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 Leader Of The Broken Hearts (avec Iseult Jacobson)

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Samuel Langster
Light Of The Assassin
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MessageSujet: Leader Of The Broken Hearts (avec Iseult Jacobson)   Dim 18 Aoû - 0:08

Au départ, cette idée de partir loin de la ville de New-York devait être l'occasion pour moi de pouvoir oublier cette ambiance quotidienne de traque et de torture. Lors de notre arrivée dans le lieu de nos vacances, nous étions heureux Rachel et moi de respirer un autre air que celui auquel nous avions été habitués jusqu'à présent. C'était un très bon signe et la preuve que ces temps loin de New-York allaient être parfaits pour me permettre de croire que la vie n'était pas forcément si horrible. Malheureusement pour moi, je n'étais guère dans le vrai. Je montrais à Rachel que j'étais heureux et que tout allait bien mais ce n'était qu'une façade, un vulgaire mensonge. En vérité, je n'avais pu profiter de la joie du voyage qu'au tout début de ce dernier. Par la suite, le trouble m'avait rattrapé et je lui avais caché la vérité. Seuls Meknes ainsi que mes carnets étaient au courant de ce fait. A part eux, personne ne savait quoi que ce soit. Je n'en parlais pas à Rachel de peur de l'inquiéter. Elle semblait apprécier ses vacances alors je n'avais pas envie de lui gâcher son plaisir. Malheureusement il y avait une contrepartie à cette protection. Je gâchais toute notion de plaisir capable de traverser mon crâne. Je partais souvent du chalet où nous étions, histoire de me retrouver un peu seul, pour réfléchir.

Ce moment n'allait pas faire exception. Rachel était partie au début de l'après-midi pour faire le tour de la ville à la recherche de souvenirs mais moi je n'avais pas voulu venir, prétextant une énième douleur à mon bras, même si ce n'était qu'un mensonge. En vérité, je ne sentais plus rien. La douleur constante que les signes m'inspiraient m'avait quitté mais je ne lui avais pas encore dit, justement parce que ce fait m'était utile lors de situations d'isolement volontaire comme celle-ci. Heureusement, l'absence de Rachel me permettait cette fois de m'absenter sans mentir. Je pris quand même le temps de lui laisser un mot.


"Rachel, j'ai besoin de marcher un peu. Je rentrerai tout à l'heure. Je t'aime"

La feuille de papier finit sur le lit, là où j'étais certain qu'elle verrait ce mot. Ma carcasse quant à elle finit à l'extérieur du chalet, à la recherche du lieu idéal pour m'isoler. Meknes m'avait parlé une fois d'une chute d'eau, dans le secteur de là où j'étais, qui pourrait être idéale pour l'effet que je recherchais. Aujourd'hui était finalement le jour où j'allais expérimenter son conseil.

Je me mis en fonction mécanique, en fermant les yeux pour rechercher cette chute d'eau. Cela me donnait également l'occasion de m'entrainer dans le guidage à distance avec le soutien de Meknes. Cette fois-ci, je ne me cognais pas et heureusement d'ailleurs. Toutes ces marques de chocs dues à ma chevauchée fantastique à travers la ville lors de cette première mésaventure m'avaient pas mal secoué. Certaines n'étaient plus là mais d'autres résistaient encore et me picotaient parfois, ce qui rendait chacun de mes mouvements assez désagréables. Je pourrais bien les effacer d'un coup de lumière mais je le refusais, pour la simple et bonne raison que je trouvais ça sérieusement idiot de me prendre la tête juste pour quelques marques de coups. Ce serait assez stupide en vérité d'épuiser mes forces juste pour des bleus de rien du tout. C’était en quelque sorte un moyen comme un autre d’économiser mes forces, surtout que l’avenir allait sans doute les mettre à contribution encore plus que d’habitude.

A force de marcher, le bruit de l'écoulement de l'eau atterrit enfin dans mes oreilles. J'étais arrivé à bon port. J'ouvris les yeux pour observer le paysage autour de moi. Meknes ne m'avait absolument pas menti. Cet endroit semblait être ouvert à l'apaisement que je recherchais. Je regardais l'eau couler, immobile alors que je demeurais encore debout sur mes deux jambes. Son mouvement me donnait envie de pleurer. Les larmes tombèrent alors, sans que je ne le veuille réellement. La douleur que je cachais sortait parce que je savais que j'étais seul. Peu à peu, je m'assis sur le sol pour commencer, avant de finalement m'allonger le long de l'étendue humide. Je fixais l'eau, alors que je déversais de nombreuses gouttes avec mon regard. J'avais l'air misérable, complètement désespéré, mais c'était incontrôlable. Je ne pouvais juste pas m'empêcher de pleurer. Mais j'étais complètement seul. Au fond j'avais ce que je voulais, même si ma tristesse me dominait.

Au bout d'un moment, j'entendis du bruit, comme des branches qui cassaient sous l'influence de pas humains mais je n'en étais pas certain. J'avais l'impression que quelqu'un était en train de s'approcher de moi mais je ne pouvais toujours pas bouger. J'étais comme pétrifié devant l'eau, en train de pleurer. Je m'étais transformé en ange pleureur malgré moi.

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MessageSujet: Re: Leader Of The Broken Hearts (avec Iseult Jacobson)   Mar 20 Aoû - 17:56

Debout devant la table de la salle à manger, Iseult s'affairait  à préparer son bardas de l'après-midi.  Le soleil régnait en maître à l'extérieur, tout comme la chaleur.  Y flottait, cependant, une très légère brise qui transportait avec elle nombre d'effluves parfumées provenant d'arbustes et de fleurs se trouvant tout autour de la maison.  Sous le couvert des arbres, l'humidité était amoindrie.  C'était pour cette raison qu'Iseult avait décidé de partir se balader en forêt.  À l'ombre des épinettes, elle allait être bien à l'aise pour pêcher son repas du soir.

Ses accessoires soigneusement empilés dans son sac à dos, Iseult le referma solidement avant de filer à la salle de bain pour se changer.  Elle enfila un bikini, se glissa dans un simple short en jeans, enfila une petite camisole blanche à bretelles fines puis coiffa ses longs cheveux en une seule et unique tresse.  Valait mieux ne pas les laisser retomber sur ses épaules vu les branches qui pouvaient facilement s'y accrocher.  De toute manière il faisait trop chaud; conserver une nuque dégagée était l'idéal.  Devant le miroir, elle s'adressa un petit sourire puis attrapa la bouteille de lotion solaire afin de s'en badigeonner le corps.  Ce faisant, elle examina ses genoux au passage.  Sa chute sur le trottoir, alors qu'elle avait dû rattraper ce grand Samuel, les avait quelque peu écorchés mais heureusement la peau guérissait bien.  Encore quelques jours et plus rien n'y paraîtrait.  Satisfaite, Iseult fila à la salle à manger, attrapa son sac à dos qu'elle jeta sur ses épaules, saisit sa gourde d'eau au passage puis sortit dehors, pieds nus.  Le soleil était si puissant que dès qu'il lui plomba le visage il lui fit plisser les yeux.  Rapidement, la jeune femme fila dans la forêt, sautillant ici et là pour éviter des obstacles trop pointus.  Iseult n'était pas fan de chaussures.  L'été, chez elle, elle se baladait un peu partout sans jamais rien porter.

