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 "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mer 21 Mar - 17:33

    Tendis que Rexia s'avançait dans le tunnel où elle était presque obligée de ramper, elle se promit que si il s'en sortait, jamais elle n'abandonnerait Samuel, qu'elle serait toujours là quand celui-ci aurait besoin d'elle, et qu'elle ferait en sorte que plus jamais il n'ait à subir les horreurs qu'il subissait en ce moment... elle se promit que si son compagnon et elle réussissaient à sauver leur ami commun, elle ne ferait plus jamais l'erreur de le laisser se faire capturer par des fous. Et cette promesse, elle savait qu'elle avait la possibilité, le pouvoir de la mener à bien... après-tout, si elle, elle n'était pas immortelle, elle pouvait au moins se venter d'une chose : n'étant plus humaine, elle ne possédait plus leur faible longévité. Jusqu'à quand pouvait vivre un dragon ? Selon les légendes et les études qu'avaient menés les scientifique de DESTINÉE sur son ADN, on pouvait pensé que c'était des milliers d'années... on pouvait même pensé que, bien qu'elle soit sensible aux blessures de la chair et aux maladies, Rexia resterait en vie temps que personne ne mettrait un terme à ses jours. Son corps grandissait, serte, à la même vitesse que celui des humains... enfin, je parle en niveau d'âge, pas vraiment de taille, vu qu'à seize, elle était déjà deux-fois plus grande que le plus grand des humains... mais ses gênes en eux-même vieillissaient beaucoup plus lentement, lui donnant ainsi la possibilité de vivre bien plus longtemps que n'importe quelle autre créature, et celle de suivre Samuel à travers les âges. Si les autres humains mourraient, autour de lui, elle, elle ferait en sorte de toujours être présente.

    La mort... toute cette histoire lui faisait d'ailleurs y penser, à la mort. Aussi loin qu'elle pouvait s'en souvenir, avant le moment où elle avait justement faillie mourir, et maintenant celui-ci, où c'était son ami qui était à deux-doigts de trépasser, elle ne s'était jamais vraiment demandée ce qu'il y avait, après la mort, sans-doute parce que personne ne s'était jamais pris la peine de lui expliquer les "religions". Les scientifiques et les militaires qui l'éduquèrent la considéraient comme un animal, et on n'apprend jamais ce genre de chose à un animal. Elle connaissait les bases... Dieu, la paradis, l'enfer... grâce à des choses qu'elle avait entendue, mais sinon, rien de plus. Mais Rexia ne croyait pas vraiment en tout-cela... la dragonne n'aimait pas l'idée qu'une entité supérieur puisse régir sa vie, c'était contre-instinctif, c'était contre sa nature, où elle se croyait être la plus puissante créature de la création. En réalité, la seule véritable chose en laquelle elle croyait, c'était en la réincarnation... elle croyait que mourir était comme s'endormir, et que l'on se réveillait par la suite dans le corps d'un nouveau-né. Peut-être se trompait-elle, mais c'était en ça qu'elle croyait, et après-tout, pourquoi sa croyance personnelle serait-elle plus ridicule que toutes celles des autres croyances des humains, qui n'avaient jamais étés capable de se décider en quoi il était le plus sage de croire ?

    Tout comme elle s'y était attendue... et surtout, tout comme elle l'avait craint... la dragonne se retrouva bientôt dans une galerie de tunnel qui était tout juste à la taille d'un humain... et donc, où elle ne pouvait passer que la tête et son long cou. Lui demandant d'être prudent, et lui disant que si il avait besoin d'elle, il n'aurait cas l'appeler... elle préférait éviter de le faire pour ne pas prendre le risque de leur faire tomber la plafond sur la tête, mais si il le fallait, elle creuserait un chemin jusqu'à lui... elle laissa l'homme qui l'avait accompagné partir seul sans elle, chercher le médicament tant convoité. Il passa presque dix minutes absent, prenant sa torche avec lui laissant Rexia dans un noir totale où sa vue perçante lui permit de ne pas craindre ce qui pouvait se cacher dans l'obscurité, lui criant régulièrement qu'il allait bien afin de la rassurer... et elle, elle lui répondait que elle aussi, elle allait bien, à la fois pour le rassurer, et aussi pour qu'il sache qu'elle était toujours là, à l'attendre, et qu'elle l'attendrait jusqu'à ce qu'elle soit transformée en glaçon, si il le fallait. Régulièrement, toujours pour éviter qu'elles ne gèlent, la dragonne secouait ses ailes membraneuses. Et enfin, au bout d'un trop long moment à son goût, elle entendit un cri de triomphe, disant qu'il venait de trouver ce qu'il cherchait, et les bruits de pas d'un homme en train de courir vers elle pour revenir...

    Rexia recula jusqu'à l'entrée de la caverne, afin que son cavalier ait la place de s'installer sur elle, et lorsqu'il apparut, elle renifla avec curiosité, une lueur d'espoir dans les yeux, la boite qu'il tenait entre ses mains aussi délicatement que si il s'agissait d'un nourrisson...


    -Oh, précieuse mixture ! Dit-elle, plus pour elle-même qu'autre-chose... puisses-tu tenir tes promesses !

    Ce coup-ci, elle ne laissa pas au Spécial de glace le temps de s'installer : elle l'attrapa par le col entre ses mâchoires et l'assit elle-même sur son dos, avant de sauter par la falaise où elle était perchée, de se laisser tomber un petit moment, puis de déployer ses ailes et de se redresser plus bas dans les montagnes, là où le froid était moins mordant et où la pression du vent ne la rendait pas sourde. Le voyage de retour se passa comme à l'allée, bien que ce coup-ci, la créature ailée forçait encore plus sur ses ailes, en prenant bien soin de planer de temps en temps pour ne pas risquer de se les déchirer...

    Lorsque, enfin, ils pénétrèrent à nouveau dans le champ d'invisibilité du Serenity, le soleil était couché. Ce coup-ci, au lieu de passer par le toit, Rexia se glissa directement dans sa chambre, et se posa en glissant sur sa couche de couvertures, s'affalant à moitié, les membres seulement à demi dressés. Elle devait se l'avouer à elle-même : elle était dans un état lamentable. Ses ailes pendaient de chaque côtés de son corps, flasque comme des rideaux de douche. Son museau pointé vers le sol sans qu'elle n'ait la force de le redressait, sa langue pendante traînant dans la poussière, et de l'écume blanche s'étant formé aux coins de son museau, donnant l'impression qu'elle avait la rage. Ses écailles étaient humides de transpiration, et tout son corps était agité de tremblement, comme celui d'un cheval de couse ayant courut trop longtemps. Jamais Rexia n'avait volée aussi longtemps, ni aussi vite, sans faire de pose. Quand elle pensait à toute l'énergie qu'il lui avait resté du don de Samuel, seulement quelques heures plus tôt... maintenant, elle n'avait même plus la force de lever une griffe.

    Son oeil se tourna vers son cavalier qui descendit de son dos, et vint se placer devant-elle pour lui demander comment elle allait...


    -Ça... ça va, réussit-elle à bredouiller d'une voie blanche. Je suis... juste fatiguée. Apporte... le remède à Sam... uel. Je reprend mon souffle, et je vous rejoins...
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mer 21 Mar - 23:34

Mon corps demeurait étendu sur ce lit, plongé dans une inconscience visiblement sans issue. Incapable de mourir, il subissait pourtant le pire, car le cœur ne battait qu’à peine. Ma respiration était quasi inexistante. Si j’étais un être mortel, cette situation aurait du m’ôter la vie, mais elle ne l’avait pas fait, probablement à cause de l’existence de mon pouvoir, cette lumière d’auto-guérison. Cela me préservait de la mort, mais pas de l’horreur. La preuve, elle n’était pas capable de me libérer d’une chose pareille. J’étais obligé de subir ces tortures. C’était beaucoup trop dur de tout supporter. Je n’y arrivais plus, et c’était pour cette raison que je me trouvais dans cet état, à la limite de la mort mais sans jamais l’atteindre. J’ignorais combien de temps j’allais dormir en attendant le retour de Rexia et de l’homme de glace…mais j’allais dormir. Je ne pouvais plus reprendre connaissance, c’était impossible.

- Laissez-moi passer, j’ai le remède !

Je ne l’entendais qu’à peine, mais c’était pourtant lui. Il était revenu, et il avait le remède avec lui, ce remède qui était censé me sauver la vie, et me permettre d’aller mieux. L’espoir, pourtant, ne renaissait qu’à peine, simplement parce que je me trouvais dans un état plutôt grave, assez grave pour m’empêcher de réagir et de faire un quelconque mouvement.

L’homme alla vers moi. Il me parlait, mais comment pouvais-je lui répondre ? Cet état me bloquait, sans que je ne puisse rien faire.


- Sam, je suis là. On a le remède, on va te sauver. La seule chose que je te demande est de tenir bon. Je t’en supplie, tiens le coup.

Le poids d’une injection traversait mon bras. Il devait probablement s’agit du remède en question, chose que je ne faisais que supposer à défaut de le voir. Peu importe ce qu’il venait de m’injecter, c’était à une quantité importante, afin de tenter d’aider mon pouvoir à fonctionner de nouveau, et donc me sauver…

Mais la fiole à peine éjectée…rien ne se produisait. Je ne réagissais pas.


- Oh non…je t’en supplie, ne me dis pas que nous sommes arrivés trop tard…

Je me sentais porté, pris probablement dans ses bras, mais j’entendais également son inquiétude et sa tristesse. Il avait peur…pour moi, peur que je ne me réveille pas, que je guérisse de cette maladie, mais que ma faiblesse soit trop grande pour que je puisse me réveiller.

- Réveille-toi…je t’en supplie. Je sais que tu peux m’entendre, que tu te bats encore pour rester en vie et reprendre connaissance. Entend-moi par pitié, je sais que tu es encore là…

Mais je n’y arrivais pas encore…

- Fais-le pour nous…pour Rexia et moi.

Le temps s’étendait, c’était très dur. Je savais que Rexia était là, et il s’agissait d’une motivation suffisante pour que je fasse quelque chose, que je tente à tout prix de me réveiller, mais mes forces actuelles étaient bien trop faibles pour me permettre un sursaut de conscience, que je puise reprendre mes esprits et dire que j’allais bien. Je n’étais pas assez fort pour cela.

Ce ne fut qu’au bout d’un long moment, que je bougeais dans les bras du type qui me portait, celui qui, avec Rexia, venait de me sauver. Je ne parlais pas encore, mais j’étais pleinement conscient du fait qu’ils étaient présents, auprès de moi, que j’étais en vie, et enfin pleinement conscient.

J’étais enfin là, et je reprenais peu à peu mes esprits.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 22 Mar - 16:03

    L'homme ne prit pas la peine de répondre à la jeune dragonne... sans doute que, à ce moment-là, il aurait voulu la remercier, voir lui dire quelque-chose de rassurant, comme-quoi ils venaient de réussir, que Samuel était sauvé... mais pour le sauver, justement, il fallait lui injecter le remède, et tout-deux savaient que le temps n'était plus aux discutions, qu'il était trop tard pour ça et que c'était plus que jamais le moment d'agir ! Le Spécial aux pouvoirs de glace sortit donc en courant de la chambre, se disant qu'il aurait tout le temps de la remercier plus tard, sans perdre plus de temps que cela n'était nécessaire, se cognant presque à la porte d'entrée avant de la saisir et de l'ouvrir. Rexia, elle, resta un long moment seule dans sa chambre, avec pour seule compagnie un silence paisible, seulement rompu par sa respiration roque. Elle aurait voulue suivre le deux-pattes, mais pour le moment, elle ne le pouvait pas... ses jambes avaient à-peine encore assez de force pour la maintenir debout, l'empêchant de s'effondrer et de s'endormir sur place. C'était d'ailleurs ce qu'elle voulait faire, à ce moment-là : dormir, reprendre ses forces après avoir volée si vite et si longtemps, mais aussi boire, étancher la soif qui créait cette écume blanche autour de sa gueule, qui rendait sa gorge si sèche qu'elle avait l'impression que sa salive s'était changée en glace éternelle sur les montagnes et ne redeviendrait plus jamais liquide. Mais plus que tout-cela, la créature voulait surtout savoir comment allait Samuel, être certaine qu'ils avaient réussis, qu'elle n'était pas revenue trop tard... c'était pour cela qu'elle ne faisait que se reposer suffisamment longtemps pour que ses pattes puissent au moins la traîner jusqu'à sa chambre.

    Au bout d'un moment, elle fut enfin assez forte pour bouger. Rampant presque pour aller jusque là où Samuel de faisait soigner, elle sortit de sa chambre et avança doucement dans la couloir, le museau toujours bas et l'écume ayant durcie à l'air ne dégoulinant plus. Elle réussissait juste à faire attention à ce qui l'entourait pour éviter de marcher sur ses ailes traînante. Quand elle se coucha à nouveau, ce qui eut pour effet de retirer un sacret poids de ses muscles, et se glissa dans la chambre, elle leva seulement assez le nez pour pouvoir voir la scène qui se déroulait sous ses yeux... et son coeur sembla faire un tour complet à l'intérieur de sa poitrine.

    Son ami, celui qui comptait tellement pour elle, n'était toujours pas réveillé, et pourtant, les quelques goûtes de sang qui perlaient le long de son bras en-dessous d'un pansement lui prouvèrent qu'il avait déjà reçu l'injection... d'ailleurs, heureusement que la fatigue et l'odeur de désinfectant rendaient son flair moins sensible que ce qu'il était d'habitude, sinon l'odeur de sang l'aurait peut-être rendue folle... il fallait dire : elle avait tellement faim. Il était portait par celui qui venait de monter la dragonne, et autour d'eux, les autres personnes qui avaient tentés de le soigner affichaient un visage tellement malheureux... l'un d'entre-eux avait même enlevé son chapeau et le tenait sur son coeur. Rexia s'avança doucement vers le malade et pencha la tête juste au-dessus de la sienne, l'observant... il avait les trait si serein, on aurait pu croire qu'il était déjà mort, car la douleur ne semblait plus le ronger. Il était encore vivant, elle sentait sa respiration sur ses écailles... mais pour combien de temps ? Il avait l'air si faible...

    La jeune dragonne ferma les yeux, complètement abattue, déconfite, et se sentant responsable... elle commença à penser qu'ils étaient arrivés trop tard, que le remède ne faisait plus d'effet sur son mal, qui était trop avancé, et que c'était de sa faute... il était en train de mourir...


    -Samuel, marmonna-t-elle, incapable, sous le coup de la fatigue et de l'émotion, d'en dire plus.

    De son oeil droit, une unique larme, brillante comme une perle aquatique sur ses écailles de rubis, se mit à glisser sur sa joue, zigzaguant sur les chemins étroits de sa peau calleuse. Elle roula sur une pique à la jointure de son museau, resta un moment suspendue dans la vide, juste au-dessus de Samuel, s’accrochant à la pointe comme l'âme de celui-ci s'accrochant à son corps... puis elle lâcha prise et tomba dans le vide, partant s'écraser dans l'explosion d'une petite éclaboussure silencieuse sur le front de son ami.

    Pendant les quelques secondes qui suivirent, Rexia crut que c'était sa larme qui l'avait ramené à la vie, comme si son pouvoir de lumière avait aspirée celle-ci pour redonner à Samuel sa vitalité... jusqu'à ce qu'elle se souvienne qu'elle était un dragon, pas un phénix, et que cette idée était quand-même assez absurde... quoi-que, face à des êtres aux pouvoirs incroyables, à des immortels et à des dragons, comment savoir ce qui était absurde et ce qui ne l'était pas ? En tout-les, ce fut ce moment-là que Samuel choisit pour enfin bouger dans les bras de son ami, se réveillant de son profond et presque mortel sommeil. Rexia eue du mal à ne pas laisser éclater sa joie, lorsqu'elle rouvrit les yeux pour voir doucement ceux du bipède s'entrouvrir eux-aussi. Elle ouvrit la gueule dans un immense sourire, dévoilant toutes ses dents pointus, et ses queues frappa trois fois les bords de la porte d'entrée, alors qu'elle se mettait à la remuer avec joie...


    -Samuel, s'exclama-t-elle, bien qu'elle ait la vois encore un peu cassée... tu vas bien !?

    Et, emporter par son bonheur, elle colla le museau sous le bras de son ami, dans une longue étreinte affectueuse...
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 23 Mar - 0:28

Pendant un long instant, j’avais cru mon immortalité remise en cause au profit d’un projet de mort à mon encontre, capable cette fois-ci de conduire définitivement à la fin de ma vie, sans aucune issue de secours, comme si j’étais condamné à ne plus échapper à ce que je subissais, à cette immense torture. Le fait de ne pas réagir immédiatement à ce remède avait en effet été un très mauvais signe, une preuve que je demeurais quand même vulnérable sous une carapace d’immortalité qui, en théorie, me protégeait de tout, de tout mal possible dans une vie, et même dans toutes les autres. Ce mal inconnu, peu importe quelle avait été sa source, m’avait suffisamment affaibli pour que tout le monde, y compris moi, puisse me croire en train de mourir, de succomber au pire des souffles. Pourtant, j’étais encore là. Était-ce par chance ou bien étais-je réellement un immortel ? Peu importe quelle était la réponse, les deux issues me dérangeaient. En théorie, n’importe qui aurait du décéder suite à une telle chose, et non pas survivre comme je l’avais fait. Si je n’avais survécu que par chance, la chance était alors énorme dans ce cas-là, trop énorme pour être normale.

Mais je m’en étais quand même sorti. J’étais vivant.

