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 "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)

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Samuel Langster
Light Of The Assassin
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MessageSujet: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mer 14 Sep - 18:59

Quand j’avais pu voir une mission posée non loin, et que personne ne la prenait, ma conscience avait décidé de m’attirer vers elle, afin que je puisse la prendre dans mes mains, et partir au sauvetage de personnes en danger. Cette mission allait être longue, pénible, mais je me fichais de ce principe-là, car il y en avait un autre qui me dominait, quelque chose de beaucoup plus sincère. Je voulais être l’aide qui manquait à certaines personnes, peu importe ce qui était capable de m’arriver.

Le premier jour de ma mission, j’étais arrivé aux alentours de Chicago, où les problèmes m’attendaient. Amaranth m’avait dit que là-bas je serais guidé, et il avait raison. Un de ses amis, encore une identité à pseudonyme, m’attendait lors de mon arrivée, et m’avait guidé, afin que je puisse savoir où aller afin de régler le problème. Il m’avait alors indiqué l’un des lieux sécurisés de la ville, qui faisait d’ailleurs partie des adresses d’Amaranth, car un problème sérieux menaçait la fiabilité de cet endroit. Des personnes malhonnêtes connaissaient l’adresse, et menaçaient d’honnêtes gens, qu’ils soient juste passagers ou membres permanents du lieu. Il fallait faire quelque chose, et c’était pour cela que je m’étais porté volontaire. Le sens long de cette mission se voyait dans le nombre de personnes qu’il fallait arrêter et mettre hors d’état de nuire. En effet, à moi seul, je devais arrêter 15 personnes…ce qui n’était pas rien…rien du tout…

Cette chasse à l’homme me prit deux jours entiers, tout bêtement parce que je n’étais pas un robot. Tout faire en un seul jour aurait été si étrange, si robotique, que cela ne m’aurait même pas ressemblé. Déjà, le faire en deux jours était déjà un exploit, surtout parce que j’étais seul pour mettre fin à toute cette histoire. Je croyais mes problèmes terminés, et que j’étais enfin libre, mais j’avais tort, car une embuscade m’attendait jusqu’au bout de la nuit, vers deux ou trois heures…mais du matin.

Cette nuit-là, je rentrais justement vers l’appartement de l’ami à pseudonyme d’Amaranth, quand autre chose me tombait dessus, et me surprit dans la nuit, ce qui tombait très mal. Ces deux jours entiers m’avaient épuisé, au point que je pouvais m’écrouler sur le sol à tout moment mais bon, ma conviction et ma détermination étaient très fortes…parfois trop fortes parfois, mais ceci me suffisait pour me maintenir réveillé, et debout même face aux ennemis. J’en avais déjà affronté 15, et c’était déjà bien assez pour moi. Malheureusement, une bonne dizaine avait surgi de nulle part, et ils m’encerclaient. Avec l’épuisement que je connaissais, m’en sortir était quelque chose de peu probable, mais je voulais quand même tenter ma chance car, si je ne faisais rien du tout, ils risquaient de prendre le dessus, et me faire subir le pire. Cette mission était peut-être ma dernière, malheureusement pour moi.

Quand je vis l’arme de l’un des dix types, tout devenait clair dans ma tête. Ces personnes présentes autour de moi étaient ici uniquement pour penser à mon cerveau. Il s’agissait de ces fichus scientifiques, qui ne me lâchaient plus depuis si longtemps. Maintenant, j’étais dans une situation qui ne jouait pas en ma faveur, car l’épuisement m’affaiblissait et me rendait vulnérable. Il me restait les armes, et je pouvais les combattre de cette manière, mais cela allait-il suffire face à eux ? Je connaissais leur cruauté, alors je m’attendais à tout, vraiment à tout. C’était bien cela mon problème.

Convaincu que ma seule chance était l’attaque, je pris les premières armes que j’avais à portée de main, que j’avais pu planquer dans ces endroits secrets que je ne révélerais jamais…oh jamais… Il s’agissait d’un secret que j’allais probablement emporter dans ma tombe, mais je pouvais dire une chose, une seule : vous pouvez être surs que personne ne planque ses armes, même des armes à feu, aux mêmes endroits. Réfléchissez un peu et vous comprendrez. Un cri de choc me ferait comprendre que la bonne réponse avait atterri dans votre tête, et cela ne provoquerait que mon sourire, car c’était une anecdote plutôt…euh…spéciale…

Bon l’interruption douteuse achevée, revenons à mon sang, vous voulez bien ?

Face à ces types, les armes en main, je me défendais comme je le pouvais. Avec un épuisement tel que le mien, n’importe qui se serait écroulé au bout d’une minute, ou même de quelques secondes. Pour moi, ce fut une heure, enfin à peu près. Je m’en sortais bien, ayant même réussi à bruler les orteils de cinq d’entre eux, mais ceci ne suffisait pas, car quelque chose me mit hors d’état de nuire. Un onzième était présent, et mon épuisement ne m’avait pas aidé à le voir. Mes réflexes étaient absents, et ce type en avait profité pour m’injecter une dose immense de tranquillisant suffisamment puissante pour assommer un éléphant. Cela m’avait assommé, sans aucune surprise…

…et je m’étalais sur le sol, en perdant connaissance.

Combien de temps cette étape-là avait-elle durée ? Honnêtement, je l’ignorais, mais je savais que j’étais ailleurs. Enfermé dans une cellule ridicule, je me trouvais dans un coin, complètement affaibli. Toutes mes tentatives d’évasion n’allait servir à rien, car cela ne pourrait que m’affaiblir davantage, et donner la victoire à ces types. Bon quand même, je n’étais pas si lésé que cela. Pourquoi ? Parce que j’avais un magnifique produit de consolation, juste à côté de ma tête : une télévision. Et oui, ces types-là m’avaient laissé une télévision, et qui fonctionnait en boucle. Bien sur, la chaine ne changeait pas. Il s’agissait toujours de la même chaîne d’informations.

En gros, même en étant enfermé, je savais tout ce qui se passait à l’extérieur, surtout pour cette reprise du virus. Beaucoup de personnes retombaient malades ces temps-ci, et elles étaient en danger de mort. J’étais mis à part dans cette histoire, alors que je possédais un pouvoir capable de les sauver. Ma lumière pourrait les guérir, j’en étais certain…mais j’étais coincé ici, sans aucun espoir de retour, car probablement personne n’allait me laisser une chance de m’échapper. Je devais espérer dans le vide que quelqu’un puisse venir me chercher, mais je ne pouvais plus espérer après la même personne, malheureusement. D’une part, Amaranth demeurait toujours à l’hôpital, et d’autre part, je n’avais pas de nouvelles de B., mon autre ami pseudonyme. Si je comptais bien, cela devait faire au moins deux mois que je n’avais pas pu avoir un quelconque contact avec lui, au moins pour savoir s’il allait bien. Il lui était probablement arrivé quelque chose, et je ne le savais pas. C’était frustrant, car il ne s’agissait pas d’un type de nouvelle capable d’être dans un journal télévisé, même la plus populaire. Je n’allais probablement jamais savoir ce qui s’était passé, si je ne le revoyais pas, et surtout si je demeurais encore enfermé ici.

Au départ, je comptais le temps, mais j’avais arrêté au bout du deuxième jour, car tout ceci était devenu trop dur à supporter. Les doses immenses de drogue plongeaient souvent mon corps dans le noir, réduisant mes mouvements au strict minimum, et le sang ne cessait de tomber, en se renfermant un peu plus tard grâce à ma lumière. Ceci faisait bien les choses, au départ, mais ceci ne le faisait plus à présent. Souvent, je demeurais tellement épuisé, qu’aucun de mes pouvoirs ne seraient capables de fonctionner. Mes blessures ne guérissaient pas toutes, mais j’évitais quand même la mort. Mon pouvoir de lumière ressemblait davantage à un dernier recours dans ce cas-là. Pour l’instant, j’avais compté les situations où j’aurais pu mourir. Et…quand même…il me semblait que j’en avais un bon gros paquet…24...enfin je le pensais…car j’avais également arrêté de compter au bout du deuxième jour, car rien que 15 d’entre elles étaient arrivées ce jour-là : une par heure.

Quand on vivait des épreuves pareilles, comment espérer que quelqu’un puisse venir nous récupérer, et nous sauver de cet enfer ? Malheureusement, je n’y arrivais plus, car je n’avais plus tellement de force pour continuer. En plus cette torture de journal télévisé ne m’aidait pas, car les principales éditions du journal titraient les nouveaux morts liés au virus. Si personne ne trouvait quelque chose à faire, le monde allait tomber en ruine, et chavirer vers un chaos plus grave. Déjà, les humains avaient tant subi à cause de cette maladie, mais cela nous visait tous désormais.

Comment pouvais-je en être sûr, et bien…c’était simple à vrai dire. A un moment donné, dans ce énième journal présenté par une blondasse, que je ne supportais plus d’ailleurs, l’une des personnes tombées malades m’avait évoqué des souvenirs. Pendant de longues minutes, je m’étais posé une tonne de questions. Mais où avais-je vu ce type ? Qui était-il ? Ce visage était-il présent dans mon esprit ? Comment avais-je pu le connaître ?

Finalement la réponse me vint au bout de la 43ème question. Tout était devenu logique dans ma tête à présent, et je me rendis compte de l’intense horreur qu’était devenu notre vie. Cet homme qui était étendu sur la civière, que j’avais pu observer sur cette fichue télévision, avec cette fichue blondasse, et ce fichu journal télévisé, ne m’était pas inconnu. Je l’avais connu par un passé plutôt proche, car je l’avais aidé le mois dernier à retrouver sa femme, qui avait été enlevée par son ex-mari. Il avait été touché par mon geste, et moi j’avais été touché par son histoire. Cela avait été un immense plaisir de l’aider à retrouver le sourire, et également l’amour. Malheureusement, le visage avait changé désormais. Il était tombé malade, et il était en danger. J’avais peur pour lui, comme pour d’autres personnes, mais sa vision m’avait sérieusement percuté. Toutes les choses qu’on avait pu faire ensemble, étaient revenues dans mon esprit, ce qui aurait pu me rendre le sourire, mais ce n’était pas le cas. Cet homme était une très bonne relation à avoir. En le voyant, je savais que les personnes avec des capacités étaient également visées, car cet homme possédait la télékinésie, et il allait mal.

Lorsqu’un type frappa à ma porte, ceci me fit sursauter tout de même, même si j’avais du mal à bouger. Ceci me sortait de mes pensées. Sans attendre mes paroles, ce type entra, et eut un bon réflexe pour une fois. Enfin la blondasse était partie de la télévision ! Enfin je n’entendais plus cette espèce de voix monotone que je détestais ! Plus de cinq dernières minutes ! Plus de cadavres ! J’étais toujours enfermé dans ma cellule, mais ce réflexe m’avait sauvé la vie dans un sens. Je n’étais plus torturé par mes oreilles, enfin !


- Tu ne peux pas savoir à quel point ça fait du bien…comment vous pouvez supporter un tel supplice télévisuel sérieusement ? disais-je en étant très faible, et en sursautant en chaque milieu de phrase. Oui j’étais gêné par quelque chose. Ma tête était endolorie par le sang, et les gouttes tombaient, atterrissant souvent sur mon nez…une horreur…

- Arrête d’être ironique, elle est très bien cette blondasse, surtout pour les oreilles !

*n’importe quoi…*

- Sinon comment vas-tu aujourd’hui ? osait-il me demander.

- Ça ne se voit pas, espèce de crétin ?

En même temps, j’avais raison dans un sens.

A priori, ce type détestait d’être traité de crétin, car il me le fit payer. Il s’approchait de moi et m’injectait une seringue entière d’un produit imprononçable, probablement pour me droguer, et diminuer mes mouvements, alors qu’ils allaient m’emmener, et ce fut le cas

D’autres types vinrent, et m’emportèrent, et je n’étais pas encore inconscient. Je ne pouvais que me laisser faire, car je ne pouvais plus rien faire d’autre. Les drogues, le sang, les sédatifs, tout m’affaiblissait. J’étais soumis à des tortures, et je n’avais même plus la force de protester. Nous traversions alors un immense couloir sans fin, dont la couleur me faisait rire à l’intérieur de moi. D’un tendre jaune pisse, il faisait un peu tâche dans le paysage.

Soudainement, un grognement attirait mon attention. Je ne pouvais que reconnaître de qui il s’agissait, car je n’en connaissais pas mille, mais une seule.


- Rexia…

- La ferme !

Alors qu’ils m’avaient posé sur une table de test, quelque chose d’horrible, la vulgarité de ce type me fit perdre connaissance, car il ajoutait une seringue au compteur : ma cinquième de la journée. Mais avant de fermer mes yeux, j’étais conscient d’une chose. Si j’avais entendu ce grognement-là, cela me prouvait que Rexia n’était pas loin. Au fond de moi, je priais pour que ceci ne puisse pas être qu’un rêve.

*Pourvu que cela puisse être réel*

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 15 Sep - 10:17

[J’espère que cela te conviendra ^^]

    Les recherches de Rexia avaient étés longues, et durant un moment, elle crut très sérieusement que jamais elle ne le retrouverait… depuis déjà plusieurs semaines, Samuel et elle étaient devenus de grands amis, et même des partenaires. Il l’aidait à se cacher dans un monde dont elle ne connaissait rien et qui ne voulait pas d’elle, et en échange, elle était devenue sa gardienne personnelle, celle qui le protégeait contre les scientifiques qui le recherchaient… mais elle avait échouée. Le deux-pattes était parti pour une mission de secours, ou un truc comme-ça, avant de partir, le Spécial manipulateur de feu n’était pas plus que ça rentré dans les détails. Et il n’avait pas voulu qu’elle vienne avec lui… d’après ce qu’il lui avait dit, il n’avait pas besoin de son aide, et elle se serait fait trop remarquée.

    Mais le deux-pattes était parti depuis beaucoup trop longtemps sans lui donner la moindre nouvelle, et pour la dernière des dragonnes de ce monde, c’était un signe que quelque-chose n’allait pas. Elle avait suffisamment côtoyée Samuel pour savoir qu’il était toujours recherché par une bande de scientifiques qui voulaient farfouiller dans son cerveau pour y trouver elle ne savait quoi. Alors, depuis près d’une semaine, elle volait à travers New York et ses alentours… que cherchait-elle ? C’était bien ça, son gros problème : elle ne le savait pas. Elle ne pouvait pas atterrir n’importe où et montrer la photo de son ami en demandant « Vous avez vu cette personne ? » Qui l’aurait écouté, qui lui aurait répondu ? Elle ne pouvait même pas essayer de retrouver ses informateurs pour la missions, vu qu’elle ne les connaissait ni de visage, ni d’odeur. Alors, durant la nuit, la période durant laquelle elle risquait moins de se faire repérer, elle volait, c’était tout ce qu’elle faisait…

    En fait, Rexia comptait sur ses sens pour la guider, sa vue perçante pour l’aider à repérer ne ceresse qu’un indice sur la position du bipède, ou alors sur son flair, elle essayait de détecter son odeur, elle la reconnaitrait aujourd’hui entre mille. Cette nuit-là, il faisait gris… et c’était au fond tant-mieux pour elle. Pas besoin de trop se montrer prudente, personne ne la remarquerait dans le ciel, où ils prendraient juste sa forme comme étant celle d’un gros avion. Lorsqu’on cherche quelque-chose depuis aussi longtemps, on finit, au bout d’un moment, par perdre son objectif de vu… mais c’était surtout parce qu’on été fatigué. La dragonne avait à peine fermée l’œil depuis le début de ses recherche, et au final, son vol de reconnaissance c’était transformé en vol en demi-sommeil… ses sens continuaient à essayer de détecter la moindre trace de Samuel, mais en attendant, le reste de son esprit était en train de rêvasser. A tel point qu’elle sentit qu’elle était en train de chuter que grâce au changement de pression dans l’air, et qu’elle dut se contorsionner pour se donner une bonne gifle avec sa queue afin de se réveiller.

    Hélas, elle avait comme l’impression qu’à nouveau, cette nuit, ses recherches ne porteraient pas ses fruits. Elle s’était décidée à se poser dans un coin tranquille pour dormir une petite heure… oui, juste une petite heure, le temps que les muscles de ses ailes refroidissent un peu, car même si elle perdait un peu espoir, elle refusait d’abandonner… et elle repartirait faire un tour dans les quartiers est de la ville. Et après cela, elle risquait sans doute de devoir se décider à élargir ses recherches haut-delà de New York… quand tout à coup, ses naseaux se mirent à frémir…

    Enfin, elle venait de sentir quelque-chose d’intéressant : une horrible odeur de tranquillisant, l’odeur entêtante des hôpitaux, et au milieu de tout-ça, une odeur de sang, du sang humain… et ce sang avait le parfum de Samuel. Elle avait un peu de mal à le croire, mais elle se laissa descendre dans cette direction, suivant la piste du sang, planant silencieusement au milieu d’une rue déserte… pour arriver à ce qui ressemblait à une petite base d’entrainement militaire. Elle se posa sur un immeuble voisin, s’accroupissant, faisant en sorte de pouvoir voir sans être vue, car dans la cour entourait de grillages et de fils barbelés, il y avait quatre ou cinq personnes en train de faire leur ronde nocturne.

    En apparence, la base ressemblait à n’importe quel centre d’entrainement pour jeune novice, n’importe quel terrain militaire où les jeunes du quartier pouvaient venir s’enrôler dans l’armée… mais le nez de Rexia n’était pas dupe, elle sentait bien à l’intérieur des bâtiments l’odeur du sang et du matériel médical. C’était à croire que les hommes manquaient singulièrement d’imagination pour le camouflage de leurs laboratoires secrets, car c’était toujours en base de l’armée qu’ils les déguisaient. Mais bon, ce n’était pas le problème, actuellement, elle pourrait réfléchir au manque de jugeote des humains un autre jour !

    Samuel était là-dedans, et Rexia devait tout faire pour le récupérer ! Maintenant, tout ce qu’elle avait, c’était l’embarra du choix pour ce qu’elle devait faire… l’attaque direct ? Tout défoncer sur son passage jusqu’à ce qu’elle récupère son ami et s’envol avec lui ? C’était de loin sa technique préférée… mais non, la petite voie qui représentait son instinct de survie lui chuchotait à l’oreille que ce n’était pas une bonne idée. Ces soldats semblaient lourdement armés, et cette fois-ci, elle n’était pas sûre qu’il y ait un de leur supérieur pour leur ordonner de ne pas tirer.

    Une diversion, c’était ça qu’il lui fallait ! Il fallait qu’ils soient trop occupés ailleurs pour qu’ils ne s’occupent pas d’elle, il fallait qu’ils soient assez occupés pour ne pas la remarquer… et elle repéra exactement ce qu’il lui fallait, garer au nord de la base. Elle s’approcha de l’endroit discrètement, en s’accrochant aux murs des immeubles. Les hommes qui faisaient la ronde ne levèrent pas les yeux… elle se retrouva alors juste à côté du parking où étaient garés les camions militaires, une douzaine de véhicules parfaitement alignés. Elle ouvrit largement les mâchoires et contracta sa poche à venin… un jet de flammes fila droit vers les camions, et plusieurs d’entre eux prirent feu. Tendis que l’incendie se propagé, elle se dépêcha de prendre son envol et sortit du cercle de lumière créé par son feu. Les hommes arrivèrent sur les lieux avec force cris, et une stridente alarme qui lui faisait mal aux dents retentit.

    Tendis que les soldats s’évertuaient à éteindre l’incendie, Rexia se posa souplement dans la partie de la cour qui était maintenant déserte… et défonça le mur d’entrée du bâtiment qui était juste face à elle. La dragonne se mit à traverser les couloirs, suivant l’odeur du sang de son ami. Elle croisa quelques individus dans les couloirs, mais ce n’étaient pas des soldats armés… juste des scientifiques en blouse blanche, après-qui il lui suffit de grogner pour les faire détaler. Après s’être difficilement « creusé » un chemin dans le bâtiment… ces couloirs étaient vraiment trop petits pour un dragon, elle dut à plusieurs reprises briser un obstacle à coup de patte et érafla les murs avec ses écailles… elle arriva enfin devant une porte derrière laquelle elle sentait la présence de Samuel.

    Elle entra en cassant tout sur son passage, dans une salle circulait où elle avait tout juste la place pour se tenir debout, et pour faire bonne figure, elle poussa un de ses plus terrifiants rugissement. Puis elle regarda les hommes qui entouraient son ami qui était couché sur une table d’opération, ses yeux rougeoyants de haine…


    -Eloignez-vous tout de suite de Samuel, leur cria-t-elle. Sinon, je vous arrache les yeux, et je vous les enfonce dans la gorge ! Ainsi vous pourrez voir mes crocs vous arraches les trippes et vous pendre avec ! Et…

    Elle continua ainsi durant un bon moment, avec des images toujours plus colorées… lorsqu’elle était en colère, elle pouvait montrer une très grande imagination pour les menaces. Elle ne s’arrêta que lorsque l’un des scientifique sortit un petit pistolet qu’il gardait caché dans sa blouse et lui tira dessus… la balle la toucha à l’une des écailles de son cou, mais se plia en ne faisant que la tordre et tomba par terre. L’écailles endommagée la gênerait jusqu’à ce qu’elle se l’arrache, et une autre repousserait. Elle grogna bruyamment en direction du tireur, et lui dit…

    -Mauvaise idée…

    … avant de se jeter sur lui et de l’attraper entre ses mâchoires par le col de ses habits. Elle le souleva et le jeta contre une armoire en ver qui se brisa sur le coup. L’homme tomba à terre, inconscient, et les autres se dépêchèrent de faire le tour du lézard géant et de sortir de la pièce. Rexia s’avança vers le corps inerte de son ami, et le poussa tout doucement du bout du museau pour le réveiller, en lui disant d’une voie bien plus douce, bien que pressante :

    -Réveille-toi, Samuel. Il faut que tu te lèves ! Je ne peux pas m’envoler, d’ici, il faut que tu te réveilles et que tu traverse la base ! Je t’en pris, j’entends déjà les militaires qui arrivent…
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 16 Sep - 22:24

Prisonnier de ce laboratoire secret, j’étais soumis à une autorité qui ne souhaitait que me faire souffrir, et personne ne devait se douter que je me trouvais ici. Personne n’allait venir me chercher. L’espoir était parti…et croire en son retour était quelque chose de trop dur pour moi. Ces tortures avaient gagné. Je me sentais tellement perdu que cet égarement avait pris possession de moi, en expulsant la perspective d’un sauvetage de ma tête.