Non loin du domicile d'Iseult se trouvait un petit lac isolé dans lequel se jetait une haute chute.  Iseult aimait beaucoup cet endroit.  C'était en quelque sorte un petit oasis de paix, un fabuleux petit coin de paradis.  Elle s'y rendait régulièrement, autant pour pêcher que pour s'y baigner, appréciant particulièrement aller nager sous la chute ou grimper sur les rochers pour plonger dans les profondeurs du bassin.  Très souvent, lors de ses périodes de pêche, elle y récupérait quelques jolies truites qu'elle s'autorisait parfois à manger sur place en les faisant griller sur le feu.  Depuis le temps qu'elle squattait la place, elle s'était jalousement aménagé un espace prévu à cet effet.  Des pierres grossièrement placées en cercle délimitaient l'emplacement du feu, des bouts de bois à moitié brûlés occupaient en continuité l'espace du milieu sauf les fois où Iseult demeurait plus longtemps sur place, soit jusqu'à ce que les braises s'éteignent complètement.

Aujourd'hui était un jour de congé.  Iseult avait donc tout son temps.  Dans son sac, elle avait apporté de quoi cuire et assaisonner son poisson sur place.  Il était extrêmement rare que la pêche soit infructueuse.  Confiante, Iseult était persuadée qu'elle allait avoir de quoi se mettre sous la dent une fois arrivée l'heure du repas.  Oh elle n'allait pas commencer à pêcher tout de suite, cependant!  L'après-midi était à peine entamé mais plus tard, ce soir, elle allait s'y mettre.  En attendant elle avait de quoi s'occuper; dans son sac se trouvait, à quelque part entre la salière, la poivrière et le petit coffre de pêche, un livre et une serviette.  Parce que, bien entendu, elle prévoyait se baigner et aussi se faire dorer au soleil! Subsistaient toujours à certains endroits de petites percées de soleil timides mais pas pour le moins chaudes qui chassaient efficacement les frissons que l'ombre ou l'eau fraîche du lac pouvaient apporter.

Quelque peu lunatique, Iseult songeait déjà, chemin faisant, à sa prochaine visite au lac.  Lorsqu'elle reviendrait, elle trimbalerait son violon.  Il y avait un moment qu'elle n'en avait pas joué en pleine nature. Le son était très différent au bord de l'eau puisqu'il se répercutait sur les rochers tout en se mêlant au fracas de la chute.  La tête dans les nuages, donc, Iseult ne vit pas tout de suite qu'un homme était étendu sur les berges.  Lorsque ses yeux tombèrent sur lui, la jeune femme s'arrêta brusquement.  Jamais auparavant elle n'avait croisé de gens à cet endroit.  Sur le coup, le fait de voir que son oasis de paix avait été violé la mit en colère mais quand elle s'aperçut que la silhouette de l'homme lui était familière, elle parvint à se calmer peu à peu.  En silence elle déposa son sac, sa canne à pêche et sa gourde sur le sol puis s'approcha à pas feutrés vers celui qu'elle croyait reconnaître.  Un gabarit du genre ne s'oubliait pas...

- Samuel...?

Soudainement très inquiète, Iseult se mit à avancer plus rapidement.  Il lui semblait que le petit ami de Rachel pleurait... Est-ce qu'il s'était blessé?  Pourquoi était-il étendu par terre?

- Samuel!

Malgré l'inquiétude qui teintait sa voix, celle-ci était étonnamment douce et apaisante.  Calmement, Iseult s'approcha de Samuel et déposa délicatement sa main sur son épaule.

- Samuel, es-tu blessé?  Tu t'es encore perdu?

Ses yeux survolèrent rapidement l'ensemble de son corps à la recherche de potentielles blessures mais ne découvrirent rien d'autre que quelques bleus ainsi qu'un bandage à son bras.

- Oh... ces marques...  et ton bras!  Qu'est-il arrivé à ton bras?  Attends, j'ai une trousse de premiers soins dans mon sac...  Reste étendu, ne bouge pas.

Elle n'osait pas le toucher, autant par peur de le blesser que parce qu'elle n'était pas nécessairement à l'aise avec les gens.  Avant de filer vers son sac pour récupérer sa trousse elle attendit qu'il s'adresse à elle, histoire qu'il lui raconte ce qui lui était arrivé.
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Leader Of The Broken Hearts (avec Iseult Jacobson)   Sam 24 Aoû - 17:09

L'âme en peine étendue sur le sol déversait un flot de larmes que jamais elle n'aurait soupçonné posséder. Désormais, il n'y avait plus aucun voile pour masquer ma tristesse, laissant mon visage exprimer sa douleur réelle plutôt que celle qu'il croyait à tort être en train de ressentir. Au lieu de me mentir à moi-même comme je ne cessais pas de le faire, je prenais conscience de l'évidence pure. Je souffrais terriblement et je devais tout faire pour trouver la force de l'admettre une bonne fois pour toutes. Sans cela, cette erreur n'aurait la force que de me faire souffrir et non pas de me guérir de mes blessures. Ces mensonges répétitifs n'avaient pour but que la protection de Rachel et l'oubli de la mienne en retour, car je vivais en échange un fléau que je ne parvenais pas à supporter. Pour se rendre compte du fait que le mot fléau ne ressemblait en rien à une exagération, il suffisait de voir mon anéantissement actuel. La personne étendue près de ces flots n'était qu'une pauvre âme inconsolable qui ne pouvait pas s'empêcher de pleurer. Ces larmes ne s'arrêtaient jamais de tomber, pas une seule fois.

Je laissais mon âme se faire dévorer par la plus grande tristesse jamais connue sur cette planète. Il m'était impossible de me défendre face à ce qui me traversait. C'était là le danger de la retenue, ce moment où on écartait secrètement une peine pour croire qu'on ne la ressentait plus du tout. C'était la plus horrible des erreurs à commettre en vérité, car le fait d'oublier la douleur parvenait à nous sauver de cette dernière mais seulement temporairement. En effet, quand on admettait par la suite la présence du problème, ce dernier nous frappait avec une fureur sans précédent. C'était exactement ce qui m'arrivait aujourd'hui. Devant Rachel je passais pour l'être fort et inébranlable mais je n'avais rien de cet être soi-disant surpuissant et parfait. J'étais au contraire fragile, même plus que n'importe qui en réalité. On m'imposait une importance prophétique que j'avais toujours refusé et ce fait me rendait vulnérable, sauf que je ne l'admettais pas tout le temps. Il n'y avait qu'en solitaire que je m'autorisais à évacuer ce que je gardais en moi. En compagnie de quelqu'un, le silence gagnait de nouveau du terrain, me transformant en cette chimère menteuse absurde. Parler de moi était une chose que je faisais que très rarement...un peu trop d'ailleurs.

Même ce bruit que j'avais pu entendre ne m'avait guère alerté. Il était désormais sûr que quelqu'un était en train de s'approcher de moi, mais mon corps restait toujours pétrifié dans cette position de statue mélancolique. L'identité de cette personne n'avait strictement aucune importance pour moi. Cela pouvait être n'importe qui, une présence autant bénéfique que maléfique, mais mon esprit n'allait jamais s'intéresser à elle. Pour le moment, cette personne n'était qu'un bruit et rien d'autre qu'un bruit. Ce n'était que des branches en train de se briser et non pas un cataclysme pour lequel je serais forcé de me lever. C'était comme si mon corps était fixé sur le sol, par la plus puissante des colles jamais fabriquée par les humains, et que même un colosse de plusieurs tonnes ne pourrait jamais me déloger de là. Mon cerveau voulait que mon corps reste allongé tout comme il voulait que je pleure, et je n'avais pas assez de force pour changer de volonté. Cette peine devait à tout prix être évacuée et sortir de ma tête, car je me voyais mal continuer d'exister avec cette douleur, mais à côté de cela je ne pouvais rien faire d'autre. Cette position fragile me mettait peut-être en danger sans que je ne le sache.

