre. Une lueur bleutée se mit à venir lui piquer le coin de l'oeil... une lumière ? Michel lui avait déjà expliqué le principe de la vie et de la mort, chez les hommes... si elle n'allait pas vers la lumière, peut-être qu'elle ne mourait pas...

    Elle tourna cependant le museau dans sa direction, sentant encore le sol dur contre son menton... la lumière ne venait pas d'une porte près d'elle, mais elle venait directement d'elle, de sa blessure. Une lumière bleue claire, qui chassait le froid et répandait dans son corps une douce chaleur. Cette lumière ne venait pas de la mort, au contraire : elle grouillait de vie, comme une ruche rempli d'abeilles.


    -Samuel, murmura-t-elle d'une voie faible, comme si un souffle de vent s'était échappé de ses entrailles.

    La lumière continua à se répandre en elle, et lui rendit petit à petit ses forces. Elle avait été à peine capable de tourner la tête, mais elle fut à se moment-là capable de se redresser, de se remettre sur ses quatre pattes. Elle regarda droit devant-elle... il n'y avait que du noir. Elle fronça les sourcils, d'un air décidé... elle avait l'impression d'être dans un oeuf, alors elle réagirait comme tel ! Elle envoya sa patte en avant et griffa... ses serres rentrèrent en contact avec quelque chose de solide. Elle recommença... elle alterna les coups de griffes, de queue et de tête. Chaque-fois, elle était repoussée comme par un mur de granit. Mais elle continuait à frapper, pousser par son instinct... et, au bout du elle-ne-savait-plus-combien coup de griffe, une fissure de lumière perça les ténèbres... encore un coup et ce serait bon. Elle savait que les dragonneaux pur-souche naissaient avec une corne sur le museau, qui leur permettait de briser leurs oeufs, et qui tombait une fois qu'elle leur était inutile. Elle les imita et frappa l'endroit brisé avec le bout de son museau. La coquille de ténèbres vola en éclat...

    Elle se retrouvait dans la plaine, debout sur ses quatre pattes. Ses écailles et le sol étaient toujours tachés de son sang, mais elle n'avait plus mal. Elle regarda son épaule... la blessure avait complètement disparue, et ses écailles avaient repris leur place. Elle n'avait même pas de cicatrice. Le vent froid de la nuit vint la caresser, et les grillons chantèrent leur chanson à ses oreilles. Elle se sentait... bien. Elle se sentait nouvelle, neuve. Etant née humaine, elle n'avait pas eue la possibilité d'éclore comme un véritable dragon. Mais elle venait de briser l'oeuf de sa mort, ce qui la faisait se sentir plus dragon qu'avant. Maintenant, elle savait ce que ça faisait, d'éclore, elle avait l'impression qu'elle venait de naître pour de vrai.
    *L'humaine en moi est morte...* dit une petite voie dans un coin de sa tête *... je suis un dragon, un vrai !*

    -Il est là !

    Rapide comme un cobra face à un charmeur de serpent, le cou de la dragonne pivota pour regarder derrière-elle. Un humain, seul, pointé son fusil dans sa direction. Rexia avait retrouvée toute sa vivacité, et même une nouvelle, qui lui semblait plus grande. Son sang semblait s'être recréé de lui-même. La dragonne se retourna et poussa un profond rugissement, un rugissement sauvage, comme le premier cri que pousserait un bébé dragon le jour de sa sortie de l'oeuf, mais en bien plus puissant. Le chasseur, effrayé, recula et chuta après avoir buté contre une pierre. La dragonne en profita pour déployer ses larges ailes et pour s'élancer sous les étoiles.

    Ses vue était redevenue normal, et en fait, elle avait même l'impression de voir le monde à travers des yeux nouveaux, plus vaste, plus clair, plus beau. Alors qu'elle volait au dessus de la forêt, des coups de feu retentirent, et des feuilles d'arbres se mirent à voler en l'air. Mais elle se contenta de virer à droite ou à gauche et esquiva les tires assez facilement. Ses sens étaient devenus plus perçant, à moins que cet expérience ne lui ait simplement appris à mieux les écouter... elle distança le groupe de bipèdes et les entendit jurer au loin. Elle ricana... certains humains pouvaient êtres bien bêtes, et bien imprudents ! Ils avaient quand-même tentés de la tuer, et elle hésitait à faire demi-tour et à aller brûler la forêt autour d'eux... non, ils ne valaient pas le peine qu'elle s'attire les foudres de leur race, et surtout, elle décida de ne pas le faire, par respect pour l'homme qui lui avait sauvé la vie.

    Rexia quitta la forêt et retourna au dessus de la ville, là où se trouvaient toujours Samuel et le petit Arthur, dans le jardin de ce dernier. La dragonne était rassurée : ce qu'il avait fait pour elle l'avait épuisé et il était à terre, mais il était toujours vivant. Elle aurait voulue se poser près de lui, le remercier, le serrer contre elle... mais certains hommes, des femmes et des enfants étaient toujours dans les rues, et ils étaient en trains de la montrer du doigt. Alors elle se contenta de raser les toits, passa au dessus de ses deux amis pour bien leur montrer qu'elle allait bien, leur adressa au passage un clin d'oeil et dessina avec son museau un "merci" silencieux, puis elle prit de l'altitude pour disparaître dans la nuit.

    Toute sa fatigue avait disparue, elle se sentait poussée par une énergie nouvelle et très revigorante. Alors elle allait voler, voler jusqu'à n'en plus pouvoir, puis elle se poserait dans un endroit calme, assez près de la ville pour qu'elle puisse garder l'oeil sur la maison d'Arthur, mais assez loin pour que les chasseurs ne la retrouvent pas... elle allait s'éloigner le temps que les choses se tassent, puis elle retournerait les voir.
Revenir en haut Aller en bas
Samuel Langster
Light Of The Assassin
avatar

Date d'inscription : 17/05/2011
Messages : 11778

Capacité(s) : Pyrokinésie Avancée et Lumière de Guérison/Bouclier (autoguérison et guérison d'autrui)

Camp : Neutres/Hybrides

Feuille de personnage
Activité RP: 20 sujets en cours
Mode RP: On, mais bon...j'en ai quand même 20 x)
Tes Relations:
MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 20 Nov - 21:54

La panique montait dans mon esprit, car je ne la voyais toujours pas revenir.

Les « chasseurs » étaient partis. Ils courraient après Rexia alors que celle-ci était blessée. Elle était en danger, et j’avais peur pour elle. Ces ennuis, qui lui arrivaient, n’étaient apparus que par ma faute, alors qu’elle m’avait sauvé la vie. Si j’étais sorti de mon enfer, c’était uniquement grâce à elle, mais un nouveau était apparu…en la personne de cette immense foule. Ils ne la prenaient que pour une bête féroce, juste en la regardant, mais ces types ne savaient pas regarder en profondeur. Jamais ils ne le comprendraient.

Entendre leur cri de guerre, toute cette détermination qu’ils avaient pour l’attraper, ne faisait qu’ajouter plus de terreur en moi…


- Pourvu qu’elle s’en sorte…je m’en voudrais si ce que j’ai tenté de faire n’a pas fonctionné…

Mes mains étaient même tremblantes, car je tenais à elle. Les minutes passantes étaient terribles pour moi. Je n’en pouvais plus.

Mais Arthur était là. Il venait près de moi, et tentait de me rassurer. Sa maturité me surprenait. Il était davantage posé, plus calme, alors que cela devrait être l’inverse en temps normal.


- Mais elle va s’en sortir, j’en suis certain. Ton pouvoir a fonctionné, il suffit d’attendre. Mais je suis convaincu qu’elle est en vie…il suffit d’y croire.

- Et j’y crois. J’ai juste peur de ce que ces personnes sont capables de faire. Ils ne la voient que comme une bête féroce, alors que ce n’est pas le cas. Elle est bien plus profonde que ça…

- Ils sont idiots, et on ne peut pas les soigner à nous seuls…

Sa remarque me fit rire, car je savais que je n’étais plus le seul à les prendre pour les idiots qu’ils étaient. Partager autant d’idées avec un enfant de son âge était quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas. Il n’était pas mon fils, mais il était incroyable. Il me faisait prendre conscience du fait que la vie pouvait encore nous surprendre, et nous faire rencontrer des choses magnifiques. La preuve…avec Rexia, le coup de foudre que j’avais pu avoir avec Rachel, mais aussi avec Arthur. Le côté incroyable de la vie me frappait encore en cœur grâce à leurs présences.

