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 "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)

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Samuel Langster
Light Of The Assassin
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Lun 23 Avr - 1:06

Mon esprit était gâté par une large partie par un sentiment mitigé, un mélange de joie et de peur.

La joie était procurée par une seule et unique chose, à savoir la présence de Rexia. Il y avait une chose qu'elle était seule à m'apporter et c'était bien cette tranquillité. Elle apaisait mon esprit comme personne, et m'aidait à oublier mes problèmes, oublier toutes ces choses qui pouvaient m'arriver, ces souffrances qui pouvaient me briser, me briser en mille morceaux. Je ne savais pas comment elle faisait, mais elle était douée d'une chose qu'elle était la seule à me procurer jusque là. Son âme m'apaisait, elle calmait mes problèmes et mes souffrances afin que je puisse me sentir mieux, enfermé dans une atmosphère bien meilleure que celle de la torture et de la douleur. En l'observant dans son regard, je m'évadais, et me sentais dans un autre monde, un monde où tout était plus simple.

Mais un immense sentiment de peur m'habitait, une peur qui me brisait de part en part. J'avais commis des actes sans même m'en rendre compte, des actes qui ont amené des dessins à se retrouver sur un bloc-notes, des dessins que je n'osais pas observer de peur d'y découvrir des horreurs, des horreurs que je ne pourrais pas supporter simplement parce que je les aurais dessinées sans aucune pincée de volonté. Des dessins que personne ne voulait, des dessins qui pouvaient même prédire le pire pouvaient se trouver dans ce bloc-notes. J'avais peur de découvrir ce que j'avais fait, vraiment peur. Délirer au point de faire des choses sans m'en rendre compte était un fait qui m'effrayer. On ne possédait plus le contrôle sur nous-mêmes. Le monde n'avait plus le même sens au point que des murs puissent même être capables de parler. On devenait comme fou pendant quelques instants, et pour des intentions douteuses.

Je ne savais pas ce que j'avais fait, ni pour quelle raison je l'avais fait, et ceci m'effrayait au point que je ne puisse plus supporter la vue de ce bloc-notes. Je le repoussais violemment comme pour l'éviter, comme s'il s'agissait de la peste vivante. Je ne pouvais plus le supporter, même si une partie de ma tête se demandait toujours ce que j'avais pu faire pendant ces moments-là. La curiosité de l'être humain était une chose bien étrange, une chose capable d'être mélangée avec l'image d'une maladie, une maladie si forte que le fait de la guérir était bien compliqué. Elle s'accentuait très vite au point de nous empoisonner l'existence. Dans plus d'un sens, Rexia avait raison. La curiosité insatisfaite était une horreur, une horreur qui pouvait nous faire du mal, une souffrance qui pouvait être terrible, sérieusement terrible.

Je parlais alors à Rexia.


- Cette peur peut nous faire du mal et je sais qu'elle est en train de m'en faire, puisque je crains à chaque seconde de découvrir une horreur dans ce bloc-notes. C'est ce qui me bloque, ce qui m'empêche de l'ouvrir et de savoir exactement ce que j'ai pu faire pendant cette période où je n'avais plus d'emprise sur moi-même. Tu as raison sur le fait que la curiosité est une vilaine maladie, l'ayant moi-même subie souvent, mais là...j'ai l'impression que les choses sont différentes, qu'un sentiment supplémentaire s'est ajouté dans ma tête et me bloque. J'ai beau me dire qu'ouvrir ce bloc-notes et savoir ce que j'ai écrit ou dessiné est la meilleure chose à faire, mais quelque chose dans ma tête me bloque, m'empêche d'avancer et de l'ouvrir. Cela ne m'incite qu'à le repousser, le cacher et l'éviter à tout prix.

Je la regardais.

- Je ne sais pas quoi faire... Tu crois que je devrais l'ouvrir quand même, même si j'en tremble rien qu'à cette idée-là ? Je n'arrive pas à le faire...

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 24 Avr - 16:17

    Le regard perçant aux pupilles de chat de la jeune dragonne se plongea dans les yeux de l'humain, et une fois de plus, Rexia put lire la terrible peur qui avait germée comme une plante de ténèbres à l'intérieur de ses iris, une peur si... terrifiante, elle ne trouvait rien de mieux pour la qualifier, bien que cela fasse un peu ridicule, que si elle avait pue bouger, elle l'aurait surement écrasée, afin de pouvoir raffermir une emprise éternelle envers Samuel pour qui elle jouait en quelque-sorte le rôle de phare dans la nuit, l'aidant à ne pas sombrer dans la folie par sa simple présence rassurante. En effet, la grande créature aux écailles de rubis pensait qu'il valait mieux pour-lui qu'il lise ce qu'il avait marqué, ou qu'il regarde ce qu'il avait dessiné sur ce bloc-note dès maintenant, temps qu'il avait encore assez de force, assez de courage pour le faire, car plus tard, le sentiment de la peur risquait d'avoir grandi et de le bloquer encore plus... cependant, maintenant, elle n'était plus aussi certaine que ça de cette conviction, quand elle voyait l'effet que la simple idée de regarder pouvait avoir sur lui. Il semblait encore plus effrayé que lorsqu'il s'était réveillé suite son coma, encore plus que elle, comme elle l'avait été suite à son cauchemar. Vu son état, finalement, la peur ne pouvait que lui faire d'avantage de mal, alors elle prit une décision...

    Ne prenant pas la peine de répondre tout-de-suite à la question du Spécial, Rexia étira le cou au-dessus de lui et referma le bout de sa gueule en forme de bec sur le bord du petit tas de papiers attachés ensembles. Elle se leva ensuite, emportant le simple objet avec-elle, faisant attention à ne pas y baver dessus, pour ne pas abimer l'ancre dont elle sentait le goût, tourna quelques secondes le dos au lit et à son ami, et le déposa doucement sur un meuble, près d'une lampe en métal qu'elle se souvenait avoir faillie briser d'un coup de queue, quelques jours plus tôt. Sa première idée avait été de détruire cet objet maudit... une simple petite flammèche crachée par l'un de ses naseaux aurait suffis à réduire les feuilles en cendres sans risquer de mettre le feu à la chambre, et en ne laissant derrière qu'une légère odeur de brulé... cependant elle oublia très vite ceci, car elle savait que si pour le moment, Samuel ne pouvait pas voir le bloc-note, il risquait de le réclamer au bout d'un moment, de vouloir voir ce qu'il y avait à l'intérieur, et si l'objet n'existait plus, jamais la soif insatiable de sa curiosité ne pourrait jamais être étanchée, à moins qu'il ne retrouve la mémoire, ce qui, ça, n'était pas certain.

    Elle le posa de façon à ce qu'il puisse facilement être retrouvé, même si elle n'était pas là pour dire où elle l'avait mis, mais également de façon à se que son grand corps de lézard géant puisse le cacher à la vue de Samuel. Puis elle se tourna à nouveau vers son ami, un léger sourire amical illuminant son museau. Elle était assez fière, car elle pensait qu'elle venait de prendre la bonne décision afin de pouvoir rendre la paix à l'esprit de Samuel, lui faire sortir ce qu'il avait bien pu faire sur ces pages de la tête... comme on le disait si bien : loin des yeux, loin du coeur, et vu que ce bloc-note semblait le lui briser, son coeur, autant qu'il soit très, très loin de ses yeux, ou au moins en dehors de son champ de vision. Elle posa à nouveau la tête sur les couvertures, près de lui, après avoir ajustée sa position pour être installée plus confortablement sur la moquette, et ne quitta plus son ami de ses yeux brillants ambrés, au regard tendre pour lui... elle rompit alors le silence pour lui expliquer :


    -Si cela doit vraiment te faire autant de mal que ça, autant ne pas regarder, et même ne plus voir et ne plus penser à cet objet. Lorsque tu te sentiras près à regarder à l'intérieur, tu n'auras cas me le réclamer... mais en attendant, essai donc de penser à autre-chose, oubli cette peur qui te ronge. Cherchant à changer de sujet, à parler de quelque-chose de plus agréable que la peur que lui inspirait le bloc-note, le sourire de Rexia s’intensifia, et elle décida de parler d'une chose qui était toujours capable de lui remonter, à elle, le moral, en lui demandant : quand tu iras mieux, que tu pourras à nouveau te lever et tenir sur mon dos, retournerons-nous voler ensemble ? J'avoues que me déplacer dans les airs en la compagnie d'un ami est une expérience que j'aime tout particulièrement.

    En effet, lorsqu'elle avait un cavalier avec qui elle pouvait partager sa passion de la haute-voltige, cela retirait le côté solitaire qu'il y avait au fait de voler, et donc le seul inconvénient qu'elle avait toujours trouvé dans cet activité, faisant ainsi de ça l'amusement par excellence pour un jeune dragon comme elle...
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 26 Avr - 18:05

La peur qui m'habitait était puissante, mais elle était forgée que sur une chose plutôt irrationnelle pour un être humain. Bien sûr, les consciences pouvaient être effrayées par des objets, mais de là à avoir peur d'un simple carnet ? Le monde était-il devenu barge ou n'était-ce que moi qui délirait dans l'histoire ? Je n'en savais rien, mais les mystères entourant ce bloc-notes me perturbaient sérieusement.

Au départ, je l'avais saisi sans m'en rendre compte, dans un état second. Je ne parvenais plus à contrôler mes mouvements comme si j'étais attiré vers lui sans pouvoir m'en échapper. Pendant cette période où je n'étais pas moi-même, j'avais du écrire ou dessiner des choses sur ce carnet, et le fait de pouvoir découvrir des formes de violence, des cauchemars que je pourrais prédire, m'effrayait au plus haut point. J'avais peur de ce que j'avais pu faire, simplement parce que je ne savais pas ce que j'avais pu faire.

