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 Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)

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Samuel Langster
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MessageSujet: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Dim 24 Fév - 20:58

A peine venais-je d'ouvrir mes yeux que j'étais atteint d'une migraine pas possible et surtout d'une série d'interrogations plus monstrueuses les unes que les autres. J'avais beau tenter de créer le schéma de cette journée dans mon esprit afin de pouvoir comprendre comment j'avais pu en arriver là, mais tout me semblait un peu trop flou. C'était réellement étrange...comme si quelqu'un avait fait le ménage ou si j'avais subi une blessure cérébrale tellement conséquente que je ne pouvais pas m'en remettre sans forcément me souvenir de tout. Cela ne pouvait qu'être une blessure pourtant. Jamais je ne me serais en effet abaissé à me rendre bourré pour oublier quelque chose, même si ce n'était pas l'envie qui me manquait depuis quelques temps. Je demeurais en effet beaucoup trop tourmenté pour la normale. Mon comportement avait changé depuis que je devais désormais porter ce bandage sur mon bras et cette paire de gants pour me donner une casquette d'excentrique alors que je souhaitais juste cacher cette chose qui était apparue sur moi. Je ne savais pas vraiment ce qui allait m'attendre à l'avenir et c'était bien suffisant pour me perturber. Malheureusement je n'en parlais à personne...je ne buvais pas d'alcool...je ne faisais pas des choses aussi stupides...alors qu'aurait-il bien pu m'arriver ? A force de voir les interrogations grandir dans ma tête, je ressentis le besoin de m’adresser à Meknes pour voir s’il ne pouvait pas m’en dire plus. Habituellement, il en savait beaucoup plus sur moi que moi-même alors il était sans doute la seule aide qui me restait.

*Te souviens-tu de quelque chose Meknes...? J'ai un trou noir...*

*Tu ne vas pas me croire alors quand je vais te dire ça...mais...*

*Non pas toi aussi...?*

*Je sais que d‘habitude tu comptes sur moi pour avoir des infos quand toi tu ne les as pas, mais là je ne peux pas t‘aider…nous sommes tous les deux dans la merde cette fois…*

*Non…je rêve…c’est pas possible…non…*

Autant il m'arrivait souvent de demeurer étourdi au point de ne plus savoir où je me trouvais, autant Meknes ne se trouvait pas souvent dans cet état. Peu importe ce qui venait de nous arriver, cela avait été suffisamment puissant pour nous affecter tous les deux et provoquer le plus immense trou noir de notre vie. Cet embrouillage mutuel me faisait peur au point que j'en tremble un peu. Qu'avait-il bien pu nous arriver ? Les hypothèses se secouaient déjà dans mon crâne et le fait de ne pas pouvoir compter sur Meknes cette fois-ci me faisait pas mal souffrir.

- Mais qui a bien pu faire ça...? me demandais-je avant de tenter de me relever, un stupide réflexe. Malheureusement, je demeurais immobilisé pour l'heure. Il m'était impossible de faire l'ombre de ne serait-ce qu'un seul mouvement. Bon…pervers qui a besoin de moi...pervers qui veut me faire mal...pervers intrigué...ou juste un pervers comme les autres...? Qui a fait ça...

J'allais sans doute bientôt le savoir et peut-être encore plus vite que ce que je pensais.

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Quentin E. Crinston
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Lun 25 Fév - 14:02


Broken Memories.

Las Vegas, il y a deux semaines.

Quentin était arrivé à Las Vegas il y a deux semaines, Vegas était une sacré ville, une ville intéressante, mais il n'était pas là pour faire du tourisme, il y avait une bonne raison à sa présence ici. Après tout cela ne faisait qu'un mois qu'il c'était installé à Miami et il s'y plaisait bien, et il n'avait pas eu de raison particulière pour qu'il est à quitter Miami. C'est pourquoi lorsqu'il était arrivé il n'avait pas prit beaucoup d'affaires, son ordinateur portable, 50 000$ en cash, et quelques objets auxquels il tenait. Alors quelle était donc la raison de sa présence à Vegas? Il avait entendu dire que l'un des casinos de la ville allait faire une exposition dans laquelle il y aurait pas mal de bijoux et de pierres précieuses, ce qui l'intéressait lui c'était un rubis. Il ne savait pas encore si il allait le revendre ou le garder, après tout, il pouvait bien se faire plaisir aussi, il n'y avait pas de raisons à cela. Au passage il en profiterai pour tuer un représentant de l'ordre, il n'allait pas passer à côté de l'occasion de se faire remarquer auprès du Gouvernement. En fait il voulait les provoquer, il voulait qu'ils se mettent à faire des erreurs, en particulier en parlant de lui à la population. Il voulait voir la crainte dans leurs yeux, et si jamais ils commettaient l'erreur de révéler l'identité du fameux tueur en série qui signait sous le nom de "A Dark Avenger", il pourrait commettre des représailles. De belles représailles, quelque chose de sanglant, depuis quelques temps cela le démangeait.

Quentin avait prit une chambre dans un hôtel, il avait payé pour deux semaines, bien sûr il n'avait pas prit n'importe quel hôtel, mais il évitait quelque chose de trop luxueux car cela pouvait attirer l'attention. Après avoir enlevé toutes ses affaires, il posa son ordinateur portable sur la table qui se trouvait dans sa chambre, il y posa un cadre photo où on pouvait le voir avec Anna. Il regardait cette photo et cela le faisait sourire, mais il passa rapidement à autre chose, car quelques fois ça lui faisait mal. Quentin rangea les deux mallettes où se trouvaient son argent, vu tout ce qu'il avait amassé depuis ces dernières années, ce n'était rien. Le reste était planqué dans sa maison de Miami, il l'aimait bien mais dans quelques mois il faudra qu'il la quitte, sinon on risquait de le retrouver facilement. Non pas que ça lui déplaise, il pourrait ainsi massacrer les agents envoyés par le Gouvernement, mais il ne voulait pas partir précipitamment, il avait bien l'intention de faire ses bagages correctement après tout.

Il sortit de ses affaires de quoi pouvoir faire un beau coup, bien sûr son pouvoir l'aiderai beaucoup, mais il aimait bien aussi ce côté difficile procuré par l'utilisation de simples outils. Il sortit toutes ses affaires de son sac, mais n'enleva pas ses vêtements de sa valise, c'était le genre de choses qui devaient déjà être prêtes en cas d'un départ précipité. Quentin avait alors décidé de louer une voiture pour le temps de son séjour, ensuite il c'était mit en quête d'un boulot au sein du dit casino. Il s'habilla d'une manière plutôt tranquille, un chemise avec manche courte et un léger pantalon, drôle de manière de chercher du boulot n'es-ce pas? Mais après tout on était à Vegas et on cherchait surtout des gens qui collaient avec l'ambiance de la ville, il mit des lunettes de soleil puis alla dans le casino se renseigner. Il espérait bien un poste ici ça serai beaucoup plus pratique et il fut content de voir qu'ils cherchaient un barman pour les trois semaines à venir. Lors de l'entretient il n'eut aucun mal à convaincre son employeuse de l'embaucher, comme c'était une femme il trouva comment faire pour qu'elle lui fasse confiance et qu'elle ne vérifie pas son identité. Il avait prit le nom de Quentin Oloway, il avait dû changer le nom de famille pour pas qu'on ne le relie avec Miami où il se faisait passer pour Dawson Creg.

Pendant une semaine il planifia minutieusement son plan tout en s'adonnant à son boulot de barman et à d'autres activités, et oui il avait aussi envie de s'amuser un peu lors de son séjour à Vegas. Ce fut une semaine excellente, mais Quentin pensait sans arrêt à ce rubis qui l'attendait. Une fois prêt il avait décidé du jour où il volerait ce précieux bijou...


Las Vegas, il y a trois jours.

C'était il y a 3 jours, il c'était préparé toute la journée, enfin mentalement car il était occupé au bar la matinée et l'après-midi, il avait un timing serré, car un casino ça restait ouvert sacrément longtemps. Il fallait qu'il soit très précis mais il ne s'inquiétait pas le moins du monde, c'était un jeu, un jeu qu'il devait gagner, et même si il se faisait prendre il pourrait en tuer quelques-uns alors l'idée le faisait sourire. Quand l'heure fut venue, il se servi de son pouvoir pour détraquer les alarmes du bâtiment, du coup tout le monde pensant à une alerte incendie est sorti, bien sûr les vigiles étaient particulièrement vigilants car ils semblaient se douter que quelque chose se tramait, du coup comme il l’espérait ils allaient déplacer le rubis. Il cherchait un endroit tranquille où mettre sa cagoule, et ensuite se glissa discrètement dans le casino en créant un passage à l'aide de son pouvoir. Ensuite, en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, les caméras furent détruites et les vigiles assommés par son pouvoir, il ne les avait pas tués, il n'en avait pas besoin pour le moment, malheureusement ils ne l'avaient pas vu. Cela c'était passé très vite, et une fois le rubis en sa possession il se contenta de faire sauter le mur avec son pouvoir, en fait il était entré discrètement mais ressortait toujours en fanfare, le bruit causé par l'explosion du mur eu don d'effrayer les personnes qui étaient sorties du casino. Et sans demander son reste, Quentin s'enfuit à pied le sourire aux lèvres, il volait que l'on voit où il allait, il voulait que l'on le craigne. Que la police soit sur son dos, mais ils ne le trouveraient sans doute pas car il fit très attention de l'endroit où il devait se changer, il brûla sa tenue de cambrioleur dans une poubelle avant de prendre le sac où se trouvait le rubis et de rentrer dans sa chambre.

Son coup se retrouva rapidement dans les médias, ils ne devaient pas se douter que c'était lui qui était à l'origine du coup, ou si peut-être, dans ce cas ils devaient certainement craindre qu'il tue quelqu'un. Cela ne pouvait que le ravir, il avait ensuite rangé son beau rubis dans une belle boite. Ensuite il ressortit comme-ci de rien était...


Las Vegas, aujourd'hui.

Il ne restait plus qu'à Quentin de trouver sa victime, son envie de vengeance était pressente et il finit par la trouver, oui il la trouve, il s'agissait d'un agent du FBI. Un certain Tom Andson, ce dernier avait eu le malheur de tenter de sympathiser avec Quentin qu'il trouvait visiblement sympathique. Pauvre homme, il ne savait pas que Quentin se contentait de jouer la comédie, tant pis pour lui, car Quentin n'était pas du genre à éprouver de remords ou à faire part de sentiments, du moins plus maintenant. La seule chose qu'il lui importer c'était de faire payer ce pays pour ce qu'il lui avait fait, après tout c'était de leur faute si il était devenu un monstre actif, ils n'avaient qu'à pas le déranger il y a quelques années lorsqu'il c'était enfermé chez lui après s'être vengé de ce maudit cambrioleur qui lui avait volé tout ce à quoi il tenait.

Quentin avait décidé d'appeler l'agent Andson et de lui donner rendez-vous dans le hall de l'hôtel où il logeait, il fit mine de vouloir l'amener boire un verre dans un coin de Las Vegas. Dans un bar sympa de Las Vegas, mais il n'en était rien, tout ce que voulait Quentin c'était l'amener dans une ruelle sombre où personne ne le verrai puis le tuer, lui infliger des souffrances, puis le laisser là pour que quelqu'un le trouve. Quand l'agent Andson arriva il était heureux de voir Quentin, ah si il savait ce qu'il allait lui arriver! Dommage pour lui il ne le savait pas. Quentin le fit passer par de belles rues de Vegas, ils riaient et discutaient de tout et n'importe quoi, Quentin jouait merveilleusement la comédie, ce soit disant agent n'y voyait que du feu. Enfin, il le fit passer dans une ruelle sombre de Vegas, à ce moment là il le laissa avancer seul devant tandis que lui s'arrêta, affichant un sourire mauvais. L'agent Andson se retourna alors et lui demanda alors:


"Eh tu fais quoi?"


Quentin décida de lui faire un peu peur en faisant trembler les murs autour d'eux, l'agent ne comprenait pas, il sortit son arme, chose prévisible, mais Quentin la lui fit sauter en pleine main, alors l'agent tenta de se sauver, tout aussi prévisible et il n'avait aucune chance d'en réchapper. Sa mort était inévitable, il utilisa son pouvoir par la pensée sur l'agent, qui tomba dans sa course. Quentin était content, il allait lui faire mal, il allait pouvoir passer ses nerfs sur lui, il n'avait plus à faire semblant.

"Ne t'en fais pas Tom, tout va bien se passer."


Enfin pour Quentin, tout se passerai comme prévu, c'est ce qu'il entendait par là, il ne mentait donc pas, il regardait l'agent pétrifié de peur, puis lui donna un coup de pied dans les côtes. Mais l'agent essaya de frapper Quentin à son tour en se relevant, il l'entraina au sol, Quentin ne fut pas surpris, un agent du FBI aurait sans doute fait cela, mais le pauvre le touchait et il en profita pour lui briser les os de son bras gauche. Il aurait pu le faire par la pensée mais c'était beaucoup moins drôle, l'agent cria tellement ça lui faisait mal et Quentin le voyait reculer voulait le faire tomber au sol, il décida d'utiliser son pouvoir pour casser l'une de ses deux jambes.

La seule chose qu'il n'avait pas prévu c'était que quelqu'un intervienne, sans crier gare un homme s'interposa entre lui et l'agent du FBI. Le seul ennui c'est qu'il c'était retrouvé devant lui lorsqu'il avait utilisé son pouvoir. Quentin était très énervé, même si il l'avait fait par la pensée, il fallait qu'il se concentre sur une cible et si on se mettait devant lui ça devenait compliqué si il ne l'avait pas prévu. L'homme en question tomba du coup à la place de l'agent, mais sa jambe ne fut pas cassée vu que Quentin était légèrement surpris. L'agent du FBI tenta quelque chose contre lui et Quentin légèrement déboussolé se prit un coup de poing en plein ventre, cela lui faisait mal, mais il souriait toujours, trouvant le jeu plus intéressant. Il envoya une onde de choc qui projeta tout le monde au sol. Il voulait se venger de l'intervention de cet homme, l'agent du FBI semblait le prier de fuir avec lui mais Quentin attrapa l'homme, il ne dit rien, il se contenta d'utiliser son pouvoir contre son cerveau, il utilisa une puissance importante, et l'homme se mit à saigner, à souffrir, puis finit par mourir. Tant mieux, ça lui apprendra à se mêler de ce qui ne le regardait pas.