Je me trouvais désormais allongé sur une sorte de table d’opération, et aucun lien me retenait. La drogue était tellement forte que la perspective d’une évasion venant de ma part devenait impossible. Comment un corps, incapable de bouger correctement, pourrait-il s’échapper d’une base comme celle-ci, sans finir étalé sur le sol et dans un état largement pire que celui d’avant ?

Surchargé de drogues en tout genre, mon organisme ne pouvait plus rien faire, qu’il s’agisse d’un mouvement physique, d’une protestation orale, ou bien de faire fonctionner mes pouvoirs. J’étais démuni, soumis à la cruauté de ces scientifiques et à tout ce qu’ils étaient capables de faire de moi. Ils ne souhaitaient qu’une seule chose : découvrir comment je fonctionnais et également pourquoi j’avais ce truc en trop dans ma tête. Le résultat était là désormais…en regardant mon sang tomber, et ma tête en train de souffrir. Mon pouvoir de lumière étant largement diminué à cause des multiples drogues, certaines blessures ne guérissaient plus, et me faisaient terriblement souffrir.

Qu’allaient-ils me faire subir à présent, hein ? Quelque chose d’encore pire ? C’était affligeant…et le danger m’effrayait à la mesure qu’il pouvait frapper n’importe quand, et me laisser encore plus faible qu‘avant.

J‘étais désormais inconscient, mais je ressentais ce que ces types me faisaient subir. Ils m‘avaient injecté une substance très dure à supporter, surtout parce qu‘elle n‘était pas la première. Mon Dieu, mais que voulaient-ils encore ? N‘en avaient-ils pas assez à la longue ou bien prenaient-ils plaisir désormais à me faire du mal, en dépassant leur envie de dépasser la science ? La deuxième extrémité me semblait logique avec le temps.

Même les yeux fermés, une blessure n‘échappait pas à ma conscience des choses. Un type ne provoquait que des lacérations non loin de mon visage, probablement avec une lame à double tranchant. Il profitait probablement de mon état pour me faire souffrir sans que je ne puisse être capable de protester, de n’importe quelle manière possible. Je n‘entendais pas leurs paroles, mais je ressentais cela. En échange, j‘aurais probablement préféré l‘inverse. Entendre des insultes était beaucoup mieux que de subir des tortures physiques, du moins dans ma vision des choses en tout cas.


*Bon sang…aidez-moi…* pensais-je dans le vide, sans que personne ne puisse l’entendre.

Si je possédais encore ma voix, et une conscience suffisamment puissante pour agir de manière indépendante, ma seule et unique action serait de crier ma douleur, et de réclamer à tout prix qu’elle puisse s’arrêter. Ce serait une sorte d’appel à la pitié, mais les circonstances le voudraient. Il m’arrivait de souffrir, mais pas à un tel stade… Au fond, je venais d’atteindre une sorte de limite.

Les lacérations cessaient enfin…sans que je ne comprenne réellement ce qui avait bien pu contraindre ce tortionnaire à arrêter cette torture désespérante. Il m‘avait lâché, et je souffrais l‘intérieur de moi-même, pendant que le sang coulait, ce qui ne durait pas trop longtemps, du moins partiellement. Ma lumière put fonctionner un instant, et guérir certaines blessures. L’environnement présent autour de moi devenait un peu plus clair dans ma tête. J’avais conscience désormais de plus de choses autour de moi, bien que je ne parvenais toujours pas à bouger et à faire quoi que ce soit, à cause des effets de la drogue sur mon organisme. N’importe qui, drogué au point que j’avais su atteindre, friserait l’overdose, puis la mort, mais moi j’étais encore là…va savoir pourquoi…

Puis, je sentais mon corps être remué par quelque chose, ou bien quelqu’un. Je ne savais pas trop de quoi il s’agissait, car j’étais encore dans les vapes, un état sérieusement inquiétant.

Finalement, mes yeux parvenaient à s’ouvrir, bien que ceci fut très compliqué à faire. Je vis enfin ce qui souhaitait tellement me réveiller. Ce que j’avais entendu avant de tomber dans les vapes n’était pas un rêve, mais une réalité. Rexia était là. Elle était venue me chercher, à un moment où l’espoir était très compliqué à conserver à l‘intérieur de moi.

Je pouvais enfin recommencer à croire en quelque chose de positif dans ma vie, quelque chose capable de me sauver et de me rendre le sourire. Les choses allaient changer…enfin…


- Rexia…j’y croyais plus… disais-je, avec une voix très affaiblie.

Je voudrais tellement dire autre chose, mais ceci était impossible dans mon état. J’étais comme pétrifié, alors que je voudrais tant être capable de faire autre chose. Je n’en pouvais plus…

Malgré mon état actuel, qui demeurait encore très inquiétant, je tentais tout de même de me lever…enfin de me redresser plutôt. J’y parvins pendant un moment, bien que ma tête ne cessait de me rendre instable, surtout au niveau de mon regard. Rien qu‘avec cela, je pourrais m‘écrouler…mais je tenais le coup…enfin je parvenais à avoir suffisamment de force intérieure pour me maintenir en place.


- Il faut partir… poursuivais-je, toujours avec la même absence de force.

J‘allais dire autre chose, pour remercier Rexia d’être venue ici, mais je n‘en eus malheureusement pas le temps, car quelque chose m‘avait interrompu. Quelqu‘un venait de me tirer dessus, afin de dégager un terrible hurlement de douleur venant du plus profond de moi-même, avant de me voir m‘écrouler. Le tireur, peu importe de qui il s’agissait, ne m’avait pas loupé… En temps normal, j‘aurais su réagir très rapidement, mais la drogue me diminuait sérieusement.

J‘étais à terre, blessé par le projectile qui venait de m‘atteindre.


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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Sam 17 Sep - 13:36

    Rexia observa longuement le visage couvert de plaies encore sanglantes de Samuel, et cela lui arracha un couinement de tristesse… elle ignorait exactement combien de temps son ami avait bien pu passer ainsi, combien de temps avait bien pue durer sa captivité, mais si elle y réfléchissait en associant le temps qu’il avait passé depuis la dernière fois qu’ils s’étaient parlés, qu’elle avait eue des nouvelles de lui, et la gravité de son état de faiblesse, elle pouvait supposer que ce n’était pas qu’une seule journée. La dragonne se sentait honteuse… si seulement elle avait suivie son instinct, qui avait essayé de la forcer à suivre l’humain, bien que celui-ci n’ait pas voulu d’elle, elle aurait peut-être pue le protéger, réussir à tenir son serment envers-lui. Ca lui apprendra, aussi, à suivre les ordres d’un humain, comme si elle était son chienchien bien obéissant… elle se promit qu’à partir de ce jour, il n’y aurait plus aucun bipède pour lui dire ce qu’elle devait faire ! A partir de ce jour, elle ferait toujours ce qu’elle pensait bon et avait envie de faire, et personne, pas même Samuel, ne réussirait à la faire changer d’avis… elle était un dragon, après-tout, personne ne pouvait lui dicter sa conduite, personne ne pouvait la dresser !

    Enfin, tout doucement, le lézard géant vit son ami ouvrir les yeux… la lueur de la surprise et du soulagement y brilla lorsqu’il vit le gros museau rouge juste devant son nez, et Rexia sentit le souffle du soulagement apaiser un poids qu’elle avait dans le ventre, aussi lourd que si elle avait avalée une pierre : Samuel était vivant ! Dans un état bien plus qu’inquiétant, d’accord, mais il était vivant quand-même ! La dragonne posa le bout du museau sur son front, et laissa échapper un doux ronronnement, comme pour le rassurer, comme pour bien lui faire comprendre qu’il n’était pas en train de rêver… elle avait presque l’impression d’être une mère venant récupérer son dragonneau tombé en bas du nid. L’humain lui marmonna faiblement qu’il n’y croyait plus, mais Rexia voulut le couper en lui disant :


    -Chut, évite de parler, mon ami. Nous devons sortir d’ici, alors garde tes forces, parce qu’il faut que tu marches ! Tiens bon, je vais t’aider…

    Avec une force intérieur colossale pour un être-humain, il réussit à se redresser… la dragonne laissait son museau à coté de lui, au niveau de ses mains, pour qu’il puisse s’accrocher à elle en cas de besoin. Samuel voulut lui dire autre-chose, mais elle ne comprit pas… un coup de feu retentit tout à coup. Le corps de Rexia se raidit, tendis qu’il croyait que le tire était pour elle, mais elle vit avec effroi que ce n’était pas le cas : c’est Samuel qui s’effondra, un trou sanglant dans l’épaule.

    La dragonne poussa un long rugissement de rage et tourna le cou vers le gars qu’elle avait envoyée valdinguer contre une armoire. Il avait le visage coupé par des bouts de verre, mais il n’en avait pas perdu son arme… il voulut à nouveau lui tirer dessus, juste entre les deux yeux, cette fois-ci, mais elle ne lui en laissa pas le temps : un nouveau coup de queue eut à la fois l’effet de le désarmer et de l’envoyer se cogner contre le mur. Il retomba à quatre pattes, mais il n’eut pas le temps de reprendre ses esprits qu’un autre coup l’envoya sur le mur d’en fasse, et un autre contre le plafond. Il tomba, face contre terre, mais elle n’en avait pas finit avec lui ! Elle le frappa, l’écrasant avec sa queue comme une mouche avec une tapette.

    Une fois, et il arrêta enfin de respirer… une seconde, et elle sentit ses os craquer… une troisième, il baignait dans une marre de son propre sang et ne se relèverait jamais. Elle l’avait tuée, et elle en était fière… mais elle se réjouirait de ça plus-tard : il fallait absolument qu’elle fasse sortir Samuel de là ! Elle le prit alors très délicatement entre ses mâchoire… une action qu’elle aurait préférée éviter, car elle devait maintenant faire preuve de tout le contrôle de soit dont elle était capable pour éviter de le couper en deux avec ses dents, surtout à cause du sang qui coulait sur sa langue et qui la rendait presque folle. En plus, ainsi, il lui était impossible de se battre, et encore moins de cracher du feu… c’était pour-ça qu’elle avait espérée qu’il puisse marcher. Mais maintenant, elle n’avait pas le chois, il fallait qu’elle le porte comme-ça.

    Tant bien que mal, elle réussit à se contorsionner et à faire demi-tour pour repartir par le couloir par où elle était arrivée. Mais dès le premier angle de mur, elle se retrouva face à un commando d’hommes armés. Alors, au lieu de tourner vers-eux, elle fonça tête baissée, les cornes en avant, tout-droit et passa à travers le mur en le défonçant. Les soldats firent feu, mais certaines balles ne firent que transpercer la membrane de son aile droite repliée, et les autres ricochèrent sur ses écailles.

    Elle se retrouva dans une salle des archives où elle renversa plusieurs commodes remplis de classeurs. Elle décida de passer par le haut pour que ses poursuivants aient plus de mal à la suivre et fit subir au plafond le même sort qu’au mur. Tendis qu’elle se hissait dans un grand bureau, une autre décharge partit et elle sentit plusieurs balles se planter dans la peau fines de ses cuisses et de sa queue… de la salive coulait entre ses babines, rougie par la sang de Samuel, et elle dut à nouveau faire appel à sa force intérieur pour na pas serrer les mâchoires sous la douleur.

    Au bout du bureau, il y avait une vitre assez grande pour qu’elle puisse passer au travers… elle la défonça dans un grand fraqua et s’élança dans les airs, dépliant largement ses ailes. Pendant un moment, elle crut avoir réussie… mais face à elle, comme sortis du néant, se levèrent deux hélicoptères, qui lui envoyèrent des faisceaux lumineux en plein dans les yeux. Elle rugit de douleur… et lâcha Samuel…

    Elle voulut repartir le chercher, mais un des hélicoptère fit feu, et elle sentit un puissant choc sur son dos. Incapable de bouger, elle chuta et s’écrasa douloureusement au sol. Elle voulut se relever, mais ses ailes et ses membres-avants étaient pris dans un filet en métal, qui s’enroulait autour de son corps…


[Je peux te dire que rien qu’en écrivant ce texte, je suis essoufflée !]
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Sam 17 Sep - 21:31

Depuis que j‘étais enfermé dans cet endroit, à subir de nombreuses tortures aussi horribles les unes que les autres, je pouvais dire que je vivais une sorte de pâle représentation du pire, qui serait capable de causer ma mort, si jamais mon pouvoir de lumière ne parvenait pas à résister sous la pression que je subissais. Je me pensais littéralement perdu, condamné à être éternellement emprisonné dans cet endroit, et torturé par des scientifiques, qui ne voulaient que découvrir le fonctionnement intérieur de mon cerveau, mais aussi me mettre à l’épreuve. C’était cette dernière qui pouvait être capable de me tuer, si jamais personne ne venait me chercher, pour me permettre de sortir de cet enfer. C’était terrible, mais j’avais très peur.

Quand Rexia était arrivée, j’avais pu retrouver un semblant d’espoir, car cela me prouvait enfin que quelqu’un pouvait quand même venir me chercher, et penser que j’avais des problèmes. Je me voyais sortir, enfin retrouver la lumière après autant de temps passé enfermé dans cet endroit. Mais cet espoir ne fut que de courte durée. Ces pensées de lumière furent interrompues lorsque je me fis tirer dessus, en plein dans l’épaule. Subissant cette douleur, je m’écroulais sur le sol, en train de souffrir…encore… Je n’avais pas perdu connaissance, mais je ne parvenais plus à bouger désormais, même si je pouvais faire preuve d’une détermination colossale.

En intervenant passif, je ne pouvais qu’observer la scène, qui se déroulait autour de moi, sans pouvoir agir, ni faire quoi que ce soit d’autre, qui n’impliquait aucun mouvement physique possible. Par exemple, si je souhaitais crier, par exemple, ceci était impossible. Rexia se battait avec ceux qui me retenaient dans cet endroit, en commençant par celui qui m’avait tiré dessus. Le sort qu’il allait subir était désastreux…pour lui bien entendu. Tout ce qu’il subissait le fit décédé sur l’instant, et ceci n’était pas surprenant. N’importe qui ne pourrait résister sous la pression de blessures telles que celles-ci. La preuve, ce type venait de mourir. Je ne pouvais pas dire qu’il méritait son sort, car c’était quelque chose de malhonnête, mais je ne pouvais pas être triste pour son départ. Il faisait subir le pire à des personnes inconnues, en les torturant sans cesse, et je ne pouvais pas le considérer comme quelqu’un de bon après ce qu’il avait fait. En quelque sorte, sa mort me soulageait…dans un sens.

Peu après son décès, Rexia vint vers moi, et me soulevait avec l’aide de sa mâchoire, avant de commencer à se diriger vers la sortie, vers le couloir par lequel elle était arrivée, mais un barrage humain, armé jusqu’aux dents, nous attendait. Rexia leur fonçait alors dessus, et passait aussi à travers le mur, qui menait vers une sorte de salle des archives. Tout allait très vite par la suite, et mon cerveau ne parvenait pas réellement à suivre tout ce qui se passait, mais un seul et unique sentiment me dominait. C’était très grave comme chose à ressentir, mais je le ressentais… J’avais peur qu’ils puissent nous rattraper, mais aussi peur que Rexia puisse avoir des ennuis par ma faute. Elle était venue me chercher, et je n’avais pas envie de la voir souffrir en échange, ce qui serait entièrement injuste.

Au bout du bureau, notre porte de sortie se dressait. Il s’agissait d’une vitre assez grande, pour que Rexia puisse passer au travers, et la défoncer pour notre évasion. Elle réussit pendant un moment, mais quelque chose nous séparait. Je n’avais même pas eu assez de temps pour comprendre ce qui venait de se produire, que je me trouvais déjà pris au piège. Ces types étaient là pour me reprendre, et ainsi me faire comprendre que je ne pouvais plus m’en sortir. Ils me serraient très fort pour me retenir, avant de m’injecter un espèce de produit bleu dans l’organisme. L’effet immédiat de ce produit fut mon cri, avant mon évanouissement complet sous la pression d’un autre produit, rouge cette fois-ci, qui était probablement une sorte de sédatif, quelque chose de bien trop puissant pour que je puisse le supporter. Je ne pouvais que m’écrouler à cause de cela. C’était beaucoup trop difficile. Désormais dans le noir, je ne savais plus tellement ce qui se produisait, ni où se trouvait Rexia. J’avais peur pour elle, car elle avait l’air d’être en mauvaise posture, par ma faute, mais je ne la voyais plus. Je ne pouvais que me poser une tonne de questions, sans pour autant trouver une réponse.

Quand je rouvris les yeux, je me retrouvais dans cette espèce de cellule horrible. La télévision était éteinte, et cela m’énervait, alors que je ne supportais pas de la voir allumée auparavant. Le silence était pesant, car je ne savais plus où se trouvait Rexia, et mes blessures ne guérissaient toujours pas, tout bêtement parce que je n’étais pas en danger de mort. Le cocktail puissant, mélangeant la douleur, la peur, le silence, mais aussi les drogues, me faisait descendre plus bas que terre, et je ne pouvais rien faire. Je n’avais même pas la force de frapper n’importe où, afin de signifier ma présence et mon appel à l’aide. Je la possédais auparavant, lors de mes premiers jours passés dans cet endroit, mais elle était partie, à mesure que les drogues bousculaient mon organisme, pour me rendre vulnérable, immobile, et incapable de me sortir seul de là où j’étais emprisonné. Si maintenant, ceux qui pensaient venir me chercher, avaient des ennuis à cause de moi, je pouvais ajouter la culpabilité à ce cocktail trop plein d’émotion. Je n’en pouvais plus…


- Bon sang…arrêtez…

Être seul, dans cette cellule ridicule, avec ce silence, mais aussi avec les questions qui étaient en moi, commençait à me rendre cinglé. J’aimerais tellement savoir où se trouvait Rexia. J’avais peur qu’il lui soit arrivé quelque chose, qu’elle ait des problèmes, à cause de scientifiques capables de vouloir l’examiner, s’intéressant au passage sur ce qu’elle pouvait être. Je ne voulais pas qu’elle soit une genre de proie pour eux, ce qui serait trop dur. Ils seraient capables de lui faire du mal, et ce serait uniquement ma faute.

Je ne quittais pas la télévision éteinte du regard, ce qui était complètement stupide vu qu’il n’y avait absolument rien à regarder. Je venais alors de trouver la force de faire autre chose, bien que ce ne soit pas réellement joyeux. Je fermais les yeux un instant, et des larmes tombaient, bercées par l’inquiétude que j’avais pour Rexia.

Je venais de retrouver la force de pleurer et d’exprimer ma douleur, ce qui était une chose que je n’arrivais plus à faire depuis un moment. Je pensais retrouver un autre réflexe que celui-ci, mais c’était un début. Au départ, je souhaitais pouvoir bouger, mais pleurer était déjà un début. Cela prouvait que j’étais encore là.

Un type surgissait de nulle part, juste à côté de moi.


- C’est l’heure de ta piqûre Samuel. disait-il.

Je gigotais car je n’avais pas envie de me recevoir une nouvelle dose de drogues dans mon organisme. Ceci fonctionnait durant un moment, et embêtait même ce type, mais il parvint malheureusement à m’avoir, et l’aiguille atteignait mon bras. Vu l’espèce d’épaisseur de l’aiguille, je ne pouvais pas m’empêcher de crier.

- Là, tu ne pourras plus rien faire Samuel. Grâce à cela, on saura si tu sais réellement résister à tout. ajouta-t-il.

Je m’écroulais dans les bras du type, qui arborait un grand sourire. Le produit qu’il venait de m’injecter n’était pas une partie de plaisir. Il s’agissait du plus puissant de tous ceux que j’avais pu recevoir dans cet endroit. Je ne pouvais réellement pas résister à cela.

- Au moins tu ne nous gêneras plus, même si nous avons encore besoin de toi. On sait ce que tu as dans ta tête, mais on doit connaître ses limites, alors tiens-toi tranquille.

Ce type m’allongeait sur le sol, et quittait la pièce. J’étais littéralement assommé, bien qu’encore inquiet. Où pouvait bien se trouver Rexia ?

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 18 Sep - 16:27

    La jeune dragonne était à terre, et étrangement, il lui semblait que plus elle cherchait à échapper à l’emprise de se filet d’acier qui lui maintenait en place les ailes et les pattes-avant, et plus les liens se resserraient autour d’elle. C’était presque comme si… ce filet avait été créé expressément pour capturer une créature comme elle. Rexia n’y voyait absolument rien d’autre qu’un grand et douloureux désert de lumière blanche, car les hélicoptères faisaient du sur-place au dessus d’elle et continuaient à mitrailler ses yeux avec les faisceaux lumineux accrochés en dessous de l’appareil. Autour d’elle, la créature arrivait à entendre les pas précipités et les cris des soldats qui semblaient mettre en place un périmètre de sécurité. Ce n’était pas l’envie de vider sa poche à venin qu’il manquait à l’écailleuse… elle souhaitait cracher toutes les flammes qu’il lui restait et bruler à l’aveuglette le plus d’ennemis possibles. Mais une seule chose la retint : Samuel.

    Elle avait perdue son ami en plein vol, et il était tombé elle ne savait où. Si ça trouve, il était juste à côté d’elle. Rexia ne pouvait pas prendre le risque de faire feu sans voir où son souffle ardent partirait, car elle risquait de tuer celui qu’elle était venue sauver sans le faire exprès. Alors la dragonne prit son mal en patiente, et en continuant de menacer avec des grognements et des claquements de mâchoires les bruis de pas qu’elle entendait courir tout autour d’elle. Elle sentait les fusils braquer sur elle, et l’envie qui ne manquait pas aux militaires de faire feu, de se greffer une légende de nouveaux saints tueurs de dragon. Alors qu’est-ce qui les retenait ?

    Finalement, les coups de feu furent tirés, mais ce ne fut que deux tires, au moment où Rexia poussait un nouveau rugissement… deux douleurs se firent ressentir dans son palais, juste-là où sa chaire était dépourvue d’écailles, et elle ne reconnut pas en cette douleur celle des balles qui se plantent, mais plutôt celle de seringues tranquillisantes. Elle résista pendant un petit moment… puis ne put empêcher sa tête de tomber lourdement sur le sol de béton. Ses doubles paupières se fermèrent… elle venait de s’endormir.