La décision que Rexia prit sans le dire fut une occasion pour moi de commencer à oublier et à penser à autre chose que la peur qui m'effrayait en ce moment. Elle étira le cou au dessus de moi pour saisir le bloc-notes dans sa bouche et être capable de le déplacer sans l'abimer ni affecter la qualité des dessins. Elle le déposa sur un meuble, non loin d'une lampe en métal qu'un spécial du Serenity m'avait faite. Ce qu'elle avait fait pour moi était un geste que j'appréciais, parce qu'elle m'épargnait le fait de me faire dévorer immédiatement par la peur. Rexia revint par la suite sur les couvertures, le regard ne quittant point mon visage. Elle m'expliqua ce qu'elle venait de faire.


- Franchement, merci. Tu ne peux pas savoir à quel point j'apprécie ton geste; lui disais-je en la regardant. Tu as raison. Je devrais penser à autre chose, oublier ma peur en pensant à quelque chose d'agréable, quelque chose de magique.

Quand elle me parlait du fait de pouvoir revoler avec elle, j'eus une bonne représentation du mot magique, car c'était exactement le mot auquel j'avais pensé quand j'avais pu voler avec elle. Dès l'évocation de la possibilité de revoler avec elle, j'eus même la force de sourire de nouveau, même si c'était encore un sourire bercé par l'hésitation.

- Oui j'aimerais beaucoup pouvoir voler de nouveau avec toi. La dernière fois j'ai réellement aimé voler avec toi. C'était magique, même plus que ça d'ailleurs. Voler dans les airs est une expérience fascinante qui libère notre esprit. Je me suis senti si bien quand on l'a fait la dernière fois. J'aimerais vraiment pouvoir le refaire. Cette expérience si belle aide une conscience à apprécier la vie, et j'en ai besoin en ce moment.

Je la regardais.

- Les choses deviennent compliquées, même le fait de savoir qui je suis est compliqué car je n'arrive même plus à prendre conscience de la vérité dans toute cette histoire. La simplicité et la magie, les choses sont si belles quand elles sont remplies que de ça, et j'ai l'impression d'en manquer. Mais quand je te vois, j'ai l'impression d'avoir une chance de vivre tout ça.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 29 Avr - 17:01

    Rexia songea longuement à la raison qui pouvait bien pousser son ami à avoir une telle peur d'un simple tas de papiers raccordaient ensembles par elle ne savait quelle invention des humains, et elle finit par en arriver à cette simple conclusion : ce n'était pas du bloc-note, qu'il avait peur, ni vraiment de ce qu'il avait écrit à l'intérieur... ce qui lui faisait peur, c'était sa propre ignorance, l'ignorance de ce qu'il avait écrit ou dessiner à l'intérieur de cet objet, l'inconnu de ce qu'il avait fait. L'humanité était ainsi en elle-même, les hommes avaient peur de l'inconnu, ils avaient peur de ce qu'ils ne connaissaient pas, de ce qui était différent d'eux, de ce qu'ils ne pouvaient contrôler, et la preuve la plus simple était celle de la chasse aux Spéciaux. Samuel, lui, avait en cela une grande différence par-rapport à la plupart de ses semblables, une qualité que peu possédaient : il savait aller au-delà de ce genre de peur, voir au-delà des apparences... au-delà de SON apparence, et c'était en cela que leur amitié était possible. Cependant, il ne devait se leurrer : quoi qu'il dise, quoi qu'il pense, et quelque-soit les pouvoirs qu'il possède, il ne serait toujours qu'un humain. La peur de l'inconnue, il l'avait, autant que n'importe quel homme sur le point de se suicider hésitait, car il n'avait pas peur de la mort : il avait peur de ne pas savoir ce qu'il y avait après celle-ci. Et en cela, au-final, avoir peur d'un bloc-note... non, de ce qu'il ne savait pas de ce bloc-note, n'était pas aussi étrange aux yeux de la dragonne chez un humain. Ce n'était qu'une nouvelle version de la peur de l'inconnu. Samuel était parfaitement saint d'esprit, mais son esprit, justement, était affaibli, et contrairement à ce qu'il avait fait avec elle, cette fois-ci, il n'était pas capable d'aller au-delà de sa peur de l'inconnu... en-tout-cas, pour le moment.

    Rexia était ravie : sa réaction envers le bloc-note semblait avoir portée ses fruits. Ne plus voir ni sentir l'objet contre lui semblait rassurer Samuel, et le voir se sentir mieux lui faisait plaisir... et la faisait se sentir fière d'elle-même pour avoir prit la bonne décision. Maintenant, ils pouvaient tranquillement parler de quelque-chose de "magique", comme le disait si bien le mâle. Normalement, si on suivait la logique du monde à travers lequel nous vivions, les choses tel que la magie n'existaient pas... bon, OK, les êtres doués de pouvoirs particuliers ne devraient pas exister non-plus, et c'était en cela qu'elle pensait que, dans ce monde, en réalité, malgré ce que s'évertuaient à penser les humains, rien n'était logique, justement... alors autant parler de ce qui s'en rapprocher le plus en à ce moment-là, et quoi de plus magique que de pouvoir se déplacer sur le dos d'un dragon, l'une de ces créatures légendaire dont parlaient les légendes ?

    La grande bête aux écailles de rubis s'en rendait bien compte : il faudrait quand-même qu'elle attende plusieurs jours, mais malgré-tout, un grand sourire d'enfant illumina son museau ; Samuel disait qu'il serait ravi de bientôt revoler avec elle, dès qu'il irait mieux, elle l’emmènerait sur le toit, et ensemble, ils s'élanceraient dans le ciel. Volait était ce qui définissait un dragon, et Rexia ne s'était jamais sentit mieux que lorsqu'elle déployer ses ailes dans le ciel... elle était persuadée que lorsqu'ils repartiraient ensemble, le vent qui fouetterait leurs visages ferait s'envoler les soucis de Samuel. Maintenant, hélas, tout ce qu'il fallait faire, c'était attendre que son ami se sente en état de quitter son lit, de sortir de sa chambre, d'affronter à nouveau le monde extérieur... mais ça ne faisait rien. Elle saurait se montrer patiente, elle attendrait. Et en attendant, justement, tout ce qu'ils pouvaient faire, c'était discuter...


    -Merci, dit Rexia, reconnaissante envers Samuel lorsque celui-ci lui dit qu'elle était l'une des raison qui lui donnait encore le goût à la vie. Et toi, sache que tu es celui qui me donne l'envie de faire confiance aux humains. Hélas, si l'on va dans ton sens, tout est compliqué, dans nos vies... nous sommes différents des autres et nous sommes chassés... mais nous ne devons jamais perdre espoir. TU ne dois jamais perdre espoir, Samuel. Tu seras de nouveau sur pieds très bientôt, je le sais. Ton esprit et ton corps son plus forts que les miens, tu résistes à bien plus de chose que ce que je pourrais, et tu as déjà survécu à pire que ça. Je ne suis pas devin, mais je sais à quoi tu es appelé à devenir, mon ami : un héros. Un jour, ton nom sera connu, et pas parce que tu sera un Spécial ou un Hybride, ou parce que tu seras craint et recherché : parce que tu auras réussi à rétablir la paix entre les deux genres de deux-pattes. Et j'espère que, dans ton heure de gloire, il y aura une petite place pour moi...

    Rexia ne disait pas cela pour rassurer Samuel, pour le faire se sentir mieux... enfin, si, un peu quand-même, mais cela ne changeait pas les fait : elle pensait sincèrement qu'un jour, le Spécial au don d'immortalité jouerait un rôle pour rétablir la paix entre les humains normaux et les Spéciaux. Pourquoi ? Pourquoi lui, parmi tout les deux-pattes qu'il y avait dans le monde ? Elle le sentait, voilà-tout. Samuel avait du pouvoir en lui, bien plus que ce qu'on voyait, que ce qu'elle connaissait, que ce qu'il croyait, son instinct le lui disait... il avait le pouvoir de faire de grandes choses, des choses terribles comme des choses biens, et à le connaitre, elle ne doutait pas qu'il ne ferait que de bonnes choses. Samuel rêvait, et mettait tout en oeuvre pour améliorer la vie de ses semblables... et c'était pour cela que Rexia croyait en lui, qu'elle savait qu'il y arriverait... un jour, son nom, Samuel Langster, serait connu de tous, pour les actions, pour le rôle qu'il aurait joué dans le sauvetage de l'humanité. Mais attendant, plutôt que de parlait de rêves, de devoirs et d'autres choses stressantes, elle déplia ses ailes et dit :

    -Lorsque tu iras mieux, je t’emmènerais voler au-dessus de l'océan. Tu as manqué ça, la dernière-fois, tu dormais sur mon dos... mais crois-moi, si tu aimes voler, tu vas adorer ça. Se laisser porter par les vents marins, avec la sensation du sel qui nous grattouille, et l'odeur de la mer dans les naseaux... tu ne peux pas comprendre temps que tu ne l'as pas vécu.

    Comme pour s'imaginer le vol, la grande bête mythologique se mit à battre des ailes, un peu comme dans des mouvements de gymnastique... ce qui, en réalité, était le cas. Pour que les muscles de ses ailes ne rouillent pas pendant les jours qu'elle passerait ici, à veiller sur Samuel, Rexia savait qu'elle devrait battre régulièrement des ailes dans le vide... et vu que la discutions sur le vol était en train de la motiver, autant en profiter.
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 1 Mai - 0:39

Maintenant, si je ne me rendais plus compte de la nature même de mes mouvements, quelque chose de grave me guettait et cette chose n'était autre que la peur, la peur de moi-même et de ce que je pourrais faire dans ma vie. Même le plus infime de mes mouvements apporterait en moi des questions immenses, des questions beaucoup trop fortes pour être supportées par un esprit fragile tel que le mien. J'ignorais ce qui pouvait m'arriver, s'il y avait un remède à tout ceci, et c'était pour cette raison que la peur me pétrifiait aussi facilement pour me laisser dans un tel état de souffrance. J'étais fragile, je l'admettais, et c'était bien ce qui me faisait du mal. Le fait de ne rien savoir était probablement un fait qui accentuait mon état, mais au fond je ne savais pas exactement comment je serais si jamais je savais tout, et si jamais mes mouvements cachaient une horreur intense, une horreur que j'aurais faite sans même m'en rendre compte. Le corps ne contrôlait pas ses mouvements, ne contrôlait plus rien du tout, et faisait pourtant quelque chose, quelque chose qui pouvait être important. Misère...mais qu'avais-je ? Qu'avais-je subi de si grave pour perdre le contrôle de mon corps et faire des choses sans même le savoir ? Je n'en savais rien, et c'était bien cela le pire. Je ne parvenais pas à dépasser cette peur, en tout cas pas pour le moment.