Alors Quentin qui voyait l'agent du FBI tenter de partir un peu plus loin en boitillant se lança à sa poursuite, ce dernier tentait d’appeler ses collègues, mais Quentin fit exploser au loin son portable, lorsque l'agent le vit il se dépêcha, mais il n'avait aucune chance, Quentin était plus rapide, il n'eut aucun mal à le rattraper et à sauter sur lui. Quentin trouvait que le contact ajoutait quelque chose en plus, cela serait bien trop facile si il utilisait la pensée pour le stopper avec son pouvoir. L'agent tenta de se débattre mais Quentin se mit sur lui pour ne pas qu'il ne se relève, il en profita pour lui briser les deux jambes au cas où, en fait il faisait toujours ça, on le reconnaissait facilement du coup.


"Pourquoi se sauver face à la mort? Cela ne sert à rien."


Quentin mit ses mains sur la tête de sa victime puis utilisa son pouvoir, il fit vibrer son cerveau à un point tel qu'il hurlait de douleur et que du sang sortait de ses yeux, de ses oreilles, de son nez et de sa bouche. Une fois qu'il c'était assuré de sa mort, il chercha de quoi écrire, il trouva sur l'agent un carnet, puis de son doigt prit un peu de son sang avant d'écrire avec ce sang: "Vous avez volé ma vie. Je vous volerai les vôtres." - A Dark Avenger.

Maintenant que cela était fait, et bien qu'il n'avait pas pu le faire souffrir un peu Quentin était satisfait, il décida de retourner vers le corps de l'homme qui l'avait retardé pour s'en débarrasser. Sa mort n'était pas prévue alors autant la camoufler. Quentin comptait brûler le corps, il repartit alors vers le lieu où il avait laissé ce corps mais lorsqu'il arriva sur place il eut une vision d'horreur. Comment cela se faisait-il? C'était impossible, lui vivant? Il venait pourtant de réduite son cerveau en bouillie, de quoi provoquer la mort entre autre. Ce n'était pas possible, il pensait rêver, comment cela se faisait-il? Il n'en revenait toujours pas, il n'en croyait pas ses yeux. Comment cela se faisait-il? Personne n'avait jamais retrouvé la vie après cela, pourquoi lui avait-il survécu? Quentin était totalement perdu, lui d'habitude si sûr de lui commençait à douter de lui, et c'est en plein doute que des voix s'élevèrent dans sa tête.


*Il a survécu...il est dangereux...achève-le...tue le...*


Des voix? Il pensait qu'elles avaient disparu il y a de cela des années, disparue le jour même où il avait vengé la mort d'Anna et de leur enfant. Il n'y comprenait plus rien, il eut une horrible envie de prendre son arme et de lui tirer dessus, la bonne vieille méthode quoi, mais l'autre voix celle de la lumière s'élevait en lui.

*Tu ne l'a pas tué, tu recommence à devenir quelqu'un de bien.*


Non c'était faux, il voulait sa mort, il l'avait tué, mais pourquoi c'était-il relevé? Pourquoi cet homme n'était-il pas mort? Quentin décida de chasser les voix de sa tête puis de s'approcher de l'homme en question, il voulait en savoir plus, c'était intéressant, la première personne qui survivait à son pouvoir. Il voulait en savoir plus, il se mit alors dans le rôle de Quentin Oloway, le gentil garçon sympathique et s'avança vers l'homme.


"Vous allez bien monsieur? Que c'est-il passé? Vous n'avez pas l'air bien, venez avec moi."

Quentin aida ce mystérieux étranger qui avait gâché ses plans, enfin du moins retardé, a se relever, qu'allait-il bien pouvoir faire de lui? Il fallait qu'il soit subtile, qu'il gagne sa confiance, il ne semblait pas du tout l'avoir reconnu, avait-il perdu la mémoire? Si oui, tant mieux, il pouvait s'amuser un peu plus, changer de méthode. Et puis si il avait survécu à son pouvoir, une séance de torture ne changerait rien. Ainsi il aida donc l'homme à marcher, visiblement il semblait sonné puis il lui dit:


"J'ai une chambre à l'hôtel, à deux pas d'ici, je vous y conduit vous pourrez vous allonger un peu."



Cela risquait d'être long, il se doutait bien que cet homme n'allait pas lui confier ses petits secrets alors qu'il pensait qu'ils venaient de se rencontrer, bien que ce n'était pas le cas. Quentin espérait juste qu'il se rappelle au moins de qui il était, sinon ça risquait d'être compliqué. Au pire il le tuerai à l'ancienne, une balle en pleine tête. Quentin doutait, pourquoi son pouvoir ne l'avait-il pas tué? Ce n'était pas du tout normal, et si...et si...cela ne venait pas de cet homme? Si cela venait de Quentin lui même, cette idée le paniquait, il ne voulait pas redevenir comme avant, souffrir toute sa vie, le bien n'était pas fait pour lui, il l'avait fait souffrir. Le mal était beaucoup plus plaisant, il ne voulait pas être quelqu'un de bien.

*Arrête de penser, et tue le...tue le...*


Il était hors de question qu'il le tue maintenant, il voulait savoir ce qu'il c'était passé, il voulait comprendre. Et qui sait peut-être qu'il pourrait se servir de lui à son avantage.


*Tu essaye de l'aider en réalité mais tu ne le sait pas, tu as toujours été quelqu'un de bien.*

Maudites voix, elles le déconcentraient et le faisait douter encore plus de lui même, il n'aurait jamais dû venir à Vegas finalement, il se mit à le regretter. Alors tandis qu'il l'amenait l'homme à son hôtel il lui dit:

"Moi c'est Quentin, c'est quoi votre petit nom?"


Une fois arrivé à l'hôtel Quentin le fit prendre l'ascenseur, il dû le lâcher un instant pour ouvrir la porte de sa chambre, une fois fait il le fit s'asseoir sur un fauteuil, il remarqua alors qu'il avait laissé ses nombreuses mallettes près de là. Légèrement paniqué que cet homme découvre ses activités, il partit ranger en vitesse les mallettes qui trainaient un peu partout, il y en avait trois avec à l'intérieur les outils qu'il avait utilisé pour son vol. Il rangea aussi le sac qui lui avait servi à dérober le rubis. Il ne fallait pas qu'il remarque quoi que ce soit.


"Excusez-moi pour le désordre, je ne m'attendais pas à recevoir quelqu'un."dit-il en souriant aimablement.


fiche par holliday, sur bazzart ou artsoul. Reproduction complète ou partielle interdite

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"Vous avez volé ma vie. Je vous volerai les vôtres." - A Dark Avenger.
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Lun 25 Fév - 17:06

Une cause inconnue venait de me plonger dans un état amnésique extrêmement grave. Impossible pour moi de me rappeler de ce qui avait bien pu me mener jusqu'ici et encore moins de ce qui avait pu mettre mon cerveau en bouillie au point que même Meknes ne puisse plus se souvenir de quoi que ce soit. Sans lui, il m'était impossible de trouver l'ombre de ne serait-ce qu'une petite chose capable de me dire que tout allait s'arranger et qu'il n'y avait pas lieu de s'alarmer. Cette absence m'effrayait. Sur quoi pouvais-je compter pour ne pas avoir peur ? Ne pouvais-je pas être sûr de ne serait-ce qu'un détail pour au moins croire que je n'étais pas devenu entièrement amnésique au sujet des derniers événements ? A priori, j'avais beau forcer mes capacités mentales à rechercher l'information, tout comme Meknes, mais rien ne venait. Ce mal qui m'avait frappé avait été suffisamment puissant pour pouvoir supprimer ces souvenirs, qui partaient sans doute de mon arrivée à Las Vegas. Oui, je me trouvais à Las Vegas, et je ne parvenais même pas à me rappeler ce qui avait bien pu me mener jusqu'ici. La raison de ma venue ne pouvait même pas être mon fils, car je savais bien qu'il était à San Francisco pour l'instant. Rachel n'y était pour rien non plus. Peut-être que Meknes m'avait demandé de venir ici pour chercher quelque chose ou aider quelqu'un mais je ne pouvais même pas être sûr de cette hypothèse. Actuellement, j'étais une brebis égarée incapable de se souvenir de son point de départ et rien ne parvenait à exciter mes souvenirs. Le fait que Meknes, qui était habituellement meilleur que moi pour se rappeler de tout, puisse être autant embrouillé que moi ne me rassurait pas. Au contraire, je plongeais dans un trouble encore plus important à cause de cette double embrouille. Pour retrouver les souvenirs qui me manquaient, je ne savais même pas comment procéder. Meknes pouvait-il avoir une vision d'une chose dont il ne parvenait même pas à se rappeler ? Il m'avait déjà dit à quel point il lui était difficile de plonger dans des souvenirs qui n'existaient pas, alors je n'avais que trop peu d'espoir. Je ne me rappellerais sans doute jamais de ce qui m'avait plongé dans cet état, du moins je n'avais que très peu d'espoir de le faire ne serait-ce qu'un jour. Normalement une pincée d'étincelle dans ma conscience devrait pouvoir être excitée, quelque chose capable de m'aider à me rappeler de ce qui se passait, mais elle n'existait pas cette fois-ci. J'étais entièrement perdu.

Quand j'avais repris mes esprits, un flou total avait commencé à m'habiter alors que je ne parvenais pas à bouger. J'étais tellement sonné par ce qui avait bien pu m'arriver que le souhait de bouger ne serait-ce qu'un peu me paraissait inaccessible. J'étais en quelque sorte pris au piège sur ce...sol sorti d'on ne sait où, en train de m'interroger sans cesse sur l'identité de la personne qui avait bien pu m'assommer à ce point-là. Directement sommeillait dans mon crâne une certaine habitude de la perversion malsaine des personnes qui s'en prenaient à moi. En général j'étais vraiment habitué à rencontrer des sacrés numéros en plus pour des raisons plus que diverses. Souvent c'était à cause de mes deux pouvoirs, ou encore parce qu'on me prenait pour un être au destin exceptionnel que je ne connaissais même pas entièrement moi-même. Même ces choses...que je ne pourrais jamais appeler signes, apparus sur mon bras droit encore trop récemment à mon goût, me paraissaient bizarres. J'étais conscient de leur importance, que j'allais sans doute en baver parce qu'on allait sans doute vouloir de plus en plus s'intéresser à moi pour mes bizarreries et pour le rôle que j'allais jouer dans un avenir de plus en plus proche. Pour l'heure, je ne savais pas du tout ce que j'allais pouvoir faire pour m'en sortir. Pour cela, il faudrait déjà que je puisse bouger et faire un seul mouvement, mais je ne le pouvais pas. J'étais cloué au sol par une force inexplicable, comme si mes membres ne répondaient pas encore parfaitement bien. Oh joie de commencer à se remettre d'un événement grave et de se rendre compte qu'on n'était pas encore parfaitement guéri et capable de faire ce qu'on souhaitait. Rien de plus ne pouvait me faire paniquer autant que maintenant. En plus la panique était partagée. Je sentais à quel point Meknes haïssait son état. Se sentir en position de faiblesse était une chose qu'il détestait intensément et il ne cessait de le crier. Inconvénient de partager ma tête avec lui, ses cris m'atteignaient aussi, même si ce n'était pas ce que souhaitait Meknes. Mais bon, il oubliait parfois qu'on était ensemble...moi aussi d'ailleurs. Pour tenter de calmer les cris du prophète agacé, je tentais une nouvelle fois de me lever, mais je n'y arrivais encore pas. J'étais toujours autant scotché à ce sol. J'avais mal...et je n'en pouvais plus de ne plus savoir comment bouger.

J'entendis peu à peu des pas se rapprocher, des pas que je ne parvenais pas réellement à caractériser sur le coup, mais cette présence me rassurait ne serait-ce qu'un petit peu. Cette personne pouvait très bien me vouloir du mal ou pire encore mais cela n'avait aucune importance pour moi. En réalité, même si la personne était un sale monstre, le fait de voir qu'il y avait quelqu'un non loin de moi me calmait. En fait peut-être étais-je un peu trop heureux de croire que j'allais enfin quitter le sol une bonne fois pour toutes. Entendre la voix de cet homme me parut sur le coup comme une libération. J'allais enfin me lever et enfin arrêter d'être perturbé par cet endroit. En même temps, Meknes me parlait. Il n'était pas entièrement rassuré par ce qui se produisait. Je ne l'étais pas moi non plus mais je préférais de loin suivre ce type plutôt que de rester cloué au sol en attendant la venue d'une âme charitable qui n'allait sans doute jamais se pointer dans le coin.


*Sois prudent Samuel...je n'ai pas confiance.*

*Tu préfères rester cloué au sol à te morfondre...?*

*Non.*

*Sur ce point nous sommes d'accord au moins...*

Je regardais l'homme qui venait de s'approcher de moi, avec les yeux d'une personne complètement égarée ne sachant pas où elle était, état qui ne me caractérisait que trop bien malheureusement. Avec la main déposée sur le côté de mon crâne, toujours victime d'une très très belle migraine, je lui répondis un peu hésitant :

- Je ne sais pas ce qui s'est passé...j'ai mal...mais je ne sais pas ce qui m'a fait...mal...oh misère...

J'avais une si intense migraine que cela en devenait désespérant, mais j'avais l'impression que ma douleur devenait sans doute de plus en plus intense à cause de cet égarement que je subissais. Cet homme me relevait peu à peu alors que je subissais un vertige. A priori, fonctionner par moi-même n'était pas possible pour le moment, sans doute parce que j'étais encore sous le choc du fait de me sentir aussi impuissant. A part un maigre "d'accord", je ne sortais aucune autre parole concernant sa proposition de m'emmener dans une chambre d'hôtel alors que j'aurais du émettre au moins l'ombre d'une objection d'habitude. J'avais perdu tout réflexe de méfiance alors que je ne connaissais même pas ce type quand même. Normalement, j'aurais du refuser...poser des questions, quelque chose au moins, mais je n'avais pas pu le faire. Je me laissais littéralement faire, alors que j'étais transporté par cet homme qui allait me mener vers sa chambre d'hôtel alors que je ne le connaissais qu'à peine. C'était impensable, surtout quand je songeais à ma manière d'agir, du moins ma façon normale d'agir. Quand il me dévoila son prénom, je lui dévoilais le mien par réflexe...pas plus que cela.