    *****

    Elle ne savait pas exactement combien de temps elle avait dormit, mais vu que lorsque Rexia rouvrit enfin les yeux, elle entendait toujours au dehors les cris des soldats qui se battait contre l’incendie qu’elle avait allumée, elle supposa que ça ne devait pas être très longtemps. Elle se trouvait dans une espèce de hangar noir, avec uniquement le centre illuminé par une petite lampe allogène, et avec une chaise dans ce cercle de lumière. La dragonne voulut bouger… mais cela était complètement impossible : elle aurait pue avoir l’empressions d’être enfermé dans une sorte de cage, sauf que les barreaux avaient été mis en place de façon à parfaitement s’adapter à la morphologie de son corps, et qu’ils était tellement serrés contre elle qu’ils lui rentraient douloureusement dans les écailles.

    Trois grosses plaques de fer recouvraient son dos, cinq recouvraient sa queue, cinq autres son cou et sa tête, et une sorte de grille lui recouvrait le museau, l’empêchant de l’ouvrir correctement. Elle pouvait encore parler, mais elle était sûre de ne pas pouvoir souffler de feu sans se blesser. Les barres retenaient également ses ailes repliées contre elle, et une dernière soudait le tout en passant à la verticale le long de son corps. Quand à ses pattes, elles étaient couvertes par des espèces de gros gants en métal, l’empêchant de sortir les griffes.

    Rexia essaya de gigoter… mais cela était impossible. Elle était tellement serrée dans sa prison d’acier que ne pouvait même pas bouger une écaille. Elle poussa un grognement de frustration… mais surtout se sentait complètement perdue. Comment ce laboratoire clandestin pouvait-il posséder un tel arsenal semblant uniquement fait pour l’arrêter à ELLE ? Elle eut sa réponse bien plus vite qu’elle ne le pensait : elle sentit son odeur avant de l’entendre toussoter, et un homme grand et mince, portant une blouse blanche, des cheveux bruns en bataille et une paire de lunettes qui lui faisaient des yeux ronds comme ceux d’une chouette, s’avança dans le cercle lumineux et alla s’asseoir sur la chaise…


    -Toi ! Grogna Rexia, en reconnaissant en lui l’un des chef scientifique qui travaillait sur son projet, à DESTINEE.
    -J’aurais préféré que tu dises « vous », lui répondit-il d’une voie aussi croassante que celle d’un corbeau. Mais oui, c’est bien moi. Ravis de te revoir, 001.
    -Mon nom, c’est Rexia, et je ne vouvoies personne, surtout pas des monstres !
    -Ton nom sera celui que tes maîtres, tes créateurs, t’aurons donnés, 001. Il se leva et s’avança vers elle, pour s’agenouiller et lui caresser doucement le museau. Que n’aurait-elle pas donnée, à ce moment-là, pour pouvoir lui mordre la main. Tu nous as donné beaucoup de file à retordre…
    -Que fais-tu ici ? Nous ne sommes pas à DESTINEE !

    L’homme ricana :

    -Grande idiote… tu ne comprends qu’à moitié ce qu’est en réalité DESTINEE. Ce n’est que le nom de TON programme, mais cela fait partie d’une bien plus grande organisation que ce que tu peux croire. Et les gents de cette base sont des collègues à nous.

    Il se releva et retourna s’asseoir en croisant les jambes.

    -Nous avons eux du mal à te localiser, mais une créature comme toi, ça laisse des traces, si tu voies ce que je veux dire. A force de recherches, nous avons finis par en déduire que tu te cachais à New York. Mes supérieurs ont contactés les chefs de cette base, et nous avons eux l’autorisation de déménager tout ce qu’il nous fallait pour t’attraper ici. D’ici un ou deux jours, nous contions lancer une grande chasse dans le ciel de la ville… mais tu nous as évitée de nous déranger. Tu t’es tout simplement jetée bêtement dans la gueule du loup, et je t’en remercies. Mais dit-moi, qu’est-ce qu’il t’a pris de t’attaquer à une base militaire ?
    -Je ne pense pas qu’un monstre comme toi puisse comprendre des raisons comme les miennes…
    -Oh, tu craches sur mon égaux… mais ta bave ne m’atteindra pas, crapaud.

    Il se releva et revint s’agenouiller près d’elle pour lui parler. Elle sentait ses postillons souiller les écailles de ses naseaux…

    -Tu pourrais me remercier, petit ingrate. J’ai quand-même réussie à convaincre la commission de ne pas te faire éliminer… tu as coutée si cher. Cependant, ta punition pour ton manque de soumission sera exemplaire. Il se redressa et la toisa en croisant les bras, un sourire triomphant illuminant son visage : le bloque opératoire est près. Lorsque nous seront rentrés à DESTINEE, nos chirurgiens s’occuperons de te couper les ailes, de te retirer ta poche à venin, et aussi tes griffes et tes épines. Cela te convaincra peut-être à ne plus nous fausser compagnie. Et ils en profiteront aussi pour te castrer, afin que tu oublies un peu les idées ridicules que tu avais de trouver d’autres dragons et de fonder une famille…

    Il éclata de rire, comme si ce qu’il venait de dire était la chose la plus ridicule qu’il n’ait jamais entendu, et commença à partir. Rexia recommença à essayer de se libérer, et lui hurla aussi deux questions qui lui brulées la langue :

    -Où est Samuel ? Qu’est-ce que vous lui avez fait ?!

    Le scientifique se tourna vers elle, ajusta ses lunettes, et lui répondit :

    -Samuel ? Tu parles du programme de cette base ? Un sourire de compréhension de dessina sur ses lèvres : oh, je vois… tu as donc eue le temps de te faire un ami à l’extérieur. Mais je te conseil de l’oublier. Il ne fait pas parti de DESTINEE, donc il ne fait pas parti de ta vie. Il disparut dans le noir en terminant de lui dire : je te conseil plutôt de réfléchir à comment faire pour être une bonne arme bien obéissante, car pour le moment, nous avons juste besoins de ton sang, mais une fois tes clones nés, je ne sais pas si mes supérieur de satisferont de ta castration.

    Essayant à nouveau de se tortiller, la dragonne passa un long moment à chercher à se libérer… mais tout ce qu’elle parvenait à faire, c’était s’entailler avec les barreaux de sa cage et de se faire saigner, et l’odeur du sang lui donnait de plus en plus d’énergie pour essayer de se sortir de là, ce qui la blessait d’avantage. Elle était au moins autant effrayée à l’idée de retourner à DESTINEE que par celle de ces chirurgiens qui l’attendaient déjà avec leurs scalpels. Par rage, peur et désespoir, elle poussa un rugissement qui ressemblait presque à un puissant couinement, assez fort pour faire vibrer les vitres de la base…
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 18 Sep - 21:49

Peu importe quelle était la nature de cette substance, que l’on venait de m’injecter, mais celle-ci m’avait sérieusement assommé, au point que je ne parvienne pas encore à m’en remettre complètement. Cette mise à l’épreuve avait pour but de m’achever, et j’en avais bien pris conscience à présent. Avec le temps passé ici, je ne pouvais que comprendre malheureusement le but de ces pauvres types, car j’étais leur unique cible, une sorte de programme d’étude scientifique en quelque sorte.

Pourtant, avec beaucoup de volonté, je parvenais enfin à ouvrir les yeux, même si ma tête n’était pas encore suffisamment stabilisée. Mon regard était encore flou, vu que je venais à peine de retrouver mes esprits, et de me réveiller. Aussi étonnant que cela puisse paraître, je venais de survivre, même si j‘étais sérieusement affaibli.


- J’ai survécu…même à ça ?

J’essayais de me relever, mais ce n’était pas si simple. Ma première tentative fut un échec cuisant, ce qui n’était réellement pas surprenant. Si j’avais réussi du premier coup, ceci aurait pu relever du miracle, ce qui n’était pas possible enfermé dans cet endroit-là.

- Alors, tu as survécu, c’est hallucinant.

Mais d’où sortait cette voix ? Personne n’était avec moi, mais pourtant quelqu’un parlait. En fixant enfin mon regard, je pus comprendre ce qui se passait. Une sorte de haut-parleur était installé à l’autre bout de la pièce, dans un coin inaccessible du plafond, probablement pour ne pas être détruit sous l’effet d’une quelconque colère venant de moi. Au fond, c’était compréhensible.

- Qui êtes-vous ? Pourquoi ne pas me parler en face à face ?

- Je te vois, mais toi tu ne me vois pas. Cela fonctionne comme ça, et tu n’y changeras rien. Tu n’as rien à nous demander, car c’est à nous de te demander des choses. C’est un principe d’esclavage, mais tu n’as pas le choix. Tant que nous ne savons pas tout sur toi, nous ne pouvons te laisser partir. Peu importe le temps que cela prendra, tu resteras emprisonné ici, avec nous.

Je baissais la tête juste après ces paroles, surtout par rapport à l’injustice dont-elles faisaient preuve. J’étais emprisonné, soumis, et je ne pouvais pas protester, sous peine d’être de nouveau drogué, blessé, torturé, ou pire encore. Je pouvais aussi subir le supplice de la télévision, avec cette blondasse, que je ne supportais plus du tout.

- Tu dois forcément te demander pourquoi on te garde ici, n’est-ce pas ?

Je relevais la tête juste après ces paroles, avant de commencer à parler par moi-même.

- Vous voulez analyser ma tête, comment pourrais-je l’ignorer ?

- Il n’y a pas que cela.

- Quoi ?

- Je ne peux pas t’en parler. Je n’en ai pas le droit, je suis désolé.

Quand je retournais mon regard vers la télévision, je vis quelqu’un qui m’avait rejoint dans la pièce, sans comprendre depuis combien de temps elle se trouvait ici. Elle s’approchait dangereusement de moi, et je reculais comme pour l’éviter. Je ne voulais pas subir une autre piqûre, ni même une autre blessure. J’en avais assez de souffrir.

Malheureusement les coins de mur ne m’épargnaient pas. Je me retrouvais rapidement en mauvaise posture, et je ne pouvais plus bouger. Par contre, une chose inattendue se produisit. Mon pouvoir de feu fonctionna tout à coup, et brula celui qui voulait à tout prix me faire du mal. Ses bras subirent des brulures, et également ses pieds. L’occasion était pour moi de courir afin de tenter de m’échapper. J’avais peut-être une chance de pouvoir m’enfuir, et je ne devais pas la laisser me filer entre les doigts, pas cette fois-ci.

Je courus alors vers la porte et enflamma le verrou pour le faire disjoncter et me permettre de partir. La porte céda et je parvenais à sortir. Sans attendre, je me mettais à courir. Je voulais aller chercher Rexia, car il était hors de question que je l’abandonne.

Je tins un long moment avant de me faire rattraper dans un autre couloir. Mais je savais que j’étais prêt du but. J’avais entendu un bruit, quelque chose qui me fit comprendre que Rexia n’était pas loin, mais j’étais malheureusement coincé. Alors que je pensais la rejoindre en courant, une balle traversa mon estomac, et obligea mon corps à se jeter sur le sol, baignant dans un bain de sang. A cause de cette blessure, je ne pouvais plus bouger, et je me faisais attraper de nouveau, alors que je savais que Rexia n’était pas loin. Deux couloirs séparaient nos cellules, et je perdais ma chance à quelques murs d’elle.


- Tu as sérieusement cru que tu pouvais t’échapper et en plus emmener ta dragonne avec toi ? Tu nous prends pour qui, des amateurs ?

Maintenant, le type qui faisait mes injections depuis le départ se trouvait ici, une lourde seringue enfermée dans sa main droite, même si j’étais grièvement blessé. Il était prêt à me l’injecter, mais il ne le faisait pas encore, comme s’il gagnait du temps sur autre chose. C’était étrange.

Il se tenait juste au dessus de moi, et ne me quittait pas des yeux, alors que j’entendais toujours Rexia. Cette fois-ci tout était clair. Si ces types ne m’avaient pas rattrapé, j’aurais pu être capable de la rejoindre. Tout s’était joué sur peu de temps, trop peu de temps. Malheureusement, je n’avais pas eu suffisamment de chance…pour changer. Je ne voulais que voir les choses s’arranger, mais mon vœu ne s’était pas réalisé.


- Laissez Rexia partir. Elle n’a rien à voir avec tout cela. Vous voulez juste ma tête, alors pourquoi la garder ? Laissez-la partir et gardez-moi, vous aurez ce que vous voulez bon sang !

- Rexia est déjà chez elle dans cet endroit.

- Quoi ? Mais comment est-ce…

Mes paroles furent interrompues par mon cri. Le type venait de m’injecter le contenu de sa seringue, mais aussi d’appuyer sur la blessure que j’avais encore.

- Faites ce que vous voulez de moi, mais laissez Rexia s’en aller ! parvenais-je à crier malgré ma faiblesse.

Le type me tira dessus une nouvelle fois, mais il s’agissait cette fois-ci de fléchettes tranquillisantes. J‘étais paralysé…mais c’était logique. En même temps, il m’en avait quand même envoyé cinq, juste au cas où que je sois trop costaud pour lui.

Avec le reste de ses collègues, ils ouvrirent la cellule la plus proche d’eux, et m’y jetèrent. Elle était comme l’autre, avec la même télévision, et probablement la même blonde aussi. En gros, on pouvait prendre les mêmes fondations, et continuer la même histoire, comme toujours.

L’un d’entre eux vint vers moi, et m’attachait à un poteau situé vers le fond, en prenant bien le soin de me faire comprendre que je ne pouvais plus m’échapper seul. Génial…

Le type chargé des injections s‘approcha de moi.


- Rexia et toi, vous êtes nos prisonniers, et aucun de vous ne doit partir. Nous avons beaucoup de choses à découvrir sur toi, notamment sur ta tête et sur cette chose que les autres n‘ont pas. Nous ne savons pas encore tout, et cela prendra du temps. Nous avons encore besoin de toi, et d‘autres ont besoin de Rexia, comprend juste cela.

Le type sortit une autre seringue, un peu plus petite, et me l‘injecta dans l‘autre bras. Il avait davantage parlé comparé à avant, ce qui était un progrès, mais je n‘étais toujours pas sorti de cette galère, et j‘allais probablement jamais en sortir si jamais les choses ne changeaient pas.

Rexia était non loin, probablement enfermée dans une cellule et en proie à quelque chose de grave. C‘était ma faute, et je ne pouvais plus aller la chercher pour tenter de la sortir de là. J‘étais de nouveau piégé, et en proie à de nouvelles injections. Ces types ne pensaient qu‘à me droguer et me faire du mal, mais à quoi cela servait au fond ? Avançaient-ils dans leurs pseudos recherches ? Je n‘allais probablement jamais le savoir.

Avec une faible lame, ce type me fit des entailles, qui provoquaient des expressions terribles de douleur sur mon visage. Ces entailles étaient en train de guérir, mais ce type mit un terme au processus en m‘injectant encore deux seringues dans le même bras.


- Pourquoi faites-vous cela ? Pourquoi…me droguer et arrêter mon pouvoir ?

- Tout bêtement parce que tu peux sauver le monde avec ce que tu sais faire, et que l’on a pas besoin de cela en ce moment. La population souffre, et tant mieux pour elle. Tu peux les sauver, mais tu resteras coincé ici, que tu le veuilles ou non. Tu n’as pas le choix.

Je criais de nouveau, parce que ce que ce type me fit par la suite n’était pas qu’une simple entaille. Il venait de me poignarder, pour aggraver ce que j’avais déjà. Je perdis connaissance par la suite, toujours attaché à ce poteau, mais je tins une dernière parole avant de fermer les yeux.

- Pardon Rexia…j’ai tout essayé…

Je fermais les yeux, affaibli par mes blessures. Les types quittaient la pièce par la suite, et me laissaient seul, à me vider de mon sang.


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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Lun 19 Sep - 11:12

    Au bout d’un moment, Rexia finit par abandonner sa tentative désespérée de se libérer de sa prison qui de toute façon la serrée si fort qu’elle ne pouvait même plus bouger le bout de sa queue. Cette fois-ci, les scientifiques de DESTINEE semblaient décidés à ne plus laisser leur petit « jouer » s’enfuir… et même si le deux-pattes ne le lui avait pas officiellement dit, elle était prête à parier que cette prison allait devenir sa nouvelle cage, dès le moment où ils l’auraient transformé en simple lézard géant. Elle ne comprenait pas très bien ce qu’il pouvait se passer dans la tête des humains, mais elle en savait assez pour savoir comment fonctionnaient ceux qui avaient fais d’elle ce qu’elle était, elle avait passée suffisamment de temps avec eux pour connaitre leur réaction.

    Une larme coula de son œil droit le long de sa joue, slalomant un long moment entre ses écailles avant d’aller s’écraser silencieusement sur le sol de béton… la dragonne se surpris, pour la première-fois depuis qu’elle était capable de voler, en train de couiner, comme une petite dragonnette. Cela lui fit se rendre compte à quel point elle était encore jeune… elle en arrivait même à se demander si, officiellement, en comptant ses gênes dragonniques, on pouvait la considérer comme étant une adulte. Elle ne connaissait pas la longévité exact des dragons pure-souche, mais elle savait au moins une chose : ils vivaient très longtemps, bien plus vieux que les tortues. Alors une autre question se forma alors dans sa tête : comment avait-elle pue imaginer pouvoir s’en sortir, dans ce monde où elle était chassée, et surement détestée ? Quoi qu’elle fasse, elle était seule, et elle serait toujours seule face à l’humanité… peut-être qu’il était temps qu’elle abandonne, qu’elle accepte son sort, et qu’elle tente tout simplement de vivre le plus longtemps possible…

    La lumière du hangar s’alluma d’un coup, l’obligeant à fermer les yeux de douleur… lorsqu’elle se fut enfin habituée à la vive lumière, elle rouvrit ses doubles-paupières… le hangar dans lequel elle se trouvait était vraiment beaucoup plus grand que ce qu’elle s’était imaginée en se réveillant dans l’obscurité. C’était en fait là qu’était rangé tout le matériel destiné à sa capture, les deux hélicoptères, ainsi que l’avion qui allait sans doute la transporter jusqu’au Texas où se trouvait DESTINEE… et au milieu de tout-ça, ils avaient encore eux la place pour la poser là et pour circuler afin de charger tout le matériel. Le départ était pour bientôt… le chef scientifique était toujours-là : il supervisait les équipes qui déménageaient le matériel, et n’arrêtait pas de beugler de faire attention, que c’était fragile… il était quand-même courageux, vu que comparé aux costaux qui portaient les caisses, il ressemblait à une allumette. Le long du mur du fond, près d’une petite porte, se tenait tout un commando armé, sans doute là en assurance au cas où elle réussissait à nouveau à prendre la fuite.

    Tout à coup, tout prêt, un coup de feu retentit… puis, quelques minutes après, un autre. L’ouïe de Rexia avait beau être fine, ce n’était pas suffisant pour qu’elle puisse entendre ce qu’il se disait dans le couloir… mais elle sentit quand-même l’odeur du sang. Le sang de Samuel !

    Si elle en avait eue la possibilité, la dragonne se serait giflée elle-même… non, elle n’avait pas le droit ! Pas le droit d’abandonner ! Pour son honneur, pour celui des dragons, mais surtout pour son ami ! Elle lui avait prêtée serment de le protéger, et par ses écailles, elle le ferait ! Mais voilà, c’était-ça, l’ennui : comment allait-elle se sortir de là ? Elle recommença à essayer de se libérer, mais rien à faire : elle n’était pas assez forte. En fait, la suite de l’événement, ce ne fut que la chance, pure et simple…

    Une petite grue qui se trouvée près d’elle fut activée… son crochet passa dans un gros anneau au sommet de sa cage et la souleva. Ils étaient en train de l’installer dans l’avion… l’ennui, c’était que cette cage avait beau être très solide, elle était aussi très lourde. Le câble se mit à se tendre, et le chef des opérations ordonna d’arrêter la machine et de redescendre la cage…


    -Si tu crois que je vais t’en laisser le temps, marmonna Rexia.

    … et elle se mit alors à gigoter, et, petit à petit, à faire se balancer sa prison de droite à gauche au bout du câble, comme une pendule. Le gros fil de fer finit par céder, et la cage vola à travers la pièce pour finir sa course contre un mur, puis par terre. En tombant, le mécanisme d’ouverture fut activé : les barreaux se séparèrent en deux, et elle fut libérée. Une de ces envie ce s’étirait des griffes jusqu’au bout de ses ailes s’emparait de l’écailleuse tendis qu’elle se remettait sur ses quatre pattes… ! Mais elle n’en eut pas le temps et dut se retenir : les soldats venaient de se mettre en position, près à tirer. Elle l’ignorait, mais ils avaient reçus l’ordre de l’abattre si elle cherchait à nouveau à fausser compagnie à ses créateurs. Pourtant, la dragonne sut réagir en conséquence…

    Elle repéra, juste à sa droite, le scientifique qu’elle détestait tant essayer de s’enfuir. Elle sauta sur lui comme une furie et lorsque se redressa, elle le tenait dans sa patte avant-droite, le levant devant les tireurs comme un pantin. Généralement, la dragonne n’aimait pas beaucoup l’odeur de la peur… mais la sienne lui faisait plaisir. L’homme tremblait et criait entre ses griffes, et elle rugit, pour couvrir sa voie :


    -Si vous ne déposez pas vos armes et que vous ne vous poussez pas de mon passage, je l’écrabouille !

    Les hommes se regardèrent quelques secondes… puis firent feu. Apparemment, peu importé les pertes, ils semblaient décidés à ne pas la laisser s’échapper. Entendant le déclic avant les tires, elle eut le temps de s’abriter derrière une caisse en fer au moins aussi haute qu’elle… quelques balles ricochèrent contre les écailles de sa queue, d’autres s’enfoncèrent dans les parties plus molles, ce qui lui arracha un rugissement de douleur, mais heureusement, sa queue ne possédait aucun organe vital à atteindre. Elle abandonna derrière-elle le corps du scientifique, qui se transforma en cadavre lorsque ses collègues lui tirèrent dessus.

    Les bruits de bottes des soldats, bien qu’ils cherchaient à se faire le plus silencieux possible, alors qu’ils s’avançaient stratégiquement vers sa position pour la débusquer, résonnèrent à ses oreilles. Rexia put alors savoir où se trouver le groupe… et elle donna un puissant coup de tête à la caisse qui la protégeait et envoya celle-ci à travers la pièce. Certains hommes se dispersèrent pour se mettre à l’abri… d’autre n’eurent pas de chance et se firent écraser. La dragonne partit à la suite de la caisse et fila jusqu’à l’autre bout de la salle à toute vitesse, en sprintant entre ou en sautant au dessus du matériel. Quelques mitrailleuses firent feu, mais les quelques balles qui se plantèrent furent stopper dans son corps par une couche de graisse naturel.