L‘attente était longue, interminable même, car chaque cri venant de l‘un des chasseurs parvenait à me faire peur. Ils étaient tous après elle, et leur objectif commun se résumait à sa mort, ce que je refusais catégoriquement.

Contrairement à eux, je la connaissais. Je savais qui elle était et qu’il ne fallait pas s’attarder sur ce que l’on voyait à l’extérieur. Ce qui m’avait frappé en Rexia n’était autre que son intelligence, sa profondeur, et ces personnes ne pouvaient pas comprendre cela, car ils ne la connaissaient pas. Ils ne faisaient qu’une chose : la considérer comme un danger auquel il fallait mettre fin.

Enfin, après de longues minutes, Rexia quittait la forêt, pour nous survoler. Nous pouvions alors enfin voir qu’elle était en vie, et cela me rassurait définitivement. Elle ne restait pas longtemps malheureusement, pour éviter les cris de guerre des chasseurs. Prenant de l’altitude et disparaissant dans la nuit, son corps n’était désormais plus visible par nos yeux, ni par les yeux de ceux qui la poursuivaient.

Le réconfort venait enfin. Elle était tirée d’affaire.


- Elle va bien papa, tu peux être rassuré à présent.

- Et je le suis…si elle ne s’en était pas sortie, je m’en serais voulu.

- Pour quelle raison ?

- Parce qu’elle m’aurait sauvé la vie, et que je n’aurais pas pu sauver la sienne…Cela aurait été plutôt injuste…surtout envers elle.

- Je comprend…

Ma fatigue était immense. Le fait de mettre mon pouvoir en marche avait été compliqué à supporter, trop compliqué.

Je voulais tenter de me relever, mais ma tête tournait déjà. J’étais mal, pris de vertige alors que j’étais assis sur le sol. C’était incompréhensible. N’était-ce que de la fatigue ou bien était-ce autre chose ? C’était étrange…

Mais Arthur le voyait. Il m’était impossible de cacher ma faiblesse.


- Papa ? Papa, tu vas bien ? Qu’est-ce qui se passe ?

- Rien…ne t’inquiète pas…

- Menteur… Je vais aller chercher de l‘aide.

- Non…ne fais pas ça…

- J’ai déjà perdu mon papa, je ne veux pas te perdre toi aussi…alors que tu m’as sauvé…je vais chercher de l‘aide alors reste ici et tiens le coup.

- Non…ne t‘en va pas…

Mais il était déjà parti…

Plus rapide que moi, il était déjà parti en courant vers la seule maison qui n’avait pas vu ses habitants sortir à la vue de Rexia. Il frappait à leur porte, mais personne ne répondait…alors que je me sentais plutôt mal…

Je voulais bouger…mais je n‘y parvenais pas…

Par réflexe, je rampais vers la terrasse de la maison d‘Arthur, mais je n‘arrivais qu‘au bord. Ma tête vint rencontrer le sol, où je fermais mes yeux. Réflexe ou non, je savais que j‘étais épuisé, et que je ne parvenais pas à faire autrement.

La dernière chose que j‘entendis fut la voix d‘Arthur, inquiet pour moi.


- Papa, réveille-toi, s’il te plait. ne cessait-il de dire.

Mais je ne pouvais pas lui répondre.

_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 29 Nov - 10:59

[Je suis vraiment désolée d'avoir mis plus de temps que ce que j'avais prévue, j'ai eue pas mal de choses à faire. Normalement, à partir de maintenant, je vais être plus libre]

    Poussait par cette nouvelle énergie qui coulait dans ses veines, l'énergie d'un nouveau-né qui découvre ses forces dans un monde où il est déjà adulte, Rexia monta, monta et continua à monter encore et toujours plus haut dans le ciel, plus haut qu'elle n'était encore jamais monter, plus haut que le plus haut monument de New York, jusqu'à ce qu'elle paraisse tellement petite depuis le sol qu'il n'était plus possible de faire la différence entre elle et une étoile, jusqu'à ce que du givre commence à apparaître aux extrémités de ses ailes. Un esprit d'enfant s'emparait d'elle, et elle voulait continuer à monter... la lune se reflettait dans ses yeux ambrés et elle voulait allée la toucher... heureusement, elle gardait toujours son intelligence et ses souvenirs d'avant son "éclosion". Elle savait qu'elle ne pouvait pas, qu'elle signerait son arrêt de mort en faisant ça. Alors elle se contenta de replier les ailes contre ses flans et se laissa tomber en chute libre sur plusieurs mètres, la glace entre ses écailles volant autour d'elle. Les personnes qui l'observèrent à ce moment pouvaient croire avoir vu une étoile filante... puis, avant qu'elle ne soit assez basse pour qu'on puisse à nouveau la distinger, elle étendit à nouveau les ailes et plana tranquillement au dessus de la ville... elle allait attendre quelques heures, et retournerait voir Samuel et Arthur, après s'être bien assurée qu'aucun chasseur ne rodait dans le coin...

    Au sol, elle voyait de petits points bougeaient, tel des fourmis autour de leur trou, tentant d'y faire entrer de la nourriture. Elle observa un peu leur ballet, songeant que ses amis étaient là, quelque part, et que lorsqu'elle pourrait le retrouver, Samuel se prendrait une belle douche de salive de dragons tendis qu'elle le lécherait pour le remercier en le serrant contre-elle avec sa queue. Elle en riait d'avance... et bien oui, les léchouilles, c'était un signe d'affection, mais elle savait que les humains, avec leur petite taille, se retrouvait toujours trempés sous sa langue, et c'était pour elle à la fois un moyen de montrer qu'elle vous appréciait et de vous taquiner un peu. Hélas, malgré sa vue perçante, la dragonne n'était pas capable de distinguer les humains en dessous d'elle les uns des autres, ils étaient bien trop loin, et elle ne put voir que Samuel n'était pas au mieux de sa forme après l'avoir soignée... ou peut-être que ça pouvait être heureusement pour elle, car sinon, elle aurait foncée auprès de lui et aurait voulue le secourir, et serait tombée nez à nez avec les chasseur, et tout ce que le Spécial aurait fait pour elle n'aurait servi à rien.

    Le groupe d'hommes qui avaient voulus lui faire la peau revenait bredouille de la forêt. Ils avaient pendant un moment continués à rechercher la bête au milieu des arbres, au cas où elle n'aurait fait que s'éloigner un peu après avoir attaquer leur collégue, mais ils ne trouvèrent pas d'autres traces de sang, et ils durent se rendre à l'évidence : la blessure que lui avait infligé le meneur était bien moins grave que ce qu'il avait pensé, et le dragon avait pris la fuite. Au moins, il n'avait pas eu le temps de faire d'autres victimes, sans doute trop effrayé par les bruis qu'ils faisaient... et puis, si certains avaient un air déçu, d'autres étaient contents, et tenaient à la main leur téléphone portable ou un appareil photo. Beaucoup d'entre-eux avaient réussis à la prendre, et vu qu'ils avaient maintenant la preuve de l'existence du dragon dont ils avaient parlés aux informations, ils comptaient vendre les photos à bon prix et entrer dans l'histoire.

    En quittant la plaine et revenant dans la rue principale de leur quartier, le groupe fut accueilli en héros par la plupart des personnes qui étaient restés, par leurs enfants et leurs femmes, qui s'exclamaient avec joie qu'ils avaient vus le monstre fuir. L'homme au gros fusil qui avait blessé Rexia semblait être celui qui était le plus déçu, et il s'apprêtait à rentrer chez lui sans parler à personne... jusqu'à ce qu'il ne jette un coup-d'oeil derrière lui et qu'il ne remarque cette homme à terre, avec le petit Arthur qui lui tournait autour, l'air inquiet. Il se dépêcha d'aller dans cette direction... serte, cette homme était un chasseur, qui pouvait se montrer cruel envers les animaux, et qui s'était trompé sur le compte de la dragonne, mais il n'en restait cependant pas moins un humain. Il s'agenouilla près de Samuel et lui donna trois petites giffles sur chaque joues...