- Samuel...

Assis dans le fauteuil, j'étais tenté de me tenir de nouveau la tête mais une douleur me bloqua au niveau du bras. Je n'en criais pas mais c'était suffisamment fort pour que mon visage en soit affecté. En réalité c'était comme si j'avais subi une lourde chute, quelque chose de suffisamment fort pour que je ne parvienne plus à le bouger correctement. Le désordre autour de moi ne m'importait que peu. J'étais surtout focalisé sur la douleur qui me traversait pour le moment. Rien qu'en touchant mon bras avec ma main gauche, je récoltais du sang. Le gant long qui couvrait mon bras était lourdement entaillé au point de ne tenir que par la force du saint esprit.

- Oh...c'est pas vrai...pas encore...

Sans que je n'ai à faire une quelconque marque d'effort, mon bras se mit à s'illuminer avec ma lumière bleue habituelle. Au moins j'avais la certitude que mon pouvoir fonctionnait encore mais j'étais tellement étourdi que je n'eus même pas peur sur le coup de montrer cela à Quentin.

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Quentin E. Crinston
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Lun 25 Fév - 19:25


Broken Memories.

Quentin était plutôt ravi que cet homme qui avait visiblement osé s'interposer entre lui et sa victime, ne se rappelait de rien. Tant mieux, cela l'arrangeait, et étrangement ce fut bien la première fois qu'il fut content de ne pas pouvoir utiliser la torture. Cela le surpris lui même et il douta d'avantage de lui même, à tel point que les voix qui s'affrontaient dans sa tête étaient de plus en plus forte, elles l'énervait, ils voulait s'en débarrasser. Ces voix il ne les avait entendu qu'une seule fois, enfin plutôt à un seul moment de sa vie, c'était il y a des années, quand il avait changé définitivement. Il était probablement fou, mais peut-être que ça n'était pas vraiment cela, peut-être que c'était son ancienne personnalité qui tentait de refaire surface alors qu'il doutait et peut-être que celle qu'il avait aujourd'hui refusait de redevenir comme avant. Si ça se trouvait c'était simplement un combat qui se déroulait au fond de lui même, il se battait contre lui même ça devait être ça. Quentin n'avait jamais compris ce que représentaient ces voix, et à vrai dire il n'avait pas non plus cherché à comprendre, elles avaient disparues donc pourquoi le faire? Il semblait qu'elles ne se présentaient que lorsqu'il doutait, mais comme ce n'était que la deuxième fois en plusieurs années qu'elles se manifestaient il ne pouvait pas l'affirmer. Cela l'énervait, il était furieux de ce doute qui c'était installé en lui, furieux de ne plus trop savoir que faire, c'était peut-être ça qu'il avait choisit la solution intérimaire.

*Pourquoi l'aide-tu? Tue le, il t'a contrarié, il t'a défié. Il mérite de mourir, tue le.*


*Aide-le, il ne pourra que te remercier, tu redeviendra celui que tu étais avant. Tu es sur la voix, aide le.*


Oui, c'était une solution intermédiaire, car il ne voulait ni le tuer ni l'aider, la seule chose qui l'importait c'était de comprendre, c'était l'unique et seule chose, il tentait de s'en persuader. Il voulait s'en persuader, mais la petite voix qui représentait le bien en lui ne cessait de vouloir lui faire croire qu'il allait l'aider. Pourtant Quentin ne le voulait pas, mais il allait devoir l'aider pour comprendre. Ce choix l'énerva d'avantage, mais avec la colère la voix des ténèbres se mit à s’égosiller dans sa tête pour lui demander de le tuer. Que se passait-il? Pourquoi n'arrivait-il plus à être en paix dans sa propre tête? Il dû rester calme, rester calme et maitriser l'expression qu'il donnait, il ne fallait pas que cet homme puisse s'imaginer la moindre chose sur lui, sinon il devrait sans doute s'en débarrasser et il ne saurait sans doute jamais comment es-ce qu'il avait fait pour s'en sortir. D'un autre côté il voulait le tuer, pourquoi? Parce qu'il était la première personne à survivre et qu'il commençait à se demander si il n'était pas faible, si il ne l'avait pas fait exprès, si c'était en fait lui qui ne voulais pas le tuer. Il voulait se prouver le contraire mais là encore il n'arrivait pas à se décider.

*Qu'es ce que tu attends? Fait-le!*

*Non résiste!*

Quentin avait vraiment envie d'ordonner à ses voix de se taire, en fait il avait envie de le crier, mais il dû se retenir sinon tout son plan pour découvrir qui était ce mystérieux homme qui avait survécu à son pouvoir, allait échouer. Il est sûr qu'il le prendrait pour un fou et qu'il comprendrait peut-être que c'était certainement lui qui lui avait fait ça. Ces voix étaient énervante, il n'arrivait plus à se concentrer et décida de les ignorer. C'est alors qu'il répondit à l'homme après qu'il lui expliqua qu'il avait mal et qu'il ne savait pas ce qu'il c'était passé.

"Je dois avoir des médicaments avec moi, si vous avez vraiment mal je vous en donnerai, sinon on appellera un médecin."

Bon bien sûr, Quentin n'avait pas l'intention de le laisser partir si vite mais il devait gagner sa confiance, il devait se montrer gentil, et étant bon acteur il n'avait pas de mal à se faire passer pour quelqu'un de gentil, à moins que...et si il l'étais vraiment? Les doutes revenaient et avec eux les voix, il ne tiendrait pas longtemps comme cela, si ça continuait il allait vraiment péter un câble. Il essayait de se convaincre qu'il ne devait pas être vraiment comme cela, il ne le fallait pas sinon il allait recommencer à souffrir. Où était donc passée sa confiance? Elle avait disparue ou quoi? Cela continuait à l'agacer mais il fallait qu'il tienne...le temps d'y voir plus clair.
Il retrouva ses esprits, il c'était égaré un court instant, il était hors de question que cela se reproduise, une seule chose était sûre, il était très content que cette mystérieuse personne ne s'oppose pas au fait qu'il l'amène dans son hôtel, cela lui faciliterai les choses. Il finit ensuite par connaitre son nom. Samuel...tel était le nom de celui qui c'était prit pour un héros et qui aurait très bien pu y rester, c'est ce qui aurait dû arriver d'ailleurs, il aurait dû y rester, cela n'était pas censé se passer comme ça, il aurait dû mourir dans cette ville. Mais ce n'était pas le cas, quel était donc son secret?

Tandis qu'il rangeait un peu Quentin essaya de ne plus penser à ses doutes, mais cela était presque impossible, les voix le perturbait, il n'arrivait même plus à s'entendre penser, il fallait qu'elles s'arrêtent, il en avait plus qu'assez de les entendre jacasser dans sa tête, si elle pouvaient se taire, cela serrait une bonne chose. Tandis qu'il rangeait il avait dû mal à réfléchir et à cause de cela il risquait de faire des erreurs. Et des erreurs n'étaient pas tolérables, les erreurs ça conduisait à sa propre fin, mais surtout elles risquaient de l'empêcher de savoir ce qu'il voulait savoir, et il était hors de question pour lui que cela arrive. Cependant il n'arrivait plus à tenir, pendant que Samuel ne le voyait pas, il partit dans la salle de bain car il commençait à voir trouble, il se rinça le visage, se demandant ce qui lui arrivait, il voulait crier, il voulait que ce vacarme dans sa tête cesse.


*Tue...aide...le...acharne...toi...bienveillant...monstre...*

Un affreux mal de tête s'acharna sur lui, il n'arrivait plus à tenir debout, il criait intérieurement, se retenant de crier tant tout ce bruit qui émanait de sa tête était insupportable.

*Stoooop! Fermez-la!!!*

Les voix s'arrêtèrent soudainement, et Quentin reprit ses esprits, maudites voix, il était content que cela cesse, il était en colère contre lui-même pour ce moment de faiblesse, un moment qu'il aurait pu regretter si Samuel l'avait vu mais heureusement pour lui ce ne fut pas le cas, du coup il repartit le voir.
Quentin vit alors que le bras droit de Samuel se mit à saigner, il partit donc chercher sa trousse de premier secours pour lui faire un bandage, il fallait dire que même si il n'y connaissait rien en médecine, il avait dû apprendre à se débrouiller seul si jamais il se blessait, alors du coup il avait apprit deux, trois trucs par lui même, mais aussi en sympathisant (du moins en faisant semblant) avec les quelques médecins qu'il avait rencontré au cours de sa traversée du pays.
Alors qu'il arriva avec sa trousse de premier secours, il se passa quelque chose de surprenant, quelque chose de surprenant mais qui allait intéresser Quentin à un tel oint que cela est devenu une fascination pour lui. Quentin retrouva son éternel excès de confiance en voyant cela. Il comprenait mieux maintenant, il comprenait mieux pourquoi Samuel était toujours en vie, il avait un pouvoir et cela ne venait pas de Quentin, en un sens ça le rassura, il n'allait pas redevenir comme avant, il n'allait pas se remettre à souffrir. Si il ne devait pas jouer la comédie, un rictus se serait sans doute dessiné sur son visage, mais il n'en fut rien. Il joua la surprise, mais surtout la peur, il devait lui faire croire que ce qu'il voyait lui faisait peur. En fait l'impression que Quentin voulait donner c'était qu'il avait certes peur de ce qu'il venait de voir mais qu'il était curieux et qu'il n'avait pas l'intention de le dénoncer ou de tenter quelque chose contre lui.


"Qui...qui...qui êtes-vous vraiment? Qu'es ce que c'est que cela?"

Quentin était attiré par ce qu'il venait de se passer, il voulait précipiter les choses, en savoir plus, mais il n'en fut rien, enfin presque. Quentin fit mine de s'avancer prudemment, toujours avec sa trousse de secours en main, en réalité il était complètement hypnotisé par ce qu'il venait de voir, il y avait une lueur d'intérêt en lui. Il avait bien fait de ne pas avoir tenté de le tuer, cela aurait pu gâcher pas mal de choses.
Alors se décidant à continuer la comédie, Quentin prit le bras de Samuel afin d'y mettre les bandages, il espérait que ce dernier ne l'en empêche pas...


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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Mar 26 Fév - 15:47

Encore plongé dans un lourd étourdissement, je savais désormais que je n’avais que très peu de chance de retrouver ces souvenirs qui avaient choisi de me déserter. Cette migraine qui me frappait actuellement était en effet le signe prouvant que je m’étais remis de ce qui m’était arrivé, mais mal. Tout ne s’était pas refixé correctement, ce qui avait malheureusement eu pour effet de déclencher cette amnésie localisée sur les derniers événements, dont je n’allais à priori pas pouvoir guérir. Meknes semblait être dans le brouillard tout autant que moi. Habituellement, il était celui qui se rappelait de tout à ma place quand je me trouvais dans un lourd état de faiblesse. Désormais, cette merde nous concernait tous les deux. Cette blessure cérébrale avait été si conséquente que même la partie dédiée à Meknes avait été atteinte. Cette impossibilité de me rappeler de ce qui avait pu m’arriver me faisait peur. Cette nature craintive qui me tourmentait actuellement était source de toutes les imaginations. Chaque hypothèse, chaque chose capable de me conduire dans cet état, atterrissait dans ma réflexion. Je songeais à tout, même au pire. Rien que le fait de croire que tout aurait pu m’arriver mais que je n’en aurais jamais l’ombre d’un seul et unique souvenir me faisait intensément paniquer. On aurait très bien pu me faire n’importe quoi…même les pires choses existantes sur cette Terre mais jamais je ne pourrais m’en rappeler. Cette amnésie, en plus d’être grave, était sérieusement perverse. Le seul soutien dont je pouvais disposer n’était autre que celui de Quentin. Mon étourdissement profond m’incitait à lui faire confiance, car il était le seul à avoir bien voulu me venir en aide pour l’heure, même si je ne savais rien de lui. Habituellement, je devrais me méfier mais là je ne le faisais pas. Je n’avais même pas la force pour le moment pour réfléchir en pleine possession de mes moyens. J’étais pour ainsi dire encore sous le choc…et Meknes aussi.

*Je n’ai toujours pas confiance en ce type…sois prudent.*

*C’est notre seule aide Meknes…sinon on aurait été seuls*

*Parfois mieux vaut être seuls que mal accompagnés tu sais ?*

*Seuls on aurait été extrêmement perdus…imagine notre état sans lui…*

*Bon d’accord sur ce fait tu marques un point, mais cela ne change rien à mes yeux. Quentin nous a certes aidés, ce qui n’est pas négligeable…mais je ne peux pas avoir confiance en ce type, c’est trop me demander.*

*Comme tu veux…

*Fais quand même attention à toi Samuel, je n’aimerais pas qu’il te fasse du mal...*

*C’est déjà arrivé et je ne sais même pas par qui vu que je ne m’en souviens pas du tout. Je t’assure tout aurait pu être bien pire. On aurait très bien pu tomber sur n’importe qui d’autre, et une personne qui aurait bien pu nous faire plus de mal que de bien…

*Je sais Samuel…mais ne te brûle pas les ailes en faisant confiance en un crétin ne s’intéressant qu’à toi…*

*Arrête de me parler, s’il te plait…j’ai vraiment mal à la tête là…c’est beaucoup trop dur…*

La puissance de cette migraine qui affectait actuellement l’intégralité de mon crâne était en train de m’handicaper sévèrement, me rendant incapable d’avoir l’ombre de ne serait-ce qu’un seul de mes réflexes et principes habituels. Il m’était impossible de me méfier de Quentin alors qu’il avait le statut de quasi-inconnu pour moi. Je ne le connaissais qu’à peine. Cette confiance que je lui offrais n’était qu’une confiance aveugle, une confiance sur l’instant parce qu’il avait eu le mérite de m’aider à me relever alors qu’il aurait très bien pu me laisser étendu sur le sol, sol où je n’aurais rien fait de bien utile en dehors de me morfondre et de crier à l’aide. C’était grâce à Quentin que j’avais pu me lever de ce sol et enfin disposer du contact d’un fauteuil, une chose que je ne croyais même pas pouvoir retrouver. Au fond, je ne le connaissais qu’à peine, mais il avait fait bien plus pour moi que beaucoup d’autres personnes que je connaissais depuis bien plus longtemps que lui. Désastreux n’est-ce pas de n’attendre que la venue d’un bon-samaritain que je ne connaissais qu’à peine avant de me croire pleinement secouru. Pourtant c’était bien ce qui venait de se produire avec Quentin. Je ne savais pas si je devais avoir pleinement confiance en lui, mais il avait au moins eu le mérite de m’aider à sortir de cette immobilité à laquelle j’étais condamné. Cette migraine dont j’étais la victime me mettait en danger. J’avais peur, j’avais mal. Mon cerveau avait guéri des blessures dont il pouvait guérir, mais la perte de ma mémoire n’était malheureusement pas une blessure. C’était un fait psychologique, une chose pour laquelle un pouvoir ne pouvait rien faire, sauf si c’était Meknes qui agissait en cherchant à me fournir les visions des choses que j’avais oubliées. Malheureusement, Meknes non plus ne se souvenait de rien. Cette amnésie n’allait sans doute pas avoir d’issue, sauf si un miracle parvenait à exciter nos mémoires de telle sorte à ce que l’ombre de tout souvenir puisse refaire surface.