Je ne pus m'intéresser davantage à cette personne que lorsque je l'entendis me parler et prononcer mon prénom. Ce timbre de voix ranimait mes souvenirs. J'avais en effet l'impression de l'avoir déjà entendu, preuve qu'elle aurait été présente dans ma vie suffisamment longtemps pour que je m'en souvienne. Le déclic se fit lors de la seconde fois où elle prononça mon prénom et lorsque que je sentis sa main toucher mon épaule. Cette sensation je l'avais ressentie lors de mon arrivée ici, lorsque j'avais marché à l'aveuglette dans la ville pour ne plus être seule. J'étais tombé dans ses bras. C'était elle qui m'avait rattrapé. J'étais désormais absolument certain du fait que je venais d'être rejoint par Iseult par le plus grand des hasards, tout comme la première fois où nous nous étions rencontrés. C'était elle qui était en train d'analyser mon corps pour voir ce qui me mettait dans un état pareil. Deux rencontres hasardeuses ne pouvaient pas être qu'une coïncidence, pas vrai ? Ce n'était peut-être rien qu'une réunion comme une autre, mais moi j'y voyais quelque chose de plus important que cela, un fait qui put attirer mon intérêt et enclencher cette sortie brutale de mon mutisme. Les larmes tombaient encore de mes yeux, mais je n'étais plus immobile.  Même si j'étais encore étendu sur le sol, je venais en effet de relever la tête pour confirmer ce que j'avais déjà compris. Iseult était effectivement présente auprès de moi.

Au moment où elle se mit à évoquer la présence d'une trousse de premiers soins dans son sac, j'eus enfin la force de réagir pour lui parler.


- Sincèrement...c'est gentil à toi de vouloir me soigner. dis-je avec une voix extrêmement fragile. Pour être honnête avec toi...ce n'est pas réellement nécessaire. Même si les apparences prétendent le contraire, je ne suis pas blessé...du moins pas physiquement parlant en tout cas.

Ma blessure était d'ordre moral et Iseult pouvait facilement le remarquer en observant cette mine dévastée qui posait les yeux sur elle, encore étonnée de la voir ici aujourd'hui. Mes mains frottaient mes yeux pour tenter d'éponger mes larmes, mais ces dernières ne cessaient de tomber malgré tout. La tristesse que je ressentais était bien trop forte mais la présence d'Iseult m'avait aidé à me rendre compte d'une chose, une chose que je n'avais jamais pu admettre avant aujourd'hui.

- S'il te plait...peux-tu rester avec moi...? J'ai besoin d'aide. dis-je avant de fondre en larmes une nouvelle fois.

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MessageSujet: Re: Leader Of The Broken Hearts (avec Iseult Jacobson)   Jeu 5 Sep - 20:31

Toujours agenouillée près de lui, j'attendais qu'il m'explique ce qui lui était arrivé.  Ce qu'il me dit me rassura grandement, même si une légère inquiétude persista.  Les nouvelles étaient bonnes, Samuel n'était pas blessé physiquement.  Par contre, son moral semblait être au plus bas.  Si bas, en fait, qu'il ne parvenait pas à retenir ses larmes.  Sa figure demeurait barbouillée malgré ses mains qui tentaient d'éponger ses pleurs.  J'avais beau ne pas le connaître, enfin pratiquement pas, j'étais incapable de rester indifférente à sa détresse.  Tout en moi me criait de l'aider, de le soulager, de me dévouer pour lui faire retrouver son sourire. J'ignorais où se trouvait Rachel.  Était-ce son absence qui avait permit à Samuel de se libérer de sa peine?  Ou bien était-ce cette absence qui le rendait aussi malheureux?  Son état me fendait le cœur en deux.  Il m'était impossible de lui refuser de l'aide.  C'était une chance!  Car même si j'étais terriblement maladroite et inexpérimentée, je me sentais suffisamment solide pour le supporter moralement.

Lorsqu'il fondit en larmes, je ne pu faire autrement que de me rapprocher pour le toucher à nouveau à l'épaule.  Ce n'était pas un geste très assuré, cependant.  Hormis mon père, je n'avais pas réellement touché de gens puisque, de toute ma vie, je n'avais jamais eu de relations amicales ou amoureuses.  Comme je ne savais pas trop quoi faire, j'y allais à l'instinct.  Et mon instinct en cet instant me dictait qu'une légère caresse était sans doute la meilleure chose à faire.

- Oui, bien-sûr que je vais rester.

Ma main effleura timidement son épaule.  Je n'aimais pas voir Samuel pleurer et je me haïssais pour ne pas savoir comment me comporter avec lui.  J'avais l'impression d'être une nullité.  D'être une pauvre idiote attardée et terrorisée.  Pendant une fraction de secondes, j'eus l'envie de prendre mes jambes à mon cou et de m'enfuir en courant.  Mais je ne le fis pas.  Ce n'était pas moi, ça ne me ressemblait pas d'agir ainsi.  Toute ma vie j'avais souhaité qu'on se comporte ainsi avec moi, qu'on m'approche doucement, qu'on me parle à voix basse, qu'on me rassure, qu'on me démontre un peu d'amour.  Je n'allais pas faire comme tous ceux qui avaient volontairement été méchants avec moi.  Je n'allais pas les imiter.  J'allais agir avec Samuel comme j'aurais voulu que ces personnes agissent avec moi.  Calmement et gentiment.

- Et si tu me disais ce qui ne va pas?

Ah ce que j'étais maladroite!  Mais je persistais et signais.  Je ne me voyais pas faire autre chose que de le caresser doucement.  Parfois j'avais envie de le prendre dans mes bras mais je me retenais.  Pourquoi?  Je n'en avais aucune idée.  Je me disais que peut-être que j'allais le tenir tout contre moi plus tard.  Pour le moment, valait mieux m'en tenir à ce que j'étais à lui faire.

- Samuel...  mais qu'est-ce qui se passe?  C'est Rachel?  Il lui est arrivé quelque chose?

Pourquoi m'avait-il demandé de l'aide?  Un malheur était-il survenu?  En attendant sa réponse je poursuivais mes petites attentions, osant parfois m'aventurer jusque sur son bras.  À chaque va et vient, mes doigts effleuraient à peine le vêtement qu'il portait.  C'était tout juste si Samuel pouvait ressentir une pression sur lui.  Il me semblait que d'entretenir ce mouvement contribuait à le calmer légèrement.  J'ignorais si je me faisais des idées, mais j'avais l'impression que, peu à peu, mes touchers le réconfortaient.  Parfois j'avais envie de m'expliquer, de justifier ma maladresse puis tout à coup je me l'interdisais et me taisait par peur de paraître ridicule.  Étonnamment, le fait de toucher Samuel me faisait réaliser que je n'étais peut-être pas le monstre que tout le monde croyait que j'étais.  Que j'étais une humaine moi aussi, qui ne demandait qu'à aimer et être aimée.  En me demandant de rester auprès de lui, Samuel avait, en quelque sorte, contribué à cette réalisation.  Il avait, sans le savoir, fait tomber un des nombreux murs que je m'étais acharné à bâtir tout autour de moi.  Maintenant tout ce que j'espérais était de ne pas me faire rejeter.  Allez savoir pourquoi, déjà je savais que ça n'arriverait pas.  Samuel ne me semblait pas être quelqu'un de méchant.  Il était spécial.  Rachel me l'avait dit.  Elle n'avait pas précisé de quoi il s'agissait et à vrai dire je m'en contrefichais.  Samuel était spécial, peu importe de quelle manière, peu importe la raison.  Et je n'allais pas le laisser tomber.  Tant qu'il me demanderait de rester, j'allais demeurer avec lui.

- Chuttt...