    -Eh, mon vieux, réveillez-vous, lui dit-il, mais voyant que cela ne faisait pas vraiment d'effet, il interpella un de ses voisins et ami, tout près de lui, et lui cria : Eh, Alfred, on a un gars qu'à fait un malaise ! Appel le Samu !

    Le dénommé Alfred se dépécha de rentrer chez lui pour allez choper son téléphone, et en attendant, le chasseur resta près de Samuel et Arthur. Il retira son manteau, se retrouvant à nouveau en pyjama aux couleurs militaire, et couvrit l'homme à terre avec, afin qu'il ne souffre pas d’hypothermie. Puis il se tourna vers le garçon et lui fit un sourire qu'il voulait rassurant...

    -Ne t'en fait pas, lui dit-il, on va l'aider. Tu devrais peut-être rentrer chez-toi, tu dois avoir froid...
Revenir en haut Aller en bas
Samuel Langster
Light Of The Assassin
avatar

Date d'inscription : 17/05/2011
Messages : 11778

Capacité(s) : Pyrokinésie Avancée et Lumière de Guérison/Bouclier (autoguérison et guérison d'autrui)

Camp : Neutres/Hybrides

Feuille de personnage
Activité RP: 20 sujets en cours
Mode RP: On, mais bon...j'en ai quand même 20 x)
Tes Relations:
MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 29 Nov - 22:46

hors-jeu:
 

Ce malaise n’était pas qu’un simple malaise…j’en étais certain à présent.

Juste avant de m’écrouler sur le sol, une sensation étrange m’avait traversé, comme une faiblesse soudaine qui envahissait mon cerveau, dans le but unique de m’épuiser, et de me laisser dans un état pareil. J’étais inconscient, et je ne parvenais pas encore à me réveiller, probablement à cause mon pouvoir, et de ce énième dysfonctionnement dans ma tête. Le sang n’avait pas coulé, pas cette fois, mais j’étais tout de très mal en point, et cela n’avait pas l’air de vouloir s’arranger, même si j’entendais l’inquiétude qu’Arthur ressentait à mon égard. Rien n’y faisait…je n’arrivais à rien…

J’avais peur. Le fait de me retrouver encore une fois bloqué à l’intérieur de ma conscience, me faisait peur, c’était terrible…et personne ne le savait. Personne n’était au courant de ma douleur, ni même de ma peur, alors que je pouvais crier, sans arrêt dans mon esprit. Je pouvais toujours exprimer ma douleur à voix haute, mais elle resterait toujours enfermée dans l’oreille des sourds.

Malchanceux va…

Pourtant, j’entendais tout. On tentait de me réveiller, Arthur avait peur…


- Mais pourquoi ne te réveilles-tu pas papa ? J’ai besoin de toi…je ne veux pas que tu t’en ailles. Tu as sauvé Rexia, mais je n’ai pas envie de te perdre non plus. J’ai déjà perdu mon père, alors je ne veux pas t’ajouter dans la liste. Réveilles-toi papa…

Toujours aucune réponse de ma part…

- Papa…

*non…ne pleure pas, je t’en supplie…je voudrais te prendre dans mes bras, mais je ne peux pas…*

Ces larmes, je ne pouvais pas les voir, ni faire quoi que ce soit pour pouvoir y mettre un terme. Je voulais le consoler, faire tout ce que je pouvais pour qu’il puisse arrêter de pleurer.

Mais, je ne pouvais pas…j’étais coincé…

Utiliser mes pouvoirs, à l’intérieur de ma propre tête, n’allait pas être possible, je le pensais bien, mais j’aimerais bien tenter le coup…je l’aimerais, mais si seulement cela pouvait marcher.


*penser…je dois penser…

Samu, ils voulaient appeler des secours…mais ils ne devaient pas venir, non…

Ligne téléphonique…elle devait griller, partir en fumée, d’une intensité faible mais juste suffisante pour rester inutilisable

Le type qui s’en servait. Il fallait qu’il puisse trouver ça naturel…non artificiel…penser pas trop fort…

Le compteur…c’était ce que je devais atteindre…

Ce que je tentais de faire…


*Les flammes, vous devez m’écouter…les secours ne doivent pas venir me rejoindre…il ne le faut pas…fonctionnez bon sang !*

- Tu devrais peut-être rentrer chez toi, tu dois avoir froid… avait-il dit à Arthur

- Non ça va…j’ai beau être petit, je ne suis pas frileux…ça va aller. Je suis inquiet pour lui. Il m’a sauvé la vie, alors que j’étais vraiment dans une triste situation…et il ne va pas très bien depuis. Cela m’inquiète, et je n’ai pas envie de fuir. Je veux rester ici.

*oh si seulement tu pouvais m’entendre Arthur…tu es si brave et si mature pour ton âge…tu m’étonneras toujours…mais je ne suis pas ton père…pourtant j’aurais aimé….*

Un autre s’approchait d’Arthur, ce n’était pas celui qui était parti, mais un autre.

- Tu devrais l’écouter quand même. Il fait un froid de canard à l’extérieur. C’est dangereux pour les enfants de ton âge, car tu pourrais tomber malade.

- J’ai dit que je voulais rester, je parle chinois ou bien vous êtes trop stupide pour comprendre ? Je suis inquiet pour lui, alors je ne pars pas…est-ce que c’est clair ?

*Arthur…*

Quelques instants plus tard, ce cri retentissait. Un cri très puissant, témoin d’une frayeur extrême, dont j’ignorais la source.

Cela venait de la maison du type qui avait pour protéger d’appeler le Samu. Soit j’y étais allé trop fort, soit il venait de trouver quelque chose d’effrayant, quelque chose d’autre, mais de quoi pouvait-il bien s’agir ?


- Mais…mais qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi a-t-il crié ? Il vaut aller voir ce qui se passe…il le faut…je reste avec lui si vous voulez, mais allez voir s’il va bien, je vous en supplie…

Arthur les suppliaient même de s’en aller. Avait-il un plan derrière la tête ? Quelque chose qu’il comptait faire ? Je ne comprenais pas tout.

Je n’étais pas encore réveillé, mais les bruits que j’entendais m’intriguaient. Des bruits de pas, comme si des personnes couraient, probablement vers le domicile de celui qui allait appeler les secours, un grand souffle de vent, comme un éventail immense.

La liste n’était pas logique, surtout pour le grand souffle de vent. Cela m’étonnerait que Rexia prenne le risque de revenir quand même. Je ne voulais pas qu’elle prenne d’autres risques pour moi.

Je ne le voulais pas…

_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 2 Déc - 14:50

    ... et pourtant, malgré le fait que Samuel ne le voulait pas, c'est ce que fit Rexia. Car, depuis le ciel où elle gardait un oeil distrait sur les humains qui se tenaient au sol... des créatures forts ennuyeuses à observer, d'ailleurs. Si elle ne couraient pas, elles marchaient, et ne faisait rien d'autre, comme des fourmis... si elle ne pouvait pas vraiment bien distinguer les choses qui arrivaient, elle finit quand-même par comprendre qu'il y avait un problème : une foule commençait déjà à se rassembler autour de ce qu'elle avait l'impression qui était la maison d'Arthur, là où elle avait laissée ses amies. Une peur monta en elle : elle commença donc à perdre de l'altitude, à descendre en dessous du niveau où les gents ne pouvaient distinguer ce qu'elle était. Elle craignait pendant un moment que les gents qui se trouvaient en bas, la population dite "normale", n'aient compris ce qu'étaient les deux humains qui l'avaient accompagnés, et qu'ils s'en soient pris à eux. Tendis qu'elle descendait, elle pouvait entendre la voie du jeune garçon, et même si elle n'arrivait pas à comprendre ce qu'il disait, elle saisissait déjà à l’intonation de sa voix qu'il était énervé...