Maintenant, même l’ombre de blessures retardataires était en train de me tourmenter et de me faire souffrir. Mon bras droit s’était soudainement mis à saigner alors que je voulais juste déposer ma main droite sur mon crâne. Alors que je me croyais entièrement perdu, mon pouvoir d’auto-guérison se mit à fonctionner et à illuminer mon bras d’une intense lumière bleue, preuve du fonctionnement de mon pouvoir. Cela me faisait un peu de bien de pouvoir assister à cela, car cette action avait au moins eu le mérite de me rassurer. Je me sentais un peu mieux en ayant pu comprendre que mon pouvoir fonctionnait encore. Ce fait avait au moins eu le mérite de me rassure ne serait-ce qu’un petit peu. Je n’étais pas entièrement un cas désespéré. Je pouvais au moins garder confiance en mon pouvoir de guérison, même s’il fonctionnait un peu en retard sans doute à cause de ma migraine. La mesure du danger était finalement un poil dramatique même si j’avais perdu le fonctionnement de la chose la plus importante pour un organisme humain : le cerveau. En étant atteint par cette migraine il m’était impossible de fonctionner comme avant. J’avais beau forcer sur mes capacités, il m’était impossible d’arrêter cette migraine sans doute un effet de ma perte de mémoire. Avec le repos…peut-être aurais-je moins mal mais je devais pour cela m’allonger et tenter de fermer les yeux. Un fauteuil n’était pas réellement l’endroit idéal pour se reposer. J’avais besoin d’un lit pour étendre tout mon corps et tenter enfin de trouver le sommeil. Seul le sommeil pourrait me sauver d’une telle migraine. C’était en quelque sorte le seul espoir qui me restait pour l’heure. Malheureusement je n’allais pas y avoir droit tout de suite car je devais affronter le regard de Quentin venant d’assister à la mise en œuvre de mon pouvoir. Alors que j’étais encore faible, je devais tenter de m’expliquer mais les mots me manquaient sur le coup. J’avais un peu trop mal pour me focaliser sur mon vocabulaire. C’était une réflexion un peu trop intense pour moi.


- C’est un pouvoir…un pouvoir de guérison. Je guéris mes blessures…et celles des autres. Cela a agi…pour mon bras…mais j’ai encore du mal à le bouger…c’est encore un peu dur. Je suis désolé…je ne pensais pas que vous assisterez à ça de vos propres yeux….

*Samuel reste conscient…ne te laisse pas dévorer par la douleur…*

*Ne me parle pas s’il te plait…c’est encore pire…le dialogue me fait terriblement souffrir…arrête…*

Plus Meknes me parlait pour partager ma conscience et plus je me sentais mal. Mon état ne me permettait pas de pouvoir agir pleinement avec lui sans ressentir une vive douleur traverser mon cerveau. Je me retenais de crier, même si cet effort demeurait extrêmement difficile à assumer. C’était dans ce genre d’instant que mon union avec Meknes demeurait désagréable. Pour me remettre pleinement et plus rapidement de cette migraine, il aurait mieux valu que je sois seul pour cela. Même si je n’aurais pas récupérer ces instants de ma mémoire qui me manquaient actuellement, j’aurais au moins eu beaucoup moins mal. Cela aurait été un peu moins désagréable. Je ne savais pas quel miracle m’empêchait de crier, mais je parvenais à me retenir de le faire. Pourtant ce n’était pas l’envie qui me manquait.

Quand Quentin me prit mon bras droit, je ne fus pas capable de résister. J’étais un peu trop focalisé sur mes douleurs pour pouvoir réfléchir et donc me rendre compte que Quentin ne devait pas prendre ce bras. Avec Meknes qui criait littéralement de l’empêcher de mettre ce bandage, je ne parvenais même pas à être pleinement conscient de mes gestes. J’avais pour ainsi dire une sale tête, la tête de quelqu’un qui pourrait très bien s’évanouir s’il n’était pas assis dans ce fauteuil. Vraiment faible, complètement mou dans mes gestes, j’eus quand même la force de dire ceci à Quentin.


- Merci…

Le temps agrandissait mon mal de crâne. Je devais à tout prix m’allonger pour tenter de me reposer, ne serait-ce qu’un tout petit peu. Je fis alors cette demande à Quentin…un peu désespérément.

- S’il vous plait…faut vraiment que je m’allonge…

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Quentin E. Crinston
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Mar 26 Fév - 19:10


Broken Memories.

Finalement, ce séjour à Vegas n'était pas une mauvaise idée, Quentin qui le regrettait il y a quelques instant, venait finalement de trouver quelque chose de très positif à ce séjour. En fait Quentin regrettait ce séjour en raison du retour de ses maudites voix et des doutes qu'il avait émit après avoir vu que quelqu'un avait réussi à lui survivre. Cela l'avait particulièrement perturbé, une personne avait survécu, et pourtant il était sûr de lui avoir ôté la vie, à cause de cela il avait douté de lui même, mais maintenant il voyait cela comme une opportunité. Mais bien plus qu'une opportunité, cela lui avait ouvert les yeux. Quelqu'un avait survécu...cela lui montrait que les meurtres qu'il avait commis étaient ridicules, les personnes qui étaient mortes n'avaient même pas su se défendre, cela avait été trop facile. Quentin n'avait jamais trouvé que c'était facile car il fallait d'abord trouver une cible, trouver ses points faibles, et savoir quand frapper. Ensuite il fallait neutraliser toutes les armes possibles, il était sûr que face à un simple citoyen sans armes c'était plus facile que face à un policier armé. Mais bien qu'il ne savait pas pourquoi, maintenant il classait tout cela dans la classe "facile".

L'intervention de Samuel entre lui et l'agent du FBI lui avait prouvé qu'il y avait bien plus glorieux comme attaque, il devait tuer des personnes plus difficiles à saisir, des personnes dont les actes étaient plus difficiles à prévoir, des personnes importantes. En fait Quentin était en quête de reconnaissance, et les autorités voulaient camoufler ses actions, ils ne reliaient jamais les meurtres qu'ils commettait entre eux, et encore moins des liens avec les vols. Pourtant il savait que le Gouvernement au moins les connaissaient ces liens, il savait qu'on le considérait comme un dangereux tueur en série. Mais ils cachaient tout cela à la population. Cela avait don de l'énerver, il cherchait à provoquer les autorités pour qu'elles finissent par relier tous ses meurtres, ainsi que les vols, il voulait qu'ils prononcent son pseudonyme: A Dark Avenger, mais plus que tout il voulait inspirer la crainte. Tout le monde devait avoir peur de lui, l'Amérique devait le craindre, et puisque les autorités refusaient de lui donner satisfaction, il devait passer à la vitesse supérieure. Maintenant Quentin prenait conscience de cela, il fallait toucher des personnes importantes, des personnes considérées comme intouchables.

Quentin ne savait pas encore quelle allait être sa prochaine cible, il voulait marquer un grand coup, faire trembler l'Amérique et lui faire payer ce qu'elle lui avait fait. Il avait tout le temps pour y réfléchir, pour le moment il avait d'autres préoccupations, il fallait s'occuper de Samuel. Étrangement la colère qu'avait Quentin à son égard avait disparue. Il ne lui en voulait plus, au contraire, il voulait le remercier d'avoir été là et de lui avoir ouvert les yeux. C'était parce qu'il c'était rendu compte que ses précédentes tueries n'étaient pas très importantes, d'où justement le refus des autorités de parler de lui aux citoyens. Tout était trop facile, c'était bien plus amusant de pouvoir avoir un affrontement digne de ce nom, un affrontement qui causait des dommages, beaucoup de dommages. Il devrait aussi y avoir des milliers de personnes, des personnes qui verrait le carnage causé par la folie meurtrière de Quentin. Cela permettrai également de forcer le Gouvernement à parler de lui, il voulait être médiatisé. Cependant il ne voulait pas que l'on découvre sa véritable identité, sinon ce serait moins drôle, il voulait au moins que l'on le reconnaisse publiquement comme tueur en série sous son pseudonyme. Il devait trouver un moyen de le faire comprendre aux autorités, parler de lui sans révéler sa vraie identité. Quentin ne savait pas encore comment, mais il trouverait.

Les voix ne se manifestaient plus, preuve que ses doutes avaient disparus, Quentin était content de ne plus les entendre, elles étaient insupportable. Leur lutte à l'intérieur de lui c'était arrêté, et visiblement c'était le mal qui avait une fois de plus vaincu. Il l'avait à nouveau emporté sur le bien. Si on l'entendait, on trouverait cela sans doute bizarre, en fait on le prendrait pour un fou, mais Quentin s'en moquait un peu vu que de toute manière on le prenait déjà pour un fou. Mais ce n'était pas de la folie, c'était de la vengeance. Avec un grain de folie...bon d'accord un torrent de folie. En même temps il aurait pu avoir une autre vie, si l'humanité ne la lui avait pas détruite. Cette haine ne c'était toujours pas calmée en lui, elle était grandissante et avait soif de vengeance, c'était ce qu'il faisait depuis quelques années, il se vengeait, mais bientôt il allait passer à un niveau supérieur.

Quentin était sortit de ses pensées, il était content d'avoir rencontré Samuel, ce qui venant de lui était bien étrange vu qu'il détestait plus ou moins tout le monde. C'était la première personne qui l’intéressait vraiment, la première personne qu'il ne voulait pas tuer. Du moins peut-être pas pour le moment, car pour le moment il voulait le connaitre, il voulait apprendre des choses sur lui, il voulait en savoir plus. Il semblait totalement attiré par les mystères apportés par ce Samuel, il voulait tout connaitre de lui. Il voulait tout savoir mais pas pour le tuer plus tard, ce qui encore une fois était très étrange venant de lui.

Autant dire qu'il était très content que ce dernier ne semblait éprouver aucune méfiance à son égard, il était ravi, il allait pouvoir jouer avec lui, et cette idée lui fit extrêmement plaisir. Et cela n'allait ni être un jeu dont le but était le meurtre, ni un jeu banal où Quentin essayait de prendre du plaisir. C'était un jeu qui s'annonçait plus qu'intéressant, un jeu où il allait très certainement découvrir des choses intéressantes, il le sentait. Pour lui Samuel n'était pas quelqu'un comme les autres, après tout...il avait survécu à la folie meurtrière de Quentin.

Quentin était très content d'être un bon acteur, visiblement Samuel n'eut aucun mal à lui répondre sans mentir, ce qui aurait pu dessiner un immense sourire sadique, mais il se retint il devait feindre une peur, une peur qui était malgré tout dominée par de la curiosité. Un pouvoir de guérison, voilà qui expliquait peut-être le survie de Samuel, c'était plus clair maintenant, si il pouvait s’auto-guérir, peut-être qu'il ne pouvait pas mourir, dans ce cas c'était un peu problématique si jamais Quentin voulait se débarrasser de lui, mais fort heureusement pour Samuel ça n'était pas le cas, en fait c'était peut-être un cadeau qu'il lui faisait. Et venant de Quentin les cadeaux étaient très rares.
Ce pouvoir était captivant, il intéressait à un plus haut point Quentin, dommage qu'il ne pouvait pas en avoir une équivalence, mais en même temps il perdrait un peu la joie qu'il avait à éviter de se faire tuer. Car après tout si il pouvait se guérir lui même et si il ne pouvait pas mourir ce serait moins amusant car beaucoup plus facile. Quentin se décida à lui répondre, il prit une voix hésitante.


"Un pou...voir, alors...vous...vous êtes un de ceux...que cherche le gouvernement."


Quentin décida de faire comme si il passait outre ce détail, il s'agissait de montrer qu'il se moquait de sa différence, et que pour lui la seule chose qui comptait c'était de l'aider, de le soulager. Du coup, Quentin continua à vouloir le soigner, après tout qu'es ce qui pouvait lui permettre de faire en sorte que Samuel lui fasse plus confiance? Et bien tout simplement cette aide qu'il lui apportait alors même qu'il le savait recherché par le gouvernement. C'était une bonne stratégie et Quentin en était très content. Mais Quentin vit quelque chose qui éveilla sa curiosité, quelque chose qui le séduit et qui le marqua particulièrement.

En effet, tandis que Quentin retirait tout ce qui pouvait le gêner pour regarder où était la plaie qu'il devait bander, il vit quelque chose de très surprenant, il vit des signes étranges sur le bras droit de Samuel, la partie auto-guérison était totalement passée à la trappe, les signes avaient beaucoup plus d'intérêts. Cela l'envoutait complètement, qu'es ce que cela signifiait? Il ne s'agissait sans doute pas de tatouages, Quentin en avait l'intuition, cependant il devait faire attention à ne pas trop s'y attarder, cela pouvait paraitre suspect. Ainsi il ne posa pas de questions sur ces signes du moins pour le moment et fit comme si il pensait qu'il s'agissait d'un vulgaire tatouage. Une fois le bandage terminé, Samuel le remercia. Mais Quentin se décida à lui répondre que c'était normal d'une voix calme et aimable.

"Ce n'est rien, vous êtes blessés et perdu, n'importe qui de censé le ferait."


C'était plutôt lui qui devait le remercier, pour ce qu'il lui avait montré, la découverte de ses mystérieux symboles étaient totalement attirants. Et cela risquait de rester dans la tête de Quentin pendant un petit moment. Cela le perturbait particulièrement et il se mit à se demander si il ne valait pas mieux lui poser des questions sur ces signes, après tout l'absence de réaction pouvait bien au contraire paraître totalement suspecte alors Quentin se décida à poser la question, mais bien évidement d'une manière un peu détournée.