    Le reptile géant défonça la petite porte et se retrouva dans un couloir. Avec dans l’idée d’empêcher les soldats de la poursuivre, elle se retourna et libéra son feu en plein dans la salle. Des cris de douleur et une odeur de chair brulée s’élevèrent, tendis que toute la pièce baignait dans des flammes liquides qui s’accrochaient partout et se répandaient. Elle venait de faire d’une pierre deux coups : elle tuait les soldats et elle détruisait les hélicoptères et le matériel destiné à la capturer. Mais il n’était pas temps de se reposer sur ses lauriers…

    Rexia partit en courant à travers les couloirs du bâtiment. Il fallait maintenant qu’elle retrouve son ami, et vite, car déjà l’alarme pour signaler une évasion commençait à retentir. Et ce coup-ci, elle ne pouvait pas comptait sur son flair, car l’odeur de fumée de son incendie et celle des corps calcinés prenait le haut sur toutes les autres…


    -Samuel ! Appela-telle. Samuel, où es-tu !? Je t’en pris, essais seulement d’émettre un son !
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Lun 19 Sep - 22:54

Uniquement parce que ces scientifiques s’entêtaient à faire cesser, à tout prix, tout fonctionnement possible de mon pouvoir de guérison, je devais subir le poids d’une souffrance, qui ne trouvait pas encore de fin. Les blessures, que je venais de recevoir, n’étaient pas anodines, et seraient capables de tuer n’importe qui. Pourtant, quelque chose me maintenait en vie, à savoir une partie infime de mon pouvoir de guérison. Ceci me permettait d’échapper à la mort, mais pouvais-je échapper au reste ? Pouvais-je survivre au coma, à un état végétatif, aux choses moins joyeuses puisqu’elles étaient pires que la mort ? Je n’en savais rien, mais j’allais peut-être avoir la réponse à cette question, juste en cet instant. Si jamais le temps s’écoulait, et que je ne guérissais pas…jamais je ne me réveillerais…jamais, et c’était évident. Pourtant, je devais garder espoir, car Rexia était encore là. En venant par ici, elle avait été capturé, et c’était ma faute. Elle n’aurait pas subi autant de dommages, si elle n’était pas venue pour moi.

Pourtant, mon sommeil ne fut pas éternel. Quelque chose me tira du noir, et ce fut un bruit. Quelqu’un était entré dans la pièce, et me surveillait, tout en jonglant avec une seringue entre les doigts de sa main droite. A tous les coups, cette seringue était pour moi.


- Que gagnes-tu en jouant avec elle ? demandais-je faiblement, malgré le sentiment que ma question était inutile.

- Cela m’amuse. Au jardin d’enfant, au lieu de jouer à des jeux enfantins, je subissais des expériences, et j’ai commencé à aimer les seringues. Depuis je ne les quitte plus, et toi non plus.

Je ne répondais pas…mais l’autre en profitait pour rebondir.

- Toi, tu es spécial Samuel, depuis le départ, et sans expérience. Dans un sens, je t’envie. Moi, on m’a rendu spécial, et toi tu l’étais déjà. Attend, il faut que j’arrange cela.

Mes blessures commençaient à guérir, mais ceci ne plaisait pas à ce type. Il m’injectait le contenu de la seringue dans le bras, mais je ne sentais rien du tout. Devenais-je insensible dans un sens ? J’en avais bien peur…

- Tu ne dois pas guérir…pas maintenant. Le monde mérite de comprendre sa douleur.

- Ils n’ont rien demandé… disais-je faiblement, avec une voix plus que cassée

- Nous non plus ! cria le type. On a vécu le pire. Nous sommes torturés dans le noir, et eux ils doivent vivre la belle vie ? Tu trouves cela logique toi ? Honnêtement, tu ne trouves pas qu’ils méritent de subir également nos peines, histoire qu’ils puissent comprendre ?

- Cela ne marche pas comme ça…la justice…ce n’est en aucun cas notre conscience. Ils…ils ne méritent pas de mourir…

- Ils le méritent, et au moins tu ne les empêcheras pas de subir leur sort, et de vivre le pire. Ils seront exterminés ! Tous autant qu’ils sont ! Ils le méritent !

- Non…ils ne le méritent pas…

Avec la pointe sévère de la seringue, ce type m’entailla la joue droite, juste pour s’amuser. Ce geste lui provoqua un grand sourire, un sourire sérieusement noir. Je détestais cela.

- Ces humains, mais aussi ces spéciaux méritent leur sort. Maintenant tout le monde peut mourir, et toi tu resteras gentiment ici. Tu survivras auprès de nous, et nous ferons avancer le monde, pendant que la vermine sera exterminée. Le monde ne sera plus le même, à partir d’aujourd’hui. Cette date sera historique Samuel, car il s’agira à long terme du jour où ils seront tous morts.

A la fin de cette phrase, ce type se mit à rire, un ricanement du diable. Cette horreur me révoltait, mais je n’avais pas la force de protester avec mes pouvoirs, vu que ce type ne cesserait jamais de les stopper, sous l’effet de la drogue.

Je trouvais cela injuste, terriblement injuste. Pour moi, les humains comme les spéciaux méritaient de vivre. Subir ce virus était un triste sort, et je voudrais les aider…mais j‘étais coincé ici, drogué comme un toxicomane et les yeux terriblement fragiles. Je ne pouvais plus rien faire pour eux, mais je le voudrais réellement. Ils ne méritaient pas de mourir. Ils avaient besoin d‘un miracle, et il fallait leur en donner un, alors je pourrais bien le faire…si seulement j‘en avais la force.

Ils tombaient les uns après les autres…et moi j‘étais ici…

Une alarme retentissait alors, et ceci voulait dire que quelque chose se produisait. Malheureusement, j‘ignorais de quoi il pouvait bien s‘agir. Le type ne parut pourtant pas si effrayé que cela.


- Ton amie dragonne provoque un grand bazar encore une fois. Décidément, elle n‘apprendra jamais à se tenir tranquille celle-là !

- Celle-là, elle a un nom…et elle s’appelle Rexia. T‘as intérêt à retenir ça…

- T‘as du répondant pour un toxicomane assisté ma parole, mais elle n‘a pas encore gagné. Si elle ne te trouve pas, elle ne quittera jamais cet endroit. A priori, elle tient à toi. Amitié stupide bon sang ! Au moins, sans ton feu, tu ne risques pas de partir d‘ici, en détachant tes liens, et puis cette dragonne te brisera les os si elle tente le coup. Sympa comme conclusion, j‘adore. On tient à vous avoir, et vous retenir ici. Vous trouvez cela injuste mais c‘est comme ça, et puis c‘est tout.

Quand j’entendis Rexia, et que je savais qu’elle me cherchait, j’avais conscience de la seule chose qui me restait à faire. Il fallait que je signifie ma présence, et un lourd bruit devait être provoqué en regard de cet objectif. Comment faire ? Je ne le savais pas… J’étais perdu, mais j’eus une idée. Mon pouvoir du feu fonctionnait, un peu mais c’était suffisant. Mes réflexes étaient insuffisants, et ceci allait servir à rien, mais cela allait montrer à Rexia où j’étais.

Je mis le feu à mes liens et me rendis compte de la nature de la personne, qui se trouvait juste en face de moi. Il s’agissait également d’un spécial, et il avait la télékinésie comme pouvoir. D’ailleurs, il était très fort. Etant largement plus rapide que moi, ce type avait toutes les chances de l’emporter, et moi aucune. C’était simple à reconnaître quand même. Je ne me laissais pourtant pas faire, et je tentais de me battre, bien que mes tentatives demeuraient probablement sans espoir. Au bout d’un moment, six à huit minutes probablement, ce type prit le dessus sur moi, et m’éjecta à l’aide de sa télékinésie. Ma tête alla percuter le poteau sur lequel j’avais été attaché auparavant, mais la violence du choc ne fut pas si infime, bien au contraire. La violence avait entaillé ma tête, et m’avait assommé, mais cela avait aussi provoqué autre chose.

Le choc avait conduit à la perception d’un bruit, assez fort pour se distinguer de l’alarme.

Ce type était juste au dessus de moi, avec une arme et une seringue dans ses mains. A la vue des dernières paroles, que j’avais pu entendre avant de fermer les yeux, sous l’effet du choc que j’avais subi, je savais ce qu’il souhaitait faire de moi. C’était simple à comprendre.


- Il est temps d’en finir Samuel.

Je fermais les yeux, alors que le sang coulait de ma tête, et que ce type s’approchait de moi, probablement pour tenter de me tuer.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 20 Sep - 12:14

    Si Rexia apprendrait un jour à se tenir tranquille ? Peut-être bien que oui, mais ce ne serait surement pas en restant enfermée dans une cage, à faire la belle sous les ordres des scientifiques de DESTINEE pour le simple plaisir de leurs beaux yeux et le fait de peut-être avoir droit à un susucre après ! Elle, les jours où elle se tiendrait enfin tranquille, ce serait lorsqu’elle serait libre, libre de ces murs, mais surtout libre de ses poursuivants… elle se tiendrait tranquille le jour où elle se serait trouvée une belle grotte, dans une montagne au milieu d’une zone chaude. Peut-être dans un désert… les endroits chauds et secs étaient excellents pour les écailles… ou alors elle pourrait se choisir une petite montagne en région tempérée, avec une rivière et assez de proies pour qu’elle puisse se remplir le ventre pour le reste de sa longue vie. Oui, elle ne se tiendrait tranquille que le jour où elle aurait la possibilité de vivre en paix, mais en attendant, elle continuerait à se battre, et à poser les plus gros problèmes possibles à ses geôliers et à ses tortionnaires… comme à ceux de son ami.

    Alors elle continuait à courir dans les couloirs… enfin, à courir… disons plutôt qu’elle marchait un peu vite, car elle avait toujours du mal à bien se déplacer dans un espace aussi réduit. Ses écailles ne cessaient de frôler les murs et le papier peint s’accrochait à ses écailles. Mais la dragonne, malgré le fait qu’elle était très ralentie, savait qu’elle devait se dépêcher… les autres militaires devaient déjà la chercher, avec dans l’idée de lui faire payer la mort de leurs camarades brulés vifs en lui arrachant la peau, et une créature comme elle, c’était difficile à louper, surtout qu’avec le tapage qu’elle faisait en détruisant tous les obstacles qui se dressaient devant-elle, ainsi qu’avec tout ce qu’elle cassait sur son passage, elle était en train de leur tracer la route vers elle, et ça c’était à la condition qu’elle ne tombe pas sur un escadron qui lui barrait la route.

    Rexia passa un long moment à zigzaguer dans ce qu’elle considérait comme un véritable labyrinthe, car tout ces couloirs se ressemblaient, à chercher et à appeler Samuel… mais elle n’obtenait absolument aucune réponse. Elle n’était même pas sûre qu’il soit encore-là. Pendant un moment, elle craignit le pire, elle craignit de s’être échappée trop tard… un choc violent se fit entendre, juste sur sa droite. Ce n’était peut-être rien… peut-être un soldat était-il tombé, peut-être que les tremblements causés par ses pas avaient fait tombés un objet, peut-être que c’était un piège dans lequel elle était en train de foncer tête-baissée… mais c’était là son seul indice, alors elle brisa le mur qui se trouvait dans la direction du bruis. D’abors, elle se retrouva dans une grande salle de conférence. Elle brisa l’autre mur qui se trouvait en face… et là, elle se retrouva dans une petite pièce qui devait être une cellule…

    … et au fond de cette cellule, il y avait deux silhouettes humaines. Elle reconnut l’une d’entre-elle comme étant Samuel, à terre, le visage en sang, et l’autre homme, qu’elle n’avait jamais vue mais qu’elle détestait déjà, le dominait de toute sa hauteur, une arme pointée vers lui. Tout se passa très vite… Rexia attrapa son ennemi par le bras qui tenait un révolver, en le mordant, mais sans le lui briser, et le jeta contre un mur. La pièce était petite, il lui avait juste suffis de tendre un peu le cou. La dragonne s’avança vers son ami… il semblait encore plus mal en point que tout à l’heure, mais il respirait encore…


    -Tien-bon, Samuel, lui dit-elle d’une voie suppliante, en l’attrapant entre les griffes de sa patte avant-droite. Cette fois-ci, on va sortir d’ici !

    Au lieu de faire la même erreur que tout à l’heure, c’est dire repartir en arrière et essayer de trouver une sortie, elle s’en créa une elle-même… elle se dressa, debout sur ses pattes de derrières, et fracassa le plafond d’un coup de cornes. Faisant de son mieux pour se déplacer sur trois pattes sans blesser celui qu’elle transportait, elle escalada et passa par le trou qu’elle avait créée, pour se retrouver dans ce qui ressemblait à une salle de classe, sans doute un endroit où se rassemblaient les jeunes recrues. Juste à ce moment-là, il y eut des coups de feu et elle sentit des chocs sur les partis cuirassées de sa queue… et elle poussa un grognement satisfait en entendant quelqu’un hurler de douleur. Apparemment, une des balles avait ricochée et blessée un tireur. On devait se sentir bien ridicule en se tirant dessus soi-même…

    Mais l’heure n’était pas à la rigolade. Comme il semblait que ça lui réussissait tellement, elle continua à grimper : elle fracassa le plafond de la salle de classe et passa dans la salle au dessus, une sorte de remise… elle espérait que ce bâtiment n’avait pas trop d’étages. D’autres coup de feu retentirent depuis le bas et elle sentit une balle se planter dans une de ses pattes-arrière, mais elle se dépêcha de battre l’air avec sa queue pour repousser les autres tires. Pour la quatrième-fois de la soirée, elle brisa un plafond… et enfin, au milieu des décombres qui lui tombaient dessus, elle sentit l’air frais du matin venir lui caresser les écailles. Rexia se percha sur le rebord de son trou, accrochée avec une patte de devant et les deux de derrière, puis elle se propulsa en l’air.

    Elle plaqua Samuel contre son ventre chaud pour le protéger et se mit frénétiquement à battre des ailes pour gagner de l’altitude… mais, sans vraiment comprendre pourquoi, elle se mit à faire du sur-place. Elle se retourna et aperçut en bas de ses plafonds fracassés la silhouette de l’homme qu’elle avait surprise à essayer de tuer son ami. Il avait les deux bras en l’air et une force invisible semblait sortir de lui, comme des cordes qui l’attireraient dans sa direction. L’homme se servait de son pouvoir télékinésique pour la ramener dans la base… mais elle n’allait pas se laisser faire.


    -C’est moi que tu veux ?! Lui cria-t-elle : tien, attrape déjà-ça !

    Elle ouvrit largement la gueule, prit une profonde inspiration et cracha un nouveau jet enflammé qui traversa ses trois trous pour s’abattre dans la cellule. D’apaisants hurlements de douleurs retentirent… le Spécial avait peut-être pu survivre en se créant une bulle de protection autour de lui, mais les autres soldats qui lui avaient tirés dessus n’eurent pas cette chance. Mais la dragonne ne s’arrêta pas là…

    Elle ne coupa pas son souffle ardent et fit le tour de la base par le ciel. Elle cracha durant au moins une bonne minute, et son feu liquide se répandit partout, détruisant cette endroit maudit. Elle n’arrêta que lorsque sa poche à venin fut vide, qu’elle ne fut plus capable de cracher que quelques filets de salive bouillante. Alors seulement, elle fit demi-tour et laissa les militaires se charger de leurs problèmes seuls. Quelques tires des survivants qui ne cherchaient pas à s’enfuir ou à éteindre le feu retentirent dans sa direction, mais elle était déjà trop loin pour qu’ils puissent la toucher. Durant un moment, Rexia avait bien crue qu’elle ne s’en sortirait pas, cette-fois…

    La dragonne monta au dessus des immeubles, là où on aurait du mal à deviner ce qu’elle était. Elle leva haut le museau et pris une longue gorgée d’air frais par les naseaux. Au loin, le soleil se levait… on ne le voyait qu’à moitié au delà de la ligne d’horizon. La jeune femelle baissa les yeux en direction de son ami…


    -Tien bon, lui répétât-elle. Le temps que je trouve un endroit calme, et je me pose. A moins que… tu veux que je t’emmène à l’hôpital ?
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 20 Sep - 23:05

Avec ce choc, que je venais de subir, une plaie intense avait pu s’ouvrir au coin de ma tête, et elle était sévèrement grave. Maintenant, je me trouvais étendu sur le sol, incapable de bouger, et à la merci de ce type, qui ne souhaitait qu’en finir avec moi. Même avec une arme pointée sur mon visage, et une menace de mort qui pendait à mon nez, je ne pouvais rien faire à part subir le sort qui m’attendait. Sans miracle, une chose était garantie. Jamais je n’allais pouvoir m’en sortir sans une quelconque aide, peu importe d’où elle pouvait provenir. Il fallait à tout prix que je garde espoir, si seulement c’était si simple. Oui, dans cet état, j’avais besoin d’une chance inespérée pour pouvoir enfin penser que tout allait se terminer.

Un grand bruit me tira de mon état de semi-coma, comme si le mur venait d‘être défoncé d‘une manière réellement violente. Mes yeux étaient ouverts, mais d‘une intensité largement plus faible que la normale. Me remettre de ce choc n‘allait pas être simple, surtout que la drogue avait encore de l‘effet dans mon organisme, en arrêtant net tout souhait de voir mes blessures être guéries, et ma fatigue pouvoir cesser un jour. Avec le temps cet effet allait s‘évanouir, mais au bout de combien de temps ? Combien de temps allais-je devoir attendre une guérison qui devait à tout prix se faire, si je ne souhaitais pas mourir ? Jamais je ne le saurais… La seule chose dont j’étais capable, c’était la patience, tout en gardant espoir de voir tout s’arranger.

Avec le peu d’espace que m’offrait l’ouverture de mes yeux, j’observais la scène, qui se déroulait tout contre moi, et je vis la nature exacte de ce qui avait défoncé le mur. Il s’agissait de Rexia. Elle avait pu s’enfuir et se libérer de ceux qui la retenaient. Je n’y croyais qu’à peine. En quelque sorte, le miracle auquel je pensais était enfin venu : et c’était elle.

Par la suite, la scène fut très rapide, surtout pour moi dans mon état actuel. Rexia attrapa celui qui me menaçait, et le jeta contre le mur, ce qui ne fut pas une action bien douloureuse, à la vue de la taille de la pièce. Après cela, Rexia s’approcha de moi, et vit mon état. J’entendais ce qu’elle disait, mais je ne parvenais pas à répondre, n’étant capable que de me laisser attraper par elle, sans rien faire d’autre. Je me trouvais alors entre les griffes de la patte avant-droite de Rexia, et je ne bougeais toujours pas. A vrai dire, je n’en étais pas encore capable, tant que la drogue était toujours là. Mes réflexes étaient peut-être condamnés à rester en sommeil, à cause de cela, du moins je le supposais. A peine avions-nous décollés, que mes yeux valsèrent pour me plonger dans le noir. Je me sentais très mal, mais ce n’était pas à cause du mal de l’air, ou une sorte d‘allergie à n‘importe quelle autre chose. Cela n’avait en effet rien à voir avec des problèmes naturels, car je m’étais habitué à être une sorte de phénomène paranormal, quelque chose qui dépassait et qui rendait la normalité réellement étrange.

Je m’étais habitué à mes autres blessures, mais celle de ma tête m’affaiblissait sérieusement. A cause du pouvoir de télékinésie de l’autre type, et de la force dont il avait fait preuve, je m’étais fracassé le crane contre un poteau solide, et voilà le résultat. En théorie, un mince groupe de personnes parvenait à survivre face à une telle blessure, surtout sans séquelle grave. J’avais peu de chance de m’en sortir sans aucune égratignure, surtout pour ma tête. J’avais beaucoup trop mal à la tête. Il ne s’agissait pas que d’une migraine, car cela avait l’air bien plus grave que cela, j’en avais bien peur.

Je devenais alors étranger à l’environnement présent autour de moi, bien que Rexia faisait beaucoup de mouvements. Nos bourreaux n’avaient peut-être pas abandonné l’affaire, et cela devenait sérieusement effrayant. Rexia était la seule à se battre, et moi je ne faisais rien. J’étais en quelque chose un lâche, en restant affaibli de cette manière, et immobile…terriblement immobile.

Rexia se battait. Elle faisait preuve d’un courage, que je n’avais pas en ce moment. Dans un sens, même plusieurs, elle était admirable, et bien meilleure que nous, ce que j’avais dit dès le départ, en la voyant pour la première fois. Ce que je voyais en elle, je ne le voyais chez personne d’autre qu’elle. Rien qu’aujourd’hui, cette preuve ressortait davantage pour mon regard. Je ne pouvais pas le nier, ni l’ignorer, alors que c’était bien vrai. Je lui devais ma vie.

Quand je levais mes yeux, afin d’observer le ciel, je me rendis compte que nous nous trouvions désormais au dessus des immeubles, là où personne ne pouvait nous distinguer. La lumière du soleil, qui commençait à se lever, me faisait souvent fermer les yeux, surtout à cause de la différence entre la force de celle-ci, et la faiblesse de mes yeux. Même de là-haut, je pouvais me rendre compte de l’horreur qui se déroulait tout en bas. De là où j’étais, les hommes et les femmes ne paraissaient être que des fourmis, mais je pouvais bien voir leur agitation. J’avais une preuve visuelle de ce que la télévision me montrait à l’intérieur de ma cellule. Ils devaient vivre une horreur trop grande, et personne ne les aidait. Les propos de mes bourreaux prirent alors un grand sens à mes yeux.

Sauver le monde…le virus…les morts…il leur fallait un miracle…et voilà pourquoi ils parlaient de moi et pourquoi ils voulaient arrêter mon pouvoir de guérison ! Ils ne voulaient pas que je tente ma chance ! Ils ne voulaient pas que le monde puisse être sauvé…mon Dieu…

Alors que j’étais perdu dans mes pensées, quelque chose me ramenait à la réalité. Rexia parlait alors. Je devais tenter ma chance, et lui dire quelque chose. Ceci serait la preuve que je commencerais à me remettre de toute cette histoire. Je remuais la tête pour signifier une réponse négative, mais Rexia n‘allait jamais pouvoir comprendre ce que je voulais dire, si jamais je n‘accompagnais pas ce geste d‘une quelconque parole.