Quand Rexia avait écarté le bloc-notes, mon esprit se sentait un peu mieux, comme libéré d'un poids largement trop encombrant, et en effet il l'était. Il l'était réellement. Je me sentais mieux quand je ne l'avais pas dans mon champ de vision, comme si je pouvais l'oublier au moins pendant un bref instant, un instant simple où je pouvais être tranquille. Plus détendu, je pouvais même trouver la force de sourire, de parler avec Rexia sans me faire du mal à moi-même. Je pouvais commencer à oublier la source de mes problèmes, cette chose qui me brisait le coeur aussi facilement. Rexia était une des raisons qui me donnaient le goût à la vie, et ce n'était pas un mensonge. Je pensais sincèrement ce que je disais.


- Tu n'as pas besoin de me remercier, surtout que je pense sincèrement mes paroles. Tu es réellement ce que je dis. lui dis-je après ses remerciements.

Quand j'écoutais les paroles qu'elle adoptait par rapport à qui j'étais, mes yeux en furent touchés. Ces paroles étaient si belles et je ne pensais pas que quelqu'un pourrait penser de si belles choses par rapport à qui j'étais.

- Tu ne peux pas savoir à quel point tes paroles me touchent Rexia, parce que je ne pensais jamais en entendre d'aussi belles me concernant. Je ne sais pas si un jour je serais ce héros auquel tu penses, mais je garderai toujours à l'esprit que la vie des innocents prime toujours et qu'elles méritent toutes d'être sauvées. Au fond, j'ai toujours voulu les aider, faire quelque chose d'utile dans ma vie et les aider est devenu ma vie, parce que j'ai compris que c'était la plus belle façon d'agir, parce que le pouvoir en place est en tort. J'espère sincèrement pouvoir rétablir la paix que la Terre mérite et devrait toujours avoir, parce que ce chaos-là n'aurait jamais du naître. Un humain avec ou sans pouvoir reste humain. Cela ne donne pas une raison juste de causer une guerre aussi forte, alors que nous sommes tous pareils au fond de nous-mêmes.

Je la regardais avant d'ajouter.

Je maintiens le fait que tu es l'une des raisons qui me fait encore tenir debout, je le maintiendrai toujours parce que c'est vrai. Tu m'aides à trouver l'espoir et la force de continuer de me battre pour la paix. Si jamais ce rêve devient réalité et que je deviens un héros, je peux t'assurer que tu serais la première que je viendrais remercier, parce que ce serait grâce à toi que j'y serais parvenu. Et je pense réellement ce que je dis.

Lorsque j'irais mieux, Rexia m'emmènerait voler au dessus de l'océan, car j'avais manqué la dernière expérience en dormant sur son dos. Elle était convaincue d'une chose. Si j'aimais sincèrement le fait de voler, j'allais apprécier ce voyage, procurant toutes les sensations que la mer nous apportait.

Au fond, il était clair qu'elle n'avait pas tort. J'avais hâte de recommencer l'expérience.


- J'ai vraiment hâte de pouvoir voler avec toi de nouveau et sentir les sensations de l'océan d'une manière inédite que je n'aurais jamais expérimentée auparavant. Cette nouveauté me plait, et je pense que j'apprécierai le fait de la vivre, de la ressentir en profondeur.

Quand je la voyais battre des ailes pour de vrai, je la regardais avec le sourire, m'imaginant déjà avec elle au dessus des flots, à sentir ces vents et ces sensations que l'océan était le seul à nous apporter. J'imaginais toute la magie que j'allais pouvoir ressentir, alors que je ne la ressentais pas encore. C'était comme un avant-goût, un rêve qu'il me tardait de réaliser.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 4 Mai - 17:27

    Après que la jeune dragonne ait écartée le bloc-note de la vue et du contact de son ami humain, celui-ci commença doucement à aller un peu mieux, ce qui rendit Rexia plus heureuse que jamais en présence de Samuel... serte, il était toujours faible, il avait toujours beaucoup de mal à bouger, il ne pourrait surement toujours pas se relever, pas avant plusieurs jours... mais au moins, elle avait réussie à lui rendre son sourire, et à quelque-peu effacer la peur qui régnait sur son coeur depuis qu'il avait découvert ce qu'il avait fait, sans savoir pour autant ce que ça pouvait bien être. La créature aux écailles écarlates était cependant curieuse...

    Elle se demandait ce qu'il avait bien pu écrire ou dessiner sur ce bloc-note pour que cela éveil en lui une telle frayeur qu'il ne pouvait même pas réussir à songer à l'ouvrir et à regarder les feuilles, alors qu'il ne savait même pas ce qui était à l'intérieur. Pendant un moment, après qu'elle l'avait posée sur le meuble, elle avait été tentée de l'ouvrir d'un coup de museau et de regarder à l'intérieur... mais elle ne l'avait pas fait, pour deux raisons : la première, c'était que son oeil était trop gros pour qu'elle puisse comprendre quelque-chose d'écrit par la main humaine, ou de dessiné sur une surface si petite. Et la seconde, la plus importante : cela représentait la vie privée de son ami, elle ne voulait pas la violer. Ce que Samuel avait fait là-dedans, c'était à lui de le découvrir, pas à elle. Elle craignait de découvrir des choses personnelles qu'il ne voudrait peut-être pas partager avec elle. Elle était curieuse, mais elle respectait ce genre de choses... si un jour, elle devait savoir ce qu'il y avait là-dedans, ce serait parce que lui, il aurait voulu le lui dire ou le lui montrer, et pas d'une autre façon.

    Immobile et silencieuse, Rexia écoutait les paroles du jeune deux-pattes, montrant qu'il avait toute son attention, toute son écoute et sa compréhension, sans pour autant ressentir le besoin de lui répondre. Il doutait de devenir un jour le héros dont elle lui avait parlé, bien qu'il continuait à rêver de pouvoir aider ses frères et soeurs Spéciaux... hélas, cela montrait qu'il avait quand-même un petit manque de confiance en lui, et elle ne chercha pas à renchérir, car au fond, cela ne servait à rien : il ne réussirait pas à la persuader du côté un peu trop "fantaisiste" de sa vision, et elle ne parviendrait pas à le persuader qu'elle était certaine qu'elle avait raison, et qu'elle avait raison, tout simplement. Le seul souci, c'était que tout-cela ne se ferait surement pas sans quelques souffrances, et que bien qu'il ne souhaitait pas voir ceux-ci, selon Rexia, une guerre serait inévitable... la guerre entre les humains qui acceptés les Spéciaux, ainsi que les Spéciaux eux-même, contre ceux qui haïssait les Spéciaux. Ils devraient se battre si ils voulaient gagnés leur liberté tant méritée... mais, la dragonne en était certaine, ce serait un combat qui vaudrait le coup, qui vaudrait les sacrifices, un combat pour gagner ce qui leur revenait de droit. Cependant, si elle n'hésitait pas à parler à Samuel des pensés qu'elle avait de lui dans son futur, elle lui épargna ses visions de guerre... il était déjà malade, inutile de l’inquiéter en plus avec ce que ressentait son instinct. Et puis, cela n'était pas encore arrivé, autant ne pas le lui mettre dans la tête temps que cela ne sera pas utile.

    Le sourire qui illuminait le museau de la dragonne s'intensifia lorsqu'elle entendit les belles paroles que Samuel dit sur elle... tout comme elle-même le voyait comme l'incarnation de l'espoir qui lui donnait envie de continuer à vivre, il la voyait un peu comme l'épaule sur laquelle il pourrait toujours se raccrocher, en cas de chute. L'un pour l'autre, ils étaient tous les deux importants. Ne sachant quoi ajouter, elle ria un peu et lui annonça alors :


    -Nous sommes un peu déjà comme les héros de l'ancien temps, le chevalier et sa puissante monture. Chacun d'entre nous aide l'autre à sa manière, et c'est ce qui fait que nous nous entendons si bien, que nous nous complétons, au final. Sache que je suis heureuse de pouvoir t'être aussi utile, et qu'aussi longtemps que tu auras besoin de cet espoir que tu vois en moi, je serais là pour te l'offrir.

    N'abandonnant pas pour autant l'exercice de ses ailes, Rexia avança le museau et le posa sur le front de Samuel, lui offrant ce qui ressemblait à un "baisé de dragon". Puis elle revint à sa place initiale, gardant son oeil rond et ambré posé sur son ami. Elle ne savait plus quoi ajouter, après ce moment de pur d'émotion entre-eux... alors elle resta là, immobile, silencieuse, profitant simplement du plaisir de le regarder. Elle allait attendre, attendre qu'il parle à nouveau, puis elle romprait le silence dans lequel elle était plongée pour lui répondre... ou alors, si il restait silencieux, elle allait se contenter de continuer à l'observer, jusqu'à se qu'il s'endorme. Alors, malgré tout, elle continuerait à l'observer, même si lui aurait les yeux fermés, veillant sur son corps et sur ses rêves.

    Cependant, celui qui rompit le silence, ce ne fut pas l'un d'entre-eux : ce fut en réalité des coups frappés à la porte de la chambre, trois au total. Lorsque la dragonne se redressa paresseusement pour se retourner, celle-ci était déjà ouverte sur une partie de visage d'un enfant, et un oeil vert qui les observait...


    -Je peux entrer, demanda la petite vois d'Arthur, percée par l’inquiétude qu'il devait porter à son "papa d'adoption".