Le fait de m’être cru pendant un long instant en train de mourir était une incitation plus grande pour m’accrocher encore à la vie, y tenir plus que tout. Revoir Rexia était un soulagement immense, un cadeau que je ne pensais plus avoir. Je n’émergeais certes qu’à peine, mais mes sentiments étaient sincères. La perdre aurait été quelque chose de terrible, surtout parce qu’elle se serait probablement sentie responsable de mon départ. Elle était partie chercher ce remède avec le spécial des glaces qui m’était venu en aide. Elle avait fait tout ça pour moi. Si elle s’était rendue compte que tout ceci n’avait pas fonctionné en fin de compte, je ne pouvais pas m’imaginer les fruits de la réaction de Rexia. Et tout aurait été de ma faute.

Je bougeais lentement dans les bras de l’homme pour tenter de reprendre mes esprits et possession de mes moyens. Je reprendrais peu à peu des forces, et je cherchais Rexia du regard. Je la vis enfin, et elle souriait. La voir ainsi me réchauffait sincèrement le cœur, car je pouvais garder en tête que tout était terminé, que cette histoire avait pu enfin trouver une fin, et que cette fin était réelle et définitive. J’avais même la force d’exprimer un maigre sourire sur mon visage pour exprimer mon soulagement par rapport à ma guérison. J’étais enfin tiré d’affaire, une bonne fois pour toutes.

Je la regardais alors qu’elle me demandait comment j’allais. J’étais extrêmement soulagé de m’en être tiré, et par conséquent de la revoir. Enfin une bonne chose.


- Oui…je suis revenu…je n’arrive pas à y croire… disais-je encore faible

Ressentir son museau sous mon bras était probablement la plus belle des choses, car cela me fixait dans une réalité plus simple à supporter, une réalité où je n’allais plus souffrit, car j’étais enfin guéri. Je m’en étais sorti.

Celui que me tenait était également heureux de me revoir.


- Tu ne peux pas savoir à quel point on est heureux de te revoir.

- Et moi…d’être encore là…

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 23 Mar - 15:54

    Malgré tout ce qu'elle avait déjà pue vivre durant les seize années de sa courte vie, Rexia n'avait jusqu'à ce jour jamais eue aussi peur... jamais elle n'avait eue aussi peur lors d'aucune expérience d'aucune sorte qu'avaient pus mener les scientifiques de DESTINÉE sur elle, et même la fois où elle avait elle-même faillie mourir, emportée par une trop importante perte de sang, s'éteignant sans savoir ce qu'elle allait devenir, elle n'avait jamais eue aussi peur que ce terrible moment où elle avait crue perdre celui qui l'avait "adopté" comme l'une des siens, alors que tous les autres préféraient fuir, devant-elle, ou alors la chasser. Pendant les quelques terrible secondes où elle crut sentir les battements de coeur de Samuel diminuer dans les bras de son ami, elle s'était demandée ce qu'il allait advenir d'elle... elle ne connaissait personne d'autre aussi bien que lui, sauf Michel Bonzon, mais elle ignorait ce qu'il était devenu et, par peur de le mettre en danger, elle refusait de reprendre contact avec lui. Peut-être que les gents du Serenity accepterait de la garder auprès d'eux et de la protéger comme n'importe quel autre Spécial... mais à quoi bon, ils la craignaient, et elle, elle n'avait pas confiance en ceux qui la craignaient, car ça les rendait imprévisibles. C'était pour cela que, jusqu'à ce jour, elle n'avait jamais eue confiance qu'en Samuel qui, malgré son physique de terrible prédateur, avait confiance en elle. Pendant un moment terrible, elle se demanda si, maintenant qu'elle se retrouvait à nouveau seule, et qu'elle ne voulait pas perdre les bons souvenirs du temps où elle avait eue un ami, il ne valait mieux pas pour elle qu'elle se lance dans une mission suicide vers les laboratoires qui l'avaient vus naître, détruisant tout sur son passage jusqu'à ce qu'ils l’abattent...

    Ces pensées morbides disparurent de son esprit dès qu'elle vit que Samuel se réveillait, enfin ! Et le seul moment où elle se sentit encore plus heureuse qu'au moment où elle posa sa tête sur lui pour lui faire un câlin, ce fut lorsqu'il parla, afin de lui dire qu'il allait bien, qu'il était là, et qu'il était heureux... plus les secondes passaient, et plus il semblait retrouver ses forces... contrairement à elle, en fait.

    Maintenant que la peur avait disparu de son estomac, remplacé par la douce chaleur du soulagement, la jeune dragonne ne ressentait plus aucun sentiment qui lui crispaient les muscles et qui la tenaient debout... au contraire, maintenant, les sentiments qu'elle ressentait avait pour effet de la détendre. Résulta, elle ne put plus rester debout plus longtemps... ses pattes étaient aussi lourdes que du plomb, ses jambes étaient aussi molles que du coton, et elle avait l'impression d'avoir triplé de poids... elle s'écroula dans un grand fracas, n'ayant plus la force de rester debout, chutant sur le côté droit en plein sur son aile qui émit un craquement sonore... mais en réalité, ce qui craqua le plus, ce fut parquet en-dessous d'elle, qui fut sur le moment à deux-doigts de se briser. Son aile ne s'était pas cassée, c'était juste son articulation qui avait claquée. Elle ressentit le douloureux élancement d'une membrane se froissant, mais elle n'avait même plus la force de pousser un couinement de douleur.

    Tout autour d'elle, les humains, ceux qui avaient soignés Samuel tout-comme ceux qui n'étaient venus jusqu'ici que dans le but de le voir, de s'assurer qu'ils allaient bien, ou de se recueillir... pour ceux qui avaient crus qu'il était mort... sursautèrent en la voyant tomber et face à l'énorme bruit qu'elle fit. Heureusement, à l'étage inférieur, la boite de nuit n'était pas encore ouverte, et aucun Normal ne put se demander ce qu'il s'était passé. A nouveau, l’inquiétude remplaça la joie et le soulagement... oh, non ! Après qu'ils aient sauvés Samuel, le dragon n'allait pas à son tour tomber malade ! Surtout que, ici, personne ne savait comment soigner un membre de sa race, personne ne savait ce qui était bon pour un dragon ce qui ne l'était pas. Le Spécial aux pouvoirs de glace posa une main sur son front, comme si il cherchait à voir si elle avait de la fièvre... ce qui ne servait pas à grand-chose, vu que la température des reptiles comme-elle était différente de celle des mammifères comme-eux. Mais Rexia sourit, à la fois reconnaissante envers-eux pour l'attentions que chacun des humains de l'assemblée lui portaient, et amusée par cette réaction...

    Elle donna un doux petit coup de museau pour dire à son nouvel ami d'enlever sa main de sur elle, puis, très lentement, elle réussit à redresser le cou et posa sa tête sur son épaule, au moins pour pouvoir avoir le regard au niveau de l'assemblée, et, d'une voie à la fois roc et douce, légèrement enrouée, elle leur dit d'un ton rassurant :


    -Tout va bien, je suis juste fatiguée. Je n'avais jamais volée aussi longtemps et aussi vite avant aujourd'hui, je n'ai plus de force, mais après un peu de repos, je devrais pouvoir à nouveau me remettre sur pattes.

    Elle tourna ses yeux ambrés, humides et aux pupilles rétrécis par la fatigue vers Samuel, un sourire euphorique flottant toujours sur le coin de son museau... la fatigue pouvait parfois avoir le même effet sur un organisme qu'une bonne dose de morphine. Elle regrettait de ne plus être capable de pouvoir aller se coller à nouveau contre lui... mais hélas, sur le moment, elle eue à peine la force de bouger la queue pour que celle-ci vienne recouvrir ses quatre membres, se mettant ainsi dans la position du sommeil, roulée en boule. Le bout de sa queue était devant son museau, et elle avait presque envie d'en suçoter le bout comme un enfant suce son pouce...

    -Je suis heureuse que tu sois à nouveau parmi nous, moi-aussi, dit-elle. J'espère cependant que ça ne te dérangera pas de partager cette pièce avec moi une heure ou deux... j'ai peur de ne pas avoir la force de me traîner jusqu'à ma chambre pour le moment...
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 25 Mar - 23:13

Pendant un très long instant, je m’étais cru mort ou plutôt sur le point de l’être, à la mesure que les battements de mon cœur faiblissaient pour montrer que j’étais en danger. J’aurais pu succomber si je n’avais pas eu la chance de m’en sortir, de revenir à la vie, même si je ne comprenais pas réellement comment j’avais pu échapper à une chose pareille. La mort avait été très proche de moi, au point de pouvoir éventuellement m’atteindre. En temps normal, je serais décédé, mais je ne l’étais pas. J’étais encore en vie, mais j’ignorais comment…

La chance était peut-être la chose qui m’avait aidé à m’en sortir, et donc ce n’était pas l’immortalité, mais une chance aussi grande demeurait illogique pour être assimilée à un miracle. Mais comment croire au fait que j’étais devenu un immortel, cette chose irrationnelle qui ne devrait même pas exister dans un monde tel que le notre ? Un immortel n’était même pas censé avoir sa place sur la Terre, car tout être était défini comme un espace temps devant trouver sa fin, une mort à la hauteur de sa vie. Chaque être humain devait mourir, s’échapper de ce monde et laisser la place à d’autres. Il s’agissait du cycle normal de la vie, un échange entre la vie et la mort. L’immortalité figeait ce cycle, car quelqu’un reste en place, ne meurt pas, et donc ne laisse pas sa place au reste de l’existence. Il était figé dans le temps contraint à retrouver sa place dans un monde qui changeait avec le temps. J’étais condamné à cela, surtout si j’étais devenu un immortel.

Mais j’étais revenu, étant clairement vivant, état qui amenait le départ des pensées morbides de mon esprit. La mort ne s’intéressait plus à moi. Elle ne voulait plus m’emporter dans son enfer. J’étais tiré d’affaire, mais pour combien de temps ? Combien de temps allais-je pouvoir vivre ma vie sans que la mort ne fasse une énième tentative pour m’attraper sans réellement pouvoir le faire. Mon rapport avec le mort me laissait parfois de glace, car je ne comprenais pas son fondement. J’étais perdu dans toute cette histoire que je n’allais probablement jamais comprendre, même si je passais du temps à enquêter sur ma vie et à en comprendre la plupart des événements. Même une enquête approfondie ne m’aiderait pas à comprendre la majorité de ce qui constituait ma personnalité.

Mais, l’inquiétude avait remplacé tous les autres sentiments, quand je vis Rexia s’écrouler soudainement. Ce geste fit sursauter la plupart des humains dans cette pièce, mais moi ça me faisait peur. Je n’aimais pas la voir épuisée de cette manière, cela me faisait peur.


*Oh non pas ça…*

Je n’aimais pas ce qui arrivait, cela me faisait peur. Elle disait être juste fatiguée et qu’elle retrouverait ses forces après un peu de repos, mais j’avais quand même peur qu’il lui arrive quelque chose, mais je parvenais à sourire quand même, simplement parce qu‘elle souriait aussi, mais j‘étais quand même inquiet pour elle. Elle restait une grande amie et je tenais à elle.

- Non, non, reste ici et repose-toi. Tu le mérites sincèrement après tout ce que tu as fait…

Et j’étais sincère en lui disant cela, car je lui devais la vie, à plusieurs reprises même. Je regardais Rexia attentivement. Mon inquiétude était quand même bien présente cette fois.

Je m‘allongeais dans le lit, toujours en la regardant…


- Je ne pourrais jamais oublier ce que tu as fait pour moi…

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 27 Mar - 14:12

    Rexia ne trouvait pas illogique que, à travers le monde où ils vivaient, des immortels puissent exister... ou tout du moins, au moins un immortel, et elle était plus que ravis que cet immortel ne soit autre que son ami Samuel, bien qu'elle s'en voulait parfois de songer cela, car elle se trouvait égoïste de vouloir empêcher la mort d'emporter son ami et donc de lui faire subir les malheurs et les douleurs du temps qui passe sans qu'il ne puisse passer avec eux.

    Serte, ces histoires d'immortels étaient étranges, serte, elles étaient étonnant... mais pas illogique, selon elle. Le monde se voulait droit, les humains croyait que toute chose avait une réponse, que le fantastique n'existait pas... mais rien que dans cette chambre, si on regardait attentivement, on pouvait voir pleine de chose incroyable, fantastique, qui relevait de l'imagination, de choses illogique, comme les diraient les scientifiques et les théoriciens de notre époque. Chaque personne, dans cette pièce, possédaient au moins un pouvoir. Il y avait un homme pouvant créer le feu, un autre pouvant manipuler la glace, et elle ne savait quoi d'autre encore... et il y avait, dans tout ce lot, même une figure emblématique des légendes humaines censée n'avoir jamais existé, vu que elle, elle était là, un vrai dragon vivant, et le fait qu'elle ait encore en elle quelques gênes humains ne changé rien à cela. On se serait presque cru dans l'une des scène loufoque de Alice au Pays des Merveilles. Peut-être que si elle avait été encore humaine, elle aurait trouvé cela incroyable, voir impossible... mais ses expériences avaient offertes à Rexia un esprit ouvert. Elle croyait qu'il existait dans le monde bien plus de mystères, bien plus de magies que ce que les humains croyaient et voulaient croire, et que elle-même osait imaginer, et que de nombreux de ces mystères n'étaient tout-simplement pas fait pour être résolu. Avoir une connaissance trop profonde de la nature-même du monde pouvait être quelque-chose de dangereux...

    Le sourire amical de la dragonne envers son ami se changea en sourire de gratitude lorsqu'il lui dit qu'elle pouvait rester ici, couchée sur la moquette, à laisser à ses muscles le temps de se recharger... elle était tellement épuisée qu'elle avait l'impression que rien que le fait de sentir son sang circuler dans ses veines brûlait du peu de l'énergie qu'il lui restait. Elle n'était pas prête de retenter un vol pareil, elle savait que si ça ne la tué pas, ça risqué de la blesser gravement... trop pousser sur les os de son squelette compliqué, surtout au niveau de ses ailes, risqué de le déformer, et de créer par la suite des complication... si Rexia n'avait volée ne serai-ce que une heure de plus comme elle venait de le faire, elle aurait pue avoir des séquelles irréversibles qui l'auraient à jamais empêchées de voler... mais aussi étonnant que cela puisse paraître, la dragonne s'en fichait. L'important, pour elle, s'était d'avoir sauvé Samuel. Il était plus important à son coeur que sa capacité de voler, qui était déjà quelque-chose de vraiment important, pour elle.

    Bien-sûr, la dragonne s'était doutée que son ami n'aurais fait aucune objection au fait qu'elle reste ici pour se reposer... de toute façon, même si il l'avait fait, il aurait alors fallu que des gents la pousse dehors, parce que là, vraiment, elle n'était plus capable de faire un pas... mais il était toujours agréable de l'entendre dire, d'en être certain, et elle poussa à son adresse un ronronnement de remerciement, incapable à ce moment de prononcer une parole. Elle regarda Samuel se coucher en la remerciant, lui fit un paresseux clin d'oeil afin de lui dire que ce n'était rien, puis finalement, laissa tomber lourdement sa tête de son épaule sur le sol... les écailles, c'était dure et froid comme du métal, pas très agréable comme oreiller... en fermant ses doubles-paupières, se retrouvant rapidement dans le noir de son esprit.

    Elle partit pour somnoler pendant plusieurs heures, ses côtes se soulevant au fur et à mesure de sa lente respiration. Ses poumons brûlants furent bientôt oublié, et tendis qu'elle se laissait emporter par les vagues de l'océan de ses rêves, elle eut l'impression que le dure sol de la chambre se transformait en un nuage de coton dans lequel elle s'enfonçait sans pouvoir, ni sans vouloir s'en extirper. Une pensée assez illogique, et qu'elle trouverais surement par la suite particulièrement enfantine et stupide, vu qu'elle était la première placée pour savoir qu'on ne pouvait pas toucher un nuage. Le premier jour où elle s'était élancée dans les airs, elle avait essayée de le faire, se demandant encore à l'époque en quoi c'était fait, et avait alors était étonnée de ne rencontrer que du vide et de l'humidité. Elle avait compris aujourd'hui que les nuages étaient en réalité fais de la même matière que la brume matinale.

    Cependant, bien qu'elle se laissa voguer au fil des images un peu biscornues de ses songes, elle ne dormit pas particulièrement profondément... une partie de son esprit restait éveillé et ses sens étaient tous tournés en direction de son ami allongé sur son lit, car inconsciemment, elle était toujours inquiète pour lui et tenait à le surveiller. Ce fut à tel point que le moindre petit bruit un peu trop fort aurait pu la tirer de ce sommeil aussi brutalement que l'on coupe un fil tendu, et que les images de rêves défilèrent devant ses yeux sans ordre ni logique apparente, elle ne fit aucun véritable rêve. Des fois, elle était calme, d'autre fois, elle souriait dans le vide, et encore d'autre fois, son museau se tordait dans des rictus de peur et des grognements...
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mer 28 Mar - 10:57

Avec l’enfer des tortures, jamais je n’aurais pu songer au fait de retrouver la paix, de pouvoir être enfin capable de fermer les yeux et me dire que tout était terminé, que ces personnes n’allaient plus m’endolorir et tenter de me donner la mort, une mort qui avait l’air de m’abandonner au fur et à mesure que je continuais de respirer.