"Vos tatouages sont particuliers, c'est la première fois que j'en vois d'aussi étranges, pourtant à Vegas on en voit de toute sorte. Qu'es ce qu'il signifient?"


Quentin espérait vraiment avoir plus d'informations sur ces signes mystérieux, et comme Samuel ne semblait pas trop se méfier il avait peut-être une chance d'en savoir plus. Quentin sentait que cela risquait de devenir une obsession, il voulait absolument résoudre ce mystère. Le jeu s'annonçait passionnant.

Visiblement Samuel ne se sentait pas bien du tout, au moins son pouvoir avait eu un effet sur lui, c'était une petite consolation, peut-être que si il avait mit plus de puissance il aurait pu vraiment le tuer. Mais ce n'était pas grave, Quentin ne le regrettait pas du tout, sinon il serait passé à côté de quelque chose d'important. Samuel lui dit qu'il avait vraiment besoin de s'allonger, Quentin n'y voyait pas trop d’inconvénients. Enfin il réfléchit un léger instant sur l'endroit où se trouvait le rubis, il était dans une petite boite se trouvant dans une bouche d'aération, il n'était donc pas visible et il ne devrait donc pas y avoir de problème. Normalement il ne devrait pas lui passer l'idée de farfouiller dans ses affaires non plus, donc Quentin décida d'accepter. Et puis, en même temps il était un peu obligé, si il avait refusé cela aurait paru suspect.


"D'accord, je vous amène dans la pièce où se trouve le lit."


Quentin l'aida alors à se lever et l'accompagna vers le lit, ensuite il le laissa s'installer puis reparti dans la pièce se trouvant à l'entrée, il s'installa dans le fauteuil pour penser à nouveau à tout cela, il alluma la télévision et ne fut pas mécontent de tomber sur une chaine d'information parlant du vol d'un rubis dans un casino de Vegas...


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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Mer 27 Fév - 0:50

La dernière fois que j'avais subi une blessure cérébrale, je ne m'en rappelais malheureusement que trop bien par rapport aux conséquences que tout ceci avait pu avoir sur moi. J'avais été littéralement lâché dans la nature, blessé à la tête au point que le sang ne cesse de couler. Avais-je su pourquoi ? Avais-je su ce qui avait bien pu m'arriver ? Je ne l'ai su que longtemps après ce qui m'était arriver, au moment où j'ai commencé à noircir mes carnets, ces mêmes carnets dont Tyler allait hériter que bien plus tard. La guérison de cette amnésie ne s'était faite que trop tard. Au moment où j'avais compris que des types malsains souhaitaient obtenir quelque chose de moi pour leurs petits intérêts malsains, je n'avais pas pu les retrouver. Les monstres avaient disparu sans laisser de trace et je n'avais jamais eu l'occasion de revoir leurs visages. C'était en quelque chose une vengeance non comblée et je ne pouvais que me souvenir de ce genre de mésaventure. Les blessures cérébrales pouvaient guérir grâce à ma lumière, mais les pertes de mémoire ne relevaient malheureusement pas du même type de blessure. Il s'agissait de blessures dites psychologiques, des conséquences liées certes à des blessures physiques mais qui ne pouvaient pas guérir de la même manière. Seul le temps pouvait me rendre ce qui avait disparu. Le temps m'avait rendu la mémoire, mais beaucoup trop tard. Au fond, peut-être allais-je connaître la même issue avec l'amnésie du jour, mais sans doute avec encore plus de retard que celle de la dernière fois. Le volume de mémoire supprimé semblait bien plus important et je n'avais pas cette fois-ci Meknes pour m'aider alors que j'avais pu compter sur lui la première fois. J'avais un soutien en moins et une difficulté en plus, ce qui n'arrangeait pas mes affaires. Parfois, je maudissais mon pouvoir de ne pas refixer forcément mon cerveau correctement. Malheureusement, c'était l'inconvénient des blessures cérébrales : il y avait toujours des restes aussi minimes puissent-ils être.

Dans cet état de perte, je n'avais pu rencontrer personne d'autre avant que Quentin ne vienne me récupérer. Sans lui je serais sans doute soit cloué au sol, ce qui était fort possible dans mon état, ou sinon j'aurais pu être en train d'errer dans les rues sans pour autant être capable de savoir ce que je faisais dans cette ville. J'aurais été une énième âme en peine et personne n'aurait fait attention à moi. Bon, au moins je n'aurais pas eu à supporter les cris de Meknes, éternel méfiant concernant les personnes qu'il ne connaissait qu'à peine. D'accord, j'étais habituellement pareil, mais dans mon état je ne risquais pas trop de m'interroger sur quoi que ce soit...surtout pas l'identité de la seule personne qui avait pu prendre la peine de s'approcher de moi et me relever pour me mener dans sa chambre d'hôtel, alors qu'il aurait très bien pu me laisser là. Je ne savais pas si je devais avoir définitivement confiance en lui à cause de ma vulnérabilité, mais je ne pouvais pas dire pour le moment que je me méfiais de lui. Je n'avais aucune base de méfiance, la preuve d'aucun agissement m'obligeant à me méfier. Pour le moment rien ne m'intriguait, mais j'étais en même temps un peu trop focalisé sur moi-même pour l'instant pour pouvoir me concentrer sur n'importe quel autre détail capable d'exciter mes sens.

Alors que Quentin avait une emprise sur mon bras, Meknes ne cessait de crier de plus en plus fort alors que je lui avais dit d'arrêter de le faire. Plus il criait et plus je souffrais. Si son but était de me faire réagir, ce n'était même pas la peine de poursuivre sur ce chemin car cela me faisait bien plus souffrir qu'autre chose. Par effet ricochet, Meknes subissait la même chose à son tour. En agrandissant la souffrance à l'intérieur de ma tête, Meknes se faisait également souffrir dans le même temps. C'était assez pervers de vouloir se torturer soi-même pour pouvoir envoyer un message alors que ce n'était pas la meilleure des solutions. Au contraire, cela ne cessait d'aggraver notre état et me rendre de plus en plus souffrant. Ma migraine ne cessait de grandir à mesure que Meknes tentait d'intervenir pour pouvoir m'envoyer ce fameux message et je devenais de plus en plus handicapé par ce qui m'arrivait, alors que ce n'était pas le bon instant pour faiblir. A force de faiblir, j'étais littéralement devenu dépendant des gestes de Quentin. Je ne bougerais sans doute même pas si jamais il n'était pas auprès de moi. Oui, j'étais un jouet qui n'avait qu'une vie dans la main d'un être humain capable de le manipuler. Sans entité pour lui donner vie, le jouet ne pouvait pas bouger et surtout pas se déplacer. Il était sans vie, déposer quelque part juste pour y rester et non pour une raison concrète.

Je fus un peu soulagé par le fait qu'il ne m'évite pas et qu'il souhaite quand même me venir en aide et faire quelque chose pour moi malgré le fait qu'il ait pu découvrir ce pouvoir. Au fond, je n'aurais pas trop aimé tombé sur quelqu'un qui n'aurait pas aimé rencontrer un spécial bizarre comme moi. J'avais eu un zeste de chance dans mon malheur si j'y réfléchissais bien en réalité. Depuis quelques instants, j'avais un peu la paix de la part de Meknes, qui m'avait un peu laissé tranquille. Il n'avait pas cessé de crier durant les soins prodigués par Quentin et par conséquent me malmener mentalement. C'était sérieusement insupportable. Je voulais crier à voix haute pour que Meknes me laisse un peu tranquille mais ce serait parler à Quentin du fait qu'une voix antique sommeillait dans mon crâne. Cela en plus du reste, cela ferait peut-être un peu beaucoup d'un coup. Je me contentais de contenir Meknes au fond de moi, en silence, histoire de pouvoir être un minimum lucide, même si je ne l'étais plus vraiment à cause de cette amnésie qui me perturbait plus que de raison. J'étais en proie à quelque chose de très dérangeant. Je voudrais m'en débarrasser mais je n'avais même pas l'impression de le pouvoir. A la longue, à force d'avoir essayé, j'avais lâché prise. L'amnésie avait besoin de temps pour disparaître, et bien elle allait l'avoir. Il fallait juste prier pour que le temps ne soit pas trop long. Je n'avais pas réellement la patience tranquille d'habitude et je n'allais jamais l'avoir surtout pas pour attendre le retour de souvenirs qui me manquaient pour l'instant.

A demi-conscient de mes mouvements, j'entendis la question de Quentin mais je ne percutais pas directement de quel sujet il s'agissait. J'avais à vrai dire un mal de tête si fort que tout sujet me semblait un peu dur à aborder et surtout à comprendre. J'eus énormément de mal à trouver une réponse valable à donner mais je ne la trouvais pas sur le coup. J'allais vraiment mal. La seule chose que je pus dire était une réponse sans en être une en réalité :


- C'est pour l'avenir...c'est important...

Il finit par m'emmener sur un lit. Rien qu'en étant allongé ma migraine me semblait un peu plus supportable. J'avais un peu moins mal. Je ne regardais que le mur pour le moment, en train de réfléchir à ce qui m'arrivait en ce moment.

*Je ne veux plus cette migraine...ça suffit...la mémoire je m'en fous mais la migraine c'est bien lourd...j'en peux plus.*

Je finis en fin de compte à fermer les yeux. Ma lumière s'activa sur mon crâne au même moment. J'allais guérir mon mal de crâne. Je n'allais pas retrouver la mémoire mais j'allais au moins avoir mal. Je restais allongé pour tenter de me reposer, mais une vision me guettait dans mes rêves, une chose qui m'amenait à m'agiter alors que la lumière agissait encore sur ma tête. Ce que j'y vis n'était que très vague mais pourtant clair...encore une vision incomplète au sujet des signes. Des personnes m‘avaient attrapé, des gens dont je ne pouvais pas voir le visage. Elles prenaient un malin plaisir à me blesser juste pour augmenter ma souffrance alors que les blessures guérissaient par la suite. La force de cette vision me posséda littéralement, prenant ainsi le contrôle de mes moyens et par conséquent de ma voix alors que je dormais encore.

- Je ne suis pas ce vous dites...ça suffit... disais-je en dormant Laissez-moi partir...

Quand je me réveillai, sans sursaut ni rien, je fixais le plafond, un peu choqué par ce que je venais de voir. Chaque vision de torture à cause des signes me secouait énormément et était à la limite de me replonger dans la même psychose dans laquelle j'avais pu me trouver en présence de Rachel. C'était un miracle si je parvenais encore à rester calme.

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Quentin E. Crinston
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Mer 27 Fév - 15:03


Broken Memories.

Quentin repensait à ses derniers jours, cela était une drôle de coïncidence tout de même, il avait quitté Miami dans le but de voler ce magnifique rubis auquel il pensait, et puis au passage il en avait profité pour tuer un agent du FBI qui avait eu le malheur de vouloir sympathiser avec lui. Cela était ce pourquoi il c'était décidé à venir à Vegas, mais que le destin était farceur! Il n'avait nullement l'intention de s'éterniser après la mort de l'agent du FBI, bien qu'en fait il devait rester encore pour quelques jours le temps que son contrat avec le casino se termine, car il voulait prendre un certain plaisir à mentir à l'agent de police qui allait l'interroger à propos de ce qui c'était passé. Après tout, ils interrogeaient tout le monde après un tel vol, et puis surtout dans un casino, ce n'était pas quelque chose de facile à organiser. Il était quand même plutôt fier de lui, vu qu'il avait réussi son coup alors que dans un casino la sécurité est ce qui comptait le plus.

La seule chose qui allait le pousser à quitter assez vite la ville c'était que des agents du gouvernements qui étaient au courant de son existence allaient sans doute rapidement débarquer à Las Vegas, en fait cela devait certainement être déjà le cas et il était surpris d'avoir tenu trois jours sans avoir été dérangé. Peut-être qu'ils jouaient profil bas et se faisaient discrets. En fait peut-être tout simplement qu'il n'en savaient rien car il n'avait tué l'agent du FBI qu'aujourd'hui, mais si les autorités découvraient le cadavre dans la journée, ils risquaient fort de rappliquer rapidement. Cela lui ne lui laissait donc pas beaucoup de temps pour en savoir le maximum sur Samuel, à la limite il pourrait faire en sorte de l'accompagner par la suite, cela pourrait être une solution. Mais les agents du gouvernements n'allaient certainement pas tarder à trouver l'endroit où il logeait, donc il devra réfléchir vite.

Les signes qui étaient sur le bras de Samuel attirait Quentin comme du sang pouvait attirer un vampire, il voulait savoir de quoi l s'agissait et Samuel lui répondit alors que cela concernait l'avenir et que c'était important. Quentin n'allait pas aller bien loin avec aussi peu d'informations, mais c'était déjà un début. Cet homme semblait être important, il devait jouer un rôle clé dans quelque chose. La question était donc de savoir ce que c'était. Quentin ne savait pas trop quoi en penser, ces signes annonçaient-ils quelque chose? Prévoyaient-ils quelque chose? Mais qu'es ce que cela pouvait bien être. Rien n'était compréhensible, il n'arrivait pas à savoir ce qu'ils signifiaient, peut-être que Samuel le savait lui. Peut-être même que Quentin pourrait tirer parti de ses signes, quelque chose s'annonçait, mais quoi? Toutes sortes de réflexions trottaient dans la tête de Quentin, il ne cessait de se poser des questions à propos de ces signes, il en était obsédé, il n'arrivait plus à penser à autre chose.

Et pourtant il avait de quoi pouvoir le faire, car tandis que Samuel dormait il pouvait se satisfaire du bruit qu'avait fait son vol, même si il était toujours très énervé qu'on dise aux médias que l'on ne connaissait pas l'auteur du délit, ou le motif, on ne savait même pas comment. Cette bandes de menteurs sur pattes l'énervait à un plus haut point, il ne supportait pas le fait que les médias gobent tout ce qu'on leur racontait, n'étaient-ils pas censés chercher la vérité? Visiblement ça n'était pas le cas. Quentin pensait quelques-fois qu'il devrait faire lui même les liens entre les meurtres et vols qu'il avait commis et l'envoyer à la presse, sauf que le Gouvernement allait sans doute répliquer en disant que c'était un simple mégalo qui avait ensuite été arrêté. Du coup il n'y avait que par le meurtre de personnes importantes qu'il pouvait avoir ce qu'il voulait. C'était très énervant pour lui qui cherchait indirectement une forme de reconnaissance.