    Rexia lui fit un sourire attendrit, puis elle attendit que Samuel ne réponde... c'était à lui de dire si oui ou non, il se sentait en état de voir le petit garçon.
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Sam 5 Mai - 0:22

Le fait de ne plus voir ce carnet en face de moi était une sorte de libération que je ne parvenais pas réellement à décrire. Mon esprit s'était forgé à lui seul un ennemi à l'image de cet objet, comme si son humanité pouvait me tuer ou faire quoi que ce soit de malsain avec moi. Pourtant, ce n'était qu'un carnet, une chose qui ne pouvais bouger que si quelqu'un le bougeait par lui-même, alors pourquoi avais-je peur ? Pourquoi étais-je effrayé par une chose que je ne comprenais absolument pas ? Ces questions n'avaient absolument aucun sens à mes yeux, mais c'était pourtant ce qui m'arrivait. Je vivais une peur entièrement injustifiée, et ce sentiment me détruisait de l'intérieur. J'avais sérieusement besoin de m'en débarrasser et pour cela j'avais besoin d'aide, d'une aide précieuse que je voyais seulement en Rexia.

L'observer et discuter avec elle était un moyen comme un autre de pouvoir oublier cette frayeur et évader mon esprit vers d'autres pensées, des pensées plus joyeuses que ces horreurs. L'humanité était si belle dans des sentiments de joie. Le bonheur de sourire était un but inaccessible en quelque sorte, parce que j'avais beaucoup de mal à le conserver dans ma vie. L'amour, quand je l'avais, s'évanouissait souvent dans la nature d'une manière extrêmement tragique, car il s'envolait par le meurtre. Le dernier amour que Samuel avait perdu n'était autre que les débuts de sa famille. Des monstres avaient tué son jeune enfant sous ses yeux, avant même qu'il n'ait pu vivre un semblant de vie. La mère de son enfant n'était également plus de ce monde.

Penser aux événements aussi pénibles était quelque chose capable de perforer un esprit, attrister une conscience d'une manière aussi horrible, et c'était ce que je subissais au fond de moi en songeant à mes doutes et aux peines que j'avais subies durant mon existence. Mais, une sorte d'échappatoire existait quand j'observais Rexia non loin de moi. Son sourire était magique, capable de m'aider à me sentir mieux, comme libéré. Avec elle, j'avais l'impression de me sentir capable d'oublier tous mes problèmes, de revivre ma vie comme avant, même si au fond c'était largement impossible. Ce n'était pas par manque d'espoir que je disais cela, mais je savais simplement que ma vie n'allait jamais redevenir comme elle était avant, quand je n'étais qu'un simple pyromane passionné d'armes et rien de plus important que cela.

Je l'observais avant de lui parler.


- Et bien, ça je ne m'y attendais absolument pas. Ce genre d'image amène mon sourire et je parviens à retrouver mon bonheur grâce à toi. Mais, quand on y réfléchit, ce type d'image nous représente en quelque sorte, enfin c'est ce que je pense.

J'ajoute très peu de temps après les paroles suivantes :

- Je t'aime beaucoup Rexia. Ce que tu fais pour moi est très touchant à mes yeux, je te l'assure. Je ne pourrais jamais te remercier comme tu le mérites.

Ce baiser de dragon amenait mon sourire et par la même occasion un certain souffle dans mon âme que je n'avais que peu souvent dans mon existence. Cette tranquillité d'esprit que je voudrais tant avoir dans ma vie, j'y aspirais depuis un long moment, depuis le début de mon existence en quelque sorte. Le fait de ne pas pouvoir encore y accéder pleinement était quelque chose qui m'ennuyait. Mais je pouvais en profiter pour des moments de l'ordre de quelques secondes ou minutes, et cela me faisait plaisir tout de même. Je ne pouvais pas refuser une si belle chose quand je la réclamais depuis toute ma vie.

Le silence qui était né fut rompu par trois coups dans la porte. Arthur était revenu et je le voyais depuis là où j'étais.


- Euh...oui...tu peux entrer Arthur lui dis-je, visiblement fatigué,, le contraire de ce que je voulais dire en autorisant l'entrée d'Arthur

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 6 Mai - 13:07

    Famille, amour, enfant... tout cela, avant ces derniers jours, Rexia ne l'avait jamais connue. Elle avait été enlevée à sa vie d'humaine seulement quelques jours après sa naissance, aussi loin que sa mémoire, ou plutôt que ce que les scientifiques de DESTINÉE avaient bien voulus lui raconter, pouvait remonter. Jamais elle n'avait connue la chaleur des bras d'une mère, la douceur d'une chanson sortant de sa bouche... a la place, ce qu'elle avait connu, c'était une simple couverture sur une litière de pailles, avec un disque qui passait en boucle, parfois, et qui répétait durant toute la nuit, au point de la rendre folle "J'aime obéir... J'aime mes maître... J'aime ce que je suis en train de devenir..." ou, grosso-modo, ce même genre de discours. Et surtout, autant qu'elle puisse le savoir, à moins qu'elle n'ait la chance de, un jour, tomber sur un autre dragon qui aurait survécu à l'extinction, ou alors qui serait le fruit d'une expérience des humains, lui-aussi, elle n'aurait jamais le bonheur de ressentir l'amour de quelqu'un qui vous aimait... par le véritable amour, et encore moins celui de porter un jour la vie. Parfois, elle s'imaginait, elle en rêvait, même, qu'elle couvait des oeufs... mais le rêve et l'imagination ne se rapprocherait jamais autant qu'on le désirait de la réalité. Hélas, elle n'aurait jamais de famille telle qu'elle souhaiterait l'avoir, à moins d'un étonnant coup du sort... mais devait-elle vraiment s'en plaindre pour autant ?

    Elle avait trouvait un peu comme une sorte de famille d'adoption, auprès de Samuel et des autres membres du Serenity qui commençaient à l'apressier. Ce n'était, serte, pas la même chose, mais c'était déjà mieux que rien, c'était mieux que de se retrouver seule à tenter de survivre dans ce monde où presque personne ne voulait d'elle. Et puis, peut-être valait-il mieux ne jamais avoir connu la chaleur d'une véritable famille, plutôt que de l'avoir eu un court instant et de la perdre aussi brutalement que l'avait perdu son ami couché sur son lit. Rexia décida de chasser ces idées néfastes de sa tête avant qu'elles ne la rendent trop triste... il ne servait à rien de se morfondre pour des choses qui, de toutes façon, n'avait jamais existées. Ca ne servirait qu'à la rendre dépressive, et elle ne pouvait pas se le permettre : Samuel avait besoin d'elle, pour le moment. Autant qu'elle laisse de côté ses rêves et qu'elle ne se concentre sur ce qui, pour le moment, se rapprochait le plus d'une famille, à savoir Samuel Langster, et le petit Arthur... dont elle ignorait le nom de famille, d'ailleurs.

    Un large sourire illumina la moitié du visage que laissait passer la porte entrouverte du jeune garçon lorsque son papa d'adoption lui donna la permission de les rejoindre, ce dont il ne se fit pas répéter deux fois. Il fit éruption dans la chambre, prenant à peine le temps de claquer la porte derrière-lui d'un coup de pied en continuant à avancer. La dragonne bougea simplement un la queue pour le laisser passer. Il la remercia et la salua en lui donnant une douce caresse sur le flan, ce à quoi elle répondit en un tendre ronronnement, puis alla s'asseoir sur le bord du lit, près du jeune humain adulte. Rexia dut s'avouer que Samuel semblait avoir repris quelques forces, ce dont elle était particulièrement heureuse...

    Elle avait sentit, dans sa vois, la fatigue qu'il avait tenté de leur cacher en invitant l'enfant à les rejoindre... il était toujours épuisé par ce qu'il arrivé à son organisme, et pourtant, il semblait ravi de laisser le petit Arthur venir le voir, ravi de le voir lui-même, ravi qu'ils soient réunis tous les trois. Il aurait pu demander à l'enfant de le laisser se reposer encore un peu, mais il ne l'avait pas fait... c'était cela, qu'elle trouvait vraiment beau, chez-lui : il était toujours près à recevoir ceux en qui il tenait, à faire passer leur bonheur avant son propre bien-être à lui, même lorsqu'il était à moitié endormi par la maladie, comme maintenant. Et la grande créature mythologique, elle, de son côté, était plus que contente de voir sa petite "famille adoptive" réunie.

    Avec les deux bipèdes sur le lit, même si Arthur n'était qu'assis, il n'y avait plus vraiment de place sur le lit pour qu'elle puisse y mettre sa tête... alors elle se contenta de poser celle-ci sur ses deux pattes de devant croisées, tout en continuant à les observer, les yeux levés, le sourire au museau. Arthur s'inquiétait pour Samuel, ça se comprenait à sa vois, et pas uniquement parce qu'il lui demanda :


    -Alors, comment tu te sens, papa ?

    ... ceux à quoi la dragonne dressa les oreilles, car en effet, la réponse l'intéressait, à elle aussi. En fait, elle savait déjà comme allait Samuel, elle ressentait la faiblesse de son corps, mais également le fait qu'il allait déjà bien mieux que tout-à-l'heure... cependant, ce n'était pas comment il allait, qui l'intéressait, c'était comment son esprit se sentait, comment lui, en lui-même, pas dans son corps, se sentait, si il allait bien, ou si il se sentait toujours dépressif...
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 6 Mai - 19:04

[inspiration pas super au rendez-vous, j'espère que ça te plaira]

La vie d'un Homme avec un grand H était rempli de droits, de devoirs, de bons temps et d'autres bien plus mauvais. Mais une vie rimait-elle à quelque chose quand elle était remplie d'immenses tortures telles que celles que je vivais actuellement ? Y avait-il un sens au fait de passer tout son temps à souffrir sans comprendre quelle était notre source de bonheur et surtout si on pouvait encore sourire et vivre notre vie avec des sentiments plus dignes que la colère ou la tristesse ? Honnêtement, je ne pensais pas que le sens de la vie n'était autre que la souffrance, parce que personne ne pourrait vivre heureux, personne ne pourrait sourire, et surtout personne ne pourrait aimer. Le bonheur était un but que l'on pouvait atteindre puisque certains le vivaient. Tout était encore possible dans nos vies. Tout pouvait encore changer et devenir plus rose. D'accord, nos vies n'étaient pas parfaites, mais nous pouvions déjà nous estimer heureux d'en avoir une, et de pouvoir continuer d'exister dans ce monde. En effet, une conscience bonne ou mauvaise était dans nos esprits, mais au moins elle existait quand même. C'était tout ce qui comptait au fond non ? La vie restait la vie peu importe comment on s'en servait.