    La femme du chasseur se sentit outrée devant la façon dont l'enfant lui avait répondu... à croire que les jeune d'aujourd'hui n'avaient plus aucun respect envers les adultes. Elle était sur le point de répliquer sévèrement, mais son mari lui attrapa l'épaule et l'en dissuada d'un regard... même si le petit Arthur leur avait grandement manqué de respect, il savait que c'était parce qu'il s’inquiétait pour cette homme qu'il avait l'air de considérer comme étant son père. Il n'avait surement pas voulu dire ça, et il s'excuserait quand les choses se seraient arrangées. Un hurlement retentit depuis la maison d'Alfred... tous se tournèrent dans sa direction, et à la demande du petit garçon, l'homme qui avait voulu aider Samuel partit voir ce qu'il se passait... cependant, hors de question qu'il reste tout-seul...


    -Brigitte, dit-il à sa femme, reste ici avec le gamin, et il entra dans la maison de son ami.

    Les gents apprendrait plus tard la vérité : le téléphone avait fondu entre les mains de l'homme alors qu'il était sur le point de donner l'adresse aux secours. Tous les humains présents avaient les yeux rivés sur la maison, et personne ne remarqua la masse de Rexia qui était descendue suffisamment pour pouvoir observer le visage de ses amis... Samuel, mais qu'est-ce qu'ils lui avaient fais !? Seul Arthur se rendit compte de sa présence, et il fit un signe discret à la dragonne pour qu'elle leur vienne en aide. Celle-ci fit un signe affirmatif du museau, et descendit en piqué dans leur direction...


    -Attention, hurla la première personne qui sentit le courant causé par ses ailes lui fouetter le visage, le dragon revient !!!

    Donnant un coup de queue à la femme qui voulut à ce moment-là attraper Arthur par les épaules pour le tirer en arrière, Rexia l'envoya valdinguer à l'autre bout du jardin, dans un massif de roses qui la piqua, mais qui au moins l'empêcha de se blesser en tombant, et atterrit par dessus Arthur et Samuel, les gardant derrière ses pattes de devant et grognant après toute personne osant s'approcher d'eux, telle une mère cherchant à protéger ses petits... ou un prédateur leur disputant une proie, ce fut à l'avis de chacun. Le coup d'oeil rapide à son ami lui fit comprendre qu'il était en vie, mais dans un état commateux proche de la mort... pensant que c'était la faute des autres humains, elle lança à ceux-ci un regard de haine. Elle avait tout à coup une très grande envi de trancher dans la chair de ces personnes... mais déjà, ceux qui tenaient des armes s'étaient repris et retirer les crans de sûreté. Un coup partie, mais ce coup-ci, elle ne se fit pas avoir et se contenta pencher un peu la tête pour esquiver la balle qui se perdit dans les tuiles du toit d'une maison. Elle voulait se battre, mais au fond d'elle-même, elle savait qu'elle ne pouvait pas : ils étaient trop nombreux, mais ce qui la décida vraiment à ne pas se lancer, c'était qu'elle devait avant-tout mettre à l'abri ses deux protégers.

    Alors la dragonne saisit le corps inanimé de Samuel entre ses serres... elle fut rassurée de sentir contre ses coussinets le coeur de l'humain battre... et se baissa, se qui permit à Arthur de se hisser en se tenant aux pointes et d'aller s'installer sur son dos. A partir de là, plus personne n'osa tiré, de peur de toucher leurs semblables... Rexia en profita pour pousser le plus fort qu'elle pouvait sur ses pattes de derrière, creusant de profonds sillons dans la pelouse du jardin d'Arthur, et elle s'élança dans le ciel aussi vite qu'elle le pouvait. En seulement trois battements d'ailes, elle était déjà hors de portée des tirs. Elle monta aussi haut que les humains pouvaient supporter la pression de l'air, et fit demi-tour pour retourner vers le centre de New York. Pour mettre ses amis à l'abri, elle savait parfaitement où elle devait allée...

    Avant qu'elle n'apprenne qui était réellement Nathan Petrelli, elle l'avait considérée comme un ami, et il lui avait montré un haut immeuble de la ville où elle n'avait que très peu de chance de se faire découvrir. Elle n'y était pas retournait depuis, mais elle savait que ce n'était pas loin. Lorsqu'elle arriva au dessus de cette immeuble, elle se posa, les pattes de derrière en premières, et déposa délicatement Samuel sur le sol de goudron, en faisant en sorte de protéger sa tête. Puis elle se baissa pour laisser descendre Arthur, et poussa un peu le corps immobile de son ami du bout du museau...


    -Samuel, réveille-toi, je t'en pris, lui dit-elle, avant de se redresser et de pousser un rugissement de rage : qu'est-ce qu'ils lui ont fais, ces sales briseurs d'oeufs !? Immondes bâtards, je vais retourner là-bas et leur arracher la tête !!
    -Rexia, je t'en supplie, calme-toi, dit Arthur en tremblant, à la fois de froid et de peur. Ce n'est pas... quand il t'a soigné, la lumière à aspirée beaucoup de son énergie... il s'est évanouit à cause de ça.

    La nouvelle laissa la dragonne aussi pataude que si elle avait plongée dans une marre de bous qui aurait séchée... si Samuel était comme-ça, c'était de sa faute à elle. Parce qu'il lui avait sauvé la vie, la sienne était maintenant en danger. Cela fit à nouveau monter la colère en elle, à la fois contre elle-même, et contre son ami...

    -Samuel, tu n'es qu'un idiot ! Hurla-t-elle à son adresse. Tu n'avais pas le droit de faire ça pour moi ! Qu'est-ce que je vais devenir si tu meurs et que moi, je reste en vie, hein ?! Tu es la seule personne en ce monde qui m'aide à me cacher ! Tu es le seul qui me comprenne... tu es le seul qui ne me fasse pas me sentir comme un monstre...

    Elle balaya les débris qui jonchaient le toit d'un coup de queue, et se coucha à côté du corps, qu'elle attrapa et qu'elle posa contre son ventre chaud. Elle fit ensuite un signe du museau à Arthur qui vint s'installer près de Samuel. Lorsqu'ils furent couchés contre-elle, elle rabattit son aile sur-eux, les protégeant ainsi du monde extérieur... elle ne pouvait pas réveiller son ami, mais au moins pouvait-elle l'empêcher d'avoir froid.

    -Je te préviens, Samuel, chuchota-t-elle en couchant sa tête près de la tente en peau qu'elle venait de leur former, ne comptant pas dormir de la nuit afin de veiller sur eux : j'ignore si tu peux m'entendre, mais tu n'as pas interré à mourir. Sinon, je balancerais ton corps dans la mer pour qu'il soit mangé par les poissons !
Revenir en haut Aller en bas
Samuel Langster
Light Of The Assassin
avatar

Date d'inscription : 17/05/2011
Messages : 11778

Capacité(s) : Pyrokinésie Avancée et Lumière de Guérison/Bouclier (autoguérison et guérison d'autrui)

Camp : Neutres/Hybrides

Feuille de personnage
Activité RP: 20 sujets en cours
Mode RP: On, mais bon...j'en ai quand même 20 x)
Tes Relations:
MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Sam 3 Déc - 16:11

Ce pouvoir, cette guérison…je pouvais sauver le monde, des vies en danger qui pourraient malheureusement se terminer, mais il y avait à priori une contrepartie, que je commençais à comprendre pendant cette soirée. J’avais beaucoup utilisé mon pouvoir, même à étendue mondiale, et ceci commençait sérieusement à me faire du mal. Il m’attaquait, de l’intérieur, en m’affaiblissant sérieusement, et c’était pour cette raison que j’avais perdu connaissance, et que je me trouvais dans cet état, encore une fois enfermé dans ce noir que je ne supportais plus. Je ne parvenais pas encore à me réveiller, à ouvrir les yeux, et dire que j’allais bien. Cela m’embêtait sérieusement, car j’entendais toute l’inquiétude qu’Arthur avait pour moi. Entendre cette douleur et ne rien pouvoir faire pour l’atténuer, était quelque chose de complètement opposé à mes principes. J’étais censé l’aider, l’empêcher de pleurer ou bien même de souffrir…mais j’en étais incapable. Je n’étais qu’un être vulnérable en fin de compte, et en aucun cas un être extraordinaire. Je n’avais aucun mérite, et j’avais tort.