- Pas l’hôpital…il se passe quelque chose en bas… tentais-je dire avec le peu de force que j’avais. Il faut faire quelque chose…sinon le monde va en souffrir, encore plus qu‘avant…

C’était peut-être stupide comme idée, mais il y avait bien une chose dont les gens de cette base étaient convaincus. Ils pensaient que je pouvais sauver le monde, et ils n’arrêtaient pas de laisser la télévision allumée lorsque le journal télévisé parlait du virus. Ceci ne devait pas être qu’une coïncidence. Il y avait peut-être quelque chose à faire, bien que cela pouvait me paraître bien étrange. J’avais réussi à guérir des gens, mais juste devant moi. Comment pouvais-je être capable de guérir des gens, partout dans le monde, et même ceux que je ne connaissais pas ? D’aussi loin, l’exploit paraissait impossible, mais pourtant il fallait espérer tenter le coup et faire quelque chose. Si le virus restait toujours en activité, il allait mettre à fin à la vie de nombreux innocents, et c’était injuste. J’allais probablement risquer ma vie dans ce test, mais il fallait faire quelque chose.

Ils ne devaient pas rester seuls, alors qu’ils vivaient le pire. Je l’avais déjà vécu, et je ne voulais pas qu’ils le vivent aussi. J‘avais peur pour eux, mais je gardais aussi espoir, et cet espoir me faisait vivre. L‘espoir venait de faire fonctionner ma lumière et de guérir les blessures qui me mettaient en danger…enfin certaines. Celle de ma tête était toujours d‘actualité, mais les autres avaient pu disparaître.


- J’ai une idée…c’est peut-être fou mais cela pourrait marcher…

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mer 21 Sep - 16:43

    Les choses habituellement désagréables qui régnaient dans le monde des hommes, comme le bruit des moteurs, l’odeur nauséabonde de la pollution, les cris et l’agitation des bipèdes… tout-ça qui d’habitude gênaient vraiment beaucoup la dragonne n’avait pour le moment plus aucun effet sur elle. Après avoir échappée à une telle situation, où elle avait failli perdre sa liberté, et même plus que ça, ses ailes et sa capacité de procréer, elle se sentait étrangement vide, et presque coupé du reste de la réalité qui l’entourait. Le monde était devenu silencieux, autour d’elle, uniquement enfermé dans une bulle qui entourait son ami et elle-même. Le chant de la ville c’était transformé en un sifflement qu’elle entendait à peine, et une boule chaude avait pris place dans son estomac… c’était la sensation agréable d’être rassurée. Rexia avait réussie, elle était sortie de cette base, et même mieux que ça, elle avait réussie ce pourquoi elle s’était jetée dans la gueule de DESTINEE : Samuel était là, entre ses griffes, et il était bien vivant… enfin, tout du moins, elle l’espérait.

    Mais le deux-pattes semblait vraiment mal-en-point, et elle craignait que ces blessures ne l’emportent. Mais non, ça ne se pouvait pas ! Sa lumière guérissante allait le sauver, c’était obligé ! A la douce chaleur du soulagement s’ajouta le douloureux pincement de la crainte, tendis qu’elle attendait sa réponse… elle espérait ne pas avoir agie trop tard, ne pas avoir fait tout-cela pour rien. Elle espérait ne pas perdre son ami.

    Mais enfin, Samuel se mit à bouger la tête de haut en bas, et il lui répondit… sa voie était faible, mais il parlait, c’était déjà-ça. Ca voulait dire qu’il avait encore la force de se battre contre la mort qui cherchait à refermer sa griffe sur lui. Il lui dit qu’il ne voulait pas aller à l’hôpital, et commença à divaguer sur le monde qui souffrirait s’ils ne faisaient pas quelque-chose. La dragonne baissa les yeux vers la rue et vit qu’en effet, les gents semblaient s’agiter… cependant, pour elle, l’humanité semblait toujours agité. Elle n’avait pas encore passé suffisamment de temps auprès des civils pour reconnaitre un vent de panique, et elle n’était pas vraiment au courant des informations, de cette histoire de virus. D’après-elle, la fièvre de ses blessures devait faire délirer Samuel…

    D’ailleurs, l’homme lui semblait chaud… tellement chaud… il était même devenu bouillant et lui brula presque la patte, à tel point qu’elle faillit le lâcher. Heureusement qu’elle était habituée et qu’elle résistait à la chaleur. Elle s’aperçut alors que plusieurs de ses blessures se faisaient lécher par des flammes bleues sortis de son corps. Un ronronnement de satisfaction fit vibrer sa gorge… Samuel était en train de se guérir, et s’il avait assez de force pour faire ça, il en aurait aussi pour survivre. Il parla d’une idée folle qu’il comptait mettre en place… mais Rexia la coupa. Elle entendait, juste en bas, des sirènes de police… beaucoup de sirènes de police, et de pompier, aussi. Au loin, l’alarme de la base qu’elle avait pratiquement dévastée retentissait toujours, et elle était certaine d’avoir entrevu un hélicoptère passé au loin…


    -Ce n’est pas le moment. Les militaires nous cherchent, je le sens. Je connais une bonne cachète, nous pourrons parler là-bas. En attendant, laisse-moi me concentrer sur mon vol.

    En fait, plus que se concentrer sur son vol, Rexia essayait de remettre ses idées en place pour retrouver l’entrée de cette bonne cachète qu’elle avait découvert peu de temps avant la disparition de Samuel, alors qu’elle était en train de se pêcher un petit-déjeuner. Le port ! C’était là qu’elle devait allée… alors elle fit bifurquer ses ailes et tourna à droite. Le port n’était pas bien loin, et en quelques minutes, elle commença à descendre vers lui. Quelques bateaux étaient amarrés, et déjà, les marins étaient présents pour commencer leur labeur. Certains s’arrêtèrent pour la montrer du doigt… mais tant pis, elle n’avait pas le temps de se montrer discrète…

    -Prend une grande inspiration, dit-elle à Samuel. Je te préviens, on va être mouillé…

    La dragonne remplit ses poumons d’air, attendit que son ami en fasse autant, puis elle ferma une membrane de peau translucide qui recouvrit ses naseaux et ses deux yeux… cela lui permettait de nager sous l’eau sans être gênée par celle-ci entrant dans son nez, et de voir aussi clairement qu’avec un masque plongé… rabattit ses ailes contre son corps et, sans prévenir, plongea dans le liquide glacé. Elle nageait un peu à la façon des crocodiles : ses membres lui servaient à se propulser, tendis que sa queue était son gouvernail. Elle nageait un peu de côté, car une de ses pattes était prise, mais elle fit en sorte d’aller le plus vite possible : elle savait que Samuel ne pouvait pas tenir aussi longtemps sous l’eau qu’elle, et qu’il ne survivrait pas longtemps dans ce froid… elle non-plus, d’ailleurs.

    Contre la construction en bêton qui formait la base du port, il y avait un gros trou… c’était une vanne d’évacuation, et juste en dessous, on pouvait voir la grille d’aération qu’elle avait arraché. Le gros tuyau dans lequel elle entra était au moins aussi petit, voir plus, que les couloirs de la base militaire. Mais elle réussissait à avancer en plantant ses griffes et en se faisant glisser sur la vase verte qui recouvrait la paroi. Au bout de quelques secondes, le tunnel commença à monter, et enfin ils se retrouvèrent à l’air libre.

    Ils se retrouvaient dans une sorte de caverne très humide, conçu par l’homme dans les égouts, et en partie remplit d’eau, mais assez grande pour que puisse y vivre toute une famille de dragons, bien que l’endroit était un peu trop froid et humide au gout de Rexia pour en faire son nid. C’était en fait une cuve où, les des grosses pluies, le trop plein d’eau se déversé, afin d’éviter les inondations. Mais en ce moment, le temps était chaud, elle était presque vide. Il n’y avait que deux entrée : celle qu’ils venaient d’emprunter, et une bouche d’égout au sommet d’une échelle, un plus haut. Le reste, ce n’était que des tuyaux à peine assez grands pour laisser passer des rats, qui étaient reliés aux raiseaux sous-terrains de New York. Rexia posa doucement son ami sur le trottoir en lui disant :


    -Désolée pour la baignade forcée et pour l’odeur, mais ici, personne ne viendra nous chercher. Je pense qu’on sera tranquille.

    Puis elle s’éloigna un peu de lui pour s’ébrouer un grand coup, à la manière d’un gros chien rouge. Le lézard prit ensuite le temps de s’étirer, se baissant sur les membres de devant en écartant ses trois phalanges…

    -Mmmmh, tu peux pas savoir comme ça fait du bien ! S’exclama-t-elle, plus en l’air que vraiment Samuel, en se redressant et en s’étirant l’arrière du corps, comme le ferait un chat.

    Elle fit ensuite de même avec ses ailes, les dépliants, les tordants et les croisant en exagérant bien ses gestes… elle avait envie de faire ça depuis qu’elle était sortie de sa cage. Une fois sa petite démonstration terminée, elle commença à rassembler des morceaux de bois. Lors des inondations, l’eau rapportait beaucoup de déchés, et également quelques branches de Central Park. Lorsqu’elle en eut rassemblée un assez gros tas, elle alla le déposer près de Samuel, et voulu souffler dessus… le bois était humide, mais un feu de dragon était chimique. Il serait capable d’allumer les branches et ça ne ferait qu’un peu plus de fumée qu’avec du bois sec. Seulement, voilà : de sa gueule ne sortie qu’un filet de bave et quelques étincelles inutiles… la dragonne avait oubliée…


    -Zut, quelle idiote ! Rugit-elle, en colère contre elle-même : j’ai vidée ma poche à venin en incendiant la base militaire ! Maintenant il va falloir une heure avant qu’elle ne soit à nouveau pleine !

    Elle avait voulue séchée et réchauffer Samuel, mais maintenant, tout ce que Rexia pouvait faire, c’était allée se coucher près de lui. Elle le ramena avec sa patte contre son ventre encore un peu humide… cependant, on ressentait toujours de la chaleur qui en émanait. L’écailleuse grelottait un peu, sauf que elle, elle y survivrait, mais elle n’en était pas sûr pour son ami. Elle posa une aile sur lui, comme une couverture, et fit vibrer ses muscles pour le frictionner un peu et le réchauffer…

    -Maintenant, repose-toi, lui dit-elle. Je vais veiller, mais normalement personne ne viendra nous chercher ici…
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mer 21 Sep - 23:34

Mes blessures avaient pour la plupart pu guérir, et ainsi disparaître, mais ce n‘était pas le cas de toutes. En ce qui concernait les exceptions, je voulais évoquer la blessure qui endolorissait ma tête. Celle-ci ne souhaitait pas s‘en aller, comme si elle était trop profonde pour nécessiter une force de surface. En gros, mon pouvoir n‘était peut-être pas suffisamment revenu pour être capable de guérir une blessure de profondeur, car cela nécessitait une sorte d‘insistance, quelque chose d‘important pour le moment.

Pourtant, je pensais au monde qui m‘entourait, et je savais que je ne pouvais pas l‘abandonner, et le laisser périr sous un virus, qui pourrait exterminer une population toute entière, sans aucun recours possible pour leur sauvetage. Cette issue me faisait de la peine. Je connaissais les circonstances de la naissance du virus, et comment il avait été lancé par Nathan, lorsque je me trouvais entre la vie et la mort. A ce moment-là, j‘étais convaincu que mon absence était responsable de ce méchant revirement de situation, qui avait conduit à la présence d’un grand nombre de cadavres, quelque chose de très grave. Maintenant, selon les journaux télévisés que j’avais pu voir en guise de torture, j’avais pu découvrir le contenu même du nouveau problème de la population. Le virus avait muté avec le temps, et il pouvait désormais viser tout le monde : humain comme personne à capacité extraordinaire. N’importe qui pouvait sombrer à cause de ce virus, et perdre sa vie. Un décès lors de telles circonstances était pour moi quelque chose d’inacceptable, que je ne pourrais jamais laisser à l’identique. Pour moi, la population méritait de vivre, et non pas de subir le pire. Cette dernière chose n’était qu’un châtiment, et l’humanité ne méritait pas de subir une chose de châtiment gouvernementale.

Au contraire d’Amaranth, j’étais une sorte de soldat connu. Je voulais aider les innocents et les empêcher de périr, voilà ma logique. Je pensais à eux, bien que mon état de santé ne pouvait peut-être pas me le permettre. Pourquoi avais-je ceci en tête alors ? En gros, c’était un peu à cause de mes bourreaux. Tout au long de ma période de captivité, ils n’avaient pas cessé de me répéter une chose, une seule : tu peux sauver le monde, mais on doit te garder ici. Sauver le monde était une action forte, mais j’étais peut-être destiné à cela, à force d’y réfléchir. En moi, je possédais une sorte d’étincelle, une lumière bleue qui pouvait guérir les blessures, mais aussi me permettre d’échapper à la mort, quand elle était plus lente que l’exécution du pouvoir en lui-même. Guérir les blessures était une chose, mais guérir une maladie en était une autre, non ? La lumière pouvait-elle atteindre cette extrémité-là et ainsi pouvoir faire disparaître un virus ? Honnêtement, je n’en savais rien, mais je me posais quand même la question, à la longue, en voyant que mes bourreaux demeuraient réellement convaincus par le fait, que je pouvais sauver le monde, et faire disparaître le virus. Ils me croyaient puissant, bien que je n’en étais pas réellement convaincu. C’était simple… Ils me croyaient sérieusement forts, comme une sorte de messie, mais je n’en étais pas un tout de même ! … Si ? Non…non…impossible !

Mais l’heure n’était pas à un sauvetage mondial, surtout que j’avais l’impression que ma tête allait sévèrement exploser. Elle était toujours endolorie par sa blessure, celle qui refusait de s’en aller. Elle allait probablement rester…si rien ne s’améliorait. Voilà mon problème. Avec cette chaleur qui était en moi, et cette blessure qui refusait de s’en aller, comment pouvais-je être entier après cela ? Sérieusement, trouvez une solution ! Pour les personnes assez fortes, vous ne saurez comment me joindre, que si vous parveniez à répondre à ma question…ma seule question : Que puis-je faire pour les aider ?

Rexia était concentrée sur le vol, et devait probablement penser que mes idées ne sortaient que d‘un délire, mais ce n‘était pas vrai, sérieusement pas vrai. Comment pourrais-je délirer sur une bonne action ? Jamais… Elle était peut-être suicidaire cette action, mais il fallait les sauver. Ce virus les attaquait, les uns après les autres, et ils n‘allaient jamais pouvoir résister à cette pression, de manière éternelle. J‘ignorais quand ils allaient lâcher, mais ils le feraient… Personne ne pouvait résister à une telle pression, sauf en cas de miracle, mais cette procédure restait rare malheureusement. Les miracles arrivaient, mais jamais tout le temps au même endroit…enfin presque jamais…enfin vous me comprendrez quand même non ? Garder espoir était nécessaire là…largement oui…

Il fallait attendre qu‘elle se pose, avant que je ne parvienne à lui expliquer la nature de mes pensées, et aussi le mal que faisait le virus sur le sol, mais en attendant je devais reprendre des forces, et ainsi pouvoir faire fonctionner mes deux pouvoirs…oui les deux. Mais avant de se poser quelque part, il fallait vivre l’état de la baignade forcée, de l’odeur qui ne sentait pas la rose, et une sortie en profondeur pour trouver un lieu suffisamment planqué pour que nous puissions être en sécurité. Tout allait se dérouler ainsi par la suite, et oui…

Aussi hallucinant que cela puisse paraître, je demeurais serein, et je fermais même les yeux pour tenter de reprendre des forces. Et cela marchait, à la longue. Dormir pendant un vol de dragon était quelque chose de littéralement stupide, mais j’avais été blessé, avec une gravité sévère, et je devais m’en remettre, absolument.

Toutes les étapes citées précédemment se passèrent alors, les unes après les autres.

Une fois arrivés, je rouvrais les yeux, avant que Rexia ne me pose sur le bord, et qu’elle ne se mette à me parler.


- Ce n’est pas grave pour cela…tant que nous sommes partis de là où nous étions. Merci d’être venue, mais je suis également désolé pour ce que tu as subi là-bas.

Je remuais mes doigts dans tous les sens, et je le faisais en général quand j’étais nerveux. Là, ce n’était pas trop le cas. A vrai dire, c’était plus de l’égarement, qu’une sorte de nervosité. Voilà, c’était plutôt ça…

Rexia prit par la suite le temps de s’étirer. Après cela, elle alla regrouper des morceaux de bois, non loin de moi, qu‘elle tenta d‘allumer. Malheureusement, cecui ne fonctionna point. Elle se mit à s‘excuser par la suite.


- Ce n’est pas grave Rexia. disais-je d’une voix semi-présente.

Rexia se coucha près de moi, et me ramena contre son ventre, qui était encore animé par l’humidité précédente, avant de poser son aile sur moi. Elle me disait alors de me reposer, et qu’elle allait veiller.

Je pensais fermer les yeux, mais je fis une toute autre chose. Je les fermais bien, pendant genre deux ou quatre secondes, et quelque chose se produisit par la suite. Des flammes jaillissaient des bouts de bois. J’y croyais à peine. Je venais de réussir à allumer un feu par moi-même, sans en ressentir des conséquences. Mon pouvoir fonctionnait de nouveau…enfin… L’effet de la drogue avait du enfin s’évanouir avec le temps. J’avais eu de la chance, cette chance que je croyais perdue pour toujours. En gros l’un de mes souhaits avait pu s’exaucer, pour une rare fois dans ma vie.


- Le feu est revenu. Mes pouvoirs fonctionnent de nouveau, ce qui veut dire que les effets de la drogue ont du enfin s’en aller. J’ai retrouvé ma force. disais-je

J’avais retrouvé ce que j’avais perdu, mais il manquait encore quelque chose, et c’était important. Le monde allait partir en miettes, si jamais personne ne faisait quoi que ce soit pour y remédier. Il fallait les aider. Mais comment ? Comment faire ? Je ne savais même pas si je pouvais guérir le monde entier ! Pour moi, ce n‘était que de la science fiction, rien d‘autre ! Comment pouvais-je penser que j‘en étais capable ? Je n‘y parvenais pas encore, mais s‘il fallait le faire pour le monde, je le ferais sans hésiter. Le virus allait tout dévaster si jamais tout restait dans cet état.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 23 Sep - 7:10

    Rexia observa un long moment le visage de son ami, caché aux trois quarts sous son aile tendue sur son corps, une étrange lueur de compassion et de tendresse brillant dans son regard… si elle avait sue l’effet que cela faisait, elle aurait compris à ce moment-là qu’elle regardait Samuel comme une mère dragonne observait son dragonneau. Mais ses yeux ambrés laissaient aussi sortir l’étincelle de la crainte : la lumière de feu bleue qui composait son pouvoir de guérison n’avait pas fonctionnée jusqu’au bout, quelques blessures étaient encore ouvertes, en outre celle particulièrement moche qui recouvrait sa tête… cette horrible coupure ne saignait plus, mais elle n’était quand-même pas très belle à voir, elle devait le faire terriblement souffrir. Durant un moment, la jeune femelle fut tenter de la lui lécher, comme elle se le faisait elle-même, pour nettoyer et désinfecter ses plaies… mais elle préféra s’en abstenir en se souvenant qu’un humain était bien plus petit qu’elle, et qu’il n’avait pas une peau écailleuse aussi solide que la sienne. Avec les piques en arrières qu’elle avait sur la langue, qui lui servaient en outre à attraper les vermines qui souillaient ses écailles et à dépecer ses proies, elle était certaine de lui arracher des lambeaux de chaire.

    Lorsque son ami lui avait dit qu’elle n’avait pas s’excuser sur l’état des lieux dans lesquels elle l’avait emmenée, et s’était à son tour excusé pour l’avoir entraîné dans cette situation, Rexia avait fouettée l’air avec sa queue, frappant au passage le mur où plusieurs briques s’étaient fissuré. C’était une façon pour elle de montrer que quelque-chose l’agacé…


    -Bah, maintenant j’ai vraiment la preuve que c’est toi, lui dit-elle, avec une petite pointe d’ironie dans la voie. Toujours à t’excuser pour les erreurs des autres. C’est normal, que je sois venue, c’était mon devoir ! N’oubli pas que nous avons conclus un accord : tu m’aide à me cacher dans ce monde, et moi je te protège. J’ai hélas échouée, mais fait moi confiance, je ne te lâcherais pas aussi facilement, et à partir de maintenant, peu importe ce que tu en pense : je t’accompagne partout !

    Mais avant de pouvoir l’accompagner partout, l’écailleuse devait maintenant protéger le deux-pattes contre un autre danger qui le menaçait et qui était presque aussi dangereux que les tortures qu’il avait cruellement subit dans cette base militaire : le froid. Un froid mordant qui régnait dans l’égout où ils se trouvaient, un froid qui arrivait même à la faire elle-même claqué des crocs le lézard géant. Elle espérait que vu qu’elle n’avait pas réussie à allumer un feu, les frictions de sa membrane pourpre encore humide suffirait à lui tenir chaud…

    Rexia poussa un petit cri de peur en voyant une lueur enflammée naitre dans leur caverne… elle crut pendant un moment que quelqu’un les attaquaient, qu’on les avait suivis, car il fallait quand-même dire qu’elle n’avait pas était particulièrement prudente pendant son vol. Le petit tas de bois qu’elle avait jusque-là considérait comme complètement inutile venait de prendre feu… elle resta bouche-bée devant les langues ardentes qui montaient vers le plafond, en crépitant et en laissant échapper une faible fumée odorante qui réussissait à remplacer la puanteur des égouts par une odeur de pin. Comment est-ce que ces flammes avaient-elle bien pue arriver-là ? Elle songea au début que ça pouvait finalement être ses étincelles qui avaient eux de l’effet, mais le feu ne semblait pas fait de la même souche que s’il avait été allumé par les entrailles d’un dragon… un feu de dragon était toujours plus chaud qu’un feu normal, et il laissait échapper l’odeur chimique du venin qui le créait. Mais celui-là, il avait la même odeur que s’il avait été allumé avec une allumette…

    La dragonne baissa alors le museau vers Samuel… il était le seul à avoir put faire-ça, le feu ne s’était quand-même pas déclenché tout-seul. Et d’ailleurs, le bipède le lui annonça : ses forces étaient revenus, tout du moins suffisamment pour qu’il puisse à nouveau utiliser une partie de ses pouvoirs. Finalement, elle ne l’aurait pas sauvée pour rien ! Mis à part des cicatrices et un état de faiblesse encore un peu alarmant, son ami devrait pouvoir se remettre sur pieds. Pour manifester sa joie, Rexia se mit à ronronner, et elle lui dit :


    -Contente de voir que tu te sens mieux, Samuel. Mais ne fait quand-même pas trop d’effort, ne va pas gâcher ton énergie alors que tes forces commencent à revenir.