Avec cet inhibiteur de force, je venais de subir une torture réputée comme étant mortelle, sans aucune issue de secours pour pouvoir revenir à la vie. En théorie, tout le monde décédait des suites de cette injection, mais je ne faisais pas partie de ces décès car, à la différence des autres, mon pouvoir de guérison avait ralenti la progression du poison dans mon organisme. J’avais eu plus de chances que d’autres qui étaient décédés trop vite car j’étais capable de recevoir les fruits d’un remède, un remède dissimulé du monde capable d’éradiquer le poison en moi, remède qui avait peut-être failli arriver en retard, si je me basais sur mes battements de cœur, ce rythme cardiaque qui ne cessait de diminuer à mesure que je subissais tout. Si je n’avais pas reçu ce remède, aurais-je pu mourir ? Aurais-je pu finalement décéder à cause de cette chose, pour enfin avoir une preuve que je n’étais pas si immortel que j’en avais l’air ? Je n’allais probablement jamais pouvoir répondre à ces questions avec une extrême certitude, parce qu’aucune preuve ne me garantissait l’exactitude d’une réponse capable de m’aider à en savoir plus sur qui j’étais. J’étais toujours enfermé dans une grande notion d’inconnue en ce qui concernait ma vie, parce qu’il y avait une chose dont je n’étais plus certain. Etais-je encore capable de mourir ou bien étais-je condamné à rester sur la Terre, pour toujours, subissant toute douleur mais en aucun cas la force de mon dernier souffle ? Mes prières actuelles allaient vers le jour où j’allais enfin comprendre la nature de ce qui m’arrivait. Je priais tant pour enfin tout savoir sur mon identité et sur les éléments de ma vie impliquées par mon immortalité.

Mais là, je gardais en tête le soulagement suffisant que le fait d’être encore en vie me procure, alors que tout laissait présager le contraire, que j’allais mourir. Je devais ma vie et même plus encore à Rexia, cette présence si incroyable qui m’avait sauvé. Sans elle, je serais probablement encore emprisonné dans cette base, traité comme un animal par ces scientifiques, ces monstres qui ne pensaient jamais à une chose pourtant essentielle : ma conscience. En effet, une carcasse humaine était au fait qu’une conscience pouvait exister sous la carcasse, et que je pouvais alors souffrir et ressentir toutes les douleurs qu’ils m’infligeaient sans interruption, ne pensant qu’à leur profit personnel, et non à mon existence personnelle. Tant qu’ils m’avaient entre leurs mains, le reste importait peu, alors ils éclipsaient ma conscience ne gardant en tête que la seule idée de découvrir une innovation scientifique. Ils gâchaient une vie par la même occasion, mais ils s’en fichaient pas mal. Etaient-ils encore humains dans ce cas-là ou bien étaient-ils devenus des monstres irrécupérables, que même le plus grand des héros ne pouvait plus sauver. Personne ne pouvait sauver une existence pareille, surtout si elle était gâchée par des terribles intentions comme celles qui les avaient bercées pendant ma période de captivité. Ils s’étaient perdus dans l’enfer du péché, issue où même Dieu ne pouvait plus aller les chercher. Leur méchanceté était réelle et impossible à stopper. Leurs vies étaient gâchées à cause du fruit de décisions plus que cruelles. Ils s’épanouissaient dans le mal absolu, la cruauté des tortures envers des personnes qui ne le méritaient pas forcément. Ils étaient en quelque sorte devenus des prédateurs de l’espèce humaine, espèce qui était pourtant la leur, leur conscience profonde. Mais ils éclipsaient cela pour le bien de l’enfer, une méchanceté qu’aucun humain ne devrait avoir en temps normal. La vie était injuste.

J’étais encore là, et je reprenais mon souffle. Je reprenais des forces alors que j’étais enfin guéri de cet inhibiteur de force, et Rexia en faisait autant. Elle avait besoin de repos et elle le méritait sincèrement, surtout après tout ce qu’elle avait pour moi. Je l’observais alors qu’elle fermait les yeux, qu’elle quittait la réalité pour se glisser dan les bras de Morphée. La voir fermer ses yeux tétait une chose bien reposante, un événement qui me faisait sourire par sa simplicité mais aussi par le bonheur qu’il dégageait. Il s’agissait d’une preuve que la vie n’était pas si dure que cela, et que des bonnes choses pouvaient encore arriver et nous aider à ne plus penser qu’à la douleur. Je vidais mes pensées rien qu’en la regardant et tout ceci m faisait du bien. J’avais de la chance de la voir, une chance inestimable. Sincèrement, si elle n’avait pas été là, je ne ressemblerais probablement plus à grand-chose. Je serais devenu une carcasse inutile, endolorie par le sang coulant des tortures, et non pas une chose humaine capable de vivre sa vie et non de rester enfermée dans une cage, torturée par d’autres humains qu’elle-même, et pour une cause injuste. J’étais simplement là même si j’avais beaucoup de mal à oublier ce qui s’était passé. Mais il était temps pourtant l’heure. L’occasion de tourner la page sur cette horreur était enfin arrivée, et j’avais je n’allais la laisser s’enfuir alors que j’avais éventuellement la chance de revivre heureux après tout ceci. Je devais saisir cette chance.

Suivant le rythme de ma sérénité, et de cette chance qui m’était offerte, je ne quittais pas des yeux Rexia alors que je plongeais à mon tour dans le sommeil, pour tenter de me remettre de tout ce qui s’était produit durant cette semaine. Je fermais les yeux peu à peu pour m’abandonner au repos, en espérant qu’il sera productif, qu’il servira à quelque chose, quelque chose de bon pour une fois. Pour le moment, je ne faisais que dormir, plongé dans le noir intense de l’inconscience. Aucun rêve ne venait pour le moment. J’étais seul, seul dans l’occasion d’oublier mes horreurs. Mais, cet effort de sérénité allait-il durer, ou bien allais-je être persécuté une nouvelle fois par ces visions d’horreur que je souhaitais tant oublier ? Rien n’était si sûr malheureusement car mon état de santé était encore fragile. Je pouvais être encore sujet à toutes ces visions. Je n’avais que peu de chance de m’en sortir indemne, de tout oublier, surtout après une chose pareille. Ce n’était pas une marque de pessimisme mais simplement une preuve de réalisme. En théorie, aucune conscience humaine ne subissait ce que j’avais subi, et c’était bien pour une raison. Tout ceci nous marquait au fer rouge, au point que personne ne pouvait oublier ce qui s’était passé, pas aussi facilement que lors de l’effacement d’un fichier informatique. Tout n’était pas si simple dans nos esprits malheureusement, et c’était bien dommage, car un peu de facilité pourrait nous aider pour une fois, nous aider à changer. La vie n’était pas une utopie aussi belle malheureusement…dommage pour nous.

Comme mon absence d’espoir le laissait prévoir, ma sérénité ne fut pas éternelle. J’étais interrompu par des visions cauchemardesques me concernant, des visions qui m’effrayaient tellement au point que je m’agite dans mon sommeil, je m’agitais dans la force d’un appel au secours parce que j’avais peur de ce que je voyais. Je me voyais torturé, blessé, jeté dans des chambres froides, drogué à une mesure que l’espèce humaine ne pouvait pas supporté, endormi, sectionné de part en part…des horreurs que j’avais pour la plupart subies en étant enfermé dans cette base. Mais ces visions d’horreur laissaient place à autre chose, une vision que je ne comprenais pas. Quelqu’un s’approchait de moi, une ombre que je ne connaissais pas. Je pouvais observer la silhouette de quelqu’un, une silhouette d’homme, les cheveux longs, mais je ne voyais pas son visage. Cette ombre m’appelait et me demandait de l’écouter attentivement. Elle disait :


 « Les ailes de l’immortel vont bientôt être dévoilées, et quand ce sera le cas, tu sauras enfin qui je suis.»

- Mais qui es-tu ? tentais-je de demander pendant mon sommeil mais peut-être que cela allait s’entendre à voix haute…je n’en savais rien.

 « Tu le sauras très vite…des vies en dépendent »

- Mais quelles vies ? Explique-moi.

 « Toutes les vies »

Mais j’avais l’impression d’entendre ma voix, et c’était bien ce qui me faisait peur. Etait-ce une partie de moi que je ne connaissais pas ? Quelque chose d’autre ?

Après le départ de l’ombre, je voyais des images, des horreurs non dirigées sur moi mais sur tout le monde. Je criais pour que tout ceci s’arrête, car ces visions avaient l’air si réelles, mais également si douloureuses. Ils souffraient tous, et je n’arrivais pas à me défaire d’une telle chose. C’était trop dur à supporter, et je devais à tout prix sortir de ce cauchemar, sous peine de m’enfermer dans une souffrance que je pourrais ne pas supporter.

S’enfermer dans quelque chose de trop fort serait beaucoup trop dangereux pour une conscience comme la mienne, déjà affectée par des chocs multiples qui me hantaient encore. Une chose était claire, et il s’agissait de ma peur. J’étais sérieusement effrayé par ce qui se produisait dans ma tête. J’avais peur, suffisamment peur pour que le cocktail d’horreur et d’inconnu puisse suffire à me tirer de se cauchemar, même si c’était de la plus brutale des manières. Un sursaut tira mon corps vers le réveil, le visage marqué par la frayeur que j’avais subie dans mon sommeil. A ce moment-là, je vis que personne n’était là. Ils étaient partis mais ils restaient en alerte en cas de problème. Ce geste était clairement pour nous laisser nous reposer après tant d’épreuve. N’importe qui, en m’observant pourrait percevoir le fait que je venais de vivre un cauchemar, mais personne ne me voyait. Sans pour autant comprendre de quoi il s’agissait exactement, il était clair que j’avais mal, que je souffrais encore d’une douleur mentale accrue. Je ne parvenais pas à sortir d’un cauchemar physique sans le vivre à l’intérieur de moi-même et cela m’énervait. Je ne demandais que le repos et je ne recevais sans cesse que le contraire. J’en avais assez, voulant que tout ceci puisse changer, mais mon souhait ne se réalisait pas encore. Combien de temps allais-je devoir attendre encore pour simplement vivre dans le calme de la délivrance ? Je ne le savais pas, mais je priais tant pour que ceci puisse m’arriver un jour. J’avais besoin d’un changement positif pour une fois et non pas de toute cette frayeur.

Je ne voulais que la pitié du destin, juste une fois. Etait-ce trop demandé pour une conscience comme la mienne ?



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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 29 Mar - 15:29

    On dit que les hommes naissaient bon, mais comment pouvait-on penser qu'il l'était vraiment quand on voyait les horreurs qu'ils faisaient subir aux animaux, à la nature elle-même, ou même à leurs propres semblables ? Samuel et Rexia étaient semblables dans le sens qu'ils avaient tout-les-deux quasiment vécus les même horribles expériences de la vie, en étant utilisés comme sujet de laboratoire, en étant torturés, maltraités, traités plus bas que terre, encore plus bas qu'un maître oserait traiter son propre chien... et tout ça pour quoi ? Pour satisfaire les désires pervers d'esprits qui se croyaient brillants, mais qui étaient tout-simplement malades. Ils ont dus subir le jeu d'hommes et de femmes qui se prenaient pour des dieux, qui faisaient le mal en croyant faire avancer la science, en croyant faire ce qu'il fallait pour sauver, protéger ou faire avancer l'humanité, et ne se rendant pas compte du mal qu'ils faisaient à des êtres intelligents, doués d'une conscience et la capacité de ressentir la douleur... ou alors, si ils s'en rendaient, ils s'en fichaient, généralement. Et ça, ce n'était pour une partit d'entre-eux... pour d'autres, les tortionnaires, ceux qui étaient payés pour faire ça, eux ils se rendaient comptes de ce qu'ils faisaient, ils se rendaient compte que cela n'aiderait en rien l'humanité, et même qu'au contraire, si les choses déparées, ils pouvaient laisser échapper des monstres dans leur monde... la jeune dragonne en était la preuve vivante, et l'humanité avait de la chance qu'elle ne soit pas le monstre assoiffé de sang humain que l'on pouvait voir dans certaines légendes... cependant, ils le faisaient quand-même, car pour-eux, c'était un jeu. Ces êtres-là, ils n'étaient même plus des hommes, ni même des monstres... ils étaient des enfants, tout-simplement. Des enfants qui n'avaient pas grandis et qui jouer toujours avec une loupe à brûler les habitantes d'une fourmilière... sauf qu'aujourd'hui, leur fourmilière, c'était le monde.

    Bercée par les vagues silencieuses et obscure de ses songes labyrinthiques, l'esprit de la jeune dragonne seulement à demi-endormit se tourner de temps en temps en direction de Samuel. Elle était heureuse et fière d'avoir pue le sauver, fière d'être l'un des instruments de la survie d'un être aussi exceptionnel que lui... elle n'oubliait pas, bien-sûr, le rôle qu'avait joué le Spécial aux pouvoirs de glace, car sans lui, elle aurait due perdre de nombreuses heures à essayer d'atteindre le remède en creusant dans cette grotte trop étroite pour elle, sans être sûr de pouvoir rapporter le médicament intact. Creuser aurait risqué de faire tomber des débris sur lui et de l’abîmer. Elle avait sauvée son ami, et elle continuerait à le sauver autant de fois qu'elle en aurait la possibilité, car c'était grâce à lui qu'elle ressentait encore le plaisir de cette vie... lui qui l'avait accepté tel qu'elle était, mais il n'avait pas fait que ça, pour elle : il l'avait guidé jusqu'à un foyer serte, un peu étroit pour son corps de lézard géant, mais où elle pouvait quand-même vivre librement en toute sécurité, et il lui avait permis de rencontrer d'autres humains qu'elle arrivait à considéré comme ses amis. Samuel n'avait pas fait que lui offrir une amitier : il lui avait offert une famille, et c'était la première-fois que la jeune créature aux écailles de rubis arrivé à ressentir l'émotion d'avoir une famille... enfin, elle le pensait. Peut-être qu'elle l'avait ressentie, cette émotion, le jour de sa naissance, dans les bras de sa mère... mais aussi loin qu'elle s'en souvenait, et que les scientifiques avaient acceptés de lui raconter, elle avait toujours été orpheline. Avant aujourd'hui, elle ne s'en était donc plus souvenue... ressentir cette chaleureuse impression d'être entourée, aimée, acceptée... c'était ça, le cadeau qu'il lui avait fait, et pour cela, elle serait toujours là pour lui.

    Aujourd'hui, grâce au courage qu'elle avait enfin eue de s'enfuir, et de sa rencontre avec Samuel, sa vie n'avait plus rien avoir avec ce qu'elle était avant... elle n'était plus malheureuse, elle n'était plus solitaire. Serte, avoir des gents en qui on tenait autant auprès de soit avait ses inconvénient : je veux parler de la peur quasi-constante que l'on ressentait de, un jour, les perdre... mais on ne pouvait hélas pas tout avoir, et au fond, elle préférait ressentir cette peur plutôt que de n'avoir jamais ressenti le bonheur d'une famille. Son passé était derrière-elle, DESTINÉE était derrière elle. Ils ne savaient pas où elle était, et grâce aux pouvoirs des Spéciaux, ils n'avaient plus aucun moyen de la repérer. Elle ne pourrait surement jamais oublier ce qu'ils lui avaient fais subir, mais déjà, au moins, pouvait-elle arrêter d'y penser. Les laboratoires étaient derrière-elle, maintenant, elle vivait au Serenity... cette pensée la fit sourire dans son sommeil, et son corps endormi fit une petite roulade sur la moquette, comme elle le faisait pour se détendre dans de l'herbe, et un rapide coup de hanche la ramena à sa position initiale.

    Le sommeil de Rexia était cependant très mince, un rien pouvait le briser. A plusieurs reprises, son esprit revint un peu en elle, lorsqu'elle bougea un peu trop, par exemple, mais elle se rendormait toujours rapidement... ce fut lorsqu'elle entendit la vois de Samuel qu'elle se réveilla complètement, en sursaut. Elle envoya sa tête en-avant tel un serpent en train de mordre... et se cogna au passage le bout du museau sur le bord du lit. Poussant un grognement, la jeune dragonne se frotta le nez, puis redressa la tête, réussissant à la lever assez haut pour dominer Samuel et le regarder en entier sans pour autant se lever. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle somnolait, mais assez pour retrouver suffisemment de force pour lever la tête. Serte, elle ne se sentait pas encore en état de se remettre sur ses pattes, mais au moins elle arriverait à restait éveillée et pourrait surement parler. Clignant encore des yeux d'un air fatiguée, Rexia observa Samuel... il parlait en dormant, parlant apparemment à une personne qu'il voyait en rêve. Ses grimaces indiquaient qu'il faisait surement encore un cauchemar. Hélas, elle avait pue le sauver de la mort et de la faiblesse, mais pour les visions des rêves, mis à part être près de lui et le soutenir moralement, elle ne pouvait rien faire.

    Voir Samuel souffrir toujours intérieurement, gémissant, gigotant, et même parfois criant pendant qu'il dormait, faisait du mal à la dragonne. Elle aurait tant voulue être capable de l'aider... elle ne savait pas ce qu'il voyait, mais ça devait être horrible. Elle se demanda si quelqu'un devrait le réveiller... c'est à ce moment-là, regardant autour d'elle, que Rexia s’aperçut que mis à part eux-deux, la chambre était vide. Les autres humains l'avaient quittés sans doute pour les laisser se reposer tranquillement. Elle posa donc à nouveau ses yeux sur Samuel. Le réveiller ne serait peut-être pas une bonne-chose, il fallait qu'il se repose... mais un sommeil aussi agité servait-il vraiment à quelque-chose ? Était-il reposant ? Finalement, elle se dit que non, il ne l'était pas pas, et décida à le tirer de là, s'avançant vers lui afin de lui donner un petit coup de museau dans les côtes... mais ce fut inutile : le jeune Spécial aux dons de feu se réveilla tout-seul à ce moment-là. Elle, elle eut juste à se reculer rapidement avant que, dans la panique, il lui donne un coup.