Auprès de mes proches, je me forgeais une vie que j'aimais en dehors des souffrances que je pouvais vivre. Je restais proche de mes amis, avec un amour pour Rachel qui faisait battre mon coeur pour une bonne raison. J'avais une bonne raison de vivre, de rester en vie pour pouvoir aimer et espérer retrouver ce que j'avais perdu autrefois. Parmi ces amis que j'avais, j'en rencontrais des nouveaux, des personnes que j'appréciais et que je découvrais au fur et à mesure que le temps passait et que les choses changeaient. Pour cela, je citais Rexia, une des rencontres incroyables que j'avais pu faire depuis quelques temps. Tous les superlatifs du monde pourrait décrire cette personnalité qui avait percuté mon esprit pour le changer radicalement, et je le pensais réellement, sans peser mes mots. Elle avait un quelque chose d'unique qui me touchait, et je me sentais mieux en sa présence. Je me sentais plus tranquille en sa présence par que j'étais à côté d'une âme qui pouvait me réconforter, une âme qui était bien plus douce que ma vie actuelle, en tout cas c'était ce que je pensais au fond de moi. Elle apportait des choses en moi que personne ne me procurait : une sorte de tranquillité d'esprit.

Arthur entra dans la chambre et vint s'asseoir au bord du lit. J'étais ravi de le voir bien qu'encore fatigué par ce que je venais de vivre. Je n'allais pas refuser de le voir sous prétexte que je voulais encore me reposer un peu. C'était un effort stupide selon moi... Le voir pouvait me redonner goût à l'existence et je n'allais pas m'en priver. Arthur me demanda comment je me sentais et là j'étais un peu perdu. Que devais-je lui dire entre la vérité et la vérité qu'il souhaitait entendre uniquement pour lui faire plaisir ? Je ne le savais pas réellement.


- Honnêtement, je suis encore perdu et un peu épuisé... disais-je en lui tenant la main. Mais ça va aller, sincèrement ça va aller. Je m'en suis bien remis je te le promets.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 10 Mai - 11:35

[Ça me convient très bien, ne t'en fait pas ^^ Et puis, tu n'es pas le seul, en ce moment, à avoir des soucis d'inspiration. J'ai comme l'impression que ça nous prend tous Razz ]

    Sur la réponse de son papa d'adoption, le petit Arthur sourit, et il n'insista pas... en effet, on voyait sur son visage qu'il avait peut-être envi de tenter de pousser la discussion un peu plus loin, ce qu'il ne fit pas. Il aurait peut-être souhaiter lui poser des questions plus en avant sur ses véritables impressions, comment il allait dans sa tête, si il était malheureux, heureux, si il avait besoin de quelque-chose, quoi que ce soit... mais déjà, Samuel lui disait qu'il était épuisé, ce qui n'était pas mal, et qui tenté à prouver qu'il valait mieux ne pas le forcer à se triturer l'esprit avec plus de question qui ne ferait que le fatiguer d'avantage. Il ne fallait pas croire, mais réfléchir pouvait être quelque-chose de tout aussi fatiguant que de courir le cent mètres, surtout quand la maladie venait de l'esprit, des cauchemars que faisait le jeune deux-pattes, de son mal inconnu lié à ses pouvoirs de Spécial. Alors il ne posa pas d'autres question... il se contenta d'être-là, de lui sourire, et de se coucher près de lui, toujours en lui tenant la main. Pour la jeune dragonne non-plus, sa curiosité sur l'état de son camarade n'avait pas encore étanchée sa soif... mais surement pour les même raison qu'Arthur, elle ne poussa pas elle non-plus l’interrogatoire plus loin. Elle savait que Samuel était sincère lorsqu'il disait que ça allait aller, malgré le fait qu'il soit perdu et épuisé, bien qu'elle sentait que, peut-être, il cachait encore quelques parties de son état. Mais au fond, pourquoi le forcer à lui dévoiler ce qu'il ressentait vraiment si il ne voulait pas les inquiéter... elle ne voulait pas le forcer à se torturer l'esprit, en plus du reste.

    Alors, tendis que le petit Arthur s'installait aussi confortablement qu'il le pouvait sur le lit, entre Samuel et le bord du côté où se trouvait Rexia, ne poussant pas l'homme adulte pour autant et le lui lâchant pas la main, la dragonne entoura le lit avec sa queue comme elle entourerait un nid rempli d'oeufs, en instinct de protection envers sa petite famille, et dressa le cou, regardant les deux êtres-humains depuis le haut, un sourire attendri sur le museau. Ses ailes, à force de battre dans le vide, commençaient à lui faire un peu mal... il fallait dire qu'il était plus fatiguant de battre sans voler que de battre réellement pour décoller, car il fallait en plus forcer pour que notre corps reste sur place, qu'il ne s'envol pas tout-seul, et au sol, la gravité semblait avoir plus d'emprise sur nous que lorsqu'on était en train de voler... surement une histoire force invisible, ou elle ne savait quoi. Au fond, Rexia s'en moquait. Elle savait que lorsqu'elle battait des ailes, elle volait, et que lorsqu'elle était au sol, elle restait collée, que voulait-elle savoir de plus ? Au fond, même si parfois, elle se posait des questions, la dragonne vivait au jour le jour et se fichait de savoir le pourquoi des choses.

    Pourquoi volait-elle, alors que sa masse était presque aussi lourde que celle d'un éléphant ? Parce qu'elle était en réalité bien plus légère que ce qu'il paressait. Ses os était creux, comme ceux des oiseaux, et sa forme s’aplatissait et devenait aérodynamique lorsqu'elle fendait les cieux. Les muscles de ses ailes étaient fins, mais ils étaient les plus solides de tout son corps, afin de l'aider à se porter sans trop de difficulté, sans prendre de risque de se déchirer. Tout-cela, les scientifiques de DESTINÉE l'avaient appris en l'étudiant de près, mais personne ne s'était jamais donné la peine de le lui expliquer. Est-ce qu'elle s'en portait plus mal ? Non, pas vraiment. Avoir ce savoir ne changerait rien à sa vie. Pour elle, voler était naturel, elle ne ressentait en aucun cas le besoin d'en connaître la raison... se demander "pourquoi elle pouvait voler ?" reviendrait dans sa tête à se demander pourquoi les nuages sont blancs, pourquoi le soleil est une boule de feu, pourquoi les humains sont plus petits qu'elles... tout comme elle vivait au jour le jour, elle ne ressentait pas le besoin maladif des bipèdes de connaître la raison de chaque chose. Si elle ne connaissait pas la réponse à une question, elle se contentait de dire "C'est ainsi, et c'est tout. C'est la nature qui décide". Au fond, cette façon de vivre, en se fichant des raisons, n'était pas si mal... disons qu'elle se sentait surement bien plus calme et heureuse que bien des philosophes humains.

    Un nouveau silence s'installa entre les trois amis après la réponse de Samuel, un silence calme, mais que pourtant Rexia décida que, une fois de plus, il faudrait le rompre... elle voulait le rompre. Pourquoi ? Parce que depuis leur arrivée ici, elle avait quelque-peu oublié le petit Arthur, et qu'elle s'en voulait un peu. Alors elle lui demanda, avant qu'il ne s'endorme contre Samuel :


    -Et toi, alors, Arthur, comment vas-tu ? Tu te sens bien, dans le Serenity ? Tu t'es fait des amis ?
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 10 Mai - 20:40

[peut-être que la longueur de notre sujet amène les trous aussi ^^]

Trancher entre la vérité et le mensonge était bien un acte compliqué surtout quand la contrepartie impliquée était une immense inquiétude, une inquiétude venant d'une personne proche de soi.

On avait peur de la briser, de lui faire du mal en lui disant qu'on se sentait mal, ou quoi que ce soit d'autre prouvant que quelque chose n'allait pas. Après cette semaine en enfer, j'avais envie d'une toute autre chose dans ma vie. Il ne s'agissait pas du silence, loin de là, mais quelque chose de plus harmonieux et rempli que le silence. Je parlais là d'une sérénité d'esprit plus qu'importante, un moment où on se trouvait plus tranquille dans notre esprit. Je ne voulais pas inquiéter Arthur par ma fatigue, alors que ce n'était qu'une chose simplement passagère, une chose qui n'allait pas durer éternellement. Il suffisait simplement que je me repose un peu, et je ne pourrais qu'aller mieux. Un grand espoir sommeillait dans ma tête, chose qui n'était plus née dans mon esprit depuis un long moment. Les tortures me l'avaient ôtée parce que je n'avais plus la force ni la motivation nécessaire pour y penser.

Quand Rexia m'avait sauvé la vie, elle m'avait d'une part empêché de sombrer dans une immense douleur, mais aussi de sombrer dans un état de peine insoutenable. Ces monstres voulaient m'enlever la vie mais également mon âme. Ils voulaient tout me prendre, mais Rexia les en avait empêché. Sans elle, je serais encore là-bas et non pas ici au Serenity à tenter de me remettre de ce qui m'était arrivé, quelque chose de si grave que personne n'aurait même dû pouvoir y échapper vivant. J'avais eu une extrême chance d'avoir pu survivre, une chance démesurée. Si je n'avais pas un tel pouvoir, ma vie aurait déjà été éteinte depuis un long moment, sans aucune chance pour moi d'être heureux, de vivre l'amour ou d'autres sentiments humains. Je n'aurais été qu'un masque de tristesse toute ma vie. Il s'agissait là en quelque sorte d'une seconde chance, une chance pour moi d'apprécier ma vie et non de la haïr comme je le faisais auparavant.