Tous ces bruits, autour de moi, je ne comprenais pas leur signification. Je savais qu’ils existaient, mais je ne savais pas pourquoi ils étaient là, le but qu’il y avait derrière tout cela. Je pourrais très bien souffrir, sans comprendre quelle en était la raison…et c’était bien le pire.

Je sentais mon corps décollé, porté par quelque chose, une force que je n’arrivais pas à définir les yeux fermés. J’étais perdu. Cette sensation ne dura qu’un temps, car j’étais, un peu plus tard, poussé de l’extrémité de ce que je pensais décrire comme un museau. Rexia était-elle revenue ? Était-elle revenue pour moi ? Je ne pouvais que le supposer, malheureusement, sans dire que tout ceci était la stricte vérité. Seule une ouverture de mes yeux pourrait être la garantie d’une exacte vérité, mais je ne pouvais pas encore le faire. J’étais encore trop faible, même si je ne mourrais pas, pas encore, mais ma volonté était toujours présente. J’étais toujours capable d’espérer, et jamais je ne perdrai espoir. Je serai toujours capable de me battre. Je le ferai toujours.

Rexia tentait de me réveiller et je l’entendais me parler…mais comment lui répondre…comment me réveiller…alors que je le souhaitais tellement !


*Laissez-moi me réveiller ! J’ai besoin de parler !*

Mais aucune réponse.

*Je veux me réveiller ! J’en ai assez de rester comme ça ! Cette obscurité me fait peur…c’est pire que la mort ! Aidez-moi !*

Toujours rien…

Ma conscience était enfermée dans une sorte de procédure de veille, et qu’elle ne souhaitait pas en sortir, pour me permettre de me réveiller.

J’avais guéri Rexia, parce que je n’aurais pas supporté le fait de la perdre mais, en échange, j’étais en train de me perdre dans toute cette histoire. J’étais en train de subir un mal, que je ne comprenais pas. Mon pouvoir connaissait des dysfonctionnements, c’était évident, et je ne savais pas encore comment y remédier. Cette étendue mondiale, que j’avais pu donner à cette lumière de guérison, m’avait affaibli et me mettait en danger. Ces pertes de connaissance ne sont pas anodines. Elles étaient dangereuses. Je ne mourrais pas…mais c’était tout comme. Cette faiblesse, je la haïssais…je n’en pouvais plus. Je voulais que tout puisse cesser, pouvoir reprendre connaissance et ainsi montrer que j’allais bien.

Malheureusement, j’en étais incapable.


*j’ai besoin de toi, je t’en supplie…*

Je ressentais la chaleur d’une aile, celle de Rexia, qui m’apportait un peu de réconfort dans mon cœur. À l’intérieur de moi, j’étais bien, mais je ne parvenais toujours pas à me réveiller. Cette contradiction m’énervait.

Et les heures passaient.

À la longue, ce noir commençait à faiblir, à s’éloigner, et peut-être…enfin me laisser tranquille. Je recommençais à retrouver le chemin de la lumière, et peut-être enfin pouvoir parler à ces deux importances de ma vie : Rexia et Arthur. Si j’y parvenais, c’était parce que je connaissais à ouvrir les yeux. Je me rendais compte de mon état. J’étais vraiment trop faible…mais mon espoir commençait à renaître. Je pouvais encore être sauvé, surtout si je commençais à reprendre connaissance.

Arthur fut le premier à le remarquer. Il était à côté de moi.


- Papa, tu te réveilles ? Tu es là ?

Je bougeais légèrement, pour tenter de poser mes yeux sur le visage d’Arthur, mais j’avais encore beaucoup de mal…

- Chut, chut…ne bouge pas. Tu es encore faible…alors ne prend pas de risque.

- D’accord…

Je levais les yeux pour tenter d’observer Rexia…je voulais m’excuser…

- Pardonne-moi…si jamais je n’avais rien fait, et que je t’avais perdue, je n’aurais pas pu le supporter.

- Mais tu as trop utilisé tes pouvoirs en échange…cela t’as épuisé. dit Arthur en se rapprochant de moi

- Je sais…mais je ne pouvais pas les laisser faire. Si ce pouvoir me permet de sauver des vies, je dois le faire…

C’était un peu comme une évidence, même si cela avait l’air de me faire énormément de mal.

Ce dysfonctionnement me faisait peur.


- Je suis désolé de vous avoir fait peur…que ce soit à toi Rexia, ou même à toi Arthur. Je ne pensais pas que tout ceci me ferait autant de mal…je ne le savais pas…

Et c’était vrai…

J’étais malheureusement au courant de rien, et j’avais du subir cette vague de peur et de douleur sans prévenir. J’avais du également la faire subir à Arthur et à Rexia, qui ne méritaient pas de s’inquiéter autant que cela…


_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 6 Déc - 15:31

    Les heures passèrent et la nuit se faisait de plus en plus sombre autour-d'eux, mais Rexia ne dormait... en fait, même si elle l'avait voulue, même si elle n'avait pas eue sous son ailes deux petits humains qu'elle tenait à protéger contre le monde qui les entourait et qui ne leur voulait que du mal, elle n'aurait surement pas réussie à dormir. L'expérience qu'elle avait subie lorsque Samuel s'était servi de son pouvoir curatif pour la ramener à la vie... oui, on pouvait bien dire ça comme-ça, car lorsqu'il l'avait sauvé, son esprit avait déjà quitté son corps, et son cerveau en était seulement encore à assimilé l'information. Si la lumière n'était pas intervenue, seulement quelques secondes plus tard, son coeur aurait finit par s'arrêter... faisait encore couler en elle un trop plein d'énergie qui lui donnait envi de faire le tour de la Terre en battant le plus rapidement possible des ailes. Si elle n'avait pas due et voulue rester là pour veiller sur ses amies, elle serait sans doute encore dans les airs à cette heure-ci.

    Si seulement elle pouvait avoir le moyen de contrôler elle-même le pouvoir de Samuel... elle pourrait alors tenter d'injecter ce trop plein d'énergie dans le corps du Spécial de feu et peut-être réussir à le réveiller. Mais elle avait déjà tentée de le faire, la nuit dernière, lorsque le petit groupe se cachait encore dans les égouts, elle avait parlée à la lumière comme si c'était une entité vivante, lui demandant d'aspirer son énergie à elle pour soigner Samuel, et ça n'avait pas marché. Alors elle dut rester là, se sentant impuissante, attendant de voir comment évolué l'état du deux-pattes, et afin de se défouler et de laisser partir un peu de cette énergie, elle tapotait le béton dur, froid et inconfortable sur lequel elle était couchée avec les griffes de sa patta avant-droite, et fouettait férocement l'air avec sa queue.

    Sous la tente, faite de membrane de peau rosée, qu'elle avait formée avec son aile, elle sentait le petit Arthur bouger régulièrement, et de temps à autre, elle l'entendait sanglotait... dans ses moment-là, elle rapprochait un peu sa tête de lui et se mettait à ronronner des espèces de chansons, qu'elle avait entendue à droite et à gauche en ville, leur donnant l'intonation d'une berceuse. Le pauvre enfant essayait de trouvé le sommeil, mais il avait du mal à le trouver, et la jeune dragonne n'avait pas de mal à comprendre pourquoi... il était, tout comme elle, inquiet pour Samuel, et bien que, de temps en temps, il réussissait à se glisser dans des rêves agités, il se réveillait toujours au bout d'une demi-heure en sursaut, malgré les paroles rassurantes que lui murmurait Rexia quand elle sentait qu'il faisait un cauchemar.

    Elle ne s'y était absolument pas attendue et sursauta lorsque Arthur se mit tout à coup à crier... la grande bête mythologique releva alors son aile et vit que Samuel, après de longues heures d'inconsciences, commençait enfin à se réveiller. Il ouvrit faiblement les yeux devant le museau de la dragonne, qui sentit une immense joie monter en elle telle une vague de chaleur créée par le pouvoir de Samuel... il était vivant, et il se réveillait ! Rexia l'observa, tendis que le jeune garçon s'occupait de le forcer à rester couché et que son ami s'excusait de ce qu'il avait fait, tentait de s'expliquer...