    Rexia ne regrettait pas qu’elle ait allumé ce feu. Pour elle aussi, la chaleur nouvelle lui faisait du bien. Elle s’avança le museau en avant et le plaça juste au dessus des flammes, à tel point que celle-ci lui touchèrent presque les écailles de son menton. Elle ferma les yeux le temps que la chaleur s’éparpille dans tout son crane, puis revint dans sa position initial, en poussant un petit soupir… car maintenant qu’ils étaient au calme, il était temps qu’elle se lance dans une petite opération pas franchement très agréable…

    Rien que dans ses parties les plus sensibles, le reptile sentait qu’elle avait au moins une demi-douzaine de balles plantés dans le corps. Certaines dérangeaient ses mouvements, et même sans-ça, il fallait qu’elle se les retire toutes, car sinon les plaies risquaient de s’infecter. Alors elle commença… elle plantait l’une de ses griffes dans le trou créé par la balle, l’élargissant pour lui permettre de passer, saisissait le bord de la cartouche avec la pointe et tirait d’un coup sec. Cela lui arrachait toujours un grognement de douleur, et un long filet de sang se mettait à gicler. Les veines d’un dragon avaient plus de pression que celles d’un humain, dut à leur taille. Ensuite elle léchait la blessure jusqu’à ce que le sang cesse de couler, afin de la désinfecter et de la nettoyer.

    Et elle dut refaire la même chose au moins une bonne quinzaine de fois, après avoir bien passée sa patte sur tout son corps pour être sûr de n’avoir oubliée aucun impact. Elle aurait pue demander à Samuel de soigner ses blessures… mais elle ne le fit pas. Déjà parce que sa lumière guérissait, d’accord, mais elle n’était pas sûr qu’elle retire les balles des plaies, aussi. Ensuite, le deux-pattes allait déjà assez mal, il n’avait pas besoin de ça en prime. Et pour finir… Rexia n’aimait pas se faire assister. Par nature, elle était solitaire et sauvage, et elle aimait penser qu’elle n’avait besoin de personne pour des taches aussi simple que de se soigner.

    Son labeur la laissa toute endolorie et essoufflée, la langue pendante. Elle étira alors le coup et commença à boire dans la marre d’eau souillée, qui sentait la vase. Elle avait pour elle un aussi horrible gout que pour un humain… mais Rexia avait vécue suffisamment longtemps à l’instinct pour savoir que dans la nature, si tu avait des gouts de luxe, tu ne survivait pas. Quand tu as soif, tu bois ce que tu peux trouver, et c’est pareil quand tu as faim… car à l’état sauvage, tu ne sais jamais quand tu retrouveras de l’eau potable ou une proie qui ne soit pas encore complètement manger par les vers…

    En parlant de proie, après s’être bien abreuvée, la dragonne se rendit compte à quel point cette aventure avait pue lui donner faim…


    -Puisque tu te sens mieux, commença-t-elle à dire en se tournant vers Samuel : si tu te sens capable de te passer de moi un petit moment, je fais aller chasser des rats dans les égouts, et peut-être essayer de m’attraper un ou deux chiens errants. J’ai perdue du sang et j’ai besoin de manger, et ma poche à venin à aussi besoin de graisse pour se refaire. Mais j’y pense, tu dois avoir faim, toi-aussi… je sais que pour vous, les humains, les rats et les chiens errants ne vous plaisent pas trop. Si tu veux, je peux aller te trouver un poulet, ou quelque autre animal, dans les campagnes, au loin…

    … et bien-sûr, quand elle disait « trouver », elle voulait dire aller le « voler » dans une ferme. Mais pour elle, ce n’était pas très grave… le vol avait parfois était une question de survie, et puis elle pensait qu’il n’existait pas de notion de propriété lorsqu’il s’agissait d’une proie. D’habitude, elle chassait ainsi la nuit, pour ne pas être vue, mais au fond, maintenant, ça n’avait plus vraiment d’importance, car elle ne serait pas étonnée qu’elle ait droit à un article dans le journal d’aujourd’hui, avec son évasion et son vol près du port qui s’étaient fait remarqués…
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Ven 23 Sep - 22:32

Le venue de Rexia m‘avait touché au plus profond de moi, car elle était ce miracle que je n‘espérais plus depuis tant de temps. Quand, dès le départ, j‘avais osé dire que Rexia était bien meilleure que moi, ce n‘était pas un tort. Même maintenant, je voyais cette qualité en elle, quelque chose de réellement bénéfique. J‘avais eu une grande chance de la rencontrer, et qu‘elle soit venue pour moi. Il s‘en était fallu de peu. Si jamais je subissais des pressions supplémentaires, jamais je n‘allais pouvoir être capable de résister sous une si grosse intensité de stress. Aucun être humain n‘était si fort…aucun. En plus, Rexia était sincère, et brave, des qualités peu présentes chez un être humain.


Les flammes, qui jaillissaient du tas de bois, que Rexia avait empilé elle-même, surprirent justement cette dernière, qui ne s‘attendait pas réellement à ce que cela puisse arriver. Sincèrement, je me sentais un peu mieux, au point de pouvoir faire fonctionner mon pouvoir de feu, de nouveau. Je n‘étais plus bloqué sur ce plan-là, et c‘était mieux ainsi. Cette puissance retrouvée me rendait en quelque sorte une tranquillité dont j‘avais réellement besoin depuis le temps. Je ne me sentais plus en danger, mais je me sentais comme étant de nouveau moi-même. Je reprenais enfin des forces. C‘était pas trop tôt…



- Moi aussi. Cela me fait du bien de commencer à retrouver mes forces, et ma forme. Cela prouve que nous sommes réellement sortis de cet endroit.


J’observais les flammes dégagées par les bouts de bois, et leur valse me faisait penser à autre chose, quelque chose de plus…comment dire…tranquille que la poursuite dont j’étais la victime. En étant devant ces flammes, je ne me trouvais plus au contact de ces scientifiques et cela me faisait du bien. Je me sentais vivant, enfin de retour dans ma vie. Cette évasion, jamais ils n’allaient pouvoir s’en remettre, c’était fort possible. Rexia s’occupait des blessures, qu’elle avait subi en me sauvant, sans en aucun cas demander mon aide, alors que je pouvais très bien essayer. Peut-être…non fort probablement…elle souhaitait me préserver, et me laisser me remettre de ce qui s‘était passé. C’était mieux ainsi dans un large sens.


Quand je vis les mouvements de Rexia, qui buvait dans une marre d’eau plutôt puante, alors que ceci devait avoir un goût épouvantable. Avec le temps, ce mouvement était logique. Le temps passé avait donné faim à Rexia. Moi, je n’étais pas réellement ainsi, tout bêtement parce que les multiples blessures, que j’avais subies à mon estomac, n’étaient pas si faibles. Leur abondance avait coupé mon appétit, et ne me donnait absolument pas envie de manger quoi que ce soit, même un plat ridicule forgé sur l’absence de temps. C’était impossible pour moi, et oui.


En regard de ma meilleure santé, Rexia eut alors une idée. Elle allait partir un moment, chasser des proies capables de la rassasier, ce que je comprenais. Dans le cas contraire, oui car il était bien possible, je n‘aurais pas compris sa réaction. Si elle était heureuse après cette aventure, rien n‘aurait été logique dans ce cas-là.


Quand elle me fit alors une proposition, toujours fondé sur cette idée de chasse, elle me surprenait dans un sens. Rexia pensait aller me chercher à manger pour moi également, mais ce n‘était pas réellement le but. L’importance n’était autre qu’elle, et non quelqu’un d’autre.



- Non, ça ira pour moi. Les blessures, que ces types m’avaient infligées, sont moins présentes à présent, mais elles ont été pour la plupart redirigées vers mon estomac. Ceci m’a coupé l’appétit pour le moment. Va chercher quelque chose pour toi. Ne t’occupe pas de moi.


Ma fatigue était moins immense, bien que toujours là, mais cela me passait au dessus ma tête. Je m‘en fichais pas mal oui.


Je préférais être tranquille, réellement tranquille, mais ce n‘était pas possible pour le moment.



- Vas-y, occupe-toi de te restaurer. disais-je avec une pincée de soulagement dans mon âme. Oui, pour une fois, j’étais serein, et heureux, car je souriais.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Sam 24 Sep - 15:27

    Rexia n’avait, contrairement à son ami, pas vraiment besoin de retrouver ses forces pour s’apercevoir qu’ils étaient sortis de l’enfer dans lequel ils avaient été maintenus prisonniers tout les deux… cependant elle comprenait pourquoi Samuel disait ça. En effet, elle, elle n’y avait passée que quelques heures, alors que pour lui plusieurs jours s’étaient passés avant qu’elle ne vienne le délivrer. Elle ne savait pas combien, exactement, me selon-elle, au moins une bonne semaine… alors elle comprenait qu’il ait encore du mal à se rendre compte de sa liberté, car la souffrance, même si elle avait été horrible, était devenue quotidienne, pour lui. Elle-même avait eue du mal à se rendre compte de sa liberté nouvellement acquise lorsqu’elle s’était sauvée après quatorze ans de captivité… mais elle ne s’inquiétait pas pour lui : cette horrible sensation de se trouver dans un rêve éveillé, qui donnait l’impression que l’on serait déçu en se réveillent, disparaissait généralement assez rapidement.

    Le deux-pattes lui dit qu’elle n’avait pas besoin de chasser pour lui, car ses tortures lui avaient laissées un poids sur l’estomac qui l’empêcherait d’avaler quoi que ce soit. Il préférait qu’elle aille chasser pour elle et qu’elle ne s’occupe pas de lui… et à voir le sourire de bien-être qui illuminait son visage, la dragonne comprit que de toute façon, il valait mieux qu’elle le laisse se reposer tranquille. Alors elle se leva, replia son aile contre son flan… elle en profita pour le pousser un peu vers le feu, pas assez pour qu’il s’y brule, mais au moins qu’il ressente bien la chaleur… et elle se dirigea vers le tunnel sous-marin en lui disant :


    -Très-bien, je te laisse seul, dans ce cas. Je ne vais cependant pas trop m’éloigner. Si tu as un problème, n’hésite pas à m’appeler… avec les bruis des voitures, les autres humains ne t’entendront pas, mais je vais faire en sorte de rester à porté d’oreilles.

    Et elle plongea dans le trou par lequel ils étaient entrés tout les deux, en prenant d’abord une profonde inspiration. Elle avança dans la grosse canalisation plus facilement, cette fois-ci, vu que ses quatre pattes étaient libres, et se retrouva rapidement à la surface. Ne laissant dépasser que ses naseaux et ses yeux, comme le faisaient les crocodiles lors de leurs chasses, elle observa le port, juste pour voir si la voie était libre… et bien non, elle ne l’était pas.

    Juste au dessus d’elle se trouvaient trois des marins qui l’avaient aperçu lorsqu’elle avait plongée, en train de discuter avec une patrouille de police. A voir le regard sceptique du policier qui écrivait sur son block-note et la façon excitée que les hommes qui racontaient leur histoire avaient de le faire, en faisant de grands signes de la main vers le ciel, elle n’eut aucun mal à deviner qu’ils étaient en train de parler d’elle…

    Alors, plutôt que de prendre le risque de tenter le diable en sortant à la vue de tout-le-monde pour partir chasser des rats ou un chien, Rexia décida de rester dans l’eau pour attraper quelques poissons. Malgré le fait que l’endroit était rempli de pêcheurs, il en restait surement assez pour qu’elle puisse se remplir la pense, et le vert des algues et de la pollution cacheraient le rouge bien plus naturel et rayonnant de ses écailles. Au pire, même si quelqu’un la repérait sous l’eau, on la prendrait pour un gros banc de poissons.

    Tout doucement pour éviter les éclaboussures, la créature mythologique se laissa couler complètement, fit demi-tour et nagea un peu plus loin du port, là où elle ne serait pas gênée par les bateau et les pontons. Ses poumons pouvaient gardés de l’oxygène pendant environ une heure, ce qui lui était on ne peut plus suffisant. Elle passa donc le reste de la matinée à nager dans les flots verdâtres, mangeant tout animal aquatique qui passait à sa porté.

    Ce n’était pas bien difficile : les poissons avaient rapidement appris à fuir devant-elle, mais elle nageait assez vite grâce à sa façon de se propulser avec les pattes de derrière, et elle les engloutissait par boucher entière sans avoir à prendre la peine de les mâcher. C’était amusant, cette façon de manger… les petites créatures écailleuse remuaient encore dans la gorge, ça chatouillait, jusqu’à ce qu’ils soient écrasés dans son estomac. Pour aider un peu à la digestion, vu qu’elle les avalait tout rond, Rexia avala aussi du sable et quelques pierres, qui broyèrent sa nourriture dans son ventre. Les crocs qu’elle possédait étaient excellent pour découper et déchirer la chair, mais pas pour mâcher.

    Les poissons étaient assez nombreux pour convenir à son appétit, et même si leur manque de graisse n’en faisait pas son plat préféré… la graisse étant importante pour remplir sa poche à venin… ce fut suffisant pour qu’elle se sente mieux psychiquement, son mal de ventre dû à la faim remplacé par un agréable poids qui l’attirait vers le fond. Alors elle décida qu’il était donc temps pour elle de retourner à sa caverne humide et puante où elle pourrait faire une bonne sieste digestive.

    Elle n’eut même pas besoin de retourner à la surface pour reprendre une bouffée d’air, il lui en restait encore assez pour faire le chemin du retour submergée. Et lorsqu’elle arriva dans la partie inondé de leur refuge, Rexia se contenta d’abord de juste faire sortir sa tête de l’eau, tournant son museau vers le feu pour essayer de voir où était Samuel… au cas où il dormirait, elle voulait être sûre de ne pas le déranger…
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Sam 24 Sep - 20:45

Mon esprit avait beaucoup de mal à assimiler cette liberté nouvellement acquise, surtout après autant de temps passé à être enfermé dans cette pseudo-cellule de malheur. Le temps m’avait semblé si long, si éternel, que j’avais arrêté de compter les jours, que j’avais pu passer dans cet endroit. Honnêtement, je n’avais même pas envie de le savoir, car j’étais conscient d’une chose : la souffrance n’en serait que plus grande si je connaissais l’exactitude de la longueur de mes tortures. Je ne voulais absolument pas me remémorer ces terribles souvenirs dans mon esprit, de peur de revivre ces douleurs comme si j’y étais réellement, alors que j’étais sorti, et que j’étais sain et sauf.

J’allais probablement vivre un terrible calvaire dans les semaines à venir, mais je devais tenir le coup. J’aurais très pu être éternellement emprisonné dans cet endroit en échange, et cela aurait été pire. Je devais pensé au bonheur que je devais ressentir en étant à l’extérieur de cet endroit…avec Rexia, celle qui m’avait sorti de mon enfer et également permis de retrouver l’espoir.

J’aurais bien été capable de manger quelque chose, après un tel enfer, mais le poids de mes tortures avait été trop grand, surtout sur mon estomac, qui demeurait encore comprimé, et incapable d’accueillir quoi que ce soit d’autre à l’intérieur de son large organisme. L’important était alors que Rexia mange pour elle-même, et non qu’elle cherche à s’occuper de mon cas, car je serais réellement incapable de me nourrir…ni même de voir un seul brin de nourriture en face de mes yeux. Ce serait un pas trop difficile à vivre…

Rexia se levait alors, et en profitait pour me pousser un peu vers le feu, pour que je puisse suffisamment ressentir la chaleur, même si j’aurais pu être encore plus prêt, sans me brûler, grâce à ma capacité. Les brulures étaient plus simples à supporter avec une capacité comme la mienne. Elle allait alors y aller, sans trop s‘éloigner, afin que je puisse l‘appeler en cas de problème.


- Je n’hésiterais pas à t’appeler si jamais cela ne va pas. Ne t’inquiète pas pour ça. J’espère que ta chasse sera fructueuse.

Rexia plongea par la suite dans le trou par lequel nous étions passés, pour pouvoir aller chercher quelque chose à manger.

Je restais alors devant le feu, à me réchauffer et à respirer profondément, pour tenter de trouver un brin de tranquillité, cette chose dont j’avais réellement besoin. Je fis cela pendant quelques minutes, alors que j’entendais beaucoup de bruits : voitures, mouvements, et aussi cris d’horreur. Les événements à l’extérieur devaient être terribles.

Un autre bruit attira alors mon attention, comme si quelque chose tombait non loin de moi. C’était étrange, alors que je croyais qu’il n’y avait personne d’autre dans le coin. Je me redressais alors, regardant dans tous les coins, pour chercher la cause de ce bruit, et je la trouvais. Je vis un homme avec un enfant, caché au fond de cet endroit. Mais comment étaient-ils arrivés jusqu‘ici ?

Quand je vis leur état, je pouvais montrer que je paraissais inquiet, car ces deux personnes étaient malades, probablement du virus. J‘avançais vers eux, et étais prêt à leur parler, afin de comprendre ce qui se passait exactement, mais l’un d’entre eux me précédait. Il s’agissait de l’adulte, probablement du père de l’enfant.


- S’il vous plait…aidez-nous… me disait-il

Je m’approchais de l’enfant et mis ma main sur son front, qui était brulant. Son état était largement préoccupant, et il risquait de mourir, sans être capable de résister à la pression de la douleur.

- On a le pouvoir de respirer sous l’eau…c’est pour ça que l’on est venu ici…car personne nous chercherait…surtout le gouvernement… On nous chasse…même malades…et je ne veux pas qu’ils l’attrapent…

- Je comprend, je comprend, mais économisez votre voix, vous êtes très faible.

Le temps pressait, à la vue de l’évolution de l’état du petit garçon, et c’était pour cela que son père n’arrêtait pas de parler.

- Sauvez mon fils…je vous en supplie…moi je ne peux pas être sauvé…mais sauvez mon fils… disait-il avant de s’évanouir, mais quand je mis ma main dans son coup, son cœur ne battait plus. Je ne pouvais plus le sauver, car il était déjà mort.

Je regardais son fils dans les yeux. Il était à demi-conscient malgré la fièvre. Je lui parlais.

- Écoute-moi, je sais que tu es faible et que tu as probablement du mal à m’entendre, mais reste avec moi. Tu vas t’en sortir, je te le promets.

En faisant ce que j’allais faire, j’allais en quelque sorte désobéir à Rexia, mais la vie d’un enfant était en danger, et je ne pouvais pas l’abandonner en le laissant mourir.

Je me concentrais, en fermant mes yeux, et en pensant à ce que je devais guérir. Ce n’était même pas garanti que je parvienne à guérir une maladie, mais je devais tenter le coup. Remonter à la surface prendrait trop de temps, et il n’allait pas pouvoir tenir le coup. En gros, sa vie tenait dans une absence de garantie, ce qui était injuste

Mon corps s’illuminait de bleu, et le sien aussi, ce qui prouvait que mon pouvoir fonctionnait, mais allait-il guérir le virus ? Je ne le savais malheureusement pas encore, mais cela allait être une question de temps.

Le temps passait…


***

Au bout d’un certain temps, je rouvris mes yeux, et l’enfant rouvrait également les siens. Sa fièvre avait disparu, et il se sentait mieux. J’y croyais à peine, mais j’avais pourtant réussi. Le virus avait été détruit par mon pouvoir, et l’enfant était de nouveau en bonne santé.

- Merci…monsieur.

- De rien. L’important est que tu sois en vie.

- Et mon père ?

En suivant mon regard, l’enfant vit que son père était étendu sur le sol, et vint juste à côté de lui, en pleurant sa perte. Mais…pendant quelques instants, il se retournait vers moi, un peu effrayé…en me disant.

- Monsieur…quelle est cette lumière ? Pourquoi vous faites ça ?

Je regardais mes mains, et je vis que la lumière était toujours là. Elle ne s’était pas arrêtée, alors que l’enfant était guéri. Je ne comprenais rien du tout.

J’essayais de respirer tranquillement, afin de me calmer et peut-être de voir cette lumière disparaître, mais ce n’était pas simple. J’avais peur et je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, ce qui ne me facilitait pas la tâche. Je n’allais pas y arriver seul.


- Peut-être que vous ressentez tous les malades du monde après m’avoir guéri, mais ce n’est qu’une supposition.

Je pensais à cette issue, car la supposition de cet enfant n’était pas stupide. Peut-être que mon pouvoir souhaitait guérir les autres malades du monde, qui subissaient la même chose que ces deux personnes que j’avais pu rencontrer.

Mais étais-je réellement capable de tous les guérir ? J’avais pu guérir cet enfant, mais pouvais-je guérir le monde entier de ce mal qu’il subissait ? Ce n’était pas si sûr malheureusement…


- Concentrez-vous, vous pouvez peut-être y arriver. Il ne faut pas que ces gens meurent. Le monde va mourir si personne ne fait rien pour les aider. Vous m’avez guéri…vous pouvez guérir le reste du monde. Essayez quelque chose, s’il vous plait. me suppliait-il Si vous ne faites rien, cette lumière restera probablement, et vous vous épuiserez seul. Ne faites pas cela, je vous en supplie… Il ne faut pas que le monde finisse comme mon père…s‘il vous plait…

J’avais peur, mais je ne pouvais pas ignorer l’appel de cet enfant, qui me touchait en plein cœur. Je tentais de me concentrer, mais mon pouvoir me précédait. Je ne le maitrisais pas encore complètement, et il lui arrivait de fonctionner parfois seul, sans mon initiative. Son fonctionnement fut très fort, beaucoup trop fort, et ceci me faisait très mal. Je me mis soudainement à crier.