Il était cependant hors de question que les américains connaissent sa véritable identité, sans quoi ils n'arrêteraient pas de le dénoncer et ne pourrait même plus loger confortablement dans des maisons et devrait fuir sans cesse. Au moins là il pouvait rester quelques mois au même endroit, et profiter de tout ce qui pouvait être profitable. Mais là il n'avait pas trop la tête à cela, Samuel le fascinait bien trop pour cela, alors tandis que la télévision parlait de son vol, lui se mit à ignorer rapidement ce qu'elle disait. Quentin sentait de l'impatience monter en lui, cependant cela n'était pas avec de l'impatience qu'il allait pouvoir répondre aux questions qu'il se posait. La meilleure manière de pouvoir répondre à ses questions était la manipulation, et la manipulation demandait elle du temps. Ce qui était bien dommage mais qui pimentait un peu le jeu.

Quentin décida de se lever et d'aller voir comment allait Samuel, visiblement il dormait, il s'approcha doucement de lui et le regardait d'un air intrigué.


*Que cache donc cet homme.*

Quentin se doutait qu'il devait sans doute faire quelque chose de grand, mais il n'arrivait pas à déterminer quoi. Ses pensées étaient remplies par ce mystère sans réponse, un mystère qui commençait à lui donner un mal de tête tant cela le préoccupait. C'est alors qu'il vit que Samuel parlait dans son sommeil, il le vit s'agiter, que racontait-il donc. Que voulait-il donc dire par "je ne suis pas ce que vous dites"? Un voyant peut-être, non certainement pas sinon il aurait vu facilement qu'il allait se prendre une migraine affreuse en tentant d'arrêter Quentin dans sa folie meurtrière. Et puis en plus il ne semblait pas reconnaitre son propre rôle, ce qui intrigua bien plus Quentin. Cet homme était-il trop modeste? Ou n'arrivait-il juste pas à porter le poids que lui donnait son rôle? Avait-il un destin qui devait être hors du commun? C'était toutes de bonnes questions, sans réponses pour le moment.

Samuel continuait de parler, il semblait demander à des personnes de le laisser partir, il se pensait prisonnier? Ou peut-être que la mémoire lui revenait? Non sans doute pas, Quentin ne l'avait pas entendu dire cela lorsqu'il avait voulu l'éliminer parce qu'il c'était opposé à lui. De qui pouvait-il bien parler? Peut-être que d'autres personnes convoitaient la signification de ces signes, donc ils étaient forcement importants, peut-être même capitaux. Quentin pensait bien pouvoir arriver à tirer son épingle du jeu, mais encore fallait-il qu'il sache de quoi il s'agisse. Il finir par laisser Samuel dormir tranquillement et partit dans la salle de bain afin de se rincer un peu le visage vu qu'il avait bien étrangement chaud. C'est alors qu'à sa grande surprise les voix finirent par revenir, mais cette fois-ci elles avaient un discours bien différent.


*Tu as fait le bon choix en le laissant vivre, sert toi de lui, tu pourra sans doute obtenir quelque chose de ses mystères.*

*Poursuit ton œuvre, ton aide lui sera précieuse.*

Quentin voulut dire à ces voix de se taire mais alors qu'il allait le dire à haute voix il se ravisa, Samuel pourrait très bien l'entendre et il ne voulait pas que cela arrive. Les voix contribuèrent à le mettre de mauvais poil, il se regarda dans la glace et fronça les sourcils, se demandant pourquoi l'apparition de cet homme contribuait à avoir fait réapparaitre ces maudites voix qui s’insupportait tant. Il repartit dans la pièce principale et décida de passer le temps en sortant son ordinateur portable, vu que de toute manière il jugeait que cela ne servait à rien de continuer à se poser des questions sans réponses pour le moment. Mais c'est à cet instant qu'il entendit du bruit et alla donc regarder, Samuel venait de se réveiller. Il n'eut donc pas d'autres réaction que celle de demander en souriant:

"Vous allez mieux maintenant?"


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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Mer 27 Fév - 20:34

Ce n'était qu'une illusion, une chose en laquelle je ne devrais même pas croire, mais pourtant cette sensation semblait si réelle, si douloureuse. J'étais maintenant réveillé, sorti de ce cauchemar, mais je sentais encore l'influence de cette lame caressant ma gorge avec envie de la lacérer sans remord. Mes deux bras demeuraient encore comprimés, comme s'ils se serraient automatiquement sous le poids des liens qui me maintenaient sur mon lieu de torture. L'angoisse m'habitait encore alors que j'avais pourtant retrouvé mes esprits et cette réalité que j'avais quitté en souhaitant m'endormir et abandonner cette migraine une bonne fois pour toutes. Cette dernière semblait s'être envolée, comme ce brouillard qui me rendait incertain de tout. Je ne savais pas ce qui venait de se passer, mais cela m'avait au moins soulagé de cette migraine, même si je devais maintenant supporter cette petite crise d'angoisse passagère au sujet de ce que j'étais devenu. Me dire que j'étais devenu le porteur prophétique choisi pour être décoré de ces signes pendant sa mission me faisait un peu mal. Je vivais avec une boule dans mon estomac car je savais ce que je possédais, pourquoi je les possédais mais j'ignorais ce qui m'attendait à l'avenir. Un gros point d'interrogation flottait au dessus de ma tête. Les temps allaient être sombres parce que nombreuses allaient être les âmes pour lesquelles je serais digne d'intérêt. J'allais vivre en étant l'objet des convoitises les plus perverses. Comment être ravi de tout cela ? Je ne le pouvais pas vraiment...

*Pourquoi moi...pourquoi me choisir moi...je n'ai pas demandé à être...ça*

*Samuel...calme-toi.*

*On échange si tu veux ? Je deviens la voix d'une conscience et toi tu deviens celui qui a le destin exceptionnel, celui qui doit souffrir, celui qui est...ça...*

*Samuel...ne déclenche pas ta peur...calme-toi.*

*Cela ne me plait pas de devenir...ça...*

*Je le sais crois-moi...*

*Je ne peux pas éviter de devenir ça ? Meknes, tu ne peux pas me sauver ?

*Si seulement je le pouvais, ne t'inquiète pas que je t'aurais déjà enlevé ce fardeau et que je l'aurais pris à ta place. Mais courage, nous sommes ensemble.*

En fait, ce mot...cette chose que j'allais devenir peu à peu...je ne pouvais même pas le dire à proprement parler. Le rôle qu'on m'avait attribué était un rôle un peu trop gros, un rôle que personne ne pouvait accepter à cause des conséquences immenses. On m'avait imposé un rôle prophétique un peu trop grand. Le poids que je portais était extrêmement compliqué, quelque chose que je ne parvenais pas à supporter quand je me trouvais seul. Je ne le montrais pas mais il m'arrivait parfois de craquer en secret, d'avoir ces petites crises d'angoisse et de tristesse. Je ne parlais pas de cette souffrance car je n'aimais pas du tout être un sujet de discussion aussi lourd. Je gardais tout pour moi, même si ce n'était absolument pas la bonne solution, bien au contraire. Je plongeais seul dans un trouble qui me faisait pas mal souffrir. Ce n'était qu'une issue fortement désagréable. J'en avais réellement marre, et je ne pouvais qu'exprimer ça.

Au bout d'un petit moment, j'eus enfin le courage de quitter ce plafond que je fixais sans aucune réelle raison avant de me rendre compte que Quentin était auprès de moi, sans doute parce qu'il m'avait entendu en train de me réveiller. Ce qui me réjouissait était le fait que je l'observais avec une meilleure mine que celle de tout à l'heure. La migraine en moins, je paraissais un peu moins affecté par un étourdissement, mieux réveillé, mieux tout court si je devais faire simple. Je n'avais toujours pas retrouvé cette mémoire qui me manquait mais j'avais au moins eu la chance de me débarrasser de cette douleur. Cela me faisait encore du bien, même énormément de bien. Quand il me demanda si je me sentais mieux, je pus enfin faire l'effort de me redresser un petit peu afin de le regarder dans les yeux sans me sentir capable de m'évanouir. Quel soulagement profond que de se croire un peu plus stable que tout à l'heure. C'était réellement important pour moi. Je lui parlais alors.


- Je crois que je me suis cette fois-ci correctement remis. Je n'ai plus mal. Cela me fait réellement du bien de pouvoir parler sans ressentir l'influence de cette migraine. Au fond, je dois vous remercier. C'est grâce à vous que j'ai pu oublier cette migraine désormais. Si j'étais resté cloué au sol tout serait bien pire. Je ne peux pas réellement le savoir maintenant, mais c'est ce que je crois.

Meknes choisit cet instant pour me reparler et m'inciter à partir de cet endroit. Malheureusement pour lui, je n'allais pas accéder à sa demande cette fois.

*Tu devrais t'en aller, tu le sais ça ?*

*Meknes s'il te plait...*

*Tu n'as plus l'excuse de tes migraines pour me repousser. Je t'assure que je n'ai pas confiance en ce type*

*Pourtant tu devrais.*

*Et pourquoi ? Pourquoi devrais-je lui faire confiance ?*

*D'une part, on est encore là...d'autre part, on va même de mieux en mieux...et enfin, pour une raison que tu ne peux pas comprendre. Je perçois quelque chose, dans ses yeux. C'est important. Je dois comprendre.*

*Quoi ? Qu'est-ce que tu vois ?*

*Tu ne peux pas comprendre...et moi non plus d'ailleurs en réalité. J'ai envie de savoir...laisse-moi comprendre.*

Quelque chose en ce Quentin m'incitait à rester là et non à partir contrairement à ce que Meknes souhaitait que je fasse. Il voulait agir pour mon bien sans doute et accuser Quentin alors qu'il n'avait rien vu de suspect mais moi j'avais envie de rester, pour comprendre la nature de cette chose que je percevais. Je ne savais pas ce que c'était mais cela m'intéressait suffisamment pour que je reste.

- Au fond, j'ai eu du bol de vous avoir croisé. Je serais peut-être encore étendu sur le sol si jamais cela n'avait pas été le cas...du moins je suppose. Oh mais qu'est-ce que...

Quelques flashs m'embrouillaient alors que je m'intéressais à Quentin. Je revoyais cette lame sous ma gorge, ainsi que toutes les visions horribles qui m'avaient hanté pendant que je dormais. Je me ressentais de nouveau bloqué pendant quelques instants. D'habitude, si ce n'était qu'une représentation de ma peur, je ne l'aurais vu qu'une seule fois et non pas deux fois avec exactement les mêmes éléments. Ce n'était peut-être pas une frayeur mais bel et bien une vision. Quelque chose allait peut-être finalement m'arriver. Peut-être allais-je subir quelque chose d'extrêmement désagréable, pour ne pas changer... J'eus le déclic au bout de la troisième apparition de la lame, quelques visages d'homme un peu pris au hasard , extrêmement bien fringués et enfin moi, avec ce visage typique de la victime qui demandait à être lâché. Oh non...cela allait sans doute bientôt arriver. Je reculais par réflexe quand je compris ce qui était près de se produire.

- Ce que j'ai vu, pendant que je dormais. Ce n'était pas un rêve, enfin un cauchemar plutôt dans mon cas. Je l'ai cru en voyant le choc que je subissais juste après, mais j'ai eu tort. C'est autre chose, une toute autre chose...une vision...oui oui c'est une vision. Mon corps se met en alerte de lui-même comme s'il se prépare au pire, ces flashs dans ma tête...tout s'éclaire. Il va arriver quelque chose, quelque chose d'assez sanglant. Le seul truc est que j'aimerais bien comprendre où mais j'ai l'impression que mes flashs ne se focalisent que sur la chose et pas le lieu. Pourtant il me faut le lieu...c'est tout ce qui me manque. Le lieu...allez...montre-moi où c'est bon sang...il faut que je sache.

Je me concentrais monopolisant aussi Meknes au passage pour pouvoir découvrir le lieu de ma vision. Je ne vis pas à proprement parler le lieu en détail mais je vis en réalité un visage provoquant un déclic et il s'agissait de celui de Quentin. C'était donc ici.

- Oh merde...ils viennent ici. Quelle chance...

Donc trois hommes, derrière la porte, l'un avec une arme à feu, l'autre avec juste sa parole comme moyen de dissuasion et un dernier baraqué apportant la fameuse lame que je voyais dans ma tête...comme d'habitude hein ? Et sinon, qui voulaient-ils hein ? Qui ces types souhaitaient réellement ? Pas besoin de se poser la question maintenant. Ils entrèrent sans surprise en défonçant la porte, avec le geste bien délicat de ne pas trop l'abimer et nous faisaient désormais face. Je m'étais promis de faire gaffe et de ralentir un peu mes pouvoirs tant que je n'irais pas parfaitement bien mais j'allais me faire le plaisir de le faire contre eux. Au départ, j'avais hésité à cause de la présence de Quentin, mais je pensais bien qu'il en avait déjà suffisamment vu à mon sujet, donc je n'avais plus rien à perdre. En colère de les voir face à moi, je leur dis :

- Dégagez sales rats, ou affronter la colère de mes flammes.

Les rats demeuraient bien sourds et se mirent à donner l'assaut en allant vers moi. Sans me retenir, je dégageais les flammes que je retenais en moi, pour ne les diriger que vers eux. Je ne voulais pas les voir déposer leurs armes sur moi. Je ne voulais pas les voir s'en prendre à Quentin ni à moi. Je voulais juste les arrêter. S'il fallait les rôtir pour cela, tant pis pour eux. Les trois types recevaient de plein fouet les flammes et commençaient à brûler intensément. Je me soulageais en me vengeant contre eux.

- Je vous avais...prévenus...

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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Jeu 28 Fév - 14:29


Broken Memories.

L'esprit de Quentin était rempli de questions, c'était bien la première fois qu'il se posait autant de questions, un flux de questions tellement important qu'il avait l'impression d'entendre raisonner toutes ces questions dans sa tête. Il n'avait jamais encore été obsédé comme ça par quelque chose, il était tellement envouté par le secret que semblait cacher Samuel, il avait un mystère à résoudre. Peut-être que cette envie de découvrir ce secret mettait en veille ses envies de meurtre, car il était toujours rempli par cette envie de meurtre, cette envie de vengeance qui le consumait tant et qui semblait lui dicter tout ses actes.