    C'était inutile, la dragonne comprenait bien pourquoi il avait fait ça... cependant, elle n'arrivait pas à savoir qu'elle sentiment l'emportait sur elle : le bonheur du retour de son ami, ou la colère devant les risques qu'il avait pris pour elle. Finalement, elle se décida... et donna un coup de langue sur la joue de Samuel, avant de coller le bout de son museau contre son ventre, comme si elle cherchait à lui faire un câlin, tout en lui disant :


    -Je sais, Samuel, je sais pourquoi tu as fait ça... mais tu n'en avais pas le droit. Tu dis que tu ne t'en remettrais pas si je devais mourir, mais moi, comment crois-tu que je me sentirais si tu n'étais plus là ? Tu es la première personne qui ait vraiment cru en moi, et sans toi, DESTINÉE aurait eue la possibilité de me recapturé cent fois. Si tu meurs, alors même si je survies, je ne serais plus rien... alors s'il te plait, la prochaine fois, fait en sorte de vivre, même si moi, je dois mourir. Je préfère ne plus être de ce monde plutôt que d'y vivre sans toi, mon ami. Alors, ne recommence pas, sinon je m'occuperais personnellement de te faire brûler ton arrière-train.

    Elle se redressa un peu et observa les deux humains. Rexia remit sur-eux son aile afin que le vent nocturne ne les fasse pas grelotter, gardant seulement leurs têtes visibles, puis elle continua :

    -Ce que tu as fait était imprudent... elle l'observa un moment, l'oeil sévère, et finalement, elle sourit : mais puisque tu as survécu, je suis heureuse que tu l'ais fait... merci, Samuel. Et puis, tu m'as également fait vivre une expérience incroyable. Quand ta lumière m'a envahie, j'étais déjà dans le noir de la mort, et avec la force que tu m'as offert, j'ai pus le briser, et, étrangement, j'ai ressentie ça comme si j'étais en train d'éclore. En temps qu'expérience, je ne suis pas née comme une dragonne, et ne pas avoir pu sortir de l'oeuf ma toujours manqué... mais maintenant, grâce à toi, je me sens plus dragon que jamais. J'ai l'impression que mes sens sont devenus plus aiguisés qu'avant et que je ressens le monde différemment, comme si le peu d'humain qu'il restait en moi était parti. Et mon corps déborde tellement d'énergie que je pourrais vous emmener à l'autre bout de la terre sans me sentir fatiguée pour autant...
Revenir en haut Aller en bas
Samuel Langster
Light Of The Assassin
avatar

Date d'inscription : 17/05/2011
Messages : 11778

Capacité(s) : Pyrokinésie Avancée et Lumière de Guérison/Bouclier (autoguérison et guérison d'autrui)

Camp : Neutres/Hybrides

Feuille de personnage
Activité RP: 20 sujets en cours
Mode RP: On, mais bon...j'en ai quand même 20 x)
Tes Relations:
MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mer 7 Déc - 1:21

Un dysfonctionnement inconnu, tout partait de là…

Mon pouvoir de guérison avait une signification positive dans son fonctionnement, mais également quelque chose de beaucoup plus douloureux, et mon cerveau en avait fait les frais. Ces saignements pouvaient tuer un mortel tout ce qu’il y a de plus normal. Je n’en étais pas un, mais je restais un être vulnérable à priori, susceptible de s’effondrer à chaque instant, et pendant un long moment. Voilà ce qui m’était arrivé en la présence de Rexia et d’Arthur, sauf que cela avait un rapport avec un trop plein d’énergie. Plusieurs guérisons de suite ressemblaient à une colonne de douleur et la superposition m’avait été fatale.

Me réveiller avait été une tache si compliquée, que je n’avais jamais cessé de croire que mon inconscience était devenue définitive, et que je n’allais jamais pouvoir faire quoi que ce soit pour y remédier. Mais j’étais là. Je voyais les yeux d’Arthur, comme si j’avais arrêté une sorte de tristesse dans ses yeux, quelque chose qui avait pu arriver par ma faute. S’il avait pleuré, c’était à cause de moi…mais au moins tout était terminé. Mais, si j’étais resté plus longtemps dans cet état, tout aurait pu très mal se terminer, et ça je ne l’aurais pas supporté. À vrai dire, eux non plus…

Juste après je vis Rexia. Ce coup de langue qu’elle me donna me fit sourire. C’était une preuve, que j’étais bien présent, et que je n’allais pas partir de sitôt. Ceci me rassurait, me calmait. Pour résumer le sentiment, aucun mot ne conviendrait. Je pouvais simplement dire que tout était fini. Tant que je n’utilisais pas mes pouvoirs, du moins dans l’immédiat, tout irait bien. Je devais penser à ce que je ressentais, notamment son museau, tout contre moi…rien d’autre.


- C’est pour cela que je m’excusais. S’il y avait bien une chose que j’ignorais, en actionnant mon pouvoir, c’est bien que cela était capable de se terminer comme ça, en cette perte de conscience. Je n’en savais réellement rien… Mais maintenant que je le sais, je ferais mon possible pour que cela n’arrive plus, je te le promets.

C’est moi qui allait contre elle après la deuxième partie de ses paroles, alors que son aile recouvrait nos deux corps, celui d‘Arthur et le mien.

- Moi non plus je ne serais pas grand-chose sans toi. Tu m’as sorti de cet enfer, qui durait depuis une semaine, au moment où j’ai cru que personne ne pourrait découvrir où je me trouvais et ainsi me sortir de là… J’ai vraiment cru au pire, et tu as été une sorte de miracle, si je pouvais le caractériser de cette manière.

Quand Rexia me parlait de ce qu’elle avait pu ressentir pendant que je la guérissais, tout ceci me rappelait une sorte de renaissance, un sentiment si bon et surtout si inédit à ressentir que ce soit pour n’importe quelle créature vivant sur cette Terre, qu’il s’agisse d’un humain, ou bien d’un animal par exemple.

Sa description demeurait magnifique, à ce que j’entendais. J‘étais fasciné par une chose, que j‘avais pu faire sans réellement m‘en rendre compte. J‘avais été, en quelque sorte surpris par une chose qui relevait de ma propre initiative.

Étrange…très étrange…


- Cela ressemble à une renaissance ce que tu m’as décrit, et c’est un sentiment que je ne croyais jamais pouvoir entendre de la bouche de quelqu’un d’autre. Quand quelqu’un renaît, c’est comme s’il était sauvé deux fois. Quelqu’un m’a dit cela une fois.

Plus dragon que jamais, Rexia était quelqu’un de plaisant à observer, bien que je croyais encore qu’à peine à ce que j’avais pu lui faire ressentir : cette renaissance.

Mais ce qu’elle m’en avait dit était très beau, quelque chose de si magique. Je n’avais jamais pu l’entendre de la bouche de quelqu’un, surtout après l’utilisation de mon pouvoir. C’était bien la première que cela arrivait.


- Cela a l’air magique de vivre ces choses que tu as pu me raconter. La renaissance n’était que théorique pour moi, jusqu’à ce que j’entende ton discours et, sérieusement, la magie de tes paroles fait plaisir à entendre. Je ne pensais pas provoquer quelque chose d’aussi…comment dire…exceptionnel, mais l’avoir fait, ne serait-ce qu’une fois, et surtout pour toi, je ne le regrette pas.

Je sentais quelque chose bougeait contre moi…c’était Arthur.

- Arthur ? Qu’y a-t-il ?

- Ben…j’ai froid papa…

- Prend ma main, cela t’aidera

Avec mes mains, je jouais le rôle d’un chauffage atténué, afin de réchauffer Arthur et éviter de bruler Rexia par inadvertance. Le chauffage atténué était sans danger pour moi. Il s‘agissait d‘une force réduite de mon pouvoir, que j‘utilisais parfois même sans en avoir conscience. Il s‘agissait, en quelque sorte, d‘une habitude que j‘avais prise de manière inconscience, et ceci ne m‘avait jamais tué. Une force si réduite ne pouvait pas tuer.