    Samuel semblait encore plus fatigué que quand il s'était endormi, il transpirait, et il tremblait de peur. Rexia l'observa d'un regard triste, désolée pour lui. Ne sachant que faire de plus, tout ce qu'elle réussit à faire, ce fut lui demander, chuchotant comme si elle avait encore peur de réveiller quelqu'un d'autre :


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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 30 Mar - 0:38

Edgar Allan Poe disait : "L'horreur et la fatalité se sont donnés carrière dans tous les siècles." Au fond, quand je réfléchissais à cette citation, je gardais l’impression qu’il n’avait pas tort, et qu’il avait prédit le sort de beaucoup de personnes avant même que le monde ne subisse cette destruction fixée sur du long terme à cause de la bêtise humaine du gouvernement, cette institution politique à l’origine de la chasse aux spéciaux. Rien qu’une seule décision avait tout changé dans nos vies, au point que le désastre puisse prendre place pour une durée constante de notre quotidien. Nous n’avions plus énormément de chance depuis tout ceci.

Moi, ma vie ne l’avait jamais vraiment été…bercée par la chance. Depuis toujours j’avais sans cesse vécu dans la longueur de l’horreur et de la souffrance. Les choses étaient devenues très compliquées en si peu de temps que ma vie ne pouvait plus s’en défaire. La naissance de mon masque de tristesse coïncidait alors avec ces choses-là, parce qu’elles avaient pris une trop lourde place en moi. Elles étaient devenues trop implantées pour que je puisse espérer les oublier, m’en défaire et enfin avoir une chance de vivre ma vie dans la joie et l’humanité qu’elle méritait : l’humanité que mon amour pour Rachel me donnait par exemple. Il s’agissait de ce que je souhaitais au plus profond de moi, et jamais je n’allais changer ce souhait, simplement parce que j’y croyais réellement. Je gardais espoir de conserver le bonheur et de me défaire de la souffrance, parce que j’avais une conscience de béton, une âme capable de me rendre particulièrement déterminé, et surtout rempli d’une volonté de fer qui m’aide à conserver mes espoirs, mes volontés, tout ce que je souhaitais voir apparaître à l’avenir. J’avais beau subir la tristesse, je vivais toujours.

L’horreur de cet instant fut ces cauchemars que je venais de faire, des scènes de torture que j’avais pu observer sans contrer, des choses que j’aurais préféré ne jamais observer dans mes pires cauchemars, mais je les avais quand même observées. J’avais revu mes propres tortures, unes par unes, et enfin cette ombre, que je pensais être moi, me parler d’un danger menaçant toutes les vies, des tortures sur mes proches, et enfin le sursaut. Toutes ces souffrances, une conscience humaine ne les supportait pas sans bouger, sans montrer ne serait-ce qu’une seule marque de tristesse. Un cœur de pierre n’était absolument pas logique dans des situations comme celles-ci. Seules les machines ne pouvaient ressentir une seule émotion dans ces temps-là. Le cœur de pierre mériterait une bonne raclée.

Je m’étais réveillé en sursaut, terrifié par autant d’horreurs et en proie aux symptômes du réel cauchemar : un épuisement terrible, une intense fièvre, les tremblements de peur, mais également un regard bercé par une détresse, celle d’une âme effrayée par l’horreur. Rexia était près de moi et me demandait si je souhaitais en parler. Ma voix brisée ne parvenait pas réellement à parler, exprimer de longs discours, mais il fallait que je parle. Je tournais mon regard triste vers elle, et disais :


- Des horreurs…ce n’était que des horreurs… J’ai revu mes tortures, mais également d’autres personnes en train d’être torturées. C’était horrible, je n’arrivais pas à supporter cette vision sans être capable de faire quoi que ce soit pour l’arrêter. C’était trop dur… disais-je, la voix endolorie par la frayeur. Mais il y a une chose que je n’ai absolument pas pu comprendre… une voix m’a parlé, et j’avais l’impression que c’était moi. Elle me disait que j’allais prochainement découvrir qui elle était, et qu’un danger menaçait toutes les vies. Je n’ai pas tout compris à ce qui s’est passé… Une vision ? Un rêve ? Je n‘arrivais pas à déterminer la frontière du réel.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 30 Mar - 13:57

    L'horreur... Rexia avait suffisamment côtoyée et vécue parmi différents types d'humains pour comprendre une chose : c'était, hélas pour eux et pour ce qui les entouraient, le lot quotidien des membres de cette espèce. Dans le monde des hommes, l'horreur était partout, il pouvait être présent dès le moment de notre venu au monde, chez un enfant naissant au milieu de la guerre et des maladies, ou naissant sans que personne ne n'ai voulu de lui. Elle-même avait vécu l'horreur lorsqu'elle était née, bien qu'elle ne s'en souvienne plus et n'ai jamais sut quel genre d'horreur elle avait vécu... après-tout, elle était orpheline de naissance. Il y avait les humains qui la faisaient, qui créaient l'horreur... les assassins, les violeurs, les terroristes... ceux qui prenaient des décisions entraînant des horreurs, persuadaient de faire au mieux pour le genre humain, et ceux qui prenaient des décisions entraînant des horreurs, mais qui ne le faisait que pour servir leurs propres intérés, se fichant de l'impact que cela aurait sur les autres. Il y avait ceux qui faisait les horreurs, et il y avait, justement, les autres, ceux qui subissaient les horreurs, les innoçants qui n'avaient rien à voir avec ce qu'il se passait et qui pourtant s'y retrouvaient en plein milieu. L'horreur était une chose habituel, un serpent sans pitié qui glisser dans notre monde en frappant tout ce qu'il voyait de vivant, et c'était aussi la chose qui nous permettait d'apprécier les bons moments de la vie. Une action, une décision, un mots, une simple pensée pouvait la faire venir... l'horreur était comme un ballon trop gonflé resté au soleil. La moindre pichenette pouvait le faire éclater.

    Samuel et Rexia faisaient partis des autres... eux ne faisait pas se déclencher l'horreur, mais étaient forcés de la subir. Mais contrairement à certains, eux, ils cherchaient également à faire en sorte d'éradiquer cette nature de l'homme si facile à mettre en marche. C'était en cela qu'on pouvait penser qu'ils étaient des héros : ils cherchaient à rendre le monde meilleur, et ne demandaient rien en retour... enfin, presque. Si l'on demandait à la dragonne ce qu'elle voulait, c'était tout-simplement la possibilité de pouvoir vivre en paix, tranquillement, et ne plus êtres chassée des humains, chose que, dans le monde où elle vivait, semblait être trop demandé. Mais il y avait aussi ceux qui se laissaient déborder par l'horreur, ceux qui s'abandonnaient à elle, ceux qui la laissait les envahir ou qui tout simplement préféraient disparaître plutôt que continuer à la subir... et il y avait ceux, comme-eux, décidé de supporter, car ils portaient encore en eux la lumière de l'ennemi mortel de l'horreur : l'espoir. Rexia n'avait jamais perdue espoir, dans sa vie, même lorsqu'elle était enchaînée, et c'était pour cela qu'elle était toujours prête à continuer à se battre, que ce soit seule ou aux côtés de son ami.

    La vois de Samuel était brisait par la peur, la tristesse, le malheur de l'horreur que son cauchemar lui avait fait voir... et la jeune dragonne resta silencieuse, attentive à lui, son regard encore fatigué posé sur son visage, tendis qu'elle écoutait avec la plus grande attention du monde le court discours de son ami. Il lui parlait de torture, des siennes et de celles des autres, du chaos... d'une vois qui venait lui parler, une vois qui ressemblait à la sienne, et qui émettait la prédiction d'un futur danger qui allait bientôt les toucher tous, tout être vivant sur cette terre. Pour elle, tout-cela n'avait pas vraiment de sens... Rexia ignorait exactement ce qu'était une prédiction. Mais elle comprenait la détresse dans laquelle se trouvait le deux-pattes. Elle-même, lorsqu'elle avait fait son mauvais-rêve avec les autres dragons, elle s'était sentie très mal, très seule, malheureuse, et Samuel avait été là pour la rassurer... maintenant, c'était son tour.

    Doucement, elle étendit le cou et posa le museau sur le bord du lit, tout près de lui, et fit peser son poids dessus... elle avait encore du mal à se tenir dresser à cause de la fatigue...


    -Oh, petit-homme, dit-elle d'un ton compatissant. Je ne peux hélas rien faire pour faire disparaître ces visions, mais je suis là, sache que tu n'es pas seul. Et ne t'en fait pas, il n'y avait aucune frontière réelle dans tout-ça, juste ton esprit qui te jouait des tours. Ce n'était qu'un rêve, après-tout...

    C'était, tout du moins, ce que elle, elle pensait...
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 1 Avr - 22:09

Bercé par la force de l’horreur que j’avais pu vivre à l’intérieur de mes cauchemars, mon esprit ne ressemblait plus à grand-chose. Il était comme brisé, enfermé dans une peine plus que compliquée à supporter.

Je ne parvenais pas à m’en remettre, en tout cas pas assez rapidement pour pouvoir revivre ma vie normalement, sans me poser des questions existentielles sur mon identité ainsi que sur mon devenir sur cette planète. J’étais trop hanté par ce qui m’arrivait que j’en perdais très souvent le nord, enfermant mon cerveau dans un rituel sanguin, une horreur qui m’assassinait peu à peu, à l’intérieur de moi-même, sachant que mon corps ne pouvait plus subir l’effet du dernier souffle. L’horreur de mon cauchemar m’avait sérieusement retourné, car j’avais vu des personnes proches de moi subir le pire. Ils avaient subi des tortures que personne ne devait vivre en temps normal…personne sauf moi en tout cas, qui vivait ceci comme une sorte d’éternel recommencement, et que j’étais incapable d’y échapper. Mais, le fait de voir cette torture subie par tout le monde m’avait fait du mal. J’avais vécu ceci comme la plus horrible des tortures…pire tout… Cela me blessait et cela se ressentait dans ma voix peu à peu. Je parlais, mais la douleur était très compliquée à supporter. Je n’y arrivais pas…

Mais Rexia me montrait qu’elle était là pour moi, qu’elle pouvait m’aider et me réconforter par rapport à ce que j’ai vu. Elle était avec moi et cela me faisait du bien sincèrement. Le fait de ne pas me sentir seul m’aidait à me remettre de ce qui s’était passé et à oublier cette frontière si réelle qu’avait pris mon rêve. Rexia pensait qu’aucune frontière réelle était présente dans mon rêve, mais je n’arrivais pas à oublier ce que j’avais vu. J’avais peur d’avoir vu la réalité, une vision de l’avenir. J’avais vraiment peur…


- Merci, vraiment. Le fait d’être présent auprès de moi m’aide, et je suis sincère en disant cela. Rien qu’en étant avec moi, tu m’aides déjà à aller un peu mieux. commençais-je à dire. Je sais que tu ne peux rien faire pour que ces visions disparaissent mais l’accompagnement m’aide à me sentir mieux, cela m’aide à oublier…enfin en quelque sorte…parce que j’ai du mal à penser que tout ceci n’est pas réel, que ceci n’est qu’un rêve…j’ai vraiment vu tous mes proches subir le pire, sérieusement, même toi tu y étais. Et puis…cette voix, j’avais vraiment l’impression que c’était moi, mais elle était différente, enfin le ton était différent. C’était plus…je ne sais pas comment dire ça…mais j’étais si froid, si mystérieux et si sûr de ce que je disais. Cela m’a fait peur, sérieusement, et j’ai du mal à croire que tout ceci n’est pas réel. J’ai vraiment peur que quelque chose se prépare, que le danger soit réel au point que toute vie soit réellement en danger et que personne ne le comprenne.

Je la regardais.

- Je ne sais pas ce qui se passe, mais j’ai l’impression que quelque chose ne va pas, que quelque chose dans l’air montre que le climat a changé et que les vies en pâtiront au passage. Je ne sais pas réellement comment prendre ce qui se passe, s’il s’agit juste d’un pressentiment ou bien d’un danger que nous ne devons pas ignorer. Je suis perdu.

Je baissais un peu le regard à cause du fait que j’étais perdu.

- Est-ce que tu y comprends quelque chose ? Moi en tout cas je suis largué…

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 3 Avr - 17:01

    Aux visions de l'avenir, la jeune dragonne n'y croyait pas vraiment, pour deux raisons bien particulière : déjà, elle ignorait encore que ce genre de pouvoirs pouvaient exister, qu'ils soient liés aux dons psychiques des Spéciaux ou à la magie générale des légendes. La mythologie, la croyance humaine, que ce soit parce que on le pensait sérieusement ou alors en rapport avec une quelconque religion, n'avait jamais vraiment eue la moindre place dans son éducation "d'animal" militaire, si bien que pour elle, les médiums ainsi que leurs pouvoirs de visions n'étaient même pas une légende, vu qu'elle ignorait tout-simplement tout de leur existence. Et la seconde raison : elle ne croyait pas en l'avenir. Certaines personnes pensaient que le temps était comme un long fleuve qui ne pouvait jamais se finir, sauf à travers une cascade qui représenterait la fin du monde, mais si il fallait réussir à donner une image sur ce que croyait Rexia, pour elle, c'était plus un immense océan aux eaux calmes, où tous les destins de tous les êtres vivant se mélangeaient et se croisaient. Il suffisait d'une goûte de trop pour créer une vague, faire se percuter les destins entre-eux, changer le cour des choses... c'était cela, pour elle, l'avenir : différents types de cours que nous pouvions choisir de suivre ou d'ignorer l’existence, ou que nous pouvions emprunter car nous y étions contrains par un destin tragique ou par celui d'autres personnes, où rien n'était écrit, où notre futur se traçait au fur et à mesure de nos chois et de nos rencontres. C'était là également la raison pour laquelle elle ne songeait jamais à son futur : car il était impossible de deviner ce qu'il allait se passer, et que les choses devaient, selon-elle, êtres prises telles qu'elles venaient, qu'elle devait réagir selon son instinct du moment.

    La jeune dragonne se sentait tout aussi mal et triste que ce qu'elle pensait devait se sentir Samuel rien qu'en entendant l'intonation, le son sa vois, mais elle, c'était à cause du fait qu'elle ne pouvait pas l'aider d'avantage... au moins pouvait-elle se permettre d'être présente près de lui, de le réconforter dans son malheur, de l'empêcher de se sentir seul. Être seul lorsqu'on se sentait malade, malheureux, effrayé même, était la pire des choses qui puisse être, car c'était dans ces moments-là que notre esprit était le plus déconnecté de la réalité et nous poussait parfois à commettre des erreurs impardonnables et irréversibles. La jeune créature aux écailles de rubis se sentait reconnaissante envers les autres Humains de les avoirs laissés seuls, même si, à la base, ils ne l'avaient pas fait pour cette raison : elle commençait à croire que vu les ressemblances dans leurs vies, elle était la seule à vraiment comprendre et à pouvoir réconforter Samuel, et elle ne songeait pas ça par vantardise... mais peut-être se trompait-elle. Quoi qu'il en soit et quoi qu'il arrive, Rexia serait et resterait toujours près de lui aussi longtemps qu'il en aurait besoin, malgré la fatigue et la faim qui étaient en trains de la ronger de l'intérieur. Tout ce qu'elle fit, afin d'être sûre de ne pas s'effondrer une fois de plus de fatigue, ce fut de croiser ses pattes-avant et de poser son menton dessus, gardant cependant les yeux levés et écoutant attentivement le discours de son ami, faisant en sorte de ne pas laisser son cerveau fatigué se redéconnecter de la réalité.

    D'ailleurs, ce que lui disait le jeune Spécial était plutôt intéressant, en particulier le fait qu'il la voyait à elle en train de souffrir, ainsi que tous ses autres proches, et donc les membres du Serenity... ceux que Rexia considérait comme les gents qui l'avaient acceptés tel qu'elle était, même si ils avaient encore peur d'elle... quoi que, maintenant que la rumeur était en train de se répendre comme-quoi elle avait sauvée l'un des leurs, il était possible que les choses se passent mieux, à partir de maintenant... et qu'elle désirait au fond d'elle presque autant protéger que son ami Samuel. "Les amis de mes amis sont mes amis", comme disait si bien le proverbe, et elle, elle n'avait jamais était plus d'accord avec une phrase humaine qu'avec celle-ci. Voulant encore d'avantage être auprès de Samuel, elle fit l'effort, lorsqu'il eut finit de lui parler, de remettre à nouveau le bout de son museau sur son lit, tant-pis si elle devait forcer un peu pour le garder en l'air... il était trop important pour elle pour qu'elle fasse passer sa fatigue avant lui.


    -Je suis désolée, Samuel, mais je ne comprend pas mieux tes visions que toi, lui dit-elle en plongeant ses yeux ambrés dans les siens après qu'il se soit confié à elle. Pour-moi, tout-cela n'a pas vraiment de lien, et je continues à penser que ce n'était qu'un rêves... mais j'ai confiance en toi, et si tu pense qu'une menace plane réellement au-dessus de nos tête, sois-certain d'une chose : je saurais me montrer prudente, et je veillerais à la fois sur toi, et sur le Serenity. Personne ne s'en prendra à aucun des deux-pattes présents dans ce bâtiment tant qu'il me restera des écailles sur le corps, des ailes dans mon dos et du feu dans ma gorge !

    Rexia observa encore un peu son ami, s’inquiétant toujours de son état mental... non-pas qu'elle le croyait fou à cause de ses visions, au contraire, elle pensait simplement que celles-ci étaient dus à son instinct, à un pressentiment, mais juste à cause de sa fatigue et de sa tristesse... et finit par lui demander :

    -Je suis ravie que ma présence t'aide à te sentir mieux, mais j'avoues que j'ai peur pour toi, Samuel, j'ai peur que ma présence ne suffise pas... n'y aurait-il pas un Spécial, quelque-part, capable de t'aider, un Spécial ayant des pouvoirs sur les rêves ?
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 3 Avr - 22:10

Cette vision m’avait perturbé au plus haut point, et ne pas l’admettre serait une marque de mensonge envers moi-même. Elle paraissait si réelle, à un stade au-delà même du rêve, que je ne savais plus quoi penser. Je ne savais plus comment percevoir ce que j’avais vu, si je devais voir ceci comme un rêve, donc une vision créée par mon esprit ou bien comme la réalité et donc la prévision d’un danger sur toute l’humanité. J’étais perdu.