Un silence pesant était né entre nous peu après ma réponse, que je me demandais d'ailleurs si je n'en étais pas le principal responsable. Le silence fut plutôt long, mais il n'était pas immuable avec le temps. Rexia le brisait, alors qu'Arthur était limite à s'endormir contre moi, en lui posant des questions et sur comment il se sentait au Serenity. L'enfant eut un peu de mal à se relever, mais il parla quand même, en disant :


- Oui oui ça va, je me sens bien ici. Et puis vous êtes là alors je ne peux qu'aller bien.

Je souriais en entendant cela, car des paroles aussi simples et aussi belles suffisaient à me toucher. J'observais Arthur en lui disant :

- Moi aussi je me sens bien en étant avec vous.

Arthur me taquinait en me tapotant, geste qui me fit un peu rire sur le coup, mais ça me faisait du bien.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Lun 14 Mai - 7:56

[Ouaip, on en a déjà dit tellement qu'on a du mal à retrouver notre inspiration Razz ]

    Le calme, la sérénité, la joie de se retrouver entouré par ses amis, par sa famille... dans la vie, il y avait bien des moments désagréable, principalement dans celle de Samuel, où il voguait entre ses tentatives de survies et ses moments où la maladie de son esprit amenée par ses pouvoirs le rendait plus faible qu'une petite souris venant de naître. Ces quelques moments de bien-être étaient toujours les bienvenus, car ils nous rappelaient au moins une chose : peu importe les épreuves, peu importe les douleurs, peu importe les dangers et les pièges que nous devrons traverser... dans la vie, il y avait toujours des moment de bonheur, des moment où l'on se sentait bien, où on sentait que la vie valait le coup d'être vécu. C'était en cela que Rexia était ravie de survivre, pour pouvoir, après les souvenirs de ce qu'elle avait vécue, les inquiétudes pour son ami et les chasseurs qui essayaient de la capturer ou pire, de la tuer, être là, en compagnie des deux êtres qu'elle aimait le plus au monde. Simplement être là, avec eux, être là pour eux, et eux être là pour elle, elle les rassurant, et eux la rassurant, par leurs vois, leurs caresses et leur présence. Oui, toutes les vies méritaient d'être vécu, et les leurs ne faisait pas exception... temps qu'ils avaient la possibilité de ressentir ces moments de pur bonheur, ces moment de calme où leur monde ne tournait plus que autour de leur petit groupe, la vie n'était pas un calvaire, car chacun serait là pour radoucir celle des autres.

    Tendis que le silence régnait entre-eux, un silence que, elle, elle ne trouvait pas ausi pesant que ça, attendant que le petit Arthur réfléchisse et réponde à la question, mais au contraire, plutôt agréable... bien souvent, les silences en disaient plus que les longs discours... la grande bête mythologique aux écailles de rubis se rendit compte à quel point elle avait de la chance... à quel point ils avaient tous de la chance. Peu de temps après avoir enfin trouver le courage de s'enfuir de ce lieu horrible où elle était née, Rexia avait rencontrée Samuel, en qui elle avait tout-de-suite eu confiance. Son odeur, son air gentil... tout chez-lui l'avait poussé à l'apprécier. Grace à lui, elle avait comprit qu'elle pouvait toujours faire confiance aux humains, que si beaucoup ne lui voulaient que du mal, tout autant n'avaient rien contre elle, et d'autres tenait à l'aider. Et lui, alors que sa vie devenait dure, qu'il était pourchassé pour ses pouvoirs, il s'était fait l'ami d'un dragon, qui avait mis chacun de ses dons en avant afin de le protéger, et, après avoir échoué dans sa mission, de le sauver de ses tortionnaires. Le temps avait passé et, après avoir trouvés une cachette, le temps qu'on les oublis, ils avaient trouvés cet enfant... orphelin de son père, et seul, Samuel l'avait pris sous son aile, et à eux-deux, ils l'avaient protégés, et s'étaient liés avec lui. Arthur avait donné une raison de plus de vivre à Samuel. Si la dragonne avait cru en le destin... ce qui n'était pas le cas, car elle n'aimait pas l'idée que quelque-chose d'autre qu'elle-même régisse ses choix... elle aurait pensée que malgré les douleurs, celui-ci avait été clément avec eux : il leur avait toujours permis de trouver un espoir.

    Quel dommage que, pour pouvoir éprouver ce bonheur, il fallait avant-tout devoir souffrir. Tout-ça à cause de DESTINÉE. Ce simple nom sonnait comme une insulte dans sa tête... c'était vrai, tout semblait toujours se lier à cette organisation. Rexia avait toujours crue que leur but premier avait été de la créer, mais elle avait appris, quelque jours plus tôt, en allant délivrer Samuel de la base militaire, qu'ils étaient en lien avec ceux qui voulait étudier les pouvoirs du jeune Spécial... peut-être même que c'était eux-même, qui le faisait. Cette organisation semblait posséder plus de pouvoirs que ce qu'elle avait crue... et comment savoir jusqu'où leur bras pouvait bien s'étendre ?

    Rexia ne se laissa pas gagner par la peur en songeant à cela... elle refusa de gâcher ce moment avec ses deux amis pour des peurs qui de toute-façon pour le moment étaient infondées, et elle sourie en écoutant la réponse du petit garçon... il semblait heureux, et ça, elle en était ravie. Mais à nouveau, songeait au bonheur des gents qui avaient trouvés refuge dans le Serenity, juste après avoir songé à l'organisation qui avait fait d'elle ce qu'elle était aujourd'hui, fit monter en elle une certaine inquiétude... elle se demandait si elle ne mettait pas tout-le-monde en danger, par sa simple présence ici. Peut-être que, une fois que son ami irait mieux... elle se refusait à l'abandonner dans cet état, même pour le bien du plus grand nombre... elle devrait songer à s'en aller, à s'éloigner de cet endroit...

    Son inquiétude fut trop forte pour que cette fois-ci, elle se contente de la mettre sur le côté, et elle se pencha au-dessus de Samuel pour lui poser la question :


    -Je me demande quand-même si ma présence ici est une bonne chose... DESTINÉE me cherche, je le sais, ils me cherchent même surement plus qu'ils ne te cherchent, parce que moi, je suis considéré comme une bête dangereuse. N'est-il pas risqué que je m'installe au Serenity ? Si jamais ils remontent mes traces, ils seront surement plus que ravi de mettre les griffes sur ce "nid de Spéciaux". Qu'en penses-tu ?
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Lun 14 Mai - 10:17

[Peut-être qu'il faudrait trouver un moyen de le terminer ce sujet non Razz ]

Si ma vie était davantage remplie de calme, de sérénité et de joie, je ne serais probablement pas atteint par autant de douleurs, de peine et d'un nombre démesuré de choses aussi atroces. Serais-je meilleur ? Vivrais-je une meilleure existence ? Je ne pouvais malheureusement pas me prononcer sur la nature de ce genre de vie simplement parce que je ne l'avais jamais vécu. Mon présent était compliqué, mon passé l'avait également été, alors comment pouvais-je savoir quelle était la nature d'une si belle vie ? Comment pouvais-je savoir ce que cela faisait d'être heureux tout le temps alors que je ne l'étais pas ? Jamais je ne pourrais en avoir conscience...jamais. Seule une immense chance pourrait m'aider à comprendre ce que cela faisait. Je ne savais pas si je devrais croire au destin, croire en un changement possible pour moi, mais j'espérais quand même que quelque chose allait pouvoir changer. Le peu de bonheur que j'avais pu avoir dans ma vie, je l'avais vu s'évanouir peu à peu et en plus d'une façon horrible. Quand j'avais trouvé l'amour pour une première fois durable, cet amour avait pris fin parce que des assassins en avaient décidés. Ils avaient tué celle que j'aimais ainsi que le fruit de notre amour juste sous mon nez au point que je puisse en perdre espoir à la longue. Le temps m'avait fait comprendre qu'une vie sans bonheur n'était pas une vie et qu'à la longue cela devenait insupportable, mais cela ne m'avait pas donné cette notion de bonheur parfaite à laquelle j'aspirais. Peut-être qu'en passant plus de temps auprès de Rachel, je pourrais enfin savoir ce qu'était le véritable amour, le véritable bonheur, toutes les choses auxquelles j'aspirais depuis si longtemps.

Pour éprouver un si grand bonheur, était-il obligatoire de souffrir, de passer autant de temps à se demander si la vie valait la peine d'être vécue et si une certaine utilité nous permettait de rester là, de trouver une bonne raison de continuer ? Honnêtement, je n'étais plus sûr de quoi que ce soit à force de vivre un calvaire aussi énorme. Je n'en pouvais plus. Ces monstres que je parvenais à croiser dans mon existence ne passaient leur temps qu'à gâcher la vie de tous les autres, tous les innocents qui ne méritaient pas de subir autant de douleurs. Ils prenaient le droit de jouer le rôle de tortionnaires alors que personne ne devait jouer ce rôle-là pour qui que ce soit. Le comble était qu'ils ne prenaient pas conscience de la souffrance que l'on pouvait éprouver. Tant qu'ils avaient quelqu'un à frapper, à saigner, à insulter moralement, ils étaient heureux de vivre, bien que les autres déchantaient. Comment pouvaient-ils être aussi être cruels et meurtriers envers leurs semblables ? Autant de désintérêt pour le camp du bien m'exaspérait. Je pensais que certains pouvaient être encore remplis de bon sens, mais l'humanité était bien compliquée à priori...trop compliquée.

Alors que le silence était redevenu présent, je vis que quelque chose n'allait pas, que quelque chose inquiétait Rexia. Je ne savais pas ce que c'était, ni si cela avait de l'importance, mais cela devait en avoir si cela percutait même Rexia. Elle révélait enfin la nature de son inquiétude au bout d'un moment, car elle se demandait si sa présence ici était une bonne chose alors que DESTINÉE la cherchait encore. Elle avait peur que ce fait puisse nous mettre en danger. Je pouvais comprendre ce qu'elle ressentait, mais je ne voulais pas la forcer à s'en aller, alors qu'elle était bien ici, non ? Je ne voulais pas la voir s'en aller uniquement parce qu'elle pensait qu'elle nous mettait en danger. Je ne voulais pas ça.