Sans que je m'en aperçoive, ma main se retrouva sur son visage afin d'effacer calmement une larme qui était à rouler sur sa joue.  La peine de Samuel semblait sans fin.  Et ses pleurs me brisaient le cœur.
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Leader Of The Broken Hearts (avec Iseult Jacobson)   Ven 6 Sep - 21:52

En me fréquentant durablement, il était facile de se rendre compte de ma tendance à demeurer un peu trop renfermé sur moi-même, au point de dissimuler des secrets d'une complexité terrible. Depuis quelques temps, mon silence s'était aggravé à mesure que je découvrais de plus en plus d'information à mon sujet, sur cette vie que je croyais être la mienne mais qui n'était qu'un amas de mensonge. Ces découvertes avaient brisé une partie de moi-même et déclenché quelque chose de grave, dont Rachel n'avait pas connaissance. Actuellement, je souffrais d'un égarement puissant, et ce dernier concernait ma propre existence. Je ne savais plus trop où j'en étais, et surtout ce que je devais croire. J'étais conscient évidemment du fait que ces mensonges étaient nés uniquement dans le but de me protéger et que mes ennuis auraient été bien plus puissants et précoces si jamais j'avais eu connaissance de tout, mais cela n'empêchait pas la douleur d'exister. C'était un peu l'image d'un choc s'abattant sur mon crâne, un choc que j'avais encore du mal à accepter, et je ne pouvais exprimer cette douleur que lorsque Rachel n'était pas auprès de moi. Seule la solitude me laissait la possibilité de faire tomber ces larmes qui perforaient mon cœur. J'avais besoin de pleurer. Il m'était nécessaire d'exprimer ma peine, mais j'avais besoin de le faire en n'étant pas avec Rachel, car je n'avais pas envie de lui parler de mes découvertes pour le moment, pas tant que je n'arrivais pas à vivre avec tout cela. C'était de cela dont je croyais avoir besoin, ce fameux temps d'adaptation, mais Iseult m'avait fait comprendre que j'avais tort sur toute la ligne. Mon besoin siégeait dans l'accompagnement, de l'aide. J'avais besoin d'aide et j'avais demandé celle d'Iseult, pensant trouver en elle ce qui me manquait depuis tout ce temps et que Rachel ne pouvait pas offrir en se trouvant trop proche de moi.

Je ne pouvais pas réellement décrire ce que je ressentais mais je pouvais quand même affirmer malgré moi que j'avais donné ma confiance à Iseult. Ce n'était que la seconde fois que je la voyais mais c'était assez pour ma conscience pour croire pouvoir compter sur elle. J'étais bien conscient que l'idée d'expliquer tout ceci avec des paroles tangibles et surtout intelligibles était impossible à réaliser mais c'était pourtant la vérité. Il y avait un truc qui s'était passé entre nous, la première fois que je l'avais vue, peut-être était-ce au moment où j'avais chuté dans ses bras ou même avant simplement en la voyant, mais j'avais perçu qu'elle était digne de confiance, sans pour autant me sentir capable de l'expliquer. Si je lui avais demandé de rester auprès de moi, c'était pour cette raison. Je sentais tout au fond de moi qu'elle pourrait me fournir cette aide que je recherchais. Rien qu'à l'instant où elle avait touché mon épaule, j'avais compris qu'elle allait être là pour moi et ce fait me soulageait un peu, même si le poids démesuré de mes larmes m'empêchait de le montrer avec sincérité. Seule ma douleur demeurait perceptible. C'était la seule chose que je pouvais montrer. Le positif dans l'histoire était encore bien trop réduit pour prendre le dessus sur mes larmes, cette trop intense crise de tristesse qui me torturait en profondeur. C'était juste trop dur pour moi d'arrêter de pleurer car je ne pouvais pas m'en empêcher. Les larmes étaient plus fortes que tout le reste de mon corps et cela m'empêchait d'ailleurs de parler pleinement à Iseult, qui enchaîna les questions les unes après les autres pour tenter de décoder la nature du malheur qui m'accablait. Moi, en échange, je ne disais rien. Les larmes affectaient mes cordes vocales et m'empêchaient d'émettre l'ombre d'un seul et unique son. Même chuchoter me semblait impossible. Je n'arrivais simplement pas à parler parce que je ne pensais qu'à pleurer. La douleur était plus forte que ce que je pensais.

J'avais beau prendre une inspiration profonde, ouvrir la bouche, et faire tous les efforts possibles dans le but de pouvoir parler à Iseult mais je n'y arrivais pas. Ma gorge me serrait et me procurait des douleurs insoutenables me rendant littéralement muet sans que je ne puisse faire quoi que ce soit contre cela. J'étais piégé et bloqué à un point que je n'aurais jamais pu prévoir. Pour montrer que j'avais un problème, je déposais ma main sur ma gorge, sans tenter de tousser pour éviter de me bloquer encore davantage. Par chance, je fus assez lucide pour me rappeler que j'avais apporté une bouteille d'eau, que je me mis à chercher avec ma main droite avant de pouvoir enfin la saisir et boire un peu d'eau. Si je voulais pouvoir parler à Iseult, il fallait à tout prix que je parvienne à me calmer, sinon jamais je n'allais y arriver. En étant présente à mes côtés, Iseult parvenait à m'aider. Avant son arrivée, je n'étais pas prêt à m'arrêter de pleurer. Je voulais expulser mes larmes sans penser à moi. Iseult m'avait permis de songer que je souffrais en laissant évacuer tout ce flot de larmes, cette peine sans fin que je ne parvenais pas à supporter. Iseult essuyait même ces sanglots qui coulaient le long de mes joues. Son aide me touchait.

Au bout d'un moment, je me sentais enfin capable de parler. Ma voix était faible et surtout brisée par la fragilité de mes cordes vocales, même si ce fait n'allait sans doute n'être que passager. Mon premier mot fut le suivant :


- Merci...

La douleur était encore là mais cette dernière s'était suffisamment estompée pour me laisser parler. Ma voix allait sans doute être fragile durant un petit moment mais j'étais au moins capable de déballer ce que je ressentais.

- En fait...j'ai...récemment fait une découverte, à mon sujet, une trop grosse découverte...et j'ai du mal à l'encaisser. Je n'en ai pas parlé à Rachel justement parce que j'ai encore du mal...à vivre avec ça. Elle sait déjà que je suis spécial, mais peut-être que cette révélation sera la goutte de trop... C'est déjà un miracle si elle reste avec moi après tout ce que je lui fais endurer avec mes particularités, mais aussi les problèmes qu'elles entrainent.

Je m'étais peu à peu redressé pour m'asseoir correctement. Cette fois-ci, je regardais Iseult, avec quelques larmes tombant encore de mes yeux mais en une masse moins importante.

- Mon esprit s'y perd et je tourne en rond. Je ne sais pas ce que je dois faire...je suis réellement perdu entre les différentes possibilités qui s'offrent à moi : lui dire...ne pas lui dire...ou bien essayer d'en apprendre plus avant de savoir si je dois lui dire. Tout cette complexité me fait peur. Elle est proche de moi, vraiment très présente dans ma vie et j'ai peur que le fait de l'impliquer ne soit la goutte d'eau faisant déborder le vase et qui l'inciterait à me quitter ou bien qui la mettrait en danger. Cet égarement me fait vraiment souffrir et ça m‘empêche justement de bien adhérer à la gravité de ma découverte. Je me pose bien trop de questions en fait…

Après l'émission d'un soupir, j'ajoutais ceci :

- Je donnerai tout pour n'être qu'une personne ordinaire...ça m'enlèverait bien des soucis...vraiment…

Et ce souhait était sincère…mais malheureusement irréalisable.

Il m’arrivait souvent de penser à ce que serait devenu ma vie si j’étais resté quelqu’un de normal, un être sans pouvoir. La complexité de ma vie actuelle me perdait. Peut-être que sans pouvoir et sans rien du tout j’aurais pu vivre une existence potable…et encore ce n’était même pas sûr. Je ne pouvais malheureusement que rêver à cette existence humanisée que je n’aurais jamais. J’étais le fils du fondateur familial, l’être de qui je tenais mes pouvoirs. Il était impossible d’être humain à la vue de ma provenance, mais je pouvais toujours rêver…non ? Rêver était agréable, mais quand cela concernait l’allure de ma vie, ces rêves se teignaient de regrets horribles.