Je ne savais pas comment faire pour continuer et pour aller mieux sans penser à cela. Les questions affluaient dans mon esprit à un tel point que mon cerveau était au bord de l’explosion. Ce qui m’arrivait n’avait rien d’humain. Personne ne devait vivre une chose pareille dans une vie, c’était impossible. Ou sinon, dans le cas contraire, leur vie devait ressembler à l’enfer, un enfer que personne ne pouvait supporter, au point de souhaiter mourir. Dans mon cas, ma vie était rythmée de douleurs intenses, des tortures que personne ne devrait vivre sans penser au suicide, une notion horrible qui ne devrait pas traverser la vie de qui que ce soit mais qui existait tout de même. Une personne en arrivait là quand elle ne supportait plus la vie, quand la douleur était trop grande pour trouver les ressources suffisantes dans l’objectif d’y faire face, de surmonter cette épreuve. Une personne démunie à ce point-là était vulnérable, et méritait d’être aidée. Pour être honnête, cette vision m’avait déjà traversé…une fois, et j’avais failli tomber très bas. Si j’étais encore de ce monde, et même devenu immortel, c’était grâce à l’aide de quelqu’un de très important à moi par le passé. Cette personne-là m’avait surpris, limite à passer à l’acte, et m’avait donné l’étincelle qui me manquait, l’étincelle qui m’avait convaincu de continuer, même si la vie n’était pas forcément joyeuse sur tout son long. Si j’étais là, c’était pour ça. Maintenant, la vie me retenait par ses bras, m’empêchant de la quitter de cette façon cruelle à laquelle j’aurais pu m’abandonner. J’étais en quelque sorte devenu un immortel alors que je ne m’étais jamais attendu au fait d’attendre ce stade.

L’avenir était une sorte d’interrogation massive dans toute vie. Comment penser à tout ce qui pouvait nous arriver dans une vie en n’y songeant que lors d’une seule et unique journée ? Il s’agissait d’une chose impensable et surtout impossible, car la vie nous réservait des surprises, des surprises parfois si grandes qu’elles bouleversaient nos vies, nous changeaient, et pouvaient même nous donner l’occasion de prendre un grand virage dans notre existence, un virage vers l’objectif du bonheur. Les visions de l’avenir étaient pour moi possibles, surtout quand je me rappelais du cas de Duncan, mais je me rendais compte à quel point le fait de les supporter pouvait être compliqué. Il n’y avait pas que le bonheur dans ce type de pouvoir. Le malheur était également visible, et c’était une source de torture pour nos esprits. Ce que j’avais vu dans mon rêve était une sorte de vision d’une future torture face à laquelle j’hésitais, ne sachant pas s’il fallait la croire ou s’il fallait croire au fait qu’elle n’était que fictive, seulement fictive, et que le monde n’avait rien à craindre. Sur le coup, je ne savais pas quoi penser, et même les conseils de quelqu’un ne pourraient pas suffire à changer ce sentiment dans ma tête. Ce dont j’avais besoin était plus grand que cela. J’avais besoin d’une garantie, une garantie si grande qu’elle m’aiderait à reprendre confiance en moi et ainsi savoir à quoi m’attendre à cause de cette vision. J’avais besoin de croire en moi et de croire en ce que je savais, non pas d’être perdu comme je l’étais actuellement. Un point positif restait quand même présent dans tout ce brouillard, et il s’agissait de Rexia. Elle était certes présente auprès de moi, incapable de faire disparaître ces visions qui me hantaient, mais elle m’aidait, d’une façon encore plus importante que ce qu’elle pensait. Elle m’évitait la solitude, une douleur à double tranchant.

Je ne voulais pas les voir souffrir, toutes ces si belles personnalités à qui j’avais pu m’attacher. Les voir torturées de la sorte m’avait fait souffrir… Chacun à leur tour, ils avaient subi l’horreur, une horreur que je subissais parfois constamment, et cela m’avait du mal. Mon but dans ma vie était justement de leur éviter une chose pareille. Je ne voulais pas les voir souffrir, pleurer et subir une chose pareille. Il s’agissait d’un principe que je combattais de toutes mes forces, parce que je ne voulais pas le voir être réalisé et les voir subir le pire. Je ne voulais pas les perdre car jamais je ne pourrais le supportant. Voilà le double tranchant de l’histoire. Pour éviter une souffrance pour les autres et une souffrance pour moi, je combattais, mais une souffrance restait quand même présente. Cela me gonflait…


-- Tu n’as pas besoin de t’excuser Rexia au sujet de la perception de mes visions. Au contraire, je comprend ce que tu ressens. Je suis très perturbé par ce qui m’arrive. Je ne sais pas s’il faut croire au rêve ou bien à la réalité, car rien ne me prouve que c’est vrai, mais rien ne me prouve également que je n’ai pas à m’inquiéter. C’est la première fois que je vois une vision pareille, et c’est probablement pour cela que je ne sais pas comment réagir. Si jamais je la revois encore une fois, cela pourrait être une garantie de réalité mais là, je ne sais vraiment pas comment percevoir ce rêve…ou cette vision…peu importe ce que c’est en réalité. Je ne sais pas si je dois prendre ce qui se passe comme une menace qui plane au dessus de nos têtes, mais j‘espère sérieusement que ce n‘est pas le cas. Je n‘ai pas envie de savoir le monde en danger.

Je plongeais mon regard dans le sien avant d’ajouter :

- Sache que ta présence me touche Rexia, mais elle m’aide également énormément à surmonter ces interrogations qui pèsent sur ma conscience. Rien que le fait que tu sois là est une chose importante pour moi. Tu es si importante…Ta présence m’aide beaucoup, je t’assure.

Quand elle me demandait si je connaissais quelqu’un capable d’agir sur les rêves…je pensais à Duncan, mais ce n’était pas une très bonne idée, surtout si je pense à son instabilité.

- Je connais quelqu’un capable d’agir sur ce genre de choses, mais ce n’est pas une très bonne idée sincèrement. Son pouvoir l’a en quelque sorte rendu fou. Il est instable et ne sait pas tout le temps se contrôler…c’est le seul que je connais capable de voir ce que je vois et surtout savoir s’il faut prendre ceci comme une réalité ou bien comme quelque chose de fictif. Je ne connais pas grand monde avec un pouvoir de prédiction.

Si seulement il en existait…

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 5 Avr - 7:33

    Bien qu'elle vive tout-autant de malheurs et de défit que son ami allongé tout-près d'elle, qu'elle ait tout-autant souffert dans sa vie et qu'elle ait, bien des fois, faillie perdre la tête, se laisser emporter dans les sombres abîmes de la folie qui faisaient du plus noble des hommes un démon recraché par l'immonde bouche des enfers, il fallait avouer, et qu'elle s'avoue à elle-même, que ça vie était quand-même bien plus facile que la vie de Samuel, que la plupart des vies des autres Spéciaux qui vivait ici, dans ce bâtiment, tout autour d'elle, parce que elle, elle avait appris à accepté et à agir face aux soucis de la vie, elle avait appris à toujours se battre, à ne jamais abandonner sa survie et son esprit, tout-ça grâce à son instinct de dragon qui l'habitait depuis le jour où les scientifiques lui avaient fais sa première injection d'ADN de ces créatures anciennes et légendaires. Rexia avait beau avoir grandit dressée tel un animal, d'une façon que toute autre créature aurait surement finit par accepté, qui aurait surement finit par faire d'elle un gentil petit chien bien obéissant et tendre envers ses maîtres... il n'y avait jamais rien de mieux pour dompter un animal que de le prendre lorsqu'il était jeune, et elle n'était encore qu'un bébé les première-fois qu'ils avaient commencés à la dompter... mais pas elle. Elle, bien qu'elle se soit souvent montrée soumise et ait acceptée le sort qu'on lui faisait subir par crainte d'une punition, d'une électrocution, elle s'était toujours sentie sauvage au fond d'elle, elle avait toujours guettée la meilleure opportunité de s'échapper de sa prison de verre, et avait refusée de se soumettre aux expériences les plus dégradantes... bien qu'à coups de somnifères, les gents de DESTINÉE avait toujours trouvé le moyen de l'y forcer.

    L'instinct des dragons avait beau ne pas être aussi visible et dévastateur que leurs griffes, leurs dents ou leur feu, c'était leur arme la plus puissante, une arme qui les poussait à ne jamais abandonner la vie sans s'être battu jusqu'au bout, qui les poussait à ne jamais accepter aucun maître... parfois, afin de l'aider à survivre dans un monde où la vie se montrait dure, l'instinct transformait le dragon en monstre sanguinaire, ne songeant qu'à sa propre survie au détriment de celles des autres créatures et qui se montrait d'autant plus féroce envers ses ennemis... c'est ce qui aurait pu arriver à Rexia, elle aurait pue devenir une mangeuse d'hommes, si elle n'avait pas rencontrée un ami qui l'avait accepté et admis au sein de son refuge, un ami qui l'avait poussé à croire que tous les humains n'étaient pas des êtres mauvais, et qu'elle n'avait pas de véritable raison de tous les craindre. L'instinct de survie interdisait aux membres de cette espèce d'abandonner la vie... pour la jeune femelle, le suicide n'existait pas, et bien qu'elle ait déjà entendue ce mot et qu'elle sache ce qu'il voulait dire, elle ne comprenait pas et ne comprendrait sans doute jamais comment on pouvait soit-même mettre fin à sa propre existence. Si elle, elle tentait de le faire, si elle ne faisait que penser à le faire, son instinct de survie lui enserrerait l'estomac au point de la rendre malade. L'idée de se tuer soit-même n'était pas permis, chez les dragons, c'était une preuve de lâcheté, de folie, qu'on était qu'un pauvre lézard accroché sur son mur qui avait perdu son instinct. Si un monde après la mort pouvait exister, où tous les dragons se seraient réunis, elle était certaine que si elle mourrait de cette façon et les rejoignait, tous riraient d'elle et sa mort serait encore plus terrible que sa vie... une mort humiliante.

    En songeant à tout-cela, à ce concept que les hommes pouvaient avoir de la vie et de la facilité qu'ils avaient à y mettre fin, la dragonne poussa un long soupir exaspéré à travers ses naseaux... les humains étaient vraiment des créatures bizarres. Mais elle décida d'arrêter de penser à cela... ça ne faisait que lui faire perdre le respect qu'elle réussissait à encore avoir pour ces mammifères, ce qui n'était pas forcément une bonne-chose... et se concentra à nouveau sur son ami et sur son état.

    Leurs yeux étaient plongés les uns dans les autres et si Rexia ne savait quoi dire à son ami qui s’inquiétait de l'avenir qu'aurait pu lui dévoiler ce rêve, elle restait au moins présente auprès de lui, à l'écouter, à être attentive à son problème, et à lui montrer qu'elle le comprenait... ou tout du moins, qu'elle essayait de le comprendre. Certains points de la visions, de la perception et de la pensée humaine lui restaient sombres, mais elle faisait en sorte de comprendre le plus possible et d'être là pour le rassurer. Elle non-plus, elle ne voulait pas que son ami souffre, et d'ailleurs, à l'inverse de Samuel, elle, elle ne craignait pas qu'elle soit torturée... disons que si c'était pour elle un moyen de l'empêcher à lui de souffrir, elle serait prête à le faire. Tout comme il acceptait de souffrir pour elle, elle acceptait de souffrir pour lui... c'était là le double-tranchant de leurs relations amicales : chacun ne voulait pas que l'autre ressente la douleur, et était prés à ressentir la douleur pour lui. Hors, au final, alors que chacun essayait de protéger l'autre, cet autre était près à tenter de l'en empêcher... en bref, les choses semblaient difficiles. Mais il y avait tout-de-même un point supplémentaire chez Rexia qu'il n'y avait pas chez Samuel : elle était bien plus grande et bien plus forte que lui, et si elle décidait d'aller en avant du danger pour lui, elle ne voyait pas vraiment comment il pourrait l'en empêcher.

    La jeune dragonne se mit à ronronner lorsque Samuel lui dit à quel point la présence de celle-ci était importante, pour lui, à quel point elle l'aidait à se sentir mieux... ainsi, au moins, il ne faisait pas que voir et ressentir sa présence, il l'entendait, aussi. Et le doux son sortant de sa gorge était, elle le savait, une façon qu'avaient les dragonnes d'autres-fois pour rassurer leurs dragonneaux, et bien qu'elle ne considère pas vraiment son ami comme un enfant, elle le considérait au moins comme un être ayant sur le moment du mal à se défendre seul... il était encore malade, il fallait bien l'avouer... et qu'elle devait protéger, pour le moment. Elle écouta attentivement la réponse qu'il lui fit sur un être au pouvoir de manipuler les rêves, et fut déçu... mais elle comprenait aussi un peu cet homme. Si elle-même était assahie par les rêves des gents qui l'entourait, pour protéger son esprit, elle serait surement devenue instable...


    -Alors n'en prend pas le risque, se contenta-t-elle de répondre. J'ignore également tout des pouvoirs de prédictions et j'avoues que, avant aujourd'hui, je n'avais même pensée qu'ils pouvaient exister... les visions, les devins... tout-ça n'a jamais fait partie de mon éducation à DESTINÉE. Mais si tu pense que l'on doit prendre ton rêve comme une menace, alors je te fais confiance, et je me montrerais prudente... je veillerais sur toi et sur les autres membres du Serenity.

    Elle avança son museau en forme de bec et en posa la pointe sur sa main, comme pour lui faire un bisous de dragon, avant d'ajouter :

    -Et si tu le souhaite, si je ne peux pas t'aider pendant tes rêves, je pourrais au moins t'aider après. Je vais rester dormir dans ta chambre pendant quelques temps, le temps que tu te sentes mieux. Je ne te quitterais que pour aller chasser... ainsi, lorsque tu te réveilleras, même après tes cauchemars, je serais là pour t'écouter.
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 5 Avr - 23:15

Que croire ? Que penser ? Que faire ? Comment réagir ?

Toutes ces questions hantaient mon esprit à la longue, au point de me torturer parce que je ne savais pas quoi y répondre ou bien comment réagir face à elles.

Le temps apportait de plus en plus de complexité à ma vie. En effet, au départ, je n'étais qu'un simple pyromane vivant malheur sur malheur en perdant les gens qu'il aimait, ensuite je me suis découvert un second pouvoir parce qu'un fou avait décidé de faire des expériences sur moi, et enfin me voilà immortel ! Voici le pompon de toute cette histoire. Ma nouvelle nature me donnait l'impression d'être une proie pour n'importe qui jugeant mon cerveau plus intéressant qu'un autre. Pour eux, j'étais unique pour trois raisons : d'une part à cause de mon second pouvoir, ensuite parce que je ne pouvais plus crever en paix, et enfin parce que mon cerveau avait une particularité unique. James Flanagan, le scientifique à l'origine de ma nature d'hybride, avait même dit que j'avais quelque chose en trop, quelque chose que les autres humains n'avaient pas. Il disait même que ça bougeait, que ça se modifiait tout seul. En gros il n'avait compris pourquoi ce truc là était en moi et comment un cerveau humain pouvait possédait un tel atout sans subir une surcharge. Et il n'était pas le seul à le comprendre, vu que d'autres scientifiques s'intéressaient à moi depuis cette découverte, une découverte qui me gâchait la vie. La seule pincée de bonheur notable depuis des années était ces grandes rencontres que je faisais, des amitiés solides qui se forgeaient mais aussi un amour qui commençait à naître avec le temps. Rachel...rien que le fait de penser à elle faisait battre mon coeur et me donnait envie de la revoir. En étant forcé de la quitter durant une semaine entière, j'avais probablement provoqué une immense souffrance en elle, car j'en avais également subie une. Rien que le fait de penser au fait que j'étais le responsable de ces souffrances me faisait du mal. Je ne voulais pas la faire souffrir de cette manière. Je ne voulais pas la torturer...et pourtant je le faisais quand même, parfois sans m'en rendre compte. Tout était de ma faute, absolument tout.

Maintenant, l'avenir me jouait des tours en me procurant des pseudos-visions montrant un danger planétaire capable de viser toute l'humanité, la menacer d'extinction ou bien la torturer dans le "meilleur" des cas.

Je devais réfléchir, savoir si je devais y croire ou bien songer au fait que cela ne relevait que du domaine de la fiction, un simple cauchemar présent dans le but de m’effrayer et non de m’annoncer une terrible nouvelle. Je ne savais pas quoi penser, ni vers quelle réponse je devais me pencher, mais une chose était certaine. J’avais peur, peur de ce qui peut arriver à toute l’humanité capable de risquer le fait de perdre sa vie. Ce danger pourrait endolorir la Terre encore davantage, et c’était bien une chose qui ne me plaisait pas car elle était en dehors de mes principes. Normalement, j’aidais le monde à se sentir mieux, pour tenter de le diriger vers sa renaissance. Je ne le laisserais pas mourir simplement parce que je tenais à la vie plus que tout. J’y croyais et je trouvais injuste les cruautés que ceux, qui se croyaient plus forts que n’importe qui, faisaient subir à des gens innocents, des personnes qui n’avaient absolument rien fait pour mériter le fait de subir une chose pareille. Vivre des malheurs constants dans une vie n’apportait guère la sérénité. Ce n’était qu’un présage de peur, une horreur qui pouvait conduire l’humain à vouloir en finir, disparaître parce que la souffrance était trop grande pour être supportée par les consciences. Le suicide, une extrémité trop grande, ou bien tout acte irréfléchi pouvait être bon pour échapper à la souffrance. Mais il n’en résultait que l’horreur de toute manière. Tout le monde croyait échapper à la souffrance en mourant et en perdant la vie, mais ce n’était pas le cas. Il y avait toujours de la souffrance peut-être plus dans leurs têtes, mais il y en avait chez d’autres personnes, des personnes proches de la personne qui quitte la Terre. Ces personnes souffraient de son départ et entraient dans le deuil. Une chose que j’avais souvent connue..le deuil bien entendu. Le suicide, je ne risquais plus de le faire, vu que mon pouvoir m’en empêchait désormais, me retenant sur la Terre de gré ou de force. Voilà mon destin.