- Merci papa…je t’aime papa…

- De rien Arthur…réchauffe-toi.

Je l’observais. Il se comportait avec moi, comme si j’étais son père, alors que je ne l’étais pas, mais je savais que quelque chose de fort nous liait. Un sentiment fort nous unissait l’un et l’autre, aussi étrange que cela puisse paraitre. Je n’avais pas envie de le perdre et, vu sa réaction, lui non plus.

- Je ne t’oublierai pas Arthur…oh non...

Je souriais en l’observant en train de se blottir contre le chauffage que je lui offrais.

_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 9 Déc - 9:48

[J'adore les images de ta signature ! Mais ma parole, vous commencez à vous prendre pour un dragonnier, mon seigneur ^^]

    Samuel lui promettait qu'il ne referait pas deux-fois la même erreur, ce qui était suffisant pour rendre le sourire à la dragonne après la peur qu'il venait de lui faire. Il affirmait aussi qu'il ignorait que son pouvoir allait lui faire subir une telle situation... Rexia le regarda d'un air un peu sceptique... était-il vraiment honnête, là, ou cherchait-il à lui mentir à elle et à lui-même ? Chaque fois que le Spécial activait sa lumière curative, celle-ci était alimentée par sa propre énergies vitale, c'était pour ça qu'il était affaibli. Elle-même ressentait toujours la baisse d'énergie dans le corps de son ami grace à ses sens très développés lorsqu'il utilisait ce don... était-il possible qu'il ne l'ait pas encore compris ? Si c'était la cas, ça voulait donc dire que les humains avait l'esprit bien plus fermé que ce que la grande créature pourpre avait pue penser.

    La jeune femelle écouta attentivement ce que son ami lui dit sur l’expérience qu'elle avait vécue suite à sa blessure, et lui y donna un nom : renaissance. C'était une renaissance, une seconde naissance, et une seconde vie... Rexia n'arrivait pas encore à savoir ce que c'était, mais quelque-chose avait changé, en elle. Pourtant, elle était toujours la jeune dragonne adolescente au caractère d'enfant qu'elle était avant de "presque-mourir", mais elle se sentait malgré-tout différente, plus vivante que jamais, plus forte... elle avait l'impression qu'elle serait capable d'attaquer à elle-seule les locaux de DESTINÉE où elle avait passée la plus grande partie de sa vie et en ressortir vivante. Elle en avait l'impression, mais elle n'en était pas non-plus devenue complètement inconsciente... elle ne se jeta pas dans cette expérience.

    Rexia posa sa tête sur les plis de sa propre aile, tout près de ses deux amis, les observant de son seul oeil gauche, et murmura :


    -Alors je te dois plus que la vie, de mon côté, Samuel. Tu as terminé avec moi ce que les scientifiques avaient commencés... sauf que toi, ce que tu as fait, c'est en bien. Tu dis que je suis un miracle, mais toi, tu es l'ange-gardien qui me donne ma force d'être un miracle et qui m'as permis d'enfin réellement comprendre ce que j'étais... je ne suis ni une humaine différente, ni une bâtarde entre deux-races créée génétiquement, comme je l'ai toujours un peu crue : tu m'as refais naître, et maintenant je suis réellement une dragonne pure-souche, car j'ai vécue tout ce que doit vivre un dragon... le premier vol, la chasse, la création de mon feu, et enfin, mon éclosion. Elle lui donna un léger coup de museau affectueux, puis fit un petit clein d'oeil à Arthur avant de montrer à Samuel son plus beau sourire de dragon... en bref, avant de lui mettre sous le nez toute une rangée de ses crocs... et de lui dire, d'un air taquin : en fait, c'est un peu comme si tu étais devenu mon père, à moi-aussi.

    Le petit Arthur, de son côté, avait froid... la dragonne le regarda d'un air désolée. Elle avait crue que sa chaleur interne suffirait à le réchauffé, mais apparemment, il avait besoin de plus, et Rexia ne pouvait lui donner ce plus. Elle eut beau regarder à droite et à gauche, il n'y avait rien sur ce fichu toit qu'elle ne pouvait brûler sans attirer l'intention des habitant de l'immeuble... il n'y avait que des antennes et des cheminées, rien d'autre. Ce fut alors Samuel qui s'occupa de réchauffer le petit, en faisant chauffer ses mains et en tenant les siennes. Au début, la bête le regarda d'un air sévère... il n'allait quand-même pas recommencer à dépenser bêtement son énergie ! Jusqu'à ce qu'elle se rende compte qu'augmenter sa chaleur corporelle ne semblait pas affaiblir son ami. Et bien au fond, c'était temps mieux, ainsi l'enfant n'allait attrapé mal, et son père adoptif non-plus... et pour ce qui était d'elle, le feu de ses entrailles suffisait à la réchauffer.

    La dragonne observa un moment les deux bipèdes blottis l'un contre l'autre... et son esprit vagabonda un peu vers un passé qu'elle avait oubliée depuis longtemps. Elle ne put s'empêcher de se demander si, un jour, elle s'était elle-aussi blottit ainsi contre un parent qui l'aimait, avant de devenir une orpheline et de se retrouvait enfermée, tel un rat de laboratoire... d'un geste rageur de la queue, elle chassa cette question de sa tête. Elle n'allait que se faire du mal, en songeant à ça, et elle le savait, alors autant ne pas lancer dans ce genre de question. Et, pour se changer les idées, elle décida qu'il était temps de demander à Samuel :


    -Bon, et maintenant, que fait-on ? Je ne peux pas prendre le risque de vous ramener chez Arthur... même en supposant que j'arrive à vous déposer là-bas sans me faire remarquer, les autres humains vont vous assaillir de questions gênantes sur le "pourquoi je ne vous ai pas mangée". Et puis, vous ne pouvez continuer à vivre comme-ça, sur les toits et dans les égouts... moi, cette vie me convient, mais vous allez finir par tomber malade à force que je vous trimbale partout comme-ça. Il doit bien y avoir un autre endroit où vous pourrez vous cacher et où vous aurez un minimum de confort... ?
Revenir en haut Aller en bas
Samuel Langster
Light Of The Assassin
avatar

Date d'inscription : 17/05/2011
Messages : 11778

Capacité(s) : Pyrokinésie Avancée et Lumière de Guérison/Bouclier (autoguérison et guérison d'autrui)

Camp : Neutres/Hybrides

Feuille de personnage
Activité RP: 20 sujets en cours
Mode RP: On, mais bon...j'en ai quand même 20 x)
Tes Relations:
MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Sam 10 Déc - 19:15

Une renaissance, une seconde vie…

Il s’agissait d’une chose à laquelle une maigre catégorie pouvait prétendre, car elle n’arrivait que par chance. Elle n’était qu’exceptionnelle…si peu accordée, que l’on pouvait plutôt qualifier cette chose-là d’utopie, un eldorado inaccessible. La sensation la plus proche de la renaissance, que j’avais pu ressentir, était le coup de foudre que j’avais pu avoir pour Rachel. Ce sentiment magnifique avait traversé mon âme, et transformé celle-ci par la même occasion, en quelque chose de bien meilleur, plus humain. Avec elle, j’étais devenu quelqu’un d’autre, cette personne humaine et normale que je n’avais jamais pu être en la présence de n’importe qui d’autre. J’avais certes un pouvoir…enfin deux…mais j’aimais Rachel. Je n’étais plus seul, et je n’avais plus de raison d’être triste. C’était une renaissance, dans un sens personnelle, car elle avait affecté mon caractère.

Mais la renaissance de Rexia était plus spectaculaire, en regard de ce qu’elle me racontait. Elle me disait qu’avec mon pouvoir, j’avais pu terminé avec elle ce que les scientifiques avaient commencé, mais que je l’avais fait en bien. Elle se sentait comme un vrai dragon, une chose accomplie en fin de compte, et capable de vivre toutes les expériences de la vraie vie, une par une, comme une réalité immuable avec le temps. Sa renaissance était véridique, une pure seconde vie, et non un simple changement de caractère. C’était magnifique.