- Iseult…que dois-je faire…?

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MessageSujet: Re: Leader Of The Broken Hearts (avec Iseult Jacobson)   Lun 30 Sep - 13:08

Il m'était difficile de découvrir ce qui n'allait pas chez Samuel car chacune de mes questions demeurait sans réponse.  Cela n'aidait en rien à diminuer mon niveau d'inquiétude et encore moins à résoudre la cause de ses pleurs.  Moi qui était déjà très maladroite et surtout inexpérimentée dans ce genre de situation, je me retrouvait complètement décontenancée devant son attitude muette et si triste.  Je voyais bien que Samuel tentait de communiquer avec moi mais aucun mot ne daignait s'échapper de sa bouche.  Pourtant ce n'était pas par faute de ne pas faire l'effort!  Il n'était pas difficile de voir les efforts qu'il fournissait mais malheureusement, il n'y parvenait pas. Sa main sur sa gorge n'augurait rien de bon; est-ce qu'il éprouvait des soucis pour respirer?  J'étais pétrifiée!  Qu'est-ce qu'il fallait que je fasse?

- Samuel... j'ignore quoi faire!

Je le vis chercher quelque chose à tatillon avec sa main droite.  Je n'eus le temps de me déplacer pour l'aider dans ses recherches que déjà il ramenait vers ses lèvres une bouteille d'eau qu'il but à peine avant de poursuivre son silence inquiétant.  Puis j'eus enfin droit à un mot, durement prononcé et ce, d'une voix extrêmement brisée.

- Tu n'as pas à me remercier voyons...  Dis-moi plutôt ce qui se passe!

Je ne le touchais plus, maintenant.  Samuel s'était redressé et j'écoutais attentivement ce qu'il avait à me raconter.  Dans son discourt, j'entendis le mot "spécial".  Rachel l'avait utilisé pour l'en qualifier alors que nous étions à sa recherche et ce fait m'avait marquée.  Avec ce que j'entendais, les doutes que j'entretenais sur les capacités hors normes de Samuel étaient à peu près confirmés.  Rachel savait déjà... et elle l'adorait!  Je n'étais pas convaincue qu'elle allait rejeter son amoureux en apprenant quelque nouvelle que ce soit.

- Samuel...  Je ne vous connais pas beaucoup, Rachel et toi.  Je pourrais même dire que je ne vous connais pas du tout!  Mais certaines choses que l'on voit ne trompent pas.  Tu dois déjà t'en douter mais... quand nous étions à ta recherche, Rachel était très inquiète...  Je l'ai vu dans ses yeux et dans ses larmes, je l'ai perçu dans le timbre de sa voix, dans ses gestes et même dans son souffle... Elle t'aime tellement!  Souviens-toi de vos retrouvailles, de sa main sur ta joue, de ses pleurs, de son baiser...  Il est évident que peu importe les épreuves que vous devrez traverser, Rachel sera toujours là pour toi.  J'ignore ce que tu as appris, ça semble être difficile à digérer, si je puis dire ainsi... mais je ne pense pas me tromper en affirmant que ton amoureuse ne t'abandonnera pas.

Les larmes continuaient de chuter de ses yeux et ça me brisait le cœur.  Samuel était profondément bouleversé et moi, toute maladroite que j'étais, je demeurais figée comme une statue à le fixer tristement, hésitant à le prendre dans mes bras pour le consoler par peur de le troubler davantage qu'il ne l'était déjà.

- J'aimerais pouvoir t'aider... je ne sais pas quel est cette terrible nouvelle qui t'affecte tant...  Mais je sais que tu ne dois pas avoir peur d'en parler avec Rachel.  Par contre je comprends ta peur de la mettre en danger.  Tu l'aimes et tu souhaites la protéger, tu ne veux pas qu'il lui arrive de mal... C'est normal...

Je le regardais intensément avant de poursuivre :

- Crois-moi, moi aussi je donnerais tout pour...

Je me tus brutalement, ravalant mon "n'être qu'une personne ordinaire", le remplaçant difficilement par ces mots :

- … pour une vie sans soucis.

Je déglutis de travers.  J'avais failli lui dévoiler le secret qui avait détruit ma vie et qui continuait de le faire.  Pourquoi...?  Les mots s'étaient bousculés pour sortir et pourtant, je ne connaissais nullement cet individu.  Peut-être était-ce parce qu'il était spécial, un peu comme moi, que j'avais frôlé de lui faire cette confidence.

Heureusement je parvins à me ressaisir et à ramener toute ma concentration sur Samuel sans que cette petite hésitation ne paraisse.  Le pauvre était désemparé et moi je n'avais aucune idée de comment me comporter.  C'était là un des nombreux inconvénients de mon mode de vie en tant que "recluse de la société".  Oui car comme je n'avais aucune relation avec le public, j'avais zéro aptitudes à échanger avec les gens... et donc j'étais une nullité pour conseiller et consoler mon ami.  Enfin... celui avec qui j'étais à discuter...

- Peut-être que tu pourrais prendre le temps d'assimiler cette nouvelle qui te bouleverse tant... et qu'après tu pourrais lui en parler?  Ça m'a l'air récent, prends le temps de t'y adapter...

Je lui fis un sourire gêné avant de porter mon attention sur la chute non loin de nous.  Cet endroit m'apaisait beaucoup, peut-être qu'il allait avoir le même pouvoir sur Samuel... en attendant, j'allais rester auprès de lui pour l'écouter, s'il souhaitait encore discuter avec moi.
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Leader Of The Broken Hearts (avec Iseult Jacobson)   Mer 2 Oct - 20:27

Pour n'importe qui, même les rares personnes me connaissant davantage que les inconnus, il était difficile d'imaginer à quel point la dernière découverte en date m'avait bouleversé. Ce cauchemar dans lequel j'avais été conduit ce jour-là m'avait montré la véritable facette de mon existence, une facette que j'aurais aimé ne pas découvrir. Ma vie me convenait telle qu'elle était. Elle était de plus en plus complexe mais j'avais une certaine base à laquelle je pouvais m'accrocher. Cette base, je ne la possédais plus désormais. Celui que je croyais être mon père n'était qu'un gardien chargé de me protéger et celui qui était responsable de ma naissance n'était autre que l'immortel en charge de la création de la famille Langster. Cette nouvelle en plus de ma destinée particulière était assez dure à avaler pour moi. Peut-être qu'un simple être lambda en tant que père aurait été acceptable pour ma conscience, mais je ne pouvais que le supposer. Ces découvertes s'étaient imposées dans ma vie. Je n'avais pas le choix. Que je le veuille ou non, j'étais obligé de vivre avec toute cette histoire. C'était ma vie et je ne pouvais pas la changer. J'étais un des rares êtres avec toute sa vie écrite par avance. C'était injuste...car je rêvais de vivre une vie que je pourrais dessiner par moi-même et non pas quelque chose dont le script était écrit par avance par le plus grand conteur d'histoires de cette planète, un Dieu auquel peu de personnes parvenaient à croire et dont moi je doutais de son existence en vérité. Je ne voulais que survivre et rien d'autre que cela.