- Mais...mais non, je ne veux pas que tu t'en ailles moi. Si tu veux rester ici, reste ici, mais ne t'en va pas en pensant que tu peux nous mettre en danger. Je m'en voudrais si jamais tu prenais cette décision...

Je la regardais.

- Je ne veux pas te voir partir alors que tu penses être un danger pour nous.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 15 Mai - 10:22

[Personnellement, temps que tu me répondait, je trouvais toujours le moyen de te répondre ^^ Mais si tu penses qu'il vaut mieux qu'on le finisse, c'est comme tu veux Wink ]

    Partir, s'éloigner du Serenity, aller loin de Samuel... cette idée ne plaisait pas à la dragonne, autant qu'elle ne plaisait pas à son ami. Rexia avait pris l'habitude de vivre auprès des autres, elle se sentait heureuse, ainsi... enfin, elle avait des raisons de se sentir heureuse. Mais pour protéger sa famille d'adoption, ses amis, et les autres membres de ce refuge... et bien oui, elle était prête à renoncer à tout-cela. Elle était un dragon, plus qu'un animal, sans être tout à fait un humain non-plus, elle saurait se réadapter à la vie en solitaire, elle le savait... il lui faudrait un peu de temps pour s'habituer à ne plus toujours avoir quelqu'un auprès d'elle pour pouvoir discuter, mais elle savait qu'elle était parfaitement capable de s'y réadapter. Après-tout, si un jour, du jour au lendemain, elle perdait Samuel pour une raison ou pour une autre, son instinct devrait lui apprendre à aller de l'avant, sans l'oublier, mais sans se laisser dépérir non-plus. Et puis, elle ne ferait que quitter cette endroit pour ne pas servir d'antenne radar à DESTINÉE pour découvrir tout ces Spéciaux, mais elle ne couperait pas les ponts... Samuel et elle pourraient toujours se voir, à l'extérieur du Serenity...

    Sans vraiment qu'elle ne puisse le contrôler et malgré la gravité de la conversation qu'ils étaient en train d'avoir, la grande bête mythologique senti le sourire s'étirer sur son museau... elle était touchée de voir Samuel protester ainsi, lui dire qu'il ne voulait pas qu'elle parte simplement parce qu'elle craignait de les mettre en danger. Arthur aussi sembla vouloir protester quelque-chose dans le même genre... les paroles de la dragonne semblait lui avoir fait l'effet d'une claque : il s'était redressé, totalement réveillé. Mais il ne dit rien, ses mots restèrent bloqués dans sa gorge tendis qu'il avait la bouche entre-ouverte, surement parce que son papa d'adoption avait dit tout ce qu'il avait lui-aussi sur le coeur, et qu'il attendait simplement la réponse de leur amie. Rexia ne s'était jamais sentit autant aimée qu'à ce moment-là...

    Avant qu'elle ne rencontre Samuel et son entourage, seul Michel avait tenu à elle de cette façon, tenu à elle parce qu'il était son ami... c'était la seule personne avec qui elle s'était sentie aimait. Les autres, les scientifiques du Serenity, les militaires et les chefs qui sponsorisait l'expérience, ils tenaient à elle... tout simplement parce qu'elle avait coûtée des millions de dollars... on ne synthétisait pas de l'ADN de dragon à partir d'un oeuf fossilisé, on ne faisait pas disparaître une orpheline de la circulation, on ne lui faisait pas des expériences sur elle et on ne gardait pas une créature comme elle enfermait dans un laboratoire tout équipé, et le tout dans le plus grand secret du monde, sans posséder un minimum de fonds financiers. En bref, ils avaient tenus en elle autant qu'un enfant tien à un jouer avec lequel il ne jouerait plus, qu'un collectionneur tiendrait à une statuette dans une vitrine... ils avaient tenus à elle comme on tient à un simple objet possédant un minimum d'importance, sans pour autant savoir à quoi il sert... la seule chose importante, c'était que cet objet coûtait cher. Ils l'avaient traités comme si elle ne possédait pas de sentiments.

    Voir la réaction de ses amis dissuada Rexia de partir aussi vite... après-tout, si DESTINÉE devait savoir où elle était, elle le saurait surement à l'avance. Les hélicoptères arriveraient par dizaines, elle les entendrait arriver de loin. Elle n'aurait qu'à s'enfuir aussi vite que possible chaque fois qu'elle entendrait des sons suspects... les agents de DESTINÉE n'auraient de raison de s'intéresser d'avantage aux résident de cet immeuble si après fouille, ils ne la trouvaient pas. Alors elle posa sa tête tout près de celle de ses deux amis, et elle leur dit :


    -Merci de tenir à ce point à moi. Il est vrai que je comptais partir... mais ça n'aurait pas été avant que tu te sentes mieux, Samuel, bien-sûr, je ne t'aurais pas abandonné dans cet état. Mais si vous pensez que je peux rester sans vous mettre en danger, alors je vais rester... mais je vais tendre l'oreille, et au premier signe que je ressentirais me faisant penser qu'un groupe de militaire vient vers nous, je m'en irais pour ne revenir que lorsque l'histoire sera tassé. Et s'il-vous-plais, n'essayez pas, à ce moment-là, de m'en empêcher. Elle se tourna vers Samuel et le regarda dans les yeux : comprend ma position... si toi, tu dis que tu te sentirais coupable si je devais quitter le Serenity pour vous protéger, a t'on avis, comment je me sentirais si tout les Spéciaux de cet immeuble se faisaient capturés parce que j'avais guidé DESTINÉE jusqu'à eux ?
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 15 Mai - 12:04

[Ben ça fait un long moment qu'on l'a ce rp quand même faudrait le terminer un jour Razz]


La mise en danger d'autrui était une justification horrible, quelque chose qui empêchait les plus belles choses parfois, et là cela agissait encore sur le fait que Rexia puisse ne pas pouvoir rester ici parmi nous, alors que j'en avais réellement envie. Je tenais à elle réellement, et ce n'était pas des sentiments en l'air et dénués d'importance. Je trouvais ce qui se passait plutôt injuste, une pensée justifiée par le fait que normalement, enfin dans la réalité logique des choses, toute personne devait avoir le droit de réclamer ou non un refuge et non pas de se trouver forcé de partir quand un grand danger approche et que cela risque de menacer les autres résidents. Cela m'attristait de connaître une notion perverse du destin et que l'on ne pouvait rien faire contre ça, alors que les conséquences de ces genres d'actes pouvaient amener une immense tristesse dans l'esprit de ceux qui étaient contraints de subir ces événements non-contrôlés. En effet, il y avait bien une chose que l'on ne pouvait pas enlever à la conscience humaine, à savoir la volonté d'agir pour pouvoir s'exprimer et aussi laisser une trace de son agissement sur le monde, une trace prouvant qu'il existait.

Je ne pouvais que protester le départ de Rexia simplement parce que je n'étais absolument pas d'accord avec le fait de la voir s'en aller uniquement sous le prétexte que sa présence pourrait mettre en danger tous les résidents du Serenity. Je ne voulais pas que tout ceci se produise sans pouvoir rien faire pour empêcher ça. Je ne voulais pas être un simple spectateur d'une situation que je détestais. Hors de question qu'elle s'en aille. Arthur avait l'air d'être d'accord avec moi, de vouloir également protester le départ de Rexia, bien qu'il n'en dise pas un seul mot. Peut-être avais-je simplement dis l'objet de ses pensées avant même qu'il ne le dise lui-même, pour le précéder en quelque sorte. C'était bien une preuve que nous ressentions la même chose pour Rexia, que nous l'apprécions ensemble.

Tenir à la présence de quelqu'un était une preuve chaleureuse d'un combat contre la solitude, à savoir une sorte de combat contre mon passé, toutes ces choses tristes ou mauvaises que j'avais pu vivre dans ma vie. Je me sentais capable de changer de vie, de vivre des instants meilleurs que ceux que j'avais pu vivre jusque là. C'était en quelque sorte une marque d'espoir, une sacrée marque d'espoir. Je pensais enfin que mon temps pouvait devenir meilleur et les choses s'arranger pour moi. Je me sentais mieux quand j'observais le regard de Rexia, un regard qui m'apaisait dans un sens. Pour ces raisons, je ne voulais pas la voir s'en aller, parce que je m'en voudrais mais au fond je comprenais le sentiment de Rexia également. Faire la part des choses dans tout ça était une chose bien compliquée, oh que oui...


- Je tiens à toi et ce sentiment est réel. Je ne veux pas te voir t'en aller alors que tout le monde a le droit de vouloir se réfugier quelque part et d'y rester. Cela me touche de voir que tu veuilles rester avec moi tant que je ne me sens pas mieux, pour que je puisse encore une fois plonger dans ton regard. Ce regard que tu as, je ne sais pas pour quelle raison, m'apaise comme personne d'autre. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me fait du bien.

Je la regardais sans rien dire pendant un instant. Arthur entendit un autre enfant du Serenity l'appeler et s'excusa avant de s'en aller, en disant qu'il reviendrait plus tard. Je restais encore un peu muet avant d'ajouter :

- Mais je comprend ce que tu penses et le fait que tu ne veuilles pas nous mettre en danger...je comprend réellement. Je ne ferais rien pour t'en empêcher si cela arrive, mais cela n'empêchera pas ma tristesse parce que je déteste les séparations forcées...

En fermant les yeux un instant, j'en pleurais même...je détestais ce sentiment, mais c'était sincèrement ce que je ressentais...

- J'aime pas ressentir ça, tout ce qui se passe, et surtout savoir que tu risques de t'en aller dès que le danger s'approche alors que je ne veux pas te voir t'en aller...