Mais j’arrivais à peine à croire au fait que je serais responsable, avec mon seul pouvoir de lumière de guérison, de l’accomplissement d’une chose aussi magnifique qu’une renaissance pure et simple. Comment aurais-je pu accomplir un tel miracle, à moi seul ? Comment était-ce possible ? Je l’ignorais, mais Rexia disait que j’avais fait cela…alors peut-être devrais-je croire en cette hypothèse, comme une réalité. Peut-être…


- Entendre une expérience aussi belle est quelque chose de magique, que je ne pensais pas trouver. Je guéris les gens, depuis que j’ai obtenu ce pouvoir, et je ne pensais vraiment pas être capable de provoquer une renaissance, aussi complète. C‘est vraiment gentil tout ce que tu as pu dire sur moi…on ne me l‘a jamais dit, en tout cas pas d‘une manière aussi belle que la tienne.

Je souriais juste après ces paroles.

- Peut-être que mon pouvoir apporte plus de choses que je ne le croyais.

Je jetais alors un regard vers Arthur, le regardant se blottir contre moi. Sa position me rappelait tant ce que j’avais perdu : cette famille que je n’avais plus. Cela me rendait triste d’une part, mais cela m’attendrissait surtout. La position qu’il adoptait, ainsi que sa position enfantine, suffisaient à me toucher en plein cœur. Je ne pouvais pas m’empêcher d’être souriant face à cela, même si mon passé me hantait encore sur une immense partie de mon âme.

Arthur était si innocent. Aussi jeune et aussi enfantin, je n’avais plus tellement revu un visage aussi doux depuis longtemps. Il était le premier enfant à qui je portais secours depuis que j’avais perdu mon fils. C’était la première fois, et je ne pouvais pas rester impassible face à cela. C’était une image reposante de la vie, car j’apportais de la sérénité dans le visage d’un enfant, alors que je ne pensais plus jamais pouvoir le faire. Pourtant je l’avais fait. J’étais parvenu à donner le sourire à un enfant. Moi, hanté par de nombreuses horreurs du passé, j’avais pu partager une notion, même infime du bonheur. C’était impensable, mais pourtant vrai.

Vint plus tard la question ultime : qu’allons-nous faire ?

Mais que devrais-je y répondre ? Malheureusement, c‘était trop dur.


- Honnêtement, si cela ne tenait qu’à moi, je pourrais continuer à vivre comme ça, car j’ai connu pire pendant de nombreuses années, mais il y a quelqu’un d’autre à qui il faut penser. Arthur est encore un enfant et il a besoin du confort et de la chaleur d’un foyer, alors il vaut mieux se focaliser sur cela. Je pense qu’il y a un endroit où on pourrait aller, et où Arthur pourrait rester sans se soucier de ce qui pourrait lui arriver, mais il est un peu éloigné d’ici. Mais, niveau sécurité, j‘ai confiance en ce lieu…

Arthur m’interrompit, alors que j’allais suggérer un endroit : Le Serenity

- Papa…je peux dormir ?

- Repose-toi.

Arthur secouait un peu son corps, pour se blottir encore plus prêt de moi, le chauffage toujours en fonction.

- Merci…papa…je t‘aime

Je souriais, le regardant fermer ses yeux.

_________________
[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 15 Déc - 14:03

    Le pouvoir de Samuel semblait allé au-delà de l'entendement du jeune humain, et même au-delà de l'entendement instinctif de la dragonne... Samuel disait qu'il ne se croyait pas capable de créer une telle renaissance, mais Rexia savait qu'il était capable de faire bien plus que ça. Après-tout, durant quelques minutes, elle avait été morte, et cette lumière l'avait ramenée à la vie. Les dons de son ami n'était peut-être pas fait pour êtres compris, finalement... la grande bête mythologique en avait déjà entendue parlée, cependant elle ne croyait pas l'existence d'une ou de plusieurs entités divines, elle ne croyait pas en Dieu. Elle était déjà elle-même considérée comme le plus grand prédateur qui n'ait jamais sillonné le ciel et la terre, et comme une déesse vengeresse parmi ceux qu'elle considérait comme ses proies, alors pourquoi croirait-elle qu'il existerait quelque-part quelque-chose ou quelqu'un de plus puissant qu'elle ? De plus, elle refusait de penser que si un dieu aimant devait exister, il aurait laissé la petite fille qu'elle avait été à une époque devenir le spécimen de laboratoire d'une organisation maléfique... bien-sûr, si un jour elle finissait par avoir la preuve qu'une telle entité pouvait exister, elle reverrait entièrement sa façon de penser. Mais en attendant ce moment, pour-elle, toutes ces histoires de religion n'étaient que des légendes créées un jour par des humains qui avait peur de la mort et qui étaient à la recherche d'un espoir. Cependant, et c'est bien-là où elle voulait en venir en songeant à cela : si il existait effectivement des choses divines, le don du Spécial couché contre-elle pouvait être considéré comme tel, car il pouvait à la fois sauver des vies, et en créer de nouvelle, comme cela s'était passé pour elle.

    Rexia écouta attentivement ce que répondit son ami à sa question... il y avait donc bien un endroit où le petit groupe pouvait se rendre, et même en supposant que Samuel ne veuille pas y rester, au moins Arthur pourrait y être en sécurité, au moins jusqu'à ce qu'ils réussissent à retrouver sa mère. C'était tout ce qui comptait, aux yeux de la créature, avec également une petite chose supplémentaire : il fallait absolument que le créateur de feu se repose lui-aussi, et pour ça, elle décida qu'elle se montrerait intransigeante : une fois qu'ils seraient en lieux sûr, elle le forcerait à y rester, lui-aussi, jusqu'à ce qu'il ait retrouvé toute son énergie... elle était prête à se servir de ses crocs, si il refusait de lui obéir.

    La jeune femelle sourit tendrement en voyant le petit se blottir contre celui qu'il considérait désormais comme son père adoptif... Samuel ne lui avait pas dit l'endroit où il voulait qu'elle se rende, mais au fond, pour le moment, ça n'avait pas vraiment d'importance...


    -Nous allons encore passer cette nuit à l'extérieur, chuchota-t-elle quand elle fut sûre que l'enfant était en train de dormir. Nous resterons ici pour que vous puissiez vous reposer, et toi-aussi, Samuel, tu devrais essayer de dormir un peu. Elle redressa le cou et observa l'horizon sombre, remplit des formes sombres des immeubles qui se découpaient dans la lumière argentée des immeubles : moi, je vais rester réveiller et garder un oeil sur vous... et inutile de protester, de toute façon, même si je le voulais, je ne pourrais pas dormir. J'ai encore beaucoup trop d'énergie dans le corps. Demain matin, aux premières lueurs de l'aube, avant que New York ne se réveille, je vous emmènerais là où tu veux, et ne t'en fait pas pour la distance.

    Elle baissa à nouveau le museau vers Samuel et en posa la pointe sur le front de l'humain, lui offrant ce qu'on pouvait appeler un "bisou de dragon", avant d'installer confortablement sa tête sur ses deux pattes de devant croisée, laissant échapper un ronronnement en guise de "Bonne nuit" et un peu tel une sorte de berceuse. Sa queue continuait à décrire des cercles dans l'air... c'était hélas, pour le moment, la seule partie de son corps qu'elle pouvait bouger sans prendre le risque de réveiller ses amis. Elle sentait qu'elle était en train de partir pour une longue et ennuyeuse nuit-blanche... mais elle était prête à le faire, pour Samuel et Arthur, les deux seuls personnes qui comptaient véritablement, pour elle. En fait, ils étaient un peu comme sa famille, à elle-aussi, maintenant...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   

Revenir en haut Aller en bas
 

"A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

 Sujets similaires

-
» Welcome in Hell... [Ali & Ysi ]
» 05. What the hell are you waiting for.
» Welcome Hell
» Drag Me To Hell
» Gates Of hell " La porte des Enfers

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Toute Bonne Chose A Une Fin :: Les Archives Du RPG-