J'avais vécu énormément de douleurs dans mon existence, mais je n'arrivais pourtant pas à m'habituer à celle-ci. Ces multiples découvertes m'avaient réellement chamboulé et je ne parvenais pas à les accepter pour le moment. Au fond, ces nouvelles étaient peut-être un peu trop récentes pour que je parvienne à vivre avec leur poids. Le temps allait peut-être me délivrer de ces douleurs à la longue. Iseult était la première personne face à laquelle je parvenais à admettre la présence de ma souffrance. Peut-être était-elle la personne qui allait me permettre de me délivrer de tout cela et d'enfin accepter la nature réelle de mon souci. Au final, c'était sans doute la solution à mon problème : apprendre à me confier à quelqu'un et ne plus garder ma peine rien que pour moi. Peut-être était-il temps que je parle...mais il fallait que je parvienne à trouver le courage d'enfin mettre des réels mots sur la description de ma peine et les dire à Iseult. Il le fallait vraiment...c'était pour mon bien. Je devais juste prendre une intense respiration et prendre le temps de tout dire. Je devais vraiment tout dire...absolument tout dire...mais j'avais du mal à parler de quoi que ce soit... C'était dur pour moi.

Je me contentais simplement d'écouter les paroles d'Iseult, tous ces doux conseils qu'elle prenait le temps de me donner. C'était très gentil à elle de vouloir tout faire pour m'aider. Son attention me touchait énormément...et je voudrais la remercier pour tout ce qu'elle faisait, mais j'étais devenu muet de nouveau. Je me contentais de l'écouter, le regard humidifié. Mes larmes s'étaient estompées mais mes yeux demeuraient encore fragilisés par mon intense crise de tristesse. La mesure même de ma douleur ne pouvait pas être descriptible par des paroles tangibles. Seule la cause l'était, encore faudrait-il que je parvienne à avoir la force de le faire.


- Iseult...je...

J'aimerais lui parler...mais je ne savais vraiment pas comment m'y prendre. Il suffisait d'entendre le son de ma voix. Je puais l'hésitation profonde.

- Iseult, je pense avoir pu saisir ce dont j'ai réellement besoin. J'ai d'ailleurs pu le comprendre justement grâce à vous, à votre discours...en vous écoutant me parler, avec la gentillesse qui est la vôtre. Je crois en fait que le meilleur moyen pour moi de bien me remettre de tout cela est justement de parler de ce qui ne va pas. Mais...j'hésite...j'hésite énormément. En vérité, je ne sais pas vraiment si vous êtes ouverte à ce genre de révélation. Je pense...non je suis sûr que je peux vous faire confiance, mais je ne sais pas si vous pouvez tout encaisser...tout entendre, car c'est vraiment compliqué, tout comme mon existence toute entière en vérité. A chaque fois qu'un secret pèse sur ma conscience, j'ai toujours peur de m'imposer...et de mettre par conséquent en danger quelqu'un. Dans mon existence, j'ai tellement vécu de choses étranges...et surtout trop douloureuses, uniquement parce que je suis une personne sérieusement étrange...de spécial. Je ne veux vraiment pas faire souffrir les gens que j'aime. Je veux simplement les protéger. C'est ma plus grande peur, depuis toujours...depuis la toute première personne que j'ai perdue dans mon existence. J'ai toujours peur de tout faire déraper, et d'en perdre d'autres. Par le passé, cela m'est déjà arrivé à plusieurs reprises. Je n'ai pas envie que cela recommence encore, et encore moins avec toi...enfin si tu m'autorises à te tutoyer...et si tu veux bien m'écouter pour ce que j'ai à dire...

Du bout de mes doigts, je cherchais à attraper une fiole en verre parmi celles que j'avais planquées dans mon sac, mais j'eus la mauvaise surprise de toucher des bris de verre à la place d'une fiole entière, et de découvrir d'autres choses brisées. Ce mauvais contact eut pour effet d'entailler ma main, une entaille pas ridicule du tout tant qu'à faire. Cette irruption de malchance avait quand même réussi à me blesser, d'une façon assez intense.

- Mais...mais qu'est-ce que...mais...mais...

J'étais pris de panique, tout d'un coup, sans être capable d'expliquer les raisons de ma peur. Je savais juste que j'étais effrayé mais je ne pouvais même pas dire pour quelle raison. Pour cela, je devais déjà comprendre ce qui venait de se passer. Malgré les mains tremblantes, je pris le temps de vider l'intégralité du contenu de mon sac, découvrant avec stupeur que toutes les choses réputées comme étant fragiles s'étaient brisées, les unes après les autres, pour une raison que j'ignorais complètement. Peut-être avais-je un peu trop maltraité mon sac en me focalisant sur ce corps que j'avais déposé devant les flots de ce lac et non sur la pauvre chose que j'avais limite jeté sans faire gaffe.

- Du sang...encore du sang...encore et encore...

Je ne me sentais pas très bien...et cette idiote blessure tombait sérieusement mal. L'entaille accentuait cette panique qui avait pu naître en moi, et je ne parvenais pas à calmer cette dernière. La perspective de voir ma lumière s'activer pour guérir ma main n'arrangeait pas mes affaires. Il était temps ainsi que je montre à Iseult à quel point j'avais confiance en elle.

- Iseult...j'ai confiance en toi...confiance au point de te montrer ceci...en espérant ne pas te faire peur.

Je lui tendais ma main tremblante avant de lui dire ceci.

- Iseult...ce que tu vas voir maintenant...est l'une des particularités que je possède...ce qui m'a rendu différent. Je prie tellement pour que cela n'inspire pas de la peur chez toi...je prie sincèrement.

Comme prévu, une intense lumière bleue s'échappa de ma main et referma peu à peu mon entaille. J'étais guéri, mais j'avais peur de la réaction d'Iseult. Allait-elle accepter ce pouvoir ou bien me prendre pour un monstre ? J'avais vraiment peur de ce que Iseult risquait de me dire.

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MessageSujet: Re: Leader Of The Broken Hearts (avec Iseult Jacobson)   Lun 7 Oct - 17:49

Samuel était redevenu silencieux.  Il ne pleurait plus mais son visage demeurait marqué par la tristesse et l'inquiétude.  Il m'avait écoutée sans dire un mot, sans perdre cette expression de tracas intense qui marquait sa figure. En quelques occasions je l'avais observé du coin de l'oeil tandis que je m'adressais à lui, en d'autres j'avais fixé la chute non loin de nous, compatissante pour cette terrible douleur qui accaparait tout son esprit.  Je n'avais jamais vu d'homme pleurer et de voir Samuel dans cet état me bouleversait.  N'ayant jamais fréquenté qui que ce soit je demeurais pétrifiée devant la situation, incapable de réagir adéquatement.  Cela me frustrait, bien entendu, et contribuait à créer un stress que je n'appréciais guère puisque comme j'ignorais quand mon pouvoir pouvait se manifester, dès qu'un changement survenait dans mon mode de vie je commençais à paniquer, trop craintive que j'étais que ma télékinésie refasse surface contre mon gré et que, involontairement, je blesse les gens qui se trouvaient près de moi.  Pour le moment je restais calme, ce qui était bien, mais mon coeur battait quand même à tout rompre.  Je souhaitais aider Samuel mais j'ignorais comment faire.  Je lui avais bien soufflé quelques mots d'encouragement et de réconfort, oui, mais sans plus.  Et puis ça avait été inutile puisqu'il n'avait pas réagit, preuve que l'effort que j'avais fourni dans cette tentative de le rassurer avait été des plus minables.  Je me maudissais pour ne pas savoir quoi faire.  J'étais limite à partir en courant pour m'évader de cet endroit et ainsi éviter une catastrophe. J'étais nulle et inutile.  Valait mieux que parte!