La douleur de la peur demeurait en moi…ces tortures m’effrayaient énormément. La peur de la souffrance chez les autres, y compris en Rexia. Je ne voulais pas les voir souffrir, mourir, ou pire encore. Ils ne méritaient pas cela. Je ne savais pas exactement ce que tout ceci pouvait signifier, mais j’avais peur… Le fait de regarder Rexia m’aidait à oublier cette peur. Lui parler était une bonne chose pour moi. Je ne pouvais pas le nier. Le nier serait une immense bêtise.


- La seule personne à avoir des visions que je puisse connaître est justement Duncan et ce que j’ai pu en voir n’a rien de joyeux. Il peut voir le bonheur, une bonne chose, mais ces intenses visions de malheur peuvent détruire un esprit, et ça a détruit le sien. Je peux comprendre ce qu’il vit sincèrement, pour avoir pu partager certaines de ses visions. C’est dur pour lui de vivre une situation pareille et ne pas être capable de l’aider m’ennuie sérieusement. Il aurait le mieux placer pour comprendre mon rêve, mais je n’ai pas envie de lui faire du mal. Il a déjà suffisamment souffert à cause de toute cette histoire et je n‘ai pas envie d‘en rajouter par mon initiative disais-je honnêtement. Je ne sais pas quoi penser honnêtement au sujet de ce rêve, et je me méfie du fait qu’il soit l’annonce d’un danger. J’ai peur de voir ce danger être réel et devenir une menace. Je n’ai pas envie que cela arrive et j’espère sincèrement que cela ne sera pas le cas.

Je la regardais dans les yeux et le fait de voir son regard m‘apaisait. Je me sentais bien, réellement bien.

- Ton attention me touche énormément Rexia, sincèrement merci. Tu ne peux pas savoir à quel point ta présence me rassure là. Les circonstances deviennent si compliquées que je n‘arrive pas forcément à calmer mes peurs, ça me fait du mal. Mais tu es là.

Je posais ma main sur son museau quand je disais ces paroles, preuve d'une sincérité venant de moi.

- Je te dois plus que la vie elle-même.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 10 Avr - 13:05

[Navrée pour l'attente, avec les fêtes de pâques, j'avais la famille à la maison et pas trop de temps pour les forums]

    Que croire ? Que penser ? Que faire ? Comment réagir ?

    C'était là des questions qui étaient en ce moment en train de torturer Samuel et que, parfois, la dragonne se posait aussi... mais elle les chassait généralement toujours très rapidement de son esprit d'une pichenette psychique, comme lorsqu'elle chassait une mouche perchée sur le bout de son nez d'un coup de queue... mais sans le risque de se montrer trop lourde et de se frapper en même temps... car pour elle, et contrairement au pauvre deux-pattes, les réponses étaient claires à ses yeux, venant de son instinct, des réponse qui étaient pour elle d'une logique implacable et qu'elle ne pensait jamais changer, sauf si de nouvelles choses qui lui étaient jusque-là inconnues ne se présentaient dans l'avenir. Que croire, que penser ? Et bien, c'était simple : elle croyait Samuel, elle était loin de penser qu'il était fou, alors si il lui disait qu'il avait vu des malheurs à travers les visions de son sommeil, mais qu'il ne croyait pas que ce n'était pas que des rêves, mais des images de leur destins, alors elle le prenait au sérieux, et elle était prête à réagir en conséquence, que ce soit pour se protéger elle-même que pour protéger les autres. Que faire, comment réagir ? Là aussi, c'était plutôt simple, car pour le moment, il n'y avait qu'une seule action que pouvait faire Rexia : c'était attendre. Attendre, espérait que, peut-être, son ami ait pu se tromper, et réagir sur le moment lorsque les choses arriveraient. Il ne servait à rien de se torturer l'esprit en songeant à l'avenir, ça ne faisait que nous détourner des choses vraiment importantes. Alors elle se contentait de rester là, de veiller sur ceux en qui elle tenait, et d'attendre... il arriverait ce qu'il devrait arriver, et dès que ça arriverait, elle serait prête à passer à l'action, elle savait que son instinct ne lui ferait jamais faire le mauvais choix... ou tout-du-moins le croyait-elle.

    Bien d'autres questions se posaient, bien-sûr... Rexia croyait-elle vraiment au pouvoir de prémonition en rêve de Samuel ? Et bien, si c'était lui qui disait qu'il l'avait... oui, elle arrivait à le croire. Elle ne voyait pas pourquoi le deux-pattes lui mentirait. Elle ne voyait pas en lui l'esprit d'un être vantard, il était au-dessus de tout cela, et puis pourquoi inventerait-il une histoire pareil alors qu'il venait tout-juste de quitter un sommeil de mort qui avait failli lui coûter la vie. Une autre explication pouvait-être que la fièvre le faisait délirer, mais ça non-plus, elle n'y croyait pas... Samuel avait peur, elle le sentait, il avait peur de quelque-chose qui allait au-delà de la compréhension de la dragonne, peut-être même au-delà de sa compréhension à lui-même, et cette peur n'était pas due à la peur d'un être paniqué qui avait des vision : elle était simplement due à un homme qui savait des choses terribles allaient arrivées, sans vraiment comprendre ce qu'il savait ni comment cela allaient se produire, et qui surtout ne savait pas comment les arrêter. Temps qu'elle n'aurait pas la preuve que ce qu'il lui disait était faut, Samuel pouvait déjà compter sur la fidélité et sur l'attention de Rexia, elle le croyait, elle avait une confiance aveugle en lui, et elle continuerait à se battre pour lui et à le protéger, elle continuerait à veiller sur ce danger qu'il annonçait, jusqu'à ce que cela soit passer, jusqu'à ce qu'il lui dise que ni lui, ni les autres membres du Serenity ne craignaient plus rien.

    Rexia écoutait attentivement les paroles de son ami, et en apprenait un peu plus sur Duncan, cet autre Spécial qui avait des visions. Si cela risquait vraiment de lui faire du mal, elle décida qu'elle n'insisterait pas, et qu'elle ne proposerait plus jamais à Samuel de demander à un autre Spécial possédant ce don d'essayer de l'aider... il ne servait à rien d'essayer de le rassurer si cela devait amener un innocent à la folie. Lorsqu'il posa sa main sur son museau, elle ferma ses yeux, simplement pour le plaisir de bien profiter de leur contact... mais elle les rouvrit rapidement. Elle savait que de pouvoir plonger son regard dans le sien rassurait le bipède, et le fait de le sentir rassuré la rassurait à elle-aussi... ça la rassurait de le sentir rassuré, car au-moins, ça voulait dire qu'il allait mieux, et que ça présence, comme il le lui disait, l'aidait. Elle lui donna un coup de langue sur le poignet, celui dont la main était sur le bout de son nez, et qui se trouvait donc juste devant son museau, avant de répondre à son tour, parlant de ce que chacun devait à l'autre :


    -Tout comme-moi, Samuel : je te dois la vie, et même plus ; ma liberté et mon esprit. Si tu n'avais pas été là pour m'accepter et faire de moi ce que je suis devenue aujourd'hui, j'aurais pue être à nouveau capturé et finir ma vie comme cobaye de laboratoire après m'être faite couper les ailes... rien qu'à cette pensée, elle frissonna, montrant ainsi quel horrible sort cela serait pour elle. Les ailes d'un dragon était son identité, ce qui lui donnait le goût de la vie. Vivre sans ailes serait pour elle aussi horrible que ce le serait pour un sprinter ayant perdu ses jambe... ou j'aurais pue devenir bien pire : par instinct de survie, j'aurais pue devenir une bête tueuse d'homme, m'en prendre à tout innocent venant trop près de moi à mon goût, parce que ce serait un humain et que j'aurais peur de lui. J'aurais pue me mettre à tuer des enfants parce qu'ils auraient par hasard pénétrer sur mon territoire. J'aurais même pue finir par prendre goût au sang. J'imagine que, par instinct de survie, c'est la raison pour laquelle certains anciens dragons pure-souche sont devenus des montres. Au final, j'ai comme l'impression que chacun d'entre-nous apporte quelque-chose à l'autre, nous nous complétons... et c'est pour-ça que je veux rester près de toi : continuons cette échange de bons procédés, et je pense que nos vies n'en seront que plus simple. Et pour tes inquiétudes, je sais que ce n'est pas simple, mais essaie de ne pas trop y penser pour le moment... tu dois te reposer. Je suis là, et je veille sur toi.

    Elle leva le museau et ébouriffa amicalement les cheveux de son ami... avant de sentir monter en elle un bâillement. Elle détourna sa tête de celle de Samuel, pour ne pas lui bailler dessus et lui envoyer son haleine en pleine figure... elle se rendait bien compte que sa gueule devait sentir la viande avarié, et même le gazole, avec tous les produits chimiques qu'elle créait pour cracher son feu. Lorsqu'elle eut finit de faire admirer ses crocs au mur, elle se tourna à nouveau et reposa son museau près de Samuel...

    -Je vais encore me reposer une heure ou deux, puis j'irais chasser, annonça-t-elle. Finalement, ce vol m'a fait rapidement digérer mes poulets, il va falloir que je me trouve vite de la nourriture. Ne t'en fait pas, je ferais vite, tu ne resteras pas sans moi plus d'une demi-heure...

    Elle disait "sans elle", car Rexia ne comptait pas quitter le Serenity sans s'être assurée que quelqu'un serait venu prendre sa place pour veiller sur le malade...
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 10 Avr - 23:04

[pas grave]

Entre le Paradis et l'Enfer, la différence pouvait prendre l'image d'un gouffre sans fond dans lequel n'importe quel humain pouvait tomber, et j'y étais tombé par moi-même.

J'avais vécu l'Enfer dans cette base de scientifiques, où j'avais été réduit comme un moins que rien, endolori en silence par des monstres cruels capables de tout faire rien que pour obtenir des réponses au sujet de mon cerveau, de qui j'étais, et de cette immortalité que j'avais obtenu sans réellement le vouloir. Ils s'intéressaient à l'innovation que je pouvais représenter pour leurs vies, pour la science, pour toutes ces choses qu'ils tentaient d'obtenir et qu'ils n'obtenaient pas. Ils n'aimaient pas l'idée de perdre leur temps, alors ils le prenaient en s'acharnant sur moi sans cesse, en brisant mon coeur d'une manière irréversible. Les choses tournaient mal dès qu'il s'agissait de rechercher mes particularités, ce qui me rendait différent comparé aux autres spéciaux. Ils franchissaient les frontières de la science pour atteindre celles de la cruauté pure et dure. J'étais difficilement sorti de cet Enfer, et j'avais pu le faire uniquement avec l'aide de Rexia. Elle m'avait sauvé et sorti de leurs griffes à elle-seule. Elle avait été incroyable pour me permettre de retrouver ma vie, enfin d'avoir une chance de la retrouver plutôt. Je lui devais ma vie, et même plus que cela. Jamais je ne pourrais dire cela à la légère car il s'agissait de la stricte vérité. Elle m'avait apporté la chance de continuer de vivre, un cadeau inestimable obtenu après tous les risques qu'elle avait pris pour moi, pour me sauver. Si j'étais là, c'était uniquement grâce à elle, et à elle seule. Elle était unique à mes yeux.

Mais la réalité n'était si joyeuse...enfin à peu près.

J'avais peur...j'avais tellement peur. Il m'arrivait parfois de faire des rêves, comme tout le monde, mais ces rêves atteignaient une horreur immense, et qui prenait sa réalité comme une chose indiscutable. Je ne savais pas quoi penser de tout ce qui arrivait. Je ne pouvais qu'être effrayé, pétrifié et endolori au point que mon coeur en soit sérieusement fragilisé. J'étais brisé par toutes ces douleurs et il s'agissait de blessures difficilement refermables. Je ne pouvais pas les oublier comme ça...aussi vite. Il m'était impossible de le faire, au point que j'en sois incapable. Maintenant j'étais assiégé par des visions, des douleurs, des maladies mais également des tortures...que me manquait-il pour accentuer ma peine ? La mort, mais il s'agissait d'une chose que je ne pouvais plus atteindre. Désormais bloqué, je ne pouvais pas atteindre ce stade. J'étais cette chose surhumaine que l'on ne pouvait plus caractériser à la longue. Le commun des mortels n'était pas comme moi, maintenu sur la Terre en étant incapable de mourir. J'étais devenu immortel, un état jugé comme une sorte d'Eldorado, mais ce n'était pourtant pas le cas. J'étais devenu ainsi, mais je souffrais. Je souffrais énormément au point que j'ai du mal à m'en remettre à chaque fois. C'était comme si quelque chose changeait en moi à chaque fois que ces gens portaient atteinte à qui j'étais. Mais j'étais ce que Rexia me disait. Ses paroles me touchaient sincèrement. Je passais des rires aux larmes de joie, mais j'étais pénétré par le bonheur. Ce n'était plus de la tristesse, loin de là. Grâce à Rexia, j'étais heureux et cela me faisait sérieusement du bien. Je parvenais à rester tranquille.


- S'il y a bien quelque chose qui me fait sourire, c'est bien les paroles que tu peux prononcer. Tu ne peux pas savoir à quel point ça me touche ce que tu penses de moi, surtout que je n'entend pas tout le temps ce genre de parole. En même temps, quand on a une vie compliquée il est rare d'entendre des paroles aussi belles. Il n'y a vraiment qu'avec toi que j'ai ce genre de sentiment, quand je passe des rires aux larmes de joie quand l'Enfer a trouvé une fin convenable. C'est comme si ma bonne humeur réapparait facilement grâce à toi et après avoir subi tant de choses c'est vraiment la chose parfaite donc j'avais besoin. Tu ne peux pas savoir à quel point c'est important pour moi, et je ne pèse pas mes mots. Cela m'aide beaucoup le fait de savoir que tu es là auprès de moi, que ça me fait sourire comme je souris maintenant, même si toutes ces histoires de visions m'inquiètent. Le plus important reste cette bonne aura que tu m'apportes, une chose qui m'aide énormément. J'ai vraiment de la chance de t'avoir rencontrée.

Quand elle m'ébouriffait les cheveux, j'en riais amicalement. J'étais de bonne humeur après cela. Mais Rexia baillait, elle était encore un peu fatiguée. Je regardais Rexia pendant qu'elle parlait et acquesçait à ses paroles. J'étais d'accord, mais aussi content du fait qu'elle ait dit cela. Cela signifiait que je n'allais pas la perdre. Au fond, cela devait me faire du bien.

Je lui dis simplement une chose :


- Merci... Disais-je en appuyant ma tête sur le coussin mais en gardant l'une de mes mains sur le museau de Rexia. Vraiment merci pour tout.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mer 11 Avr - 12:11

    Rexia ne se montrait ni cynique, ne menteuse en disant tout ce qu'elle avait pue dire à son ami, elle était on ne peut plus sérieuse lorsqu'elle annonçait qu'il avait fait pour elle au moins autant que elle, elle avait fait pour lui, ce n'était une façon de lui faire plaisir, c'était la vérité. Après-tout, il y avait de nombreuses façons de sauver la vie d'un être vivant, et perdre sa vie ne signifiait pas toujours mourir... cela pouvait également signifier perdre ce qui faisait sa vie, ce qui faisait la vie en elle-même, ce qui faisait de nous des êtres conscients. Finir comme une esclave dans un laboratoire, perdre sa liberté, était pour elle quelque-chose d'au-moins tout aussi horrible que l'idée de mourir, tout comme celle de passer le reste de sa vie enfermée dans une caverne, à craindre que la moindre ombre soit un ennemi qui chercherait à lui faire du mal, et à devenir tellement avide de sang que tuer ne serait plus pour elle qu'une manière de se nourrir ou de se défendre : ça deviendrait une manière pour elle de s'amuser. Tout comme elle l'avait sortie de la base militaire où il était enfermé, Samuel avait protégé Rexia à sa façon, en empêchant toutes ces choses de lui arriver, et pour cela, il avait gagné bien des choses venant de la dragonne... son amitier, sa confiance, sa protection... il ne lui devrait jamais rien, autant que lui devait penser qu'elle ne lui devait rien, mais il pourrait toujours compter sur elle au moins autant que elle pouvait, elle en était certaine, compter sur lui. Leurs vies étaient en quelques-sortes devenues symbiotiques.

    Un sourire flottant toujours sur son museau, la jeune dragonne se contenta d’acquiescer d'un signe de la tête après les belles paroles de son ami immortel, puis elle recoucha sa tête le plus près de lui possible sans pour autant se coucher sur lui, afin de ne pas risquer de lui faire mal en faisant trop peser son poids sur son corps. Puis elle laissa le silence s'installer entre-eux, un silence calme, serein, où la peur des cauchemars et d'un avenir incertain n'avait plus leur place, un silence qui n'avait pas besoin de plus de paroles, seul leur présence l'un pour l'autre comptait. A travers ce silence, les deux amis continuait à être là l'un pour l'autre, leurs auras les rassurés, et leurs étreintes amicales suffisaient à continuer à les faire se sentir bien... il n'y avait, au fond, pas besoin de parole, leurs esprits et leurs corps en eux-même suffisaient, il n'y avait pas besoin de longs discours pour se sentir bien, la présence était parfaite. Profitant de ce doux silence où chacun apportait réconfort à l'autre par sa chaleur et sa présence, Rexia ferma ses yeux, et finit pas se rendormir, bien que son esprit était encore à demi-réveillé, veillant sur le bien-être de Samuel. Comme elle l'avait prévue, elle dormit encore pendant deux heures, récupérant des forces bien méritées...