Il était vrai que sa vengeance semblait passer au second plan et que la découverte de ce secret était devenu son objectif principal, peut-être que cela expliquait que les voix qui parlaient dans sa tête avaient changés de discours. Du moins le côté maléfique, car le côté bienveillant semblait toujours répéter la même chose, c'était un peu lassant à force. En même temps cela prouvait que c'était toujours le mal qui le motivait car cette voix était toujours pus forte que l'autre lorsqu'il l'entendait. Cependant cette lutte acharnée que se livraient bien et mal en lui, ne pouvait s'achever que d'une manière: la victoire du mal. Pourquoi en était-il si sûr? Tout simplement parce qu'il niait le bien, en fait il avait inversé les rôles, il considérait que le bien était mal et que le mal était bien. Après tout, pourquoi renoncer à ce sentiment de puissance que lui procurait son pouvoir, son pouvoir ne pouvait être utilisé que pour le mal, son pouvoir était un fléau à lui tout seul.

Quentin pensait ne pas maitriser son pouvoir au maximum de ses capacités, c'était bien dommage d'ailleurs, il avait tellement de projets. Il savait que son pouvoir pouvait être redoutable, mais cette puissance avait ses limites. Il en avait fait l’expérience en fait. Son pouvoir était assez particulier à utiliser, en fait cela dépendait de la manière dont il s'en servait. La manière la plus simple était probablement lorsqu'il l'utilisait par le toucher, Quentin pouvait faire vibrer tout ce qu'il touchait, il pouvait toucher deux personnes et utiliser son pouvoir, il pouvait toucher de nombreux objets et utiliser son pouvoir. C'était le niveau le plus simple à utiliser, un niveau sans risque, qu'il préférait non pas pour cela mais parce qu'il permettait le contact. Il ressentait ses victimes et cela lui procurait un certain plaisir.

Arrivait ensuite un niveau supérieur, celui de la pensée, il pouvait utiliser son pouvoir par la pensée mais pour cela il devait se concentrer sur une chose à la fois, c'est ce qui faisait que par la pensée il ne pouvait tuer qu'une personne à la fois. Il avait déjà essayé de tuer plusieurs personnes par la pensée, mais en vain, il en ressortait en plus avec un horrible mal de tête, il n'y arrivait pas et cela ne le dérangeait pas tellement, après tout ce n'était pas la méthode qu'il privilégiait. Cependant cela pourrait parfaitement être utile, mais il n'y arrivait pas et ne savait pas pourquoi, mais on ne peut pas dire qu'il en cherchait la raison.

Enfin, le niveau le plus puissant de tous, était tout simplement son contact avec l'air, l'air était présent partout, il pouvait ainsi toujours le toucher, mais en plus la pensée servait aussi. Il l'avait remarqué, il le sentait, il sentait que la puissance de son pouvoir ne marchait sur l'air que parce qu'il y avait la combinaison des deux facteurs. Faire vibrer l'air pour s'en servir comme arme lui demandait de créer un puissance colossale, il pouvait créer des ondes de chocs dévastatrices, mais arrivé à un certain niveau il s'évanouissait, comme vidé de ses forces. Il y avait des limites à la puissance qu'il pouvait fournir à son pouvoir, il savait pertinemment que si il le voulait il pourrait rayer des agglomérations entières de la carte, mais cela entrainerai sans doute la mort. Et peut-être que son esprit le lâcherait même bien avant de réussir.

Ce pouvoir était sa puissance, il était sa gloire, c'était ce qui faisait qu'il était encore debout. Ce pouvoir il l'utilisait pour faire du mal autour de lui, c'était son pouvoir le mal incarné. Cela se tenait car il avait découvert son pouvoir alors qu'il était en colère, alors qu'il voulait se venger. Il l'avait fait, mais son esprit de vengeance ne c'était pas arrêté là, il continuait à le posséder et c'était son pouvoir qui lui permettait de le satisfaire. Quentin était en fait persuadé que même si sa vie n'avait pas été bouleversé par la mort, alors il aurait quand même fini par mal tourner. Ce n'était selon lui qu'une question de temps, et tout ses mauvais sentiments ont accéléré le processus. Après tout sa vrai mère l'avait sans doute senti, et c'était peut-être pour cela qu'elle l'avait abandonné, seul au monde, sans personne pour l'aimer. Cette femme qu'il considérait comme sa vrai mère, sa mère adoptive lui avait donné de son amour, et avec ses actes il l'avait détruit. Au final sa vrai mère avait sans doute eu raison de ne pas vouloir de lui, il était le mal incarné.

C'était étrange, Quentin n'avait jamais repensé à sa mère biologique jusqu'à maintenant, mais il l'ignorait toujours, il refusait d'en entendre parler et refusait de la connaitre. En fait elle était la seule personne qui méritait de vivre, car elle l'avait vu comme il était, un être sans cœur, un monstre. Et elle avait voulu s'en débarrasser, un brin de doute revint en lui, et si il devait mourir pour ses crimes?


*Pourquoi veux-tu mourir? Tu es vivant, il faut avancer, la vengeance te fera avancer. Le reste n'est que baliverne. Regarde où le bien t'a mené, tu souffre sans cesse, tu ressasse de vieux souvenirs avec toi. Cette photo que tu amène partout avec toi, tu devrai t'en débarrasser, elle te fait douter de tes objectifs.*

La voix parlait sans doute de cette photo où il était avec Anna, c'était à la montagne, il l'avait amenée camper, comme amis à l'époque. Ce jour là avait été un jour particulier pour Quentin, le jour où il avait totalement cessé de sombrer dans le chaos, c'était ce jour là où son ancienne personnalité avait totalement refais surface. Ce jour là qu'il a compris, qu'un jour peut-être Anna pourrait l'accepter et vivre avec lui pour toujours. Vivre avec lui pour toujours? Cela ne risquait plus d'être le cas maintenant, en l'a rencontrant il avait celé sa mort. C'était ce sentiment qui était resté au fond de lui, si elle était morte c'était à cause de lui, si elle ne l'avait pas rencontré elle serait peut-être encore envie aujourd'hui. Quel était-ce sentiment de culpabilité nouveau en lui? Il ne l'avait jamais ressenti auparavant.

*Ce que tu ressens est normal. Mais c'est à cause de cela que tu t'enferme dans la mal. Tu dois accepter sa mort, tu doit avancer. Tu aura droit au bonheur un jour, mais pour cela tu dois arrêter de faire du mal autour de toi.*


Balivernes, tout cela n'étaient que des balivernes pour lui, il refusait de se séparer de ses souvenirs avec Anna, il refusait de croire que c'était cela qui l'avait fait souffrir, non c'était faux. Ce qui l'avait fait souffrir c'était ce pays, c'était l'humanité, c'était les travers de l'humanité. Aucune famille ne devrait avoir à souffrir de la perte de l'un de ses membres. C'était pour cela qu'elles faisaient parties de ses cibles, il valait mieux selon lui tous mourir ensemble que survivre en sachant les autres morts. Son bonheur avait été ces moments avec Anna, il n'en aurait plus jamais d'autres vu qu'elle était partie. Son bonheur c'était la vengeance, personne ne l’empêcherai de se venger, et si il devait mourir pour accomplir sa vengeance il n'hésiterai pas.


Quentin c'était encore égaré, pourquoi cela lui arrivait-il encore? Il n'arrêtait pas de s'égarer dans ses priorités, il ne cessait de refouler ces maudites pensées. Il décida de se centrer sur Samuel, c'était lui sa priorité pour le moment. Et quoi qu'en dise l'enquiquinante de petite voix lumineuse dans sa tête, ce n'était pas pour l'aider, c'était pour s'en servir.

Justement, ce dernier semblait se sentir mieux, il c'était redressé, et fort heureusement sa mémoire n'était pas revenue. Quentin était plutôt satisfait de son coup, un coup risqué mais qui avait porté ses fruits. Ce dernier le remercia, Quentin était satisfait, il avait l'impression d'être son sauveur, alors qu'au fond c'était son pouvoir qui l'avait mit dans cet état. Au fond cette idée n'était pas si déplaisante, le jeu l'intéressait bien plus maintenant que tout se mettait en place, ainsi il dit un peu d'un air timide:


"C'est...c'est normal. Vous n'avez pas à me remercier. Je suis content que vous alliez mieux."


Quentin était très fort pour la manipulation, nulle besoin d'avoir un pouvoir pour l'être, c'était un peu une seconde nature pour lui, comme si il était né pour être acteur, né pour faire semblant d'être quelqu'un d'autre. Pour lui ceux qui avaient ce type de pouvoir se voilaient la face, ils n'étaient pas du tout fort, ils étaient bien faibles au contraire, car cela ne venait pas d'eux, mais de leur pouvoir. Cette maitrise de la manipulation était naturelle chez lui, il fallait dire aussi que cela avait nécessité un certain entrainement mais aussi que depuis le temps cela était plus devenu une nécessité qu'autre chose. Il était un peu obligé de vivre comme ça.

Samuel continuait alors de lui parler, quand il lui disait qu'il avait eu du bol de le croiser, Quentin eut presque envie de rire, mais il se contenta d'un sourire, un petit sourire comme pour mettre d'avantage en confiance Samuel. Pourtant sa confiance semblait presque lui être acquise, mais pour Quentin il lui fallait encore la travailler, si il s'arrêtait elle pourrait disparaitre. Une chose était sûre, celui qui avait eu du bol c'était bien lui, pas Samuel, Samuel ne savait pas qu'il jouait la comédie, il n'en savait rien. Le jeu promettait d'être intéressant.

Soudain Samuel eu une drôle de réaction, cela surpris beaucoup Quentin. Samuel semblait ailleurs, il n'avait même pas terminé sa phrase. Que se passait-il? Retrouvait-il la mémoire? Cette idée horrifia Quentin, peut-être que trop de temps était passé et qu'il aurait dû se servir des bonnes vielles méthodes. Il ne l’espérait cependant pas car il sentait qu'il y avait beaucoup de choses à apprendre sur ce Samuel et que surtout il ne voulait pas passer à côté de l'occasion de savoir ce que signifiaient ses signes. Quentin décida de jouer prudemment, peut-être que cela n'avait rien à voir avec sa mémoire, alors il demanda en faisant semblant d'être inquiet (bien que ce soit vraiment le cas en fait).


"Que...que se passe-t-il?"


Il eut une réponse assez rapide de Samuel qui semblait perturbé, il semblait avoir peur, et c'est alors qu'il le vit reculer. Quentin pensait d'or et déjà qu'il se rappelait de lui, il était prêt à devoir se servir de ses pouvoirs, mais il attendait tout de même de savoir ce qu'il en était avant de faire quoique ce soit. Fort heureusement pour lui, il ne s'agissait pas de sa mémoire. Samuel se mit à lui parler de rêve, ou plutôt d'un cauchemar et ensuite il lui parla de visions. Quentin était un peu perdu dans tout ça et ne comprenait pas du tout de quoi Samuel parlait. Une vision? Il prédisait l'avenir? Qu'es ce qu'était encore cette étrange évènement? Décidément ça lui faisait une question en plus à laquelle il devrait répondre, cela ne semblait pas être un pouvoir sinon Samuel aurait sans doute utilisé le terme, mais qu'es ce que c'était alors?

Tout ses mystères hypnotisaient totalement Quentin, il semblait être avide d'en savoir plus, sans doute serait-il en train de baver d'envie si il n'avait pas un minimum de classe et si il n'était pas obligé de cacher tout ce qu'il ressentait réellement. Samuel parlait de quelque chose de sanglant, mais Quentin ne comprenait pas du tout là où il voulait en venir, visiblement il semblait chercher où cet affreux évènement allait se produire. Ce fut peut-être ensuite lorsque Samuel disait que des personnes venaient ici, que Quentin réagit. Et si c'était des agents du gouvernement? Impossible ils ne semblaient pas avoir encore découvert le corps de l'agent du FBI qu'il avait tué, si ils l'avaient découvert les médias en auraient sans doute immédiatement parlés. A moins qu'ils aient décidés de le cacher, dans ce cas, ces agents n'allaient sans doute pas tarder. Le seul ennui c'est qu'il y avait Samuel, et qu'il était hors de question que des idiots du gouvernements fassent capoter ce qu'il avait prévu. Il ne pouvait pas se précipiter, ranger ses affaires pour partir ensuite avec Samuel. Il devait patienter, attendre que les choses se passent, et improviser. Quentin continua à jouer l'inquiétude et il demanda alors à Samuel:


"Mais de quoi parlez-vous?"


Lorsque trois hommes défoncèrent la porte de sa chambre d'hôtel, Quentin fut doublement surpris ou plutôt même triplement surpris. Sa première surprise fut réelle, Samuel avait bel et bien prédit ce qui allait se passer, ou du moins il avait ressenti que quelque chose de grave allait se passer. Il avait vu juste, mais le temps qu'ils avaient pour réagir avait été très limité. Sa deuxième surprise fut de se dire que si il s'agissait bien d'agents du gouvernement, ils l'avaient retrouvés assez vite, ce qui l'inquiétait un peu et lui fit se demander si en réalité ils ne le laissaient pas faire et que finalement ils avaient décidés de tenter de vraiment l'arrêter. Dans ce cas la fuite risquerait d'être totale pour lui, il ne pourrait plus rester quelques mois dans la même ville et sans doute cela devrait se réduire à quelques jours. Mais d'un autre côté, ses hommes pouvaient être là pour Samuel, et dans ce cas cela lui confirmait son importance, car si ils voulaient Samuel c'est qu'il devait y avoir une bonne raison.
Enfin ce qui est la troisième surprise était son expression du visage, il jouait la surprise mais surtout la peur, il avait l'air pétrifié, mais tout cela n'était qu'un jeu, car il ne laissait jamais ses émotions prendre le dessus. Et puis il n'avait pas vraiment peur de toute manière.

Quentin fit comme-ci il avait vraiment peur de ce qui allait se passer, il fit mine de reculer jusqu'à heurter le mur, puis entendit Samuel parler de flammes. Des flammes? Que racontait-il, c'est alors qu'il vit des flammes sortir de Samuel au moment où les trois agresseurs décidèrent de lui foncer dessus. Il avait un autre pouvoir? Quentin éprouva une sorte d'immense satisfaction, Samuel semblait lui dévoiler ses secrets, bien que là cela n'était peut-être pas son intention. En voyant ce dont il était capable il était désormais sûr qu'il était important, c'était devenu une conviction. Quentin un peu perdu dans ses réflexions ne remarqua même pas que l'un des trois hommes visiblement débarrassé des flammes que Samuel lui avait envoyé, lui fonça dessus.