J'allais le faire quand tout à coup Samuel prononça mon prénom, hésitant fortement avant de poursuivre.  J'étais absolument persuadée qu'il allait me dire de m'en aller, qu'il souhaitait demeurer seul pour réfléchir mais ce ne fut pas le cas.  Samuel se demandait plutôt si j'avais les qualités requises pour avoir droit à sa révélation.  Je ne pouvais pas le blâmer pour cette interrogation.  Après tout, nous ne nous connaissions pas du tout... mais je devais avoir une tête rassurante parce qu'il finit par déduire qu'il était capable de me faire confiance.  En entendant ceci je ne pus que lui décrocher un sourire timide et content.  D'entre ses lèvres s'échappa ensuite un discourt qui à la fois me rassura et m'inquiéta.  Il me rassura parce qu'il me confirma que j'avais bien agit en tentant de le rassurer mais il m'inquiéta parce qu'il appuyait sur le fait que mon nouvel ami était gravement en détresse et qu'il avait impérativement besoin d'aide.    Mon sourire timide se cassa en entendant la suite de ses propos très tristes et très intenses.  Je me reconnaissais en partie dans les dires de Samuel, spécialement lors qu'il évoquait sa peur de mettre des gens en danger.  Tout comme moi il avait vécu des choses étranges et douloureuses, avait perdu des personnes qui lui étaient fort probablement très chères.  C'était le karma des spéciaux, bien souvent et comme Samuel l'était, sa vie était loin d'être simple.  En moi, une petite voix me hurla qu'il fallait que je reste pour lui apporter mon soutien, peu importe la manière de m'y prendre.  Je ne pouvais pas rester plantée là à ne rien faire.  Je devais l'aider.

- En t'écoutant parler je me suis reconnue dans plusieurs de tes propos.  Je sais qu'on ne se connaît pas beaucoup mais, bizarrement, je ressens la même chose que toi tu ressens envers moi.  Il y a une espèce d'aura autour de toi qui m'apaise et me rassure.  Sans savoir pourquoi, je sens que je peux te faire confiance.  Peut-être est-ce cela que tu ressens toi aussi...

Qu'est-ce que j'oubliais?  Ah oui!

- Oh et bien-sûr que tu peux me tutoyer... je le fais déjà avec toi depuis un moment, enfin... depuis notre première rencontre il me semble...

Je le vis fouiller dans son sac à la recherche de je ne sais quoi, puis soudainement son visage arbora un air à la fois surpris et paniqué.

- Quoi... Quoi?

Je le dévisageais, incertaine et très inquiète.  Samuel ne disait pas un mot, demeurait effrayé et paniqué.  Sa main -qu'il avait retirée de son sac- était couverte de sang.

- Samuel!  Tu es blessé!

Il n'avait pas l'air de bien aller, tout à coup et ça ne me rassurait guère.  Finalement, peut-être que ma trousse de premiers soins allait servir...

- Du calme, du calme!

Il paniquait, c'était évident.  Bon sang mais qu'est-ce qui s'était passé pour que cette blessure survienne?  Qu'est-ce qu'il avait dans son sac?  Des couteaux?  Des centaines de lames de rasoir?  Il lui fallait des soins de toute urgence!  Lorsqu'il me dit avoir confiance en moi, puis qu'il évoqua sa crainte de me faire peur je me tus, encore plus inquiète qu'auparavant.

- Mais...

J'étais à moitié relevée, mes mains tendues vers lui, prêtes à cueillir la sienne afin de l'examiner de plus près.

- Je ne comprends pas...

Je vis sa main tremblotante se déplacer vers moi alors qu'il m'expliquait ce qui l'avait rendu différent des autres.  Mes yeux se posèrent sur sa blessure que je ne demandais qu'à soigner.  Je voulais arrêter le sang qui s'en échappait, je voulais faire cesser la souffrance morale et physique qui enveloppait mon ami.  J'y étais presque, j'étais à deux doigts de tenir sa main dans les miennes pour la panser quand tout à coup une très forte lueur bleutée s'échappa de sa plaie, la refermant du coup, effaçant toute trace de blessure grâce à son intense rayonnement.

- Oh mon Dieu!

Une de mes mains se plaqua sur ma bouche juste après que j'aie crié de stupeur et de surprise.  La lumière qui s'était échappée de la blessure de Samuel m'avait à ce point secouée que j'avais reculé par simple et stupide peur de la nouveauté.  Il ne me fallu environ cinq secondes pour reprendre mes esprits.  Je comprenais maintenant pourquoi Samuel avait évoqué la peur et la confiance.  Lentement, je pris une grande inspiration.

- Samuel je... est-ce que je peux voir...?

Je n'attendis même pas son accord.  Spontanément je cueillis délicatement sa main alors que je m'approchais de lui tout doucement.  Je voulais l'analyser, l'effleurer, constater qu'il n'y avait bel et bien plus aucune trace de coupure.  Précautionneusement, mes doigts cheminèrent sur la peau précédemment entaillée, captèrent sa chaleur et sa douceur, me confirmèrent que mon ami était complètement guérit.

- C'est extraordinaire... Je n'avais jamais vu cela auparavant....

J'avais chuchoté sans cesser de caresser avec beaucoup de douceur la paume et les doigts de Samuel.  J'étais fascinée, j'étais émerveillée et surtout très intéressée.  Ce qui s'était produit était d'une beauté inimaginable.  Cette lumière bleue qui était apparue et qui avait refermé sa blessure venait de marquer ma mémoire à jamais.  Un don de cette envergure était inestimable.  Je l'enviais énormément.

Tout à coup, prise d'une gêne immense, m'apercevant que je tenais toujours sa main comme si elle m'appartenais, je me confondis en excuses.  J'avais soudainement peur que Samuel se sente comme une attraction de foire si je ne cessais pas de l'admirer et de m'épater devant son exploit.  Un faible "pardon" fusa d'entre mes lèvres alors que je lâchais presque brutalement sa main en ôtant les miennes très rapidement.

- Pardon... pardon.  Ça va aller maintenant?   Tu vas bien?

Subsistait encore quelques traces de sang hormis l'endroit où l'entaille avait été refermée.  Ce fait m'amena à me remémorer sa réaction lorsqu'il avait extirpé sa main de son sac...  Le commentaire qu'il avait lâché à propos du sang n'avait pas été dédié qu'à sa blessure.  J'étais persuadée qu'en la balançant, Samuel avait eu en tête bien d'autres événements où du sang avait coulé.  Des événements comme une bataille, un combat ou une peut-être même une guerre...  Je n'aimais pas ça...  Pas du tout!

- Viens on va nettoyer tout ça...

Je pris Samuel par la main afin de l'attirer plus près de l'eau.  Ma paume bien remplie, j'en fis dégoutter sur sa peau juste avant de la frotter délicatement, geste que je répétai jusqu'à ce qu'il ne reste plus une trace de rouge sur sa main.  Je m'étonnais d'agir ainsi, je me découvrais sous un tout autre angle.  Jamais je n'avais osé toucher quelqu'un de cette manière auparavant et je devais m'avouer que ça me faisait sacrément de bien!  Ça me rendait plus... humaine.  Ça me prouvait que j'étais capable de faire du bien, pas que du mal...
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Leader Of The Broken Hearts (avec Iseult Jacobson)   Mer 9 Oct - 0:36

Tenter de caractériser la nature exacte de ce qui m'attirait vers Iseult était clairement une mission impossible. Elle ne faisait pas partie de ma vie depuis si longtemps, mais j'avais pourtant l'impression de la connaître depuis des années. En fin de compte, me lier à Iseult n'avait pas pris si longtemps que cela. Il s'agissait en quelque sorte d'un lien naturel, une confiance évidente à donner. Je ne connaissais pas énormément Iseult mais j'avais déjà confiance en elle. Elle avait un petit quelque chose, dans son regard ou bien sa manière d'être, qui me montrait que je n'avais pas à me méfier d'elle. Cet apaisement naturel me faisait du bien. Je n'avais pas eu envie de fuir, de partir en courant uniquement parce que j'avais peur de dévoiler des aspects de mon être à une personne inconnue. Sans réellement faire attention, j'avais accompli un geste d'imprudence énorme, en maltraitant mon sac et en brisant par conséquent tous les flacons prisonniers à l'intérieur de ce dernier. Cette coupure me perturbait sérieusement. Déstabilisé, je n'avais plus une maîtrise parfaite de mes moyens, mais j'avais tout de même envie de faire confiance à Iseult, de croire qu'elle serait capable d'adhérer à ma différence, d'accepter mon secret et de ne pas avoir peur de moi. Je voulais ainsi donner une chance à notre relation, de pouvoir ainsi compter sur quelqu'un de confiance. C'était pour cette raison que j'avais tendu ma main toute tremblante vers Iseult. Je souhaitais qu'elle la saisisse et qu'elle assiste à ma guérison. Je tentais le tout pour le tout, sans avoir peur de quoi que ce soit. Je voulais qu'elle voit ce don. Je voulais qu'elle me connaisse bien davantage que le jour où je m'étais effondré dans ses bras, le jour de notre toute première rencontre.