    ...

    L'aube était en train de percer lorsque la dragonne revint au Serenity, tenant encore entre ses mâchoires la corps flasque d'un cerf. Après s'être réveillée, elle s'était assurée que l'ami aux dons de glaces qui l'avait aidé à trouver le remède vienne veiller sur Samuel, puis elle était partie à tire-d'aile vers la forêt la plus proche. Plutôt que de perdre du temps à chasser le gros gibier, elle avait abattue plusieurs arbres et creusée des trous, et surtout fait beaucoup de bruis, gobant dans leurs fuites hiboux, renards, chauves-souris, écureuils, et autres petits animaux et rongeurs qui prenaient la fuite. Après s'être bien remplie la pense, elle avait ensuite pris en chasse un troupeau d'équidés qui prenait la fuite et en avait attrapée un, non pas qu'elle avait encore faim, mais parce qu'elle le devait toujours au Spécial sauvage qui avait partagé ses poulets avec elle, et qu'elle tenait toujours ses promesses. Puis elle était repartie, laissant le soleil se lever sur une bonne partie de la forêt dévastée. Elle n'avait pris aucun plaisir à faire cela, elle avait un certain respect pour la nature, mais il fallait bien qu'elle mange, et elle ne pouvait pas se permettre de perdre du temps, pour le moment. Elle avait cependant avalée suffisamment de petite proies pour tenir plusieurs jours sans manger, si elle réussissait à rester calme et à ralentir sa digestion... elle espérait, la prochaine fois, pouvoir repartir chasser sans avoir besoin d'aller à de telles extrémités, en prenant son temps. Mais elle était quand-même contente : elle avait réussie, comme promis, à ne pas être restée plus d'une demi-heure loin du refuge et de son petit protéger.

    Elle passa par la porte-fenêtre de sa chambre tendis que la boite de nuit était en train de fermer, et que les videurs viraient les derniers fêtards récalcitrants. Quelqu'un s'était occupée, depuis qu'elle avait quitté sa chambre après qu'elle ait fait son cauchemar qui l'avait poussé à réduire son nid en miettes, de nettoyer les plumes et de remplacer les coussins et les matelas déchirés. Seul le parquet couvert de griffures témoignait encore de cette sieste qu'elle avait fait. On pouvait dire, au moins, qu'au Serenity, les gents qui s'occupaient des chambres faisaient bien leur travail... mais vu qu'elle n'allait plus y dormir pendant quelques jours, elle n'y fit pas vraiment attention et passa son chemin, gardant la tête bien dressée et la proie en l'air, afin que le sang encore chaud ne dégouline dans sa gorge et non sur le planché. Heureusement, à cet heure-ci, la plupart des autres membres du Serenity dormaient encore et elle ne rencontra personne... elle n'était pas sûr que les deux-pattes apprécieraient de la voir se balader dans les couloirs en ayant entre les dents le cadavre d'un cerf.

    Elle arriva rapidement devant la porte du semi-loup et toqua du bout de la griffe, espérant ne pas le réveiller... et de toute évidence, elle ne le réveilla pas, vu qu'elle l'entendit crier, apparemment la bouche encore pleine :


    -Encrez, ch'est ouvert !
    -Che queu 'as ! Tenta-t'elle de lui répondre, mais incapable de parler convenablement à cause du gros cervidé dans sa gueule.

    Mais, de toute évidence, il ne la comprit pas... peut-être même qu'il ne l'avait même pas entendu... car il ne répondit rien et elle entendit à nouveau des bruis de mastication. Il croyait surement que c'était une erreur. A nouveau, elle toqua, et à nouveau, mais de manière plus énervé, il dit d'entrer...


    -CHE QUEU 'AS !!! Répéta-t-elle en le disant plus fort, pas de manière énervée, mais pour qu'il l'entende, ce coup-ci, en recommençant à toquer.

    Ce coup-ci, elle entendit son ami se lever en ronchonnant, et ce fut avec un visage couvert de plumes, de sang et d'une expression de mauvaise humeur qu'il ouvrit la porte... expression qui se transforma en surprise lorsqu'il découvrit le spectacle d'une tête de dragon en train de tenir un gros cerf bien gras dans sa gueule. Il s’écarta et elle put entrer à moitié dans la chambre, déposant son fardeau sur le sol, près d'une carcasse de poulet encore à moitié entière.


    -Tien, lui dit-elle en passant la langue sur la jointure de ses mâchoires endolories... normal, depuis le temps qu'elle avait cet animal à l'intérieur à la manière d'un mord de cheval. Comme promis, je te ramène un cerf, en remerciement pour les poulets que tu m'as donné. Il est encore chaud...
    -J'avoues que je n'avais pas vraiment pris au sérieux cette promesse, dit-il en caressant le flan couvert des plaies laissées par les dents de Rexia sur son futur repas, mais je me rend compte à présent à quel point tu es une grande chasseuse. Merci, dragonne, ça fait longtemps que je n'ai pas manger de viande de cerf fraîche, ça va me donner la pêche.
    -Heureuse que ça te fasse plaisir. Bon, je te laisse, je retourne au chevet de notre ami commun... bon appétit.

    Ils se firent chacun un signe de la tête et la dragonne quitta la chambre à reculons avant que son ami n'ait le temps de mordre dans le cerf, refermant en attrapant la poignet avec la pointe de son museau en forme de bec. Elle était plutôt contente d'elle : en seulement une demi-heure, elle avait pue se remplir l'estomac et offrir un cerf à son camarade... elle avait battue son record de vitesse à la chasse. Elle traversa le couloir et arriva de nouveau rapidement devant la chambre de Samuel. Doucement, elle l'ouvrit et passa la tête au travers...

    -Alors, comment ça va ? Chuchota-t-elle, parlant aux deux bipèdes présents dans la pièce, n'étant pas certaine si le malade dormait ou pas...
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mer 11 Avr - 15:57

Allongé sur le lit, en contournant volontairement la porte, je ne dormais pas, et jamais je ne le pourrais. Mon esprit n'avait pas la tête à trouver le sommeil, alors qu'il était préoccupé à une toute autre chose, une chose qui me tourmentait. Il s'agissait de nombreuses réflexions, des réflexions existentielles sous forme de questions. Des questions capables de choisir pour nous le chemin à emprunter lors de notre destinée. Uniquement parce que je me posais des questions, je n'allais jamais pouvoir trouver le sommeil. Mes pensées étaient bien pleines, trop pleines pour être exactes. Mon regard était dirigé vers le mur, un mur comme n'importe quel autre mur mais c'était celui que j'avais choisi de regarder. Pourquoi ? Je n'arrivais même pas à avoir conscience de la raison de mon geste. Je ne faisais que le faire c'est tout, sans but précis, enfin plutôt sans but prédéfini à l'avance. Je ne disais absolument rien. Ma carcasse était muette, complètement muette...sans aucune raison. Si on me regardait, il était clair que quelque chose n'allait pas, mais jamais je ne pourrais répondre à ma propre question. Jamais je ne pourrais dire à quelqu'un la nature exacte de mon mal, alors que j'ignorais moi-même de quoi il pouvait s'agir. C'était une réaction stupide. J'étais le mieux placé pour savoir comment j'allais et pourtant je ne savais même pas parler de mon état, de ce que je ressentais réellement. C'était du grand n'importe quoi à la longue, du grand mais du grand n'importe quoi.

Mon état était même étrange lors de l'absence de Rexia. Je me mettais à parler à voix haute, seul. Je parlais au mur. Je parlais à un mur vide, sans bouche ni conscience. Etais-je fou ? Etais-je devenu cinglé à la longue ?


- Tu es si vide...si plat...tu n'as aucune bouche et je te regarde. Je suis préoccupé par des réflexions sans aucune logique et pourtant je regarde un simple mur présent auprès de moi, que je regarde comme si tout pouvait s'arranger. Est-ce ça ma vie, un ramassis de grand n'importe quoi. D'habitude, Duncan parle à un mur, et ce n'est pas choquant quand on connait sa vie, mais moi je n'ai jamais fait cela moi... Pourquoi est-ce que je fais cela ? Pourquoi m'abaisser à ça alors que tu ne vas pas me répondre ? Tu n'es qu'un mur, pas une bouche humaine...c'est stupide de parler à quelque chose qui n'a même pas la faculté de nous répondre...pourtant je le fais...

Ce mur allait rester un mur, cela n'allait pas changer, alors perdre mon temps à lui parler ? Ce n'était pas Rexia. Il n'allait pas me faire la conversation ce mur...

- Et je continue à m'enfoncer, à plonger encore et encore dans une conversation qui ne marche que dans un sens... Mais pourquoi ? Chercher une réponse dans un espace vidé de toute présence parait incensé pour une conscience humaine censée comprendre la raison à toute logique, mais quand elle n'est pas là, pourquoi chercher le fondement d'une logique absente ? Pourquoi chercher à comprendre une chose qui ne se comprend pas ? N'importe quoi...

Ma main se serrait pour montrer l'image d'un poing mais je me rendis compte que quelque chose n'allait pas. En serrant mon poing, je me rendis compte que j'avais un crayon dans mes doigts, alors que je ne me rappelais même pas l'avoir pris. Quand je baissais les yeux, je voyais un bloc note rempli de plusieurs feuilles, retourné sur le verso, à savoir sa surface cartonné. Si j'avais écrit quelque chose ou fait quelque chose, je ne le voyais pas. Je faisais les choses, mais d'une manière plus qu'inconsciente que cela en devenait illogique. Pourquoi prendre un crayon et dessiner une chose à laquelle on ne faisait même pas attention ? Les raisons de mon acte m'échappaient de plus en plus. Je n'osais pas retourner le bloc de feuilles, de peur de découvrir une catastrophe. Je restais allongé, sans rien dire, pendant je ne sais pas combien de temps. Probablement une heure, ou quelque chose s'approchant d'une heure.

Rexia revint, passant sa tête à travers la porte. Elle me demandait comment j'allais, mais je ne savais pas quoi répondre. J'étais perdu. Je ne regardais pas la porte, j'étais toujours fixé vers mon mur. Qu'allais-je dire avec un crayon que je ne me rappelle pas avoir pris, un bloc note qui avait atterri sur mon lit pour des raisons inconnus et des interrogations sans réponse dans mon esprit ? Je l'ignorais..mais je devais parler.


- Je ne sais pas...je suis perdu. disais-je en fin de compte. Mais ça me fait du bien de te voir. disais-je après avoir enfin contourné mon regard de ce mur, pour la voir elle.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 15 Avr - 11:17

    En passant la tête doucement dans l’entrebâillement de la porte, Rexia vit que son ami tournait le dos à la porte, comme si il ne voulait pas regardait celle-ci, comme si il ne voulait pas voir la jeune créature aux écailles de rubis arriver... à ce moment-là, elle eut comme un pincement dans son coeur de dragon. Elle craignit que Samuel soit en train de lui faire la tête, qu'il lui en veuille qu'elle l'ait laissée seul le temps d'aller se remplir l'estomac. Bien-sûr, c'était une peur idiote, et elle s'en rendait bien compte... Samuel n'était pas comme-ça, il n'était pas du genre à ne penser qu'à lui et à ne pas vouloir qu'elle parte se nourrir pour le simple plaisir de la garder auprès de lui. Bien au contraire, lorsqu'elle lui avait annoncée qu'il fallait qu'elle s'en aille, il l'avait parfaitement compris, il n'avait pas cherchait à discuter ou à la retenir... Samuel pensait toujours aux autres avant lui, c'était ce qui faisait que c'était un être aussi exceptionnel. Mais malgré-tout, elle ressentit cette petite bouffée de crainte en elle. C'était le genre de peur que l'on ressentait toujours, un pincement incontrôlable, comme lorsqu'on s'apprête à annoncer sa flamme à l'être que nous avons choisi et qui nous a choisi, ou alors, plus simple, lorsqu'on fait un tour en montagne russe... on sait qu'on ne risque rien, que tout va bien se passer, que la personne nous dira "oui", ou qu'on sortira du vaguonnet seulement un peu secoué... mais pourtant, on avait peur, on s'imaginait des choses idiotes qui n'arriveraient surement jamais. C'était là une capacité gênante de l'esprit humain, et peut-être la preuve que la dragonne l'était toujours un peu, quelque-part au fond de sa tête...

    Le petit-homme se retourna finalement vers elle, ce qui déjà la rassura. Il disait qu'il ne savait pas comment il allait, car il se sentait perdu... cependant, voir sa grosse tête pleine d'écailles brillantes lui faisait du bien, et cela fit sourire Rexia. Au moins, elle arrivait encore à le rassurer simplement en étant auprès de lui. Sortant du coin où il était resté assis sur une chaise, veillant sur leur ami, le Spécial aux pouvoirs de glace s'approcha d'elle... son visage reflétait de l’inquiétude. Il chuchota lorsqu'il passa près de la créature, faisant en sorte qu'elle soit la seule à pouvoir l'entendre... il savait, après avoir voyagé sur son dos et avoir réussit à lui parler malgré le vent dans leurs oreilles que, en outre, son ouïe était fine, et que donc il pouvait parlé doucement sans crainte qu'elle ne le comprenne pas :


    -Il n'a pas beaucoup dormi, il a griffonné quelque-chose sur un bloc-note, mais je n'ai pas réussi à voir ce que c'était. Et il a parlait seul face à un mur... j'ignore si il délire ou si c'est de la fatigue, mais je m'inquiète de plus en plus pour lui. Pourtant, il semblerait que tu sois la seule à qui il accepte de parler. Veille sur notre ami, Rexia... je ne supporterait pas qu'il lui arrive quelque-chose.

    Il sortit de la pièce en passant à côté s'elle, lui flattant au passage l'épaule, pas dans le geste d'une caresse, mais plutôt celui d'une tape amicale. Malgré le fait que ses écailles frissonnèrent sous le contact de la peau froide, la dragonne se mit à ronronner, afin de lui dire qu'il n'avait pas à s'inquiète, qu'elle resterait là et que temps qu'il n'irait pas bien, elle veillerait sur lui... elle non-plus, elle ne supporterait pas qu'il lui arrive quelque-chose, et de plus, sa réaction à elle serait surement plus violente que la sienne. Elle finit d'entrer dans la chambre et claqua la porte d'un coup de queue, puis elle retourna se coucher à sa place, à côté du lit, où elle était avant de partir chasser... d'ailleurs, la moquette commençait à s’aplatir pour prendre la forme de son ventre.

    Une fois installée confortablement, Rexia posa sa queue sur les couvertures, près de Samuel, simplement pour le plaisir d'être en contact, même minime, avec son ami malade. Puis elle tourna sa tête et l'observa de son gros oeil ambré. Elle n'arrivait pas à croire que Samuel était du genre à délirer... ça allait à l'encontre de tout ce qu'elle pensait de lui. Cependant, elle savait qu'il était malade, donc elle supposait que poussé par la fièvre, il devait faire des choses bizarres, mais qui avaient pour lui une logique. Elle, elle n'appelait pas ça délirer... disons plutôt simplement chercher à se rassurer sois-même avec ce qu'on avait sous la main... ou plutôt, dans la situation actuelle, sous les yeux.


    -Je suis heureuse de te revoir aussi, Samuel, répondit-elle en levant l'une de ses pattes devant son nez et en commençant à la lécher, nettoyant ainsi le sang séché et la terre qui s'étaient accumulés sur et sous ses écailles. J'ai bien mangée, je pense que je vais pouvoir tenir une semaine sans rien avaler, si je reste au calme. Il me suffit simplement de ralentir un peu ma digestion. Donc nous avons tout notre temps, je resterais près de toi autant qu'il le faudra. Tu as besoin de quelque-chose ? A boire, ou à manger ?
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 15 Avr - 22:34

Etait-ce un échelon du délire, un mal si important qui m'amenait à m'imaginer des choses comme le fait de doter une chose en théorie inanimée, d'une bouche ou bien d'oreilles capables de le faire passer pour un être humain capable de me parler ou même de m'écouter, ou bien était-ce un signe d'une perte de mémoire, d'une maladie, ou quelque chose du genre ?

Une personne atteinte d'Alzheimer pouvait perdre la mémoire, perdre le souvenir des chose accomplies même sous l'ordre mécanique de l'habitude. Une personne pouvait alors oublier le fait d'avoir fermé une fenêtre, pris un médicament soumis à ordonnance, ou même d'avoir appeler quelqu'un. Qui sait, après être capable d'oublier tant de choses, une personne pouvait bien oublier le fait d'avoir pris un bloc-notes et d'y avoir griffonné quelque chose. Je ne savais quoi penser de cette action, si je devais avoir peur du fait de ne plus me souvenir de ce que je faisais ou si je devais penser qu'il s'agissait d'un contrecoup du à ma maladie. Aucune chose ne me garantissait l'une ou l'autre des issues, c'était bien ce qui me chagrinait à la longue. J'avais besoin de garantie, de quelque chose capable de m'aider et de me montrer que je n'étais pas enfermé dans une si grande déchéance que cela. J'avais besoin d'aide, si ce n'était pas trop demandé.