- Rexia !! criais-je le plus fort possible et de manière continue

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 25 Sep - 12:18

[Moi je trouve que c’est une bonne idée. Ca nous permet de continuer le sujet avec une nouvelle base ^^]

    Rexia fut cependant très étonnée de voir que son ami ne se trouvait plus auprès du feu. Elle tourna la tête de droite à gauche, à la recherche de Samuel… mais elle l’entendit avant de le voir. Pas très loin d’elle, il se mit à crier son nom, comme si il était en train de l’appeler à l’aide. Dans une gerbe aquatique qui aspergea tous les murs aux alentours et un féroce rugissement destiné à impressionner un éventuel ennemi, la dragonne sortit de l’eau et courut vers lui en se laissant guider par sa voie. Le deux-pattes ne s’était éloigné que de quelques mètres, et il était caché derrière un angle de mur, c’était pour cela qu’elle ne l’avait pas vue. Mais ce qui l’étonna le plus, c’est qu’il n’était pas seul.

    Il était penché au dessus du cadavre de l’un de ses semblables, un homme adulte qui semblait mort que depuis quelques minutes, et juste à côté se tenait un petit-d’homme, un enfant humain… et d’ailleurs, heureusement que ce n’était qu’un enfant, car sinon Rexia aurait put pensée qu’il s’agissait de quelqu’un voulant du mal à Samuel et elle l’aurait attaquée, voir peut-être même tuée. Mais devant le visage du gamin, les écailles du reptile géant, qui s’étaient dressée alors qu’elle pensait son ami en danger immédiat de mort, reprirent leur place… mais cela ne changea pas vraiment l’image d’elle qu’elle venait de se donner de grande bête rugissante.

    L’enfant recula et se plaqua au loin contre le mur, essayant de se mettre à l’abri des crocs et des griffes qu’il voyait devant-lui. Il devait se dire qu’il était vraiment malchanceux : il venait d’être sauvée d’une terrible maladie qui avait emportée son père, mais l’homme qui lui avait sauvé la vie ne pouvait plus contrôler son pouvoir qui était sur le point de le vider de son énergie vitale, et maintenant ils allaient tous se faire dévorer par un crocodile géant des égouts, comme il en avait vu dans les films…

    Bien évidemment, la dragonne avait autant l’intention de dévorer quelqu’un dans cette grande salle qu’elle avait de lien de parenté avec les crocodiles, cependant elle n’avait pour le moment pas le temps d’essayer de rassurer un enfant : elle voyait les mains de son ami luire à travers son pouvoir de guérison qu’il semblait plus pouvoir contrôler, et elle sentait l’énergie de Samuel qui échapper de son corps à chaque nouvelle seconde qui passé. Si ils ne faisaient rien, il allait bientôt se retrouver aussi raide, et son cœur deviendrait aussi immobile que celui de l’homme qui était couché juste à côté de lui. Ignorant tout de la maladie qui était en train de ravager l’humanité, Rexia supposa qu’il avait activé son pouvoir en voulant sauver cet homme, et que maintenant les restes de drogue dans son organisme l’empêchaient de s'arrêter.

    Sans crier gard, elle se jeta sur lui et le plaqua violemment au sol, sous une de ses pattes-avants. Elle n’avait pas le don de bloquer les capacités des Spéciaux, mais elle possédait quand-même une grande faculté naturel de persuasion, et elle allait tentée de pousser son ami à reprendre le contrôle…


    -Allons, Samuel, ne laisse pas ton pouvoir te dominer. C’est toi, le maître, cette lumière ne te contrôle pas, c’est toi qui l’a contrôle. Tu peux reprendre le dessus, concentre-toi, respire… elle hésita un peu, puis finalement décida de passer à la vitesse supérieur en le menaçant… Écoute-moi bien, Samuel, tu es mon ami, et je refuse de te voir mourir. Je te laisse exactement soixante seconde pour m’éteindre cette lumière bleue, mais je te préviens que passé ce délai, peu importe la douleur ou ce que tu penseras de moi : je t’arracherais les mains avec mes dents !

    Elle lui montra les crocs… elle était parfaitement sérieuse. D’après ce qu’il lui semblait, les mains du deux-pattes étaient comme le chemin qui permettait à son don de sortir de son corps. Si il n’avait plus de main, plus de don. Cela pouvait sembler cruel, mais selon-elle, il valait-mieux finir manchot que mort…


[Pardon si ça fait peut-être un peu maigre, mais je ne savais pas comment faire plus sans contrôler ton personnage]
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 25 Sep - 20:19

A chaque seconde qui passait, je pensais à ce que cet enfant m’avait dit : une hypothèse qui était malheureusement loin d’être stupide. Il avait en effet pensé que mon pouvoir, après l’avoir guéri du virus, cherchait à guérir toute personne atteinte de ce même virus. En gros, la lumière surpassait ma volonté en souhaitant guérir le monde entier, sans penser à l’énergie vitale que je pourrais perdre à cause de cette utilisation massive, à étendue mondiale, ce que je pensais réellement impossible, surtout à cause des tortures que j’avais subies, lors de mon emprisonnement dans cette cellule, les tortures de ces scientifiques, mais aussi leurs mots. Ils avaient avoué avoir trouvé quelque chose en moi, pendant les tests, sans me dire de quoi il s’agissait, et c’était bien le pire. Ils savaient quelque chose de plus que moi sur moi-même, et cela m’effrayait.

Maintenant, je demeurais affaibli par une domination que je ne parvenais pas à surpasser, car il s’agissait peut-être de ma destinée, de ce que je devais faire pour pouvoir changer les choses. En une personne, j’avais pu guérir le virus, mais le reste du monde demeurait encore en danger, et je ne pouvais pas le laisser succomber sous la puissance de la maladie. Ce serait agir en égoïste, et ce n’était en rien ma personnalité. Il fallait les sauver. Il fallait faire quelque chose pour eux, mais en avais-je la force ? Pouvais-je tous les sauver ? Honnêtement, je n’en savais rien…je n’avais pas conscience de la puissance de mon pouvoir de guérison, et peut-être qu’elle était plus grande que ce que je pensais au départ. En quelque sorte, James était responsable de la création de ce que j’étais devenu. Ce pouvoir de guérison était né à cause de ce qu’il m’avait fait subir, et de ces envies de me tuer sous l’impact de ses sérums. A cause de lui, j’étais doté de deux pouvoirs. James avait également vu, comme les autres, cet organisme qui siégeait dans mon cerveau, et j’étais poursuivi à cause de cela, même s’il n’avait rien à voir avec le projet précédent. Ceux qui me poursuivaient m’avaient attrapé, et testé, pour trouver ce qu’ils cherchaient. Bien sûr, ils avaient gardé le secret.

Rexia revenait vers moi, les écailles dressées, mais cet état ne durait pas très longtemps, quand elle vit le visage du gamin, mais l’aspect de bête rugissante tenait encore. L’enfant reculait en la voyant, et se plaquait au loin contre le mur, comme pour s’abriter des crocs et des griffes qu’il pouvait voir. L’aspect de malchance qu’il subissait, après avoir été guéri d’une maladie, et après avoir perdu son père, était quelque chose de terrible, mais sa peur était largement diminué par rapport au niveau qu’elle devrait avoir en temps normal. Je ne savais pas comment il faisait pour être serein, mais j’aimerais tant pouvoir faire comme lui, et être à sa place. Cette pincée de calme, j’en avais terriblement besoin. C’était horrible.

En parallèle, je tentais toujours de me calmer, en respirant très fort, mais quand même plus lentement que d’habitude. Malheureusement, ce mouvement respiratoire ne changeait pas mon état. Mes mains s’illuminaient toujours, et j’avais même l’impression que cette lumière se déplaçait, pour atteindre le reste de mon corps. Mais…malheureusement pour moi, il ne s’agissait pas que d’une impression, car le reste de mon corps commençait à s’illuminait. Le pouvoir fonctionnait de plus en plus, et ceci commençait à confirmer l’hypothèse émise par l’enfant : il cherchait peut-être à guérir toute personne atteinte du virus, sans chercher à préserver ma force vitale.

Très rapidement, Rexia se jetait sur moi, et me surprenait en me plaquant violemment sur le sol, par l’intermédiaire de l’une de ses pattes. La première partie de son discours demeurait rassurante, mais la seconde me faisait sérieusement. J’étais certain d’une chose, même si on me coupait mes mains, il était impossible d’arrêter ce don depuis l’extérieur, surtout si cela atteignait tout mon corps désormais, comme à présent.

Je devais reprendre le contrôle, et non pas avoir de plus en plus peur, malheureusement, c‘était plus fort que moi. Je n‘y arrivais pas…même si Rexia me montrait ses crocs et me menaçait d’une coupure de mes mains. Même la menaçe ne parvenait pas à faire disparaître cette lumière !

J‘allais parler, mais l‘enfant me précédait.


- Euh…madame la dragonne ? commença-t-il à dire, d’un ton hésitant. Je pense avoir mon opinion sur ce qui est en train de lui arriver, bien que je ne comprenne pas tout. Je sais juste une chose. Avec son pouvoir, il a su me guérir, et me sauver la vie. Ce virus touche tout le monde sur Terre, et beaucoup de personnes décèdent à cause de cela. Le monde est en danger, et je pense que son pouvoir a senti que le monde est atteint par le même mal qui nous a touché mon père et moi, et qu’il veut guérir ces personnes. Ce que je pense, c’est qu’il est peut-être la seule personne capable de nous sauver, pour éviter que tout le monde ne meurt sous le poids de ce virus. Samuel est peut-être le seul à pouvoir sauver l’humanité !

Le discours de l’enfant me surprenait. Autant de sérieux d’un seul coup, et surtout aussi jeune, était quelque chose de très rare chez un enfant de son âge. Il s’agissait de quelque chose que je ne voyais pas réellement, sauf chez un effectif rare de personnes, celles qui étaient plus mures et sérieuses que d’autres.

Ce jeune garçon avait perdu son père, mais il parlait quand même ainsi, comme quelqu‘un qui n‘avait rien perdu, alors que c‘était le contraire. Il se montrait encore plus serein que n‘importe quel adulte qui pourrait l‘entourer, et c‘était exceptionnel, même sur une chose qu‘il ne comprenait pas. Mon pouvoir était quelque chose de crée, uniquement par une série d‘injections de James, donc quelque chose d‘inabordable pour la plupart des gens, mais lui il était serein. C‘était réellement rare de voir une chose pareille.


- Attend…en gros…si je suis bien tout ce que tu dis…je devrais sauver le monde ? A moi seul ? Mais c’est impossible…

La lumière devenait de plus en plus forte, au point d’atteindre un niveau qui aveuglait le regard de n’importe qui se mettant en travers de sa route. Le niveau obligerait n’importe qui à fermer ces yeux, ou bien à ce cacher d’elle. Je fus obligé de faire cela, et de me cacher à mon tour. C’était trop difficile de continuer à garder les yeux ouverts, quand une lumière aussi forte abimait notre sens de la vision. C’était impossible même, trop impossible.

Cette chose-là durait pendant quelques minutes. Certaines minutes où je pensais ne pas m’en sortir.

A la fin, tout cessait, et la lumière disparut à son tour. Moi, par contre, je ne parvenais plus à ouvrir les yeux, du moins pas pour l’instant.


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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 27 Sep - 8:16

[Moi, en tout cas, ça m’inspire ^^]

    La jeune dragonne observait le visage de son ami, une lueur de détermination dans le regard. Elle ne connaissait hélas pas grand-chose aux pouvoirs des Spéciaux, et ne comprit pas sur le coup qu’elle faisait fausse route… la peur ne semblait pas capable d’aider Samuel à reprendre le contrôle, sa force de persuasion n’était pas assez forte. La lumière régénérante était puissant, et elle semblait décidée à finir ce qu’elle avait commencée. Quand à son idée de lui trancher les mains… Rexia finit par comprendre, avant que la minute qu’elle lui avait accordée ne soit écoulée, que ce n’était pas une bonne idée, pour la simple et bonne raison que ses mains n’étaient pas ce qui permettait au don de se manifester, comme elle l’avait crue au début, tendis que la lueur bleue se répandait sur tout son corps…

    C’est à ce moment-là que lui revint en tête ce que lui avait dit Samuel sur son pouvoir artificiel, tout du moins sur ce qui intéressait réellement les scientifiques chez-lui… son cerveau. Elle avait pensée que ses mains étaient la clé, mais en réalité, si elle avait bien comprit les choses, c’était une chose, cachée dans un coin de sa tête, qui était responsable de son état actuel, dans l’incapacité de reprendre le contrôle de son propre pouvoir. Et c’était bien ce qui la mettait dans une position délicate… elle pouvait lui arracher les mains, c’était des blessures douloureuses, mais non-mortelles, tout du moins si on les soigne bien. Elle se fichait si par la suite, il se mettait à la détester parce qu’elle avait fait de lui une personne handicapée… elle, elle l’aimait, il était à l’heure actuelle son seul ami. Alors elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour le sauver… cependant, voilà : elle ne pouvait quand-même pas lui arracher la tête.

    Lorsque le jeune garçon reprit son courage et qu’il décida de s’adresser à elle, après qu’il se soit aperçu qu’elle était capable de parler, et donc de comprendre ce qu’on disait, Rexia tourna vers elle un regard étonné… et c’était au moins autant par le discours que pouvait tenir un enfant de cet âge que par le fait que c’était la première-fois de sa vie qu’on l’appelait « madame », comme si il avait déjà comprit qu’elle n’était pas qu’une bête géante cracheuse de feu, mais qu’une partie d’elle était restée humaine. Il semblait qu’un enfant avait moins de mal qu’un adulte à accepter l’idée de l’existence des dragons… il lui expliqua que Samuel lui avait sauvé la vie après l’avoir guéri d’un terrible virus, une épidémie mortelle à l’échelle mondial qui menaçait toute l’humanité. Et maintenant que son don avait commencé la guérison, il ne voulait plus s’arrêter. En bref, Samuel était le seul espoir de sa propre espèce…

    Cependant, Samuel, lui, semblait un peu sceptique, il semblait penser que c’était impossible, qu’il n’était pas assez fort… mais il n’avait pas la même sensibilité naturelle que celle de Rexia. La lumière bleue laissait échapper une telle puissance, une telle lueur incandescente, qu’elle en sentit de la chaleur jusqu’au bout des écailles de sa queue. La dragonne sentait que cette lumière… était même plus puissante qu’elle, c’était presque une lumière divine. Rexia ne put supporter plus longtemps cette brillance : elle fut forcée de libérer son ami, mais ce fut parce qu’elle était en train de reculer, la patte qui l’avait retenue devant les yeux, afin de se les protéger. Cette lumière était en train de lui faire mal… était-ce un second effet de la guérison, ou est-ce qu’elle cherchait en réalité à protéger son hôte contre-elle, qui était son amie, mais qui était tellement ignorante au sujet des Spéciaux qu’elle avait risquée de lui faire inutilement du mal ? A cette question, elle n’avait pas de réponse, du moins pour l’instant.

    Durant de nombreuses minutes, Rexia resta ainsi, à l’autre bout de la pièce, se protégeant les yeux avec sa patte, même si la lumière était assez puissante pour filtrer entre ses paupières. D’instinct, elle essaya même de protéger l’enfant, en dépliant devant lui une de ses ailes, bloquant les faisceaux lumineux, même si leur force rendait sa membrane presque transparente. Les minutes passèrent… et enfin, elle sentit la chaleur et la brillance de la lumière baisser, puis disparaître. Lorsque la créature mythologique rouvrit les yeux, elle voyait des petites taches bleues partout, et elle dut attendre quelques instants avant que l’effet d’éblouissement ne se dissipe. Alors elle vit son ami, étendu sur le dos… lui, il avait toujours les yeux fermés…

    Elle s’approcha de lui et le toucha avec le bout de son museau. Samuel respirait encore, son cœur battait… mais il lui semblait faible. Elle ignorait si la lumière avait réussit son entreprise, mais en tout cas, elle avait pomper l’énergie vitale de son ami comme un sangsue pompe du sang… c’est alors que Rexia eut une idée. Elle posa à nouveau sa patte avant-droite sur lui, mais cette fois-ci, ce fut d’un geste délicat, recouvrant son torse…


    -J’ignore si tu peux m’entendre, dit-elle, mais sans s’adresser à Samuel : elle parlait directement à la lumière bleue. Je sais, ça pouvait paraître ridicule, mais elle pensait que si elle avait eue assez de désir pour prendre le contrôle de son hôte, peut-être qu’en fait elle avait sa propre personnalité… mais tu as presque vidé Samuel de son énergie. Si tu peux faire ça, peut-être que tu peux aussi lui en donner… puise en moi, prend de mon énergie vitale pour l’aider à se rétablir. Je suis assez forte pour la partager avec lui…
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Mar 27 Sep - 22:23

Pendant de nombreuses minutes, la lumière bleue me dominait entièrement, et pompait au passage une majeure partie de mon énergie, rien que pour pouvoir fonctionner entièrement, en accord éventuel avec l’hypothèse du jeune garçon, qui pensait que mon pouvoir souhaitait sauver le monde d’une mort certaine. Le virus faisait de terribles ravages à l’extérieur, et des gens succombaient. Le temps pressait, et leur seul espoir était peut-être moi. Y croire était quelque chose d’extrêmement difficile, surtout que je ne me voyais pas comme un héros, comme un sauveur de l’humanité. Rien en moi ne me prédisposait à cela, et pourtant, tout avait changé, en quelques fractions de secondes.

L’intensité de la lumière affaiblissait les regards, qui osaient affronter quelque chose de beaucoup trop fort pour eux. Elle nous obligeait à fermer les yeux, pour nous protégeait, mais ceci ne ressemblait qu’à une planque immense. Moi, je ne pouvais pas me cacher. J’étais comme forcé à me trouver enfermé dans cette histoire, avec une énergie vitale pompée peu à peu par un pouvoir trop puissant pour moi. Oui, j’étais conscient de sa puissance, mais aussi du fait que je ne parvenais pas à la maitriser, et que ce n’était même pas garanti que je parvienne à le faire un jour. Pour de petites guérisons, cela demeurait encore simple à maitriser, mais une entreprise aussi énorme que le monde entier n’avait rien de facile. Je ne pouvais pas dire le contraire sans me prendre pour un être stupide.

Au terme des minutes vint un moment très difficile : celui où je lâchais prise, et où je cédais. La lumière avait pompé beaucoup de mon énergie, au point que je ne puisse plus tenir le coup. Je fus alors forcé de capituler, et je perdis connaissance un peu plus tard. Je n’avais plus assez de force pour tenir éveillé. Mon corps se trouvait alors sur le sol, étendu sur le dos. Était-ce alors ma fin ? Sérieusement, je l’ignorais, et le temps n’allait probablement pas me renseigner tout de suite, bien que je parvenais à entendre ce qui était dit autour de moi. J’entendais leurs paroles, mais aussi mon cœur en train de battre encore. J’étais toujours en vie, mais pour combien de temps ?

Rexia voulait tenter quelque chose. Elle voulait que la lumière pompe son énergie afin de me la donner, mais moi je ne voulais pas qu’elle fasse cela. Il s’agissait d’un risque, et c’était une chose que je ne voulais pas qu’elle prenne pour moi. J’étais faible, en large danger, mais je ne voulais pas que Rexia ne commette un quelconque sacrifice pour me sauver.

Par la suite, j‘entendis un tout autre discours, celui de l‘enfant. Un bruit, comme celui d‘un téléphone portable était largement clair. Il recevait un appel, ou bien un message, mais il y avait bien quelque chose, puisqu‘il répétait le discours de quelqu‘un d‘autre à voix haute.

Il disait ceci :


- Mon petit, une lumière m’a traversée pendant quelques secondes, et je ne comprend plus rien. J’étais terriblement malade avant, mais ce n’est plus le cas. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais je suis guérie. J’attend ton retour, maman.

Après une pause, il ajouta ceci :

- Il a réussi. Madame la dragonne, il a vraiment réussi. Ma mère est à San Francisco, et elle a été guéri par sa lumière.

J’avais réussi, selon son discours, à sauver sa mère, qui n’était pas du tout au même endroit que nous. Elle était à San Francisco, alors que nous étions à New York, ce qui n’était pas la même chose, loin de là. Le but de sa lumière venait peut-être d’être atteint, alors que je pensais cela impossible.

Malheureusement, je ne me réveillais pas encore, alors que j’y pensais très fort. Je ne souhaitais qu’ouvrir les yeux, prouver que j’étais encore en vie, mais je n’y parvenais pas. Ce n’était réellement pas facile, alors que j’en avais réellement besoin. Je voulais enfin revoir Rexia autrement qu’en tant qu’être affaibli. C’était tout ce que je demandais, rien de plus !


*Laissez-moi me réveiller bon sang !!*

Si mon cerveau avait des oreilles, il entendrait mon désespoir. Je n’avais guère envie de terminer dans le même état que la dernière fois, à savoir en sombrant dans le coma. Ces deux jours avaient déjà été suffisamment terribles, alors je ne voulais pas en subir davantage. Ce sort était pire que la mort, et je l’avais trop souvent subi pour le dire.

*J’en ai assez !!*

Avec beaucoup de persévérance, je parvenais enfin à mes fins, notamment en commençant à ouvrir, bien que ce soit encore très difficile. J’étais de nouveau conscient, bien que très faible, mais j’étais là…enfin là… Je voulais tenter de parler, dire quelque chose, mais l’enfant me précédait en disant :

- Monsieur, vous êtes vivant ! Vous avez réussi !

Je ne fis que dire oui avec ma tête, sans dire quoi que ce soit d’autre, car je demeurais encore plutôt assommé par ce qui m’était arrivé. C’était déjà un miracle que je sois encore en vie, et capable de bouger, surtout après toute l’énergie qui venait d’être pompée en moi, pour réussir une chose impossible. Si la mère de ce petit garçon avait pu être guérie par ma lumière, était-ce la même chose pour le reste du monde ? Était-ce fini, une bonne fois pour toutes ? J‘étais libre, mais le monde l‘était-il également ? J‘aimerais réellement le savoir, juste pour être rassuré.

- J’ai eu très peur. J’ai pensé pendant un moment que je n’allais plus vous revoir. Vous pouvez pas savoir à quel point cela fait du bien d’être réveillé, et de vous revoir.