Souvent, j'étais maudit dans les espérances. Je pouvais toujours espérer voir quelque chose de bon se produire, mais cela ne fonctionnait jamais. Tout le temps, je recevais le contraire de ce que je voulais. Quand je souhaitais voir des personnes rester, elles s'en allaient à chaque fois. Je n'en pouvais plus....

Je ne voulais pas voir Rexia s'en aller aussi...


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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 18 Mai - 12:30

[Comme tu voudras... personnellement, je dis que je m'endore, et après-ça, tu es libre de continuer, ou d'arrêter là Wink En tout cas, je me suis bien amuser, et si tu as besoin de moi pour un autre sujet, n'hésite pas Wink ]

    Il était vrai que, hélas, le destin pouvait se montrer pervers, surtout pour les membres du petit groupe qui se trouvaient rassemblés dans cette chambre. Chacun d'entre-eux, de leur côté, l'un après l'autre, avait dû prendre des décisions qu'il ne voulait pas prendre, faire des choses qu'il ne voulait pas faire, ressentir des choses qu'il ne voulait pas ressentir... décidément, la grande dragonne commençait finalement à se dire que DESTINÉE portait bien son nom : tout comme le destin en lui-même, cette société aimait jouer avec l'avenir des autres, les faire souffrir, les mettre à l'épreuve, se moquer d'eux... et il était difficile, presque impossible, de leur échapper. Tour à tour, ils avaient été kidnappaient, expérimentés, ils avaient perdus des êtres proches, ils avaient soufferts... les poids de tous les maux du mondes semblaient vouloir se poser sur leurs épaules, et voilà où tout-cela avait finit : ils s'étaient rencontrés, ils étaient devenus amis, et ils étaient heureux ensemble. Et la jeune dragonne, elle, allait peut-être devoir quitter ce bonheur, afin de ne pas mettre les autres en danger. Cette idée lui faisait mal... mais avait-elle le droit de continuer à les mettre en danger pour son plaisir personnel à elle, parce que Samuel le lui demandait ? Non, elle n'en avait pas le droit... si elle ne faisait pas en sorte de les protéger en partant, elle s'en voudrait, et elle savait que, si ce n'était pas Samuel et Arthur, d'autres lui en voudraient.

    Cherchant à cacher sa propre tristesse à l'idée que si un danger devait un jour les menacer, elle devrait s'éloigner, Rexia sourit à ses deux jeunes amis, cherchant à les rassurer. Elle en fut rassuré, lorsque le petit garçon partit jouer avec un autre membre du Serenity... au moins, elle ne continuerait pas à lui faire du mal, à lui aussi, avec ses craintes. Maintenant qu'elle voyait la réaction de Samuel, elle s'en voulait terriblement, elle se sentait bête... il était malade, il avait besoin de repos, de se changer les idées, et elle, stupidement, elle le faisait s’inquiéter, elle le rendait triste pour la crainte de choses qui n'arriveraient peut-être jamais. Il faudrait peut-être qu'elle apprenne, un de ces jours, à fermer son grand museau, à tourner sept fois sa langue dans sa gueule avant de parler, à attendre le bon moment pour lancer ce genre de mauvaises nouvelles.

    Après que le Spécial aux pouvoirs curatifs ai dit ce qu'il avait à lui dire, la dragonne se sentit plus mal que jamais. Elle avança le museau vers lui et recueillit, sur la pointe de son museau en forme de bec, l'une des larmes de l'humain... elle ressentait maintenant un poids dans le ventre, à l'idée qu'elle venait de réussir à le faire pleurer... non mais elle était trop bête !


    -S'il-te-plais, Samuel, ne pleur pas à cause de ça, lui dit-elle, malheureuse. Je te remercie de vouloir à ce point que je reste... moi-aussi, je me sens bien, quand je peux te regarder. Tu es la seule personne qui m'ait offert un peu d'espoir après mon évasion, et je me sens stupide de te faire subir cela alors que tu es malade. Mais rassure-toi : DESTINÉE ne sait pas encore où je suis, sinon nous serions au courant. Si je dois un jour m'en aller, ce ne sera pas avant longtemps... et puis, je t'ai dis que je quitterais le Serenity, pas que je m'éloignerais de cette ville. Ce qu'il ne faut pas, c'est que les soldats me trouvent dans le bâtiment, sinon ils continueront leurs investigations et, en imaginant qu'ils ne trouvent pas de preuve que vous soyez des Spéciaux, ils vous arrêteront pour m'avoir aidé. Si je ne suis pas là, ils repartiront... je me contenterais de m'éloigner, d'aller me cacher quelque-part, près d'ici... et je conterait sur toi pour venir me dire quand ils seront partis, pour que je puisse revenir. Et même sans ça, tu seras le seul que je mettrais au courant de ma cachette, nous pourrons nous voir hors d'ici...

    Elle lui sourie, espérant avoir réussi à le rassurer, ou au moins à lui avoir rendu un peu le sourire après sa stupide déclaration un peu trop rapide, et posa son museau sur sa joue, lui faisant un câlin comme se le feraient deux amis importants l'un pour l'autre. Ce moment se prolongea, coupé uniquement par les ronronnements de la dragonne... puis elle se sépara de Samuel, sans non-plus s'éloigner. Toujours couchée sur le tapis, elle posa la tête sur le lit là où s'était trouvé Arthur, reprenant sa place habituelle. Et elle bailla un grand coup... maintenant qu'elle lui avait expliqué son point de vu, elle espérait qu'ils allaient pouvoir tout les deux se reposer...

    -Mon immobilité à fait refroidir mon sang, lui expliqua-t-elle, et cela me fait somnoler. Et je pense que toi-aussi, tu dois avoir besoin de repos. Je vais dormir un peu... mais si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à me réveiller...

    Et elle ferma ses yeux aux doubles-paupières, se glissant dans le monde de ses rêves, tout en gardant cependant une oreille droite, écoutant le monde extérieur, prête à se réveiller dès qu'elle entendrait la voie de Samuel, ou un danger rodant autour d'eux...
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Sam 19 Mai - 23:09

La perversion du destin était si terrible que parfois les consciences humaines avaient du mal à s'en défaire et à vivre parfaitement leur vie sans craquer. Exploser ses propres nerfs était quelque chose d'extrêmement difficile, une sorte d'état impossible à supporter. On se sentait mal, extrêmement peiné au point d'en pleurer, d'en pleurer comme jamais auparavant. Il y avait une chose que le destin savait bien faire, c'était bien le fait de nous torturer, de nous faire subir des souffrances atroces et si grandes que personne n'en sortait indemne. En cet instant, je le subissais de plein fouet parce que je n'avais pas envie de voir Rexia s'en aller uniquement pour un désir de nous protéger. Au fond dans ces sentiments-là, j'y vis la véritable sincérité de la relation que j'avais tissé avec elle. Je tenais à Rexia parce qu'elle était devenue importante à mes yeux. Elle était une conscience puissante quelqu'un en qui je tenais et dont je n'avais pas envie de me séparer. Même si je devais mettre en danger ma vie, je n'avais pas envie de la perdre.

Voir Rexia en train de sourire ne suffisait pas à amener mon propre sourire parce que je ne pouvais pas oublier le sentiment qui m'envahissait peu à peu. Je ne pouvais pas écarter ma tristesse alors que je la ressentais en profondeur. Les larmes coulaient, elles coulaient sincèrement pour prouver la nature de mes véritables sentiments. Je ne pouvais pas être rassuré par le fait de voir éventuellement Rexia partir alors que je ne voulais pas la voir s'enfuir juste pour nous protéger. Je me fichais du fait de prendre des risques ou quoi que ce soit d'autre si je pouvais rester avec elle. Je ne voulais pas la voir partir pour nous protéger et par la suite ne plus revenir auprès de nous. C'était étrange la sensation qui me traversait, mais le temps m'avait appris à rester auprès des choses auxquelles je m'attachais, et je voulais rester auprès d'elle peu importe combien de temps ni comment, mais je voulais rester avec elle.

C'était le reflet de mes larmes, la preuve que je ne voulais pas la voir partir. Même si je savais que ceci allait arriver un jour, je ne voulais pas que ce jour arrive tout de suite. Je ne voulais pas voir tout ceci se passer aussi rapidement alors que l'on commençait vraiment à tisser quelque chose ensemble, une relation que je ne pouvais tisser avec personne d'autre. C'était la plus puissante des amitiés que je pouvais avoir avec quelqu'un. Le discours de Rexia me rassurait un peu mais pas complètement. Je savais qu'un jour viendrait où DESTINÉE allait savoir où Rexia se trouvait et qu'elle allait devoir s'enfuir quand même. Ce jour me faisait peur, mais il allait malheureusement forcément arriver, un jour. Je ne voulais pas que ça arrive...c'était mon souhait.


- Pardon...je ne pensais pas que je pleurerais...pas comme ça...mon sentiment m'a surpris moi-même je dois le dire, mais au fond ça reflète ce que je ressens, ce que je pense réellement. Tu es importante également à mes yeux et c'est pour ça que le fait de penser que tu risques de t'en aller m'attriste un peu. Ce que tu me dis me rassure un peu, au moins je sais que même si les temps peuvent être durs, il y aura toujours une place pour que l'on puisse se revoir quand même. Au moins, on ne quitte pas définitivement; lui dis-je après avoir entendu ce qu'elle a dit, et en souriant un petit peu.

Et là elle me dit qu'elle était épuisée, chose que je comprenais pour la vivre par moi-même. J'avais besoin de repos et de trouver un moyen de récupérer mes forces. J'en avais besoin et elle le savait.

- Repose-toi bien Rexia... Tu le mérites après tout ce que tu as fait pour moi.

Je la regardais avant de pouvoir plonger moi aussi dans le sommeil nécessaire. Je lui disais.

- Merci...merci pour tout.

Je m'endormais alors, plongeant dans un sommeil qui allait être reposant. Ce n'était pas un espoir, mais un certitude.


[FIN pour moi alors. Si tu veux on peut éventuellement voir pour faire un autre sujet, pour résumer les "après complications. Si ça t'intéresse on peut voir ça ensemble Wink]

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   

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