Je n'entendis pas le discours du spécial des glaces, mais j'étais certain du fait qu'il avait parlé à Rexia de mes délires, de ce qui s'était passé pendant son absence, et j'avais mal rien qu'à l'idée d'y penser. Elle connaissait la nature impensable de mes délires. Elle savait tout sur des choses dont je ne savais rien du tout. Je tenais toujours ce crayon dans mes mains, sans comprendre pourquoi il avait atterri là. Le fait d'être perdu ne m'aidait pas. Je me sentais mal à la longue, à force de ne pas savoir ce qui se produisait. Rien qu'à l'idée d'avoir pu faire quelque chose de mal ou bien dessiner une horreur, une prédiction qui pourrait être effrayante, j'avais peur... Rexia était heureuse de me voir, et j'étais également heureuse de la revoir, mais cette perte m'affaiblissait. J'étais perturbé par le fait de ne pas savoir ce qui m'arrivait, alors que je voulais tant avoir des réponses. J'avais besoin de ces réponses. J'avais besoin de les avoir afin de comprendre ce qui m'arrivait. Il le fallait...

Rexia me parlait, me demandant même si j'avais besoin de quelque chose mais je n'arrivais pas à lui répondre tout de suite. J'étais fixé sur mon ignorance. Avant de répondre à Rexia, je posais brutalement le crayon sur le bloc-notes, comme pour m'en débarrasser. Je lui dis finalement :


- C'est bien que tu ais pu manger suffisamment. disais-je avec un maigre sourire. Je n'ai besoin de rien...enfin pas de manger ou de boire en tout cas. Mais il y a une chose dont j'ai besoin...une chose. J'ai besoin de toi...je n'ai pas envie d'être seul. Je t'en supplie...

J'avais peur de la solitude, peur des délires qu'elle pourrait m'apporter. Je ne voulais pas plonger davantage. J'avais même peur d'ouvrir le bloc-notes et de découvrir un désastre. Être seul m'effrayait désormais. J'avais l'habitude d'être seul, parce que la vie m'avait apporté la solitude, mais là, c'était pire que tout.

- J'ai peur d'être seul...je ne sais pas ce qui m'arrive...

Je venais de dévoiler ma peur, une peur bien réelle de la solitude. Je ne voulais pas qu'elle me quitte. Rexia devait rester avec moi. J'avais besoin de son aide.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 19 Avr - 8:39

[Encore une fois, désolée pour le retard. Je viens enfin de trouver du travail et j'ai un peu plus de mal à venir. Mais ne t'en fait pas, je vais continuer à venir quotidiennement sur le forum et à répondre Wink ]

    Si la digestion de la jeune dragonne pouvait prendre autant de temps, c'était tout-simplement parce que depuis le jour de sa transformation finale, si son esprit avait toujours gardé une petite partie d'humanité en lui, son corps avait entièrement pris la morphologie du dragon, et en réalité, je ne parlais pas uniquement de son physique, mais également de son organisme... Rexia avait abandonnée son genre de mammifère pour devenir un reptile. Hors, il était prouvé que les reptiles pouvait survivre en ne mangeant qu'une proie conséquente toute les trois semaines, leur estomac leur permettait de digérer lentement et leur organisme se mettait alors en sommeil. Pour la jeune créature légendaire, cela ne prenait jamais autant de temps, sans doute parce que les êtres de son espèce étaient largement plus grands que n'importe quel autre reptile existant dans ce monde et qu'elle devait plus se nourrir qu'un simple serpent... mais elle tenait tout-de-même largement plus longtemps sans nourriture qu'un humain normal, une particularité qui allait aujourd'hui lui servir à pouvoir passer plus de temps auprès de son ami, et elle en était plus que ravie.

    La langue de Rexia, couverte de piquants errissés en arrière, qui la rendaient râpeuse et lui permettaient, en outre, de dépecer facilement ses proies avec quelques coups de langue bien placé, crissait sur les écailles de sa patte, qui avaient un peu la même constitution que du métal, à tel point qu'il était presque étonnant de ne pas voir des étincelles se former sous chaque nouveau coup. Cependant, malgré le son, sa toilette ne l'empêchait pas de continuer à observer et à écouter Samuel, lui lançant un regard par-dessus sa griffe d'ivoire, dans un geste assez... étrange, pour ne pas dire drôle. A sa façon d'avoir le museau sous sa patte, on pouvait presque avoir l'impression que la dragonne faisait un geste gêné et qu'elle cherchait à se cacher.

    La réponse de Samuel se fit attendre, et une fois de plus, Rexia se mit à craindre qu'il lui fasse la tête pour avoir osée le laisser seul aussi longtemps, alors qu'elle le savait pertinemment, et qu'elle ne cessait de se le répéter dans sa tête : Samuel n'était pas quelqu'un d'égoïste, il était loin d'être capable d'en vouloir à quelqu'un pour ce genre de chose. Après-tout, elle passait son temps à cherchait un moyen de réduire son calvaire par sa présence, elle restait toujours auprès de lui, elle le rassurait et lui tenait compagnie... mais il fallait bien, aussi, qu'elle pense à elle, à son bien-être, à ses besoins. Si elle n'était pas partie chassée, son corps aurait pue s'affaiblir et elle aurait eue plus de mal à le faire après. Non, Samuel ne pouvait pas la bouder pour une chose pareil, elle savait qu'il se rendait compte qu'elle avait fait ce qu'il fallait qu'elle fasse... elle supposa alors que, tout-simplement, il était perdu dans ses pensées, quel-quelles soient. Peut-être qu'il avait oublié de lui répondre, et peut-être même qu'il ne l'avait même pas entendu... alors qu'elle s'apprêtait à lui demander à nouveau si il voulait qu'elle aille lui chercher quelque-chose, il posa brutalement son crayon sur son bloc-note, comme si il venait de se brûler avec, puis finit par lui répondre... il n'avait en réalité besoin que d'une seule chose : sa présence.

    Samuel n'avait pas besoin de lui dire qu'il avait peur : a travers son instinct de dragon, elle le ressentait, et la sensation était largement plus puissante que le mot en eux-même. Le peur n'était pas une sensation que Rexia aimait ressentir chez une personne... l'odeur de ce sentiment était horriblement acre au nez de ceux qui pouvaient la sentir, couvrant tout autre odeur, empêchant de déterminer les intentions de ceux qui la dégageaient. Quand elle se retrouvait face à un ennemi qui éprouvait la peur, elle avait tendance à devenir plus colérique qu'elle ne l'était généralement. Sauf que là, ce n'était pas un ennemi... c'était Samuel, et lui, sa peur était différente des autres, ou tout du moins elle la voyait différemment. Samuel n'avait pas peur en sa présence... il avait peur de son absence, de se retrouver à nouveau seul. Elle le voyait, une fois de plus, un peu comme un jeune dragon... il ne pouvait se débrouiller seul, et il avait besoin d'elle, à la fois pour veiller sur lui, pour le réchauffer, et pour le rassurer.

    Alors Rexia réagit comme son instinct lui aurait dis de le faire face à n'importe quel dragonneau... elle posa sa patte au sol, interrompant son nettoyage, et avança la tête pour la poser sur son ventre, tournée sur le côté, dans une étreinte affectueuse. Si ça avait vraiment été un petit de son espèce, elle aurait posée son museau contre le sien... mais elle n'oubliait quand-même pas qu'elle avait toujours à-faire à un humain.


    -Je suis désolée, Samuel, lui dit-elle, d'une voie où perçait de la tristesse de le voir dans cet état. Désolée d'avoir due te laisser. Mais ne t'en fait pas, je te le promets : maintenant je vais rester, aussi longtemps et autant que tu auras besoin de moi. Je fais faire en sorte que ta peur de la solitude s'envol, et t'en-pis si je dois rester couchée ici jusqu'à se que mes ailes soient toutes raides. Temps que tu seras malade, je ne t'abandonnerais plus, petit-homme.

    Rexia prolongea son étreinte, et son oeil, passé par-dessus son ami, tomba sur le bloc-note sur lequel était posé le crayon... elle se demandait ce que Samuel pouvait bien avoir écrit... ou dessiné... dessus. Pendant un moment, elle fut tentée de sortir sa langue et de l'ouvrir avec pour regarder ce qu'il y avait à l'intérieur... mais elle ne le fit pas. D'une part, elle savait que, sur ces petites feuilles, ce qui serait mis serait trop petit pour qu'elle arrive à le comprendre, et en plus, elle sentait qu'une partie de la peur de Samuel était dirigé vers ce qu'il y avait sur les feuilles... elle décida qu'il était assez perturbé comme-ça, pas la peine en plus qu'elle lui demande, ou qu'elle le force à regarder, ce qu'il y avait là-dedans.
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 19 Avr - 23:50

S'il y avait bien une chose qui amenait ma frayeur, c'était bien le fait de me retrouver seul alors que les événements actuels échappaient à mon contrôle.

J'avais fait des choses, des choses que je ne comprenais pas et même dont je n'avais aucun souvenir. Ce bloc-notes renfermait les réponses, l'objet de ce que j'avais pu faire pendant ma période d'absence. Je ne savais pas ce qui avait pu m'arriver, mais une chose était claire : je n'avais pas été moi-même au point que je n'ai plus aucun souvenir de ce que j'avais fait. Un être humain normal voudrait connaître les réponses et la nature des souvenirs qui lui manquent, mais pas moi. Le fait de découvrir éventuellement des choses horribles, capables de changer ma vie à jamais, ne me plaisait pas . J'avais peur. Le fait d'être seul m'effrayait, mais également le fait de pouvoir comprendre ce qui m'arrivait... Si tout ceci demeurait au-delà de la simple perte de mémoire, je ne saurais pas quoi faire, simplement parce que je ne serais qu'un vulgaire pion dans toute cette histoire, un pion largement inutile.

En présence de Rexia, je parvenais un peu à oublier ce qui m'arrivait. Ma peur d'être seul était annihilée en sa présence. Quand d'autres avaient simplement peur de la présence de Rexia, moi j'avais peur de son absence, peur de ne plus la voir et d'être seul avec mes problèmes. La preuve, en son absence, j'avais même déliré au point de parler à un mur, et même croire qu'il pouvait me répondre ! Preuve que quelque chose n'allait pas quand même ! Non ? Quand j'étais avec elle, je me sentais mieux. Je me sentais libéré de mes peurs parce qu'elle était simplement avec moi. C'était comme si j'avais besoin de protection, que je ne pouvais pas être solitaire sans me sentir endolori par quelque chose, la peur ou autre chose. Elle était en quelque sorte la seule à être capable de m'aider à me sentir mieux, surtout la seule à être là.

L'étreinte qu'elle fit était probablement la chose la plus reposante à laquelle je pouvais m'attendre en ce moment. Je posais ma tête contre elle, étant même capable de fermer les yeux pour ne penser à rien du tout. Ces marques d'attention qu'elle avait pour moi me touchaient en plein coeur parce que peu de personnes réagissaient comme elle, d'une manière aussi douce. C'était probablement un manque d'habitude sur ce plan-là, de voir quelqu'un prendre soin de moi, alors que j'avais très souvent demeuré seul dans ma vie. J'étais une personne gâtée par la solitude dans sa vie au point qu'elle ne sache pas quel goût possédait une vie normale. Une étreinte aussi affectueuse m'aidait à y penser, ne serait-ce qu'une seule seconde. Je me sentais bien grâce à elle.


- Non, tu n'as pas besoin de t'excuser pour le fait de t'être exposer, au contraire je comprend que tu ais du y aller. Je ne peux pas t'en vouloir, et jamais je ne t'en voudrais. disais-je un peu triste sans m'en rendre compte. Tu ne peux pas savoir à quel point ça me fait du bien de te voir ici auprès de moi. Toute ma vie, je l'ai vécue en restant seul la plupart du temps, mais je ne pensais pas vivre ce sentiment au point d'en avoir peur...

J'étais contre elle.

- J'ai vraiment besoin de toi.

Je ne quittais pas du regard, malgré l'étreinte de Rexia, ce bloc-notes mystérieux sur lequel j'avais du griffonner des sornettes, des choses dénuées de sens, si je le supposais bien. J'avais peur rien qu'en l'observant parce que j'avais peur d'avoir écrit ou dessiné des choses effrayantes. J'avais peut-être fait les pires choses dans ce carnet, c'était bien le comble. Si Armageddon était dans ce carnet, j'avais peur de le découvrir. Je ne tremblais pas, j'étais juste nerveux à l'idée d'avoir fait quelque chose de grave...

- Je ne peux pas regarder ce carnet... disais-je en l'écartant de mon regard à l'aide de ma main droite. Je ne sais pas ce que j'y ai pu faire, ça m'obsède et ça me fait peur...

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Sam 21 Avr - 16:49

    Rexia était là, et serait toujours là pour Samuel, parce que sans cela, elle serait incapable pour tout le reste de sa longue vie de se considérer comme une bonne amie. Samuel avait déjà fait et faisait encore tant pour elle... il était plus que normal qu'elle lui rende la pareil en restant auprès du malade aussi longtemps que celui le souhaiterait, aussi longtemps qu'il en avait besoin. Et déjà, rien que par le fait qu'elle soit là, près de lui, et qu'il soit heureux qu'elle soit là, c'était quelque-chose de bien, un cadeau que la Spécial aux pouvoirs de feu lui faisait : il acceptait, pour ne pas utiliser le mot "supporter", sa présence, sans crainte ni colère envers la grande créature écailleuse.

    Tant de personne qu'elle avait rencontrée dans le monde, et même dans le Serenity, la craignait parce qu'elle était grande, parce qu'elle était puissante, parce qu'il la prenait pour un animal sauvage et un prédateur sanguinaire... tant de personne la détestaient, parce qu'ils avaient justement peur d'elle, pour la simple et stupide raison qu'elle n'était pas comme eux, qu'elle n'était pas une humaine... tant de personne voulaient la voir disparaître, voulaient la capturer, voulaient la dresser... tant de personnes avaient tant de pensés différentes pour elle, et pourtant, si peu étaient des pensés bénéfiques. Mais Samuel, lui, était tout l'inverse de ces personnes : il aimait sa présence, il n'avait pas peur d'elle, au contraire, il se sentait rassuré lorsqu'elle était près de lui, tout comme elle se sentait rassurée lorsque lui, il était près d'elle. En pensant ces choses-là d'elle, et en les lui faisant ressentir, il l'aider à ne pas se mettre à penser comme les autres, qu'elle était un monstre... il l'aidait à comprendre que c'était les autres qui se trompaient. Au final, rester dans cette chambre, près du deux-pattes, était tout autant bénéfique pour elle que ça l'était pour lui.

    Leur étreinte amicale se prolongea, dans le silence de la petite chambre... ou tout du moins, assez petite pour qu'elle ait un peu de mal à s'y déplacer sans donner un coup de queue au lit... à demi plongée dans l'obscurité. Certains silence pouvaient êtres oppressant, gênant... celui-là, c'était tout l'inverse. C'était un silence au-contraire apaisant, un silence qui calmait les craintes et les soucis, un silence à travers lequel ils se communiquèrent toute leur affection à travers leur câlin, Rexia accentuant son message d'amitier envers Samuel en ronronnant puissamment. Dans un silence tel que celui-ci, ni l'un, ni l'autre ne trouvait l'utilité de dire quoi que ce soit, il ne servait à rien de le rompre, leur présence l'un pour l'autre était amplement suffisent. Mais cependant, bien que cela ne lui plaisait pas beaucoup, il fallut bien que, à un moment, l'un d'entre-eux se remette à parler, et au fond, heureusement que ce fut son ami qui en prit l'initiative. Autrement, elle aurait pue rester ainsi des heures durant, jusqu'à s'endormir sur ses genoux, et lorsqu'il se serait retrouvé avec les jambes toutes engourdis par son poids, ça aurait été... et bien dommage pour lui, car il était très difficile de réveiller un dragon qui dormait.

    Cependant, bien qu'ils reprirent leurs discutions, Rexia ne se décolla pas de lui... parler ne signifiait pas qu'elle n'avait plus le droit de lui faire son étreinte, du moment qu'elle l'écoutait et qu'elle lui répondait. Tendis qu'elle l'écoutait, la jeune dragonne commençait à comprendre de mieux en mieux pourquoi tout les deux, des êtres si différents l'un de l'autre, s'entendaient aussi bien... il étaient en réalité bien semblables. Tout comme-lui, elle avait longtemps était une solitaire par la force des choses, pas parce que c'était elle qui l'avait voulue, à cause d'un destin tragique qui semblait lui tirer la langue et lui refuser toute joie dans sa vie. Si Michel n'avait pas été là pour l'aider, elle en serait surement devenue folle. Et maintenant, c'était à son tour d'aider Samuel, de l'empêcher de perdre la tête, ou pire : de se perdre dans son cauchemar, où il ne serait réduit qu'à une ombre qui elle ne ferait qu'imiter les signes de la vie.

    Aux paroles de Samuel, la grande créature ne répondait pas... elle ne pensait pas que cela était utile, elle se contentait de manifester sa compréhension par les changement d'intensité de ses ronronnements, ou en se blottissant d'avantage contre lui. Elle aimait le rassurer par sa présence, pas par ses paroles. Cependant, il fallut bientôt qu'elle parle... son regard curieux suivit le bloc-note quand Samuel le repoussa. Elle resta encore silencieuse un petit moment, puis finalement, elle déclara ce qu'elle pensait :


    -Si cela te fait vraiment peur, alors ne le lit pas... mais tu vas aussi te rendre fou à attendre, te demandant continuellement ce que tu as bien pu marqué sur ces pages. Peut-être vaudrait-il mieux que tu regarde maintenant... de toute façon, à un moment ou à un autre, ta curiosité finira par te pousser à le faire. Crois en quelqu'un qui est aussi curieuse qu'un bébé dragon sortit de l'oeuf : la curiosité est comme une maladie ; si tu laisses passer le temps sans chercher à la guérir, elle ne fait qu'empirer. Et c'est la même chose pour la peur : plus tu attendras, plus tu craindras ce que tu risque de découvrir.
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