Ma voix était encore affaiblie, mais je parlais, ce qui faisait un grand bien dans un sens. J’étais soulagé.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 29 Sep - 8:38

    Mais elle eut beau le lui demander, presque supplier la lumière parasite qui contrôlait la force de son ami à deux-pattes, elle ne vint pas lécher sa patte, afin de lui pomper sa propre énergie et de la transmettre dans le corps de son hôte. Soit elle ne le voulait pas, soit c’était Samuel qui ne voulait pas, et ce coup-ci il arrivait vraiment à bloquer son don… ce que Rexia trouverait vraiment bête : elle était plus grande, plus forte, peut-être même plus résistante que lui. Durant quatorze ans, elle avait vécue des expériences épuisantes, et il n’était que très rarement passé une seule journée où elle ne se soit pas reçut de décharge électrique. Elle était parfaitement capable de supporter un peu de son énergie en moins, une énergie qu’elle récupérerait en mangeant quelques bouchées de poissons… ou alors, finalement, la lumière bleue avait moins de personnalité que ce qu’elle avait pensée. La jeune dragonne était quand-même restée une grande enfant, tellement elle avait passée de temps seule, loin du monde réel, croyant encore aux miracle et un peu en la magie… mais elle finirait un jour par comprendre que le monde dans lequel elle vivait était régit par des règles physiques, même chez les Spéciaux.

    Une étrange petite musique vint vriller les oreilles sensibles du reptile, une musique dans laquelle elle ressentait les grésillement électroniques des téléphones portables que les humains n’avaient pas à supporter… les fentes qui lui permettaient d’entendre se mirent à la chatouiller désagréablement, et elle secoua le museau. L’enfant venait de recevoir un SMS, et il le leur lut à haute fois. Lorsqu’elle n’entendit plus cette horriblement et désagréable bruit, la dragonne s’intéressa à ce qu’il disait… c’était un message de sa mère, qui lui disait qu’elle était guérie. Le petit-homme semblait fou de joie… Samuel avait réussit ! Mais à quel prix…

    Elle baissa à nouveau son museau vers lui, priant mentalement une force, n’importe laquelle… elle n’était pas très croyante, mais elle était prête à tout tenter pour que son ami lui revienne… pour que le bipède ne soit pas en train de mourir. Selon ce qu’elle pouvait ressentir chez-lui, les expressions de son visage, elle comprenait qu’il était en train de se battre mentalement… mais contre quoi ? Le sommeil qui l’avait englobé ? La mort qui voulait l’enserrer ? Une nouvelle déferlante de son pouvoir qui voulait émerger ? Enfin, au bout d’un moment, Rexia sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine : son ami était en train d’ouvrir les yeux. L’enfant se mit à lui hurler qu’il avait réussi…


    -Oui, tu as réussi, renchérit-elle, mais elle était tellement heureuse de le voir en vie qu’elle n’arrivait pas à déterminer si elle parlait de sa tentative de sauver l’humanité ou de celle de se réveiller.

    Elle lui donna un coup de langue affectueux sur la joue. Samuel dit qu’il était heureux d’être réveillé, que ça faisait du bien. Tout doucement, elle le ramassa dans une de ses pattes de devant, et sautilla sur les trois autres en lui disant :


    -Je suis heureuse, moi aussi, que tu sois réveillé. Tu m’as fait vraiment très peur. Je te préviens, si tu ne veux pas ressentir la colère d’un dragon, ne recommence pas…

    Elle le menaçait un peu, mais sa voie était douce, rassurée. Rexia déposa son ami devant le feu qu’il avait allumé tout à l’heure. Après s’être assurée à coups de museau qu’il était bien installé, elle se tourna vers l’enfant, qui était resté près du corps de son père… il fallait vite prendre une décision avant qu’il ne soit trop tard. Elle saisit alors le corps de l’homme entre ses mâchoires, tout en disant à son fils :

    -Reste-là et veille sur Samuel, je reviens dans un instant…

    … et, avant que l’un d’eux n’ait le temps de répliquer quoi que ce soit, elle plongea dans le tunnel inondé et remonta jusqu’à la surface, le cadavre froid entre ses dents, ce qui lui donnait un peu la nausée. Elle sortit discrètement sa tête de l’eau… quelques pêcheurs travaillaient, mais ils étaient trop occupés pour s’apercevoir de sa présence. Alors la grande bête mythologique avança sa tête, déposa le corps au milieu de caisse de poissons ouvertes, là où elle était sûr qu’il serait trouvé rapidement, puis recula doucement pour retourner à l’eau… une de ses cornes s’accrocha à un filet de pêche, suspendu en l’air pour qu’il sèche.

    Elle voulut secouer un peu la tête pour s’en débarrasser, mais tout ce qu’elle réussit à faire, c’est de se l’emmêler d’avantage autour de sa crinière de pointes. Le bruit attira des hommes dont elle entendit les bruis de pas. Temps-pis pour le filet, elle plongea avec… au moins, elle était sûr que l’homme allait être trouvé tout-de-suite, mais si quelqu’un l’avait vu, elle espérait qu’on ne l’accuserait pas de sa mort. Le filet lui recouvrait les yeux, et elle avait du mal à voir… il lui fallut un petit moment pour retrouver l’entrée de la canalisation. Lorsqu’enfin, elle émergea dans sa cachète, elle se mit à secouer le museau, saisit le filet des deux bout avec ses pattes de devant, et réussit enfin à s’en débarrasser en le déchirant en deux.

    Les deux morceaux flottait dans l’eau souillée tendis qu’elle remonta au sec et alla se coucher près de Samuel. Le petit garçon lui lança un regard noir… il devait croire qu’elle avait dévorée son père. Elle lui fit un sourire se voulant rassurant et lui expliqua :


    -Je suis désolée pour ton géniteur, petit. Mais nous ne pouvions pas le laisser ici : les rats l’auraient mangés. Je n’ai fait que le ramener à la surface, les marins vont le trouver et… um… s’occuper de lui. Elle écarta une de ses ailes, comme elle l’avait fait avec Samuel, pour lui proposer de venir se coucher contre-elle : tu devrais venir te reposer. Il est trop dangereux pour moi de voler durant la journée, mais si tu peux m’expliquer où c’est, je pourrais te ramener chez toi durant la nuit.
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Jeu 29 Sep - 23:16

La lumière bleue avait fonctionné à plein régime, au point de pomper une lourde partie de mon énergie. Si je ne m’étais pas battu, je ne m’en serais probablement jamais sorti vivant. A présent, j’étais réveillé, en vie, mais quand même faible, à cause de ce que j’avais fait, qui n’était quand même pas rien.

Si je parvenais à croire les dires de ce petit garçon, la lumière bleue était parvenue à guérir le monde entier, d’un virus terrible qui aurait pu tout exterminer sur son passage. Cette maladie n’avait aucun remède, ni de vaccin capable de prévoir l’épidémie pour la réduire au minimum, et c’était bien cela le pire. Tout le monde était en danger, et j’avais pu voir de nombreux cadavres sur les télévisions de ma cellule, même certains que je connaissais auparavant. Ils auraient pu être sauvés, et j’en étais convaincu à présent, alors que j’avais pu sauver les autres personnes. C’était terriblement injuste…trop injuste.

Enfin, j’avais eu de la chance…moi au moins, et j’étais heureux d’avoir enfin pu me réveiller, et de voir que tout était terminé. Je n’étais plus menacé d’épuisement complet à partir de maintenant, et c’était une chose qui me soulageait réellement. La lumière aurait très bien pu pomper toute mon énergie, et me laisser comme mort, mais il en fut autrement. En quelque sorte, en me mettant en danger, j’avais sauvé des vies, de nombreuses vies. En échange d’une lourde souffrance, ce sauvetage était un bien inestimable pour moi.

Même le coup de langue de Rexia me faisait réellement plaisir, car cela me faisait sourire. Rien que le fait de la revoir suffisait à mon sourire, car Rexia était bien l‘une des raisons pour lesquelles je n‘avais pas envie de mourir tout de suite… Elle m‘avait sauvé la vie, et je ne voulais pas la remercier en perdant ma vie à mon tour. Je tenais à elle depuis le temps. Rexia était devenue une réelle amie, quelqu‘un en qui j‘avais confiance. Pour être honnête, il était très simple de comprendre, à présent, que j‘avais plus confiance en elle, qu‘envers Nathan. En même temps, c‘était quelque chose de facile à admettre, avec le temps.

Lentement, Rexia me ramassa avec l’une de ses pattes de devant, et elle sautillait sur les trois autres, tout en montrant sa joie. Cela me faisait réellement plaisir de voir cela en elle, car cela réchauffait également mon cœur. Cette sensation était si plaisante, si magnifique, que je ne voulais pas l’oublier. Je n’avais pas envie de quitter mon sourire, pas encore non…


- Je suis désolé de t’avoir fait si peur Rexia, sincèrement. Je peux te dire une chose, je suis certain que cela ne recommencera pas. Cela l’a fait une fois, et cela ne se fera pas une seconde fois. Je ne le veux pas simplement parce que je n’ai pas envie que tu ais de nouveau peur à cause de moi.

Par la suit,, Rexia me déposait devant le feu, qui demeurait encore allumé. Une fois que j’étais bien installé, je la vis aller vers l’enfant, toujours présent au dessus du corps de son père. Elle prit ce dernier entre ses mâchoires en demandant à son fils de rester ici et de veiller sur moi.

Quand Rexia plongea, l’enfant vint vers moi, un air interrogatif mais en même temps inquiet.


- Monsieur…mais qu’est-ce qu’elle fait ? Pourquoi a-t-elle emmené mon père ?

- C’était probablement ce qu’il fallait faire.

L’enfant oublia ses questions initiales, après ce que j’avais dit, pour m’en poser une toute autre.

- Comment vous vous sentez ?

- Epuisé, mais je tiens le coup, ne t’inquiète pas.

- Vous êtes un héros.

Je pris la main droite de l’enfant pendant un instant.

- Merci.

- Pourquoi ? Je ne fais que dire la vérité.

- Merci de me dire une chose que je n’arrive pas à admettre.

L’enfant vint contre moi, bougeant sa tête dans tous les sens. Moi, je souriais, et je ne quittais toujours pas ce sentiment. Ceci me faisait du bien…un grand bien…et je ne voulais pas oublier cela…jamais. Ce sourire réchauffait mon cœur comme jamais.

Quand Rexia revint enfin, l’enfant arrêtait de bouger sa tête comme il le fait, pour lancer un regard plutôt noir à Rexia. Je ne savais pas exactement ce qui pouvait être dans sa tête, mais il devait probablement croire à un malheur. Rexia lui donna des explications peu après, au sujet de ce qu’elle avait fait, et je le comprenais assez facilement. C’était un raisonnement logique dans un sens.

A la fin de ses explications, Rexia écarta l’une de ses ailes, pour inviter le jeune garçon à venir se reposer, car il était dangereux pour Rexia de voler en pleine journée. Avec le recul, c’était simple à comprendre. L’enfant vint vers elle sans rien dire, et tomba de sommeil. Après ce qu’il avait subi, c’était une réaction plus que logique. Afin d’éviter un quelconque choc capable de faire souffrir l’enfant, je le rattrapais peu après, pour le déposer plus délicatement.


- Il a besoin de repos lui aussi. Les événements d’aujourd’hui l’ont chamboulé, et je ne peux que comprendre qu’il ait besoin de dormir.

*Peut-être que nous devions faire la même chose au fond…*

- Au fond, nous avons tous besoin de dormir après ce qui nous est arrivés. Nous devons reprendre des forces.

Je ne quittais toujours pas le feu des yeux, adoptant un regard plutôt mélancolique. Je souriais toujours, à intensité plus faible, mais probablement à cause de la fatigue. Il s’agissait plus d’un soulagement qu’autre chose.

- Tout est enfin terminé. ; disais-je simplement.

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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Sam 1 Oct - 16:29

    Le feu que Samuel avait miraculeusement réussi à allumer au milieu d’un endroit si humide réchauffa la peau écailleuse de Rexia, et la sécha vraiment très rapidement… l’armure d’écailles qui recouvrait son corps était lisse, semblait avoir sous les doigts la même texture que du métal ou qu’un caillou poli. L’eau ne s’y accrochait pas comme de sur la peau spongieuse humaine : elle coulait, ou s’évaporait rapidement. Alors, lorsque le jeune garçon fut rassuré en apprenant qu’elle n’avait absolument rien fait de mal ou de déshonorant au corps de son père, et qu’il accepta de venir confortablement s’installer contre son ventre tiède, elle était entièrement sèche.

    Le jeune garçon réussit à trouver une position confortable, blottit contre elle, et elle déposa le bord de la membrane de son aile contre lui, afin qu’il ne ressente pas la morsure du froid de la caverne dans laquelle ils se cachaient, et aussi pour le rassurer, comme pour lui dire qu’elle était là, près de lui, qu’elle le protéger. De son côté, Samuel observait les flammes. Le petit ne tarda pas à s’endormir, bercé par sa lente respiration, et son ami dit qu’eux-aussi, ils avaient besoins de sommeil… Rexia confirma ce qu’il venait de dire en ronronnant
    :

    -En effet, un peu de repos ne nous ferait pas de mal, surtout à toi. Reste tranquille, et dort, Samuel… au moindre souci, je me réveillerais, et je te réveillerais.

    En fait, la dragonne était en train de lui dire un petit mensonge : elle ne se réveillerait pas, parce qu’elle ne comptait pas dormir. Au loin, dans la ville, elle arrivait, même de sous terre, à entendre des sirènes de police… peut-être qu’elle était un peu paranoïaque, mais elle craignait que ce soit elle qu’ils recherchent. Maintenant, en plus de DESTINEE, une partie de la ville de New York l’avait vu s’enfuir de la base militaire… son existence n’était plus un secret, et elle imaginait que les autorités risquaient de se lancer à sa poursuite, et pas uniquement parce qu’elle avait causée un incendie volontaire.

    Cela aurait pu grandement l’inquiéter… mais au fond, pas autant que ce qu’elle aurait pue elle-même penser. Dans un sens, elle avait toujours été poursuivie, de toute façon, alors un peu plus ou un peu moins… mais surtout ça lui enlevé un petit poids qui pesait jusque-là sur ses épaules… toujours à se cacher, à voyager de nuit parce qu’il ne fallait pas qu’on la voie… dans un sens, que les gents sachent qu’elle existait, ça la rassuré un peu, sans vraiment qu’elle ne comprenne pourquoi.

    Le cou et la tête allongé sur le sol de béton grossièrement coulé… personne n’était sensé jamais descendre jusqu’ici, alors les constructeurs ne s’étaient pas pris la tête à faire dans l’esthétique du lieux… Rexia luta un petit moment contre le sommeil qui voulait l’emporté, car elle était malgré-tout inquiète, et c’était pour-ça qu’elle ne voulait pas dormir. Si elle avait été toute seule, encore… mais elle avait l’impression que les deux bipèdes qui dormaient près d’elle comptait sur ses crocs et ses griffes pour les protéger si ils étaient malgré-tout attaqués dans cet endroit, principalement à cause de l’enfant qui dormait blottit contre son ventre.

    A force de lutter contre son envie de dormir, la dragonne finit par plongé dans une sorte d’état de transe… son regard pointa la folle danse du feu, et tout ce qui était autour d’elle, mis à part les flammes, devint flou, comme si elle était en train de rêver cet endroit. Elle s’amusa alors à imaginer que cette caverne artificielle était réellement une grotte, une grotte où elle aurait pue élire domicile. Elle visualisa des stalagmites sur lesquelles elle pourrait se percher et des stalactites où elle pourrait s’accrocher… toutes pointes au sol et en l’air donneraient à son nid la forme d’une gueule de dragon géant grande ouverte. Elle s’amusa aussi à imaginer qu’elle dormait dans un creux, remplit de feuilles, de mousse, de bous et de ses propres vieilles écailles… un nid douillet qu’elle aurait elle-creusée, et la forme de l’enfant humain prit presque à ses yeux la forme d’un œuf.

    Cela eut pour effet de lui faire d’avantage augmenter l’étreinte protectrice de son aile autour du petit corps fragile, et de faire monter en elle une bouffait de mélancolie… elle aurait tellement aimée pouvoir un jour en avoir réellement, des œufs, et pas au travers de ses rêves. Mais être l’unique représentante de son espèce signifiait hélas une interdiction totale de se reproduire. Son ami se trouvait peut-être près d’elle, mais une fois de plus, elle se sentit seule, très seule…

    La pression de l’air qui se trouvait dans leur cachète devint plus froide, et elle s’imagina que cela voulait dire qu’à l’extérieur, le soleil était en train de se coucher. Rexia releva le cou et redressa la tête, mâchant sa langue, la gueule pâteuse à cause de son envie de dormir. Elle bailla tellement fort qu’elle réussit même à s’en décrocher la mâchoire, qui se mit à pendre dans le vide… mais cela n’était pas gênant, ce n’était absolument pas douloureux pour elle : c’était là une faculté naturelle chez certains reptiles comme elle. En fait, Rexia pouvait détacher la partie inférieur de sa mâchoire de sa partie supérieure, afin de pouvoir avaler une seule fois de très grosses proies, car si ses crocs lui permettaient de tuer et de déchirer, ils ne servaient à rien pour mâcher. Et parfois, cela se faisait accidentellement, comme maintenant.

    Rexia se donna un simple coup de patte au menton, et les crochets qui maintenaient sa gueule en entière se raccrochèrent. Elle mâcha un peu dans la vide pour voir si tout était en place, puis elle baissa le museau vers les deux humains qui dormaient près d’elle… elle hésitait à les réveiller maintenant, ou à attendre qu’ils le fassent eux-mêmes…
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MessageSujet: Re: "A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)   Dim 2 Oct - 11:39

Après une interminable semaine, où j’avais vécu un enfer que je pensais devenu quotidien, et surtout éternel, j’étais enfin libre, grâce à Rexia. Elle était venue me chercher, et m’avait sauvé la vie, tout en subissant le pire, elle aussi, durant quelques heures. Dans tout ce qui s’était produit, seule cette dernière facette me dérangeait, car elle avait du souffrir par ma faute. Au fond, j’avais raison, j’étais responsable.

Par la suite, cette guérison massive eut lieu. La lumière avait en quelque sorte pris possession de mon énergie, pour détruire le virus, et j’avais pu m’en sortir, malgré un combat interne que je n’oublierais probablement pas encore…tout simplement parce que j’avais eu peur, sur le moment, de tomber dans le coma à nouveau, et de sombrer de nouveau dans le noir. L’inconscience me rendait inutile, et incapable de m’exprimer, et cette dernière facette était celle qui me peinait le plus à vrai dire. Quand j’avais mal, à l’intérieur de moi-même, j’aimerais le dire, mais c’était toujours impossible.

Maintenant, je me trouvais toujours face à ce feu, ne le quittant pas du regard, bien que celui-ci était encore affaibli par ma dernière action. Je ne pouvais pas le nier malheureusement. Mes yeux demeuraient bercés par une sorte de nostalgie, que je ne comprenais pas réellement. Peut-être n’avais-je pas encore suffisamment de force pour admettre que tout était terminé, bien que je le disais à voix haute, comme une sorte d’évidence. Ce n’était qu’une incompréhension massive, que je ne pouvais pas élucider tout de suite, tant que je n’avais retrouvé l’intégralité de mes forces. Après la guérison mondiale que je venais d’effectuer, toute ma force n’allait pas réapparaitre soudainement, quelques secondes plus tard, comme par magie. Ce serait illogique si ce retour se passait de cette manière, car la réalité ne se définissait pas par une réalité magique et rapide, bien que les pouvoirs existaient parmi nous. Si tout ceci était si simple, nos vies ne seraient pas si compliquées, au point de nous mettre en danger.

Le petit garçon s’était endormi, mais je ne trouvais pas encore le sommeil pour ma part. J’avais un grand mal à m’endormir alors que j’étais fatigué. Ceci n’avait aucun sens…aucun… Un peu de repos ne nous ferait pas de mal pourtant ! Pourquoi ne le trouvais-je pas alors ce repos ? Peut-être ne le méritais-je pas dans un sens… du moins je le pensais…


- Je vais essayer tout de même, bien que cela m’étonnerait que je trouve le sommeil. J’en aurais réellement besoin pourtant… Mais tu devrais essayer toi aussi de dormir un peu, afin de reprendre des forces. Tu en as besoin autant que moi.

Au fond, j’avais conscience que quelque chose n’allait pas, et que Rexia n’allait probablement pas dormir, ni trouver un quelconque repos. Ce n’était qu’un doute, mais au fond je pensais être dans le vrai. Rexia mentait peut-être quand elle parlait, bien que j’ignorais pour quelle raison elle faisait cela. En même temps, seule elle était au courant de la raison exacte, et je n’allais pas lui demander, simplement parce que je ne voulais pas m’imposer, la déranger, ou bien paraître un peu trop…étrange…

Je tentais de fermer les yeux et de dormir. En apparence, n’importe qui pourrait croire que je dormais réellement, mais je n’avais que les yeux fermés…juste fermés. Ce n’était qu’une sorte de surface, une unique surface, mais j’aurais bien préféré, tout de même, pouvoir trouver un réel sommeil. Pour tenter tout de même de persévérer, et de rester déterminer dans ma recherche de sommeil, cette position fut la mienne durant quelques temps, l’ordre de quelques minutes…ou bien une heure en tout cas. En gros, cela ressemblait à une sorte de sieste.

Un peu plus tard, bien que lentement, je rouvrais les yeux par moi-même, car il était inutile d’insister et de tenter de trouver le sommeil, alors qu’il ne venait pas du tout, et qu’il n’allait probablement jamais venir selon moi. Je n’avais jamais une réelle chance à priori…

Enfin réveillé, je vis alors Rexia, les yeux grand ouverts. Elle n’avait probablement pas dormi du tout, comme ce que je croyais depuis le départ.


- Quand tu disais que tu allais dormir, tu n’avais pas l’intention de le faire, c’est ça ? disais-je avec la voix de quelqu’un qui n’avait pas réellement dormi…ce qui était le cas au fond… A vrai dire, je n’ai pas réussi à trouver le sommeil moi non plus, alors que j’en ai besoin.

Je regardais le petit garçon en train de dormir. À priori, il avait eu plus de chance que moi, en ce qui concernait la recherche du sommeil, et c’était tant mieux. Avec ce qu’il avait subi à cause du virus, s’il n’avait pas pu dormir, cela n’aurait pas été logique. L‘atmosphère avait changé dans un sens, pour quelque chose de plus frais, comme si la nuit était tombée à l‘extérieur. Le moment que Rexia attendait était venu…avec le temps.

- La nuit doit être tombée à l‘extérieur, n‘est-ce pas ? Cela se ressent à vrai dire… disais-je avec un regard alternatif, qui jonglait entre Rexia et le feu qui était encore allumé.

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"A Week Through The Hell" [Rexia&Sam] (Intrigue : The Day They All Died...)

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