Bien évidemment, je n'avais en aucun cas la garantie qu'Iseult puisse m'accepter directement sans émettre l'ombre d'une seule et unique réserve. J'étais en vérité sérieusement effrayé d'ailleurs par l'idée de recevoir la réaction contraire et qu'elle puisse ainsi avoir peur de moi et me considérer comme un monstre. Malgré cette peur, je parvenais à caresser le doux espoir de pouvoir percevoir d'elle l'acceptation tant attendue. Je me sentais en confiance avec Iseult. Je me sentais bien mieux, et surtout capable de lui dévoiler le poids qui déchirait actuellement mon cœur. Il n'y avait qu'une seule chose capable de me dire si je pouvais lui dévoiler sans retenue tout ce que j'avais sur le cœur, absolument tout. Il s'agissait justement de la réaction qu'Iseult allait avoir en découvrant que j'étais capable de me guérir. Je voulais en quelque sorte savoir si elle était capable d'accepter ce que j'étais avant de faire d'elle une confidente sur laquelle je pouvais compter. Ce n'était pas très honnête de tester une personne avant de lui faire définitivement confiance, mais Iseult en valait la peine. Je croyais réellement en elle. J'avais en quelque sorte la certitude d'être tombé sur une personne de confiance et je voulais confirmer à tout prix cet état de fait, à tout prix... Savoir que je pouvais compter sur elle pourrait me consoler et me faire un peu de bien. Il fallait juste continuer de prier pour que ça arrive effectivement. Le verdict était proche. La guérison avait tardé avant d'arriver mais j'avais senti l'arrivée de cette lumière, cette lumière bleue qui s'échappait toujours de mes blessures pour pouvoir les gommer et me permettre de me sentir mieux, cette lumière bleue qu'Iseult allait voir. J'espérais vraiment que ce qui allait arriver n'allait pas détruire ces belles paroles entre nous, ces belles paroles qui me montraient ces points communs qui semblaient nous unir tous les deux. Je venais à peine de la rencontrer, mais j'avais la certitude de ne pas vouloir la perdre.

Dès l'instant où la lumière s'estompa intégralement, je me mis à attendre impatiemment une réaction de la part d'Iseult, une réaction me montrant ce qu'elle pensait sincèrement de ce don dont elle venait d'assister à son fonctionnement pur. C'était pour cette raison que je ne parlais pas tant qu'elle ne le faisait pas. Je voulais d'abord qu'elle me dise ce qu'elle pensait de ce qu'elle venait de voir avant de m'exprimer. Quand je vis Iseult mettre l'une de ses mains sur sa bouche, je vis cette expression de surprise prévisible à la vue de ce que je venais de lui annoncer. J'espérais juste que l'irruption de ce genre de don n'allait pas être une mauvaise surprise. Je voulais juste partager mon pouvoir avec elle, et non pas l'effrayer en lui montrant d'elle une image contraire de ce que j'étais réellement. Je ne pouvais que compter sur l'ombre de mes prières silencieuses, en espérant obtenir le résultat positif que je souhaitais tant obtenir. Au départ, je ne savais pas trop quoi penser de la réaction d'Iseult. J'avais pu percevoir la surprise qui avait pu noyer son regard, mais je ne savais pas si c'était un bon signe ou un mauvais. J'étais sérieusement perdu. Elle me demanda tout d'abord de revoir ma main, sans doute pour être sûre de ce qu'elle venait de voir. Sans attendre mon accord, elle cueillit délicatement ma main et je sentis ses doigts parcourir délicatement la paume de cette dernière. Peu à peu, le visage d'Iseult se dérida. Je vis ainsi la nature de sa réaction, ce que la vision de ce pouvoir lui faisait. Elle semblait accepter mon pouvoir. Cela me soulageait réellement de savoir qu'Iseult était capable d'accepter ce que j'étais. Cela me soulageait d'un poids qui m'avait torturé jusqu'à présent. J'avais désormais la certitude que je pouvais compter sur Iseult. Je ne m'étais jamais méfié d'elle et j'avais désormais la preuve que j'avais raison, une preuve irréfutable, et cela me faisait beaucoup de bien d'être sûr de l'intégralité de mes pensées.


- Tu n'as pas à t'excuser Iseult, loin de là.

Après une maigre pause, j'ajoutais ceci :

- Ce regard, dans lequel je plonge me rassure énormément. A tes yeux, je n'ai pas l'air d'un monstre... et tu ne peux pas savoir à quel point ça me soulage. Je sentais au fond de moi que je pouvais te faire confiance, que je n'avais pas à me méfier...et j'ai voulu ainsi te montrer ma guérison, l'une des choses qui me rend particulier. Je suis plus spécial que ceux qui sont spéciaux alors c'est pour ça que certaines personnes malhonnêtes s'intéressent à moi. Je suis un peu trop...spécial...et ça ne plait pas à tout le monde, surtout à la vue de mon destin et de ce que je dois faire pour ce monde.

Je restais vague concernant mon destin. Déjà que je venais de lui avouer que j'étais une personne dotée de pouvoirs, lui annoncer les raisons de mes différences serait sans doute la nouvelle de trop, surtout que cette dernière me perturbait déjà personnellement. Iseult était remplie d'attentions pour moi, des attentions qui me touchaient énormément.

- Merci...merci pour tout. Physiquement je me sens mieux. Moralement ce n'est pas encore tout à fait le cas, mais ça va passer...j'en suis sûr.

Elle prit le temps de nettoyer le sang superflu en trempant ma main dans de l'eau. Ce déchet subsistant après le départ de ma blessure commençait alors à s'évaporer. Iseult agissait avec moi par une intense douceur. J'étais vraiment touché par la façon qu'elle avait de me traiter. Je me sentais en quelque sorte en sécurité en sa compagnie, une réaction bien meilleure que la panique qui s'était emparée de moi tout à l'heure. Iseult parvenait à elle seule à effacer toutes les craintes qui me torturaient sans interruption. Elle était...incroyable et il fallait à tout prix que je lui dise

- Iseult...tu es une personne magique. Cette panique que j'avais, en voyant le sang...tu l'as effacée. Je me sens en sécurité en ta présence. Vraiment..merci...merci d'être là pour moi et de me permettre d'être envahi par ce calme que je croyais avoir totalement perdu depuis quelques temps...depuis le jour où je ne sais plus vraiment qui je suis.

Mes paroles étaient sincères. Iseult m'aidait, d'une façon remarquable, simplement en étant là pour moi. Ce que je ressentais était bien...apaisant. Il était rare pour moi d'être envahi par un sentiment pareil, et je l'étais en la présence d'Iseult. C'était bien la preuve que cette dernière était spéciale à mes yeux.

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Leader Of The Broken Hearts (avec Iseult Jacobson)

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