Quentin fut prit de surprise lorsqu'il reçu un coup de poing au ventre, décidément ils l'aimaient bien son ventre. Cependant il venait d'avoir une idée géniale, il n'allait pas gâcher un moment pareil. Lui aussi voulait prendre du plaisir au massacre de ces trois individus. Alors qu'il allait se recevoir un nouveau coup de poing, Quentin fit mine de vouloir se protéger le visage avec ses bras, puis créa une onde de choc assez puissante. L'onde de choc fit exploser les vitres, tout les objets cassables et mit pas mal de désordre, les murs étaient eux même un peu touché, Quentin en avait peut-être un peu trop fait.
En tout cas l'homme qui le frappait était tellement près de l'onde de choc qu'il fut propulsé dans le mur, on entendit le bruit de sa colonne vertébrale indiquant qu'elle c'était brisée. Quentin qui n'avait pas trop lésiné sur les moyens pour que cela paraisse vrai, avait mit assez de puissance pour que toutes les personnes dans la pièce soit propulsée un peu partout, y compris Samuel.

Quentin aurait bien aimé sourire, mais il ne put pas, il joua effrayamment, il fit comme-ci il avait peur de ce qu'il venait de voir, de ce qu'il venait de faire, il fit mine de ne pas comprendre, il regarda ses mains, comme-ci il cherchait la confirmation que cela venait bien de lui. Il fit semblant de faire couler quelques larmes aussi, comme-ci cette peur était vraiment réelle, comme-ci il ne savait plus ce qui lui arrivait. Au fond, ce qu'éprouvait Quentin c'était du plaisir à avoir pu corriger cet homme qui l'avait frappé. Et puis cela l'avait bien amusé d'avoir mit tout le monde au sol, le seul ennui c'est qu'il avait aussi cassé ses affaires, ce qui contribua à un léger énervement de sa part.

Il repensa du coup, au rubis, fort heureusement il n'était pas dans cette pièce, donc il ne craignait rien, par contre son ordinateur portable avait un peu souffert, encore heureux qu'il avait assez d'argent pour s'en racheter un autre. Quentin fit mine de ne pas vouloir bouger, il restait collé au mur et s'abaissa, comme si il était abattu, il mit les mains sur sa tête et répéta sans cesse avec une voix faible:


"Qu'es-ce que j'ai fait...qu'es ce que j'ai fait..."

Quentin espérait juste que Samuel ne soit pas trop sonné, mais un homme pareil allait selon lui forcement s'en sortir, en revanche en ce qui concerne les deux autres hommes il n'en savait rien, allaient-ils se relever au non? Bonne question, en tout cas celui qu'il avait envoyé dans le mur, lui ne risquait pas de se relever.


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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Ven 1 Mar - 2:08

Chaque détail de l'entrée de ces trois hommes dans la chambre d'hôtel ne cessait de se répéter dans ma mémoire. C'était comme si je cherchais d'une manière obsessionnelle à comprendre quelque chose. C'était un besoin de chercher un détail extrêmement important, un détail qui me mettrait la puce à l'oreille en révélant enfin la réponse à ma question. En effet, depuis que je les avais vu dans ma vision, les visages de ces types ne cessaient de m'intriguer car ils nourrissaient en moi une forte impression de déjà-vu, comme si nos chemins s'étaient déjà croisés avant ce jour...mais je ne m'en souvenais pas, du moins pas sur le coup. Ne pas réussir une chose lors de la première tentative était un échec pouvant nourrir de lourdes obsessions par la suite, et ce fut le cas pour moi.

Leurs visages avaient beau être cachés par les flammes, je parvenais quand même à suffisamment les voir pour continuer de m'interroger dans un coin de ma conscience. Chaque détail de leur gueule me semblait familier, et même le fait de les affronter ne me semblait même pas nouveau. Mon impression de les avoir croisés ne cessait de grandir à mesure que je continuais de les regarder. Je les avais forcément vus, tous les trois. La familiarité que m'inspiraient leurs visages n'était pas qu'insignifiante au point de ne permettre à l'individu qu'une lourde prise de tête et non pas un souvenir exact pour toute leur identité. Leurs noms, leurs activités, je voulais me rappeler de tout, chose bien compliquée en mobilisant déjà pas mal de force sur la gestion du feu. Heureusement, je n'étais pas seul dans l'histoire. Meknes sentit mes doutes et vola littéralement à mon secours en me proposant limite de se concentrer à ma place pour le feu tandis que moi je tentais de mettre un nom sur ces visages.

Habituellement, Meknes n'était pas du genre à faire de telles concessions, surtout pour m'aider concernant mon pouvoir de feu, qu'il n'aimait pas réellement utiliser à ma place. Cela lui rappelait des passages un peu lourds de son passé notamment le fait qu'on l'avait longtemps considéré comme un enfant de Satan jusqu'où jour où il avait pu sauver la fille d'une grosse puissance financière égyptienne et l'épouser, malgré la méfiance qu'il inspirait à la sœur de cette dernière. Le feu rappelait à Meknes ses détracteurs, tous ceux qui le haïssaient par le passé et que j'avais eu l'occasion de côtoyer durant un bref voyage dans le temps. Je comprenais son calvaire et je n'aimais ainsi pas réellement lui demander de prendre ma place mais ce cas semblait être de force majeure. Si réellement ces types étaient déjà venus...si on les avait réellement rencontrés, cela voudrait dire qu'ils savaient peut-être qui j'étais et qu'ils voulaient s'emparer de moi.

Cette perspective demeurait assez déplaisante et me faisait pas mal peur. Si jamais ces types venaient pour la raison que je croyais, j'allais malheureusement commencé à vivre des immenses calvaires, car cela allait être le début d'une longue série de tortures. J'allais vivre un enfer, un enfer bien insupportable. Meknes me l'avait bien dit de toute façon. Les signes annonçaient quelque chose d'important pour l'avenir et notamment le fait que j'avais un rôle à jouer dans tout cela, mais cette exposition publique intéressait tout le monde. Les curieux ne pouvaient pas se retenir d'être curieux et ils n'allaient sans doute pas tous croire à l'hypothèse du tatouage. Ces signes étaient tellement exceptionnels et particuliers qu'ils ne pouvaient pas avoir été choisi par n'importe quel barge voulant se faire tatouer juste pour la frime.

Obsédé par cette idée de chasse pesant sur mon compte je me mis alors à songer à toutes les hypothèses qui auraient me mener jusqu'à un groupe aussi étrange que celui qui se tenait devant moi. Les questions s'agitaient de plus en plus au point d'activer des flashs dans ma tête, des séries de vision rendant ma concentration difficile à tenir. C'était pour cette raison que l'un des trois types avait pu s'échapper pour pouvoir finalement changer de cible et aller vers Quentin. Et merde...ce n'était réellement pas ce que je voulais. J'eus réellement envie d'arrêter l'influence des types que je maintenais pour pouvoir me concentrer sur le troisième et éviter une mésaventure à Quentin mais je ne pus pas le faire. Relâcher les deux types alors qu'ils n'étaient pas suffisamment brûlés était du suicide. S'ils venaient réellement pour moi, c'était en quelque sorte un sacrifice de les libérer. Je ne voulais pas me livrer à eux sur un plateau d'argent.

Et là je compris. Un des types alors qu'il était en train de brûler s'amusa à me dire :


- Tu croyais qu'on t'avait oublié hein ?!? On n'oublie jamais des proies comme toi !

- Je ne t'ai pas causé à toi.

- Et oui Samuel, c'est nous, comme on t'avait promis ! On t'avait dit qu'on allait revenir !

- La ferme !!!

Je venais de me souvenir de leurs visages, ces gueules que je voulais à tout prix éclipser de ma mémoire. Ils étaient responsables de la plupart de mes crises d'angoisse la nuit et je voulais réellement y mettre un terme. A ce moment précis, mes flammes sur eux ne cessaient de s'accentuer. J'avais sérieusement envie de me débarrasser d'eux. Je voulais les faire rôtir, les faire souffrir comme ils avaient pu me faire souffrir par le passé car ils méritaient de subir cette punition. Je voulais mettre toutes mes forces pour brûler ces pourritures, qu'il ne puisse plus rester ne serait que l'ombre d'une seule et unique trace de leur présence malsaine. Ma volonté était claire : me venger. Je voulais réellement me venger pour toutes ces fois où je ne cessais d'être jugé comme étant la chose intéressante à obtenir absolument sans prendre en compte son état physique et émotionnel lors de l'assaut. Je voulais en quelque sorte me libérer d'un certain poids que m'imposaient les signes et dont je n'avais pas pu réellement me débarrasser depuis que je les avais. Me libérer était mon but le plus profond, un but que je voulais à tout prix atteindre pour tenter de me sentir bien mieux. Je les brûlais. Ils criaient et je n'avais aucune marque de compassion à leur égard. Je les détestais. Personne ne méritait de souffrir autant, certes, mais ils méritaient une punition. Rien que ce mot était suffisant pour comprendre que ma vengeance n'avait aucun terme, surtout une comme celle-là. J'en pouvais plus. C'était une marque de douleur mais également un appel au secours que je lançais. Au fond je voulais qu'on me délivre de mes fardeaux, même si je savais bien que ce n'était même pas possible. Même Meknes avait essayé de remuer l'intégralité de cette chose qui m'avait choisi, mais ce n'était pas possible de la faire disparaître. J'étais choisi et je devais faire avec, même si c'était une contrainte.

Dans mon envie de les carboniser, je fus soudainement interrompu par quelque chose qui me prit de surprise. Une onde de choc puissante traversa la pièce, nous faisant tous valser un peu partout. Cette action eut pour effet de m'envoyer contre le mur droit en cognant bien sûr contre la table qui se trouvait sur mon chemin. Ce décollage imprévu eut pour effet de me sonner. En même temps, à la vue du gros coup que je venais d'encaisser, un assommement n'était en aucun cas une réaction imprévisible. Je fermis les yeux un instant, sans doute un effet du choc que je venais de me recevoir sur la tête. Heureusement, ce n'était qu'un coup, juste une chose qui allait m'assommer mais qui n'allait pas me mettre en danger. Je n'allais pas encore être amnésique ! Je devais me réjouir sans doute de cet état de fait qui allait en quelque chose me sauver. Je repris conscience peu de temps après. Le calme était revenu sans doute parce que tout le monde était à terre. En me redressant un petit peu, je vis les deux types que je carbonisais tout à l'heure, étendus sur le sol. Le niveau de leurs brûlures ne les avait pas réduits en cendre mais ils n'allaient pas survivre d'une chose pareille. Euh au moins, ils étaient désormais hors de notre chemin. Je cherchais du regard le troisième type. Ce dernier demeurait encastré dans un mur, en piteux état. Rien qu'en le regardant, il n'était pas compliqué de voir qu'il n'allait pas se relever de ce qu'il venait de subir. En prenant appui sur la table, qui était étonnamment entière d'ailleurs alors que je l'avais quand même percutée assez violemment tout à l'heure, je me relevais pour pouvoir aller vers ce type et voler quelque chose dans sa poche. Je voulais en effet voler son téléphone histoire de fouiller dans ses derniers appels et confirmer mes hypothèses.

Mais je me retenais. Je n'allais pas fouiller tout de suite dans son appareil, car Quentin était plus important sur le coup. J'allais vers lui, me mettant à sa hauteur. Visiblement il n'était pas blessé, ce qui me rassura un peu, mais j'aimerais bien au moins le voir et non pas voir ses mains devant son visage. Je déposais l'une de mes mains sur son épaule, pour lui montrer que j'étais là.


- On n'a plus rien à craindre venant d'eux...plus rien...

Le téléphone que j'avais pris au type vibrait. Un message venait d'arriver. Quand j'ouvris le téléphone pour l'observer je vis ces mots, qui m'étaient à priori destinés :

"A priori, tu as réussi à t'en sortir une nouvelle fois, mais sache que ce ne sera pas éternel. Je sais qui tu es. Tu es la clé de tout et je ferai tout pour m'emparer de toi, je t'en fais le serment. Un jour, je viendrais te chercher et je serais enfin le maître du monde."

Pour tenter d'oublier ce qu'il venait d'envoyer sur le téléphone, j'éteignais l'écran pour me concentrer uniquement sur Quentin. Le fait d'apprendre que ces types venait pour moi m'avait un peu déboussolé...et me rendait responsable de tout cela. Je ne voulais vraiment pas ce qui s‘était passé…

- Pour ce qui est arrivé, sachez que je suis sincèrement désolé. Je ne voulais vraiment pas vous mêler à tout cela. C'est ma faute si ces hommes sont venus ici...entièrement ma faute... disais-je en baissant la tête pour regarder le sol.

Je me sentais vraiment mal depuis cette attaque. A mes yeux tout était ma faute. Je n'avais pas envie de mêler une personne autre que moi dans ces douloureuses affaires de course poursuite me concernant. Je ne connaissais qu'à peine Quentin, mais il ne méritait pas de plonger dans mon enfer, peu importe qui il était.

- Est-ce que vous allez bien au moins....?

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Quentin E. Crinston
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Jeu 7 Mar - 20:28


Broken Memories.

Quentin était toujours dans la perception de la peur chez lui, la peur, l'inquiétude, l'incompréhension, trois mots qui en disaient long sur ce qu'il voulait faire croire. Cela marchait, il n'y avait aucun doute, personne n'aurait pu deviner qu'un véritable tueur sans cœur se cachait en Quentin et cela le rendait fier, il était fier d'arriver à jouer avec les gens comme il le faisait. C'est aussi ce qui faisait qu'il était redoutable, il pouvait faire en sorte qu'on le sous-estime, bien que ce n'était son but que lorsqu'il voulait manipuler directement les gens, pas lorsqu'il voulait les tuer. C'était toute une mise en scène en réalité, quelque chose qu'il préparait, il lui fallait choisir un personnage adapté à la personne qu'il voulait manipuler, il fallait que la personne se sente en confiance. Et ensuite lorsque le moment était venu d'achever son travail, il fallait incarner la crainte. Cela était assez facile pour Quentin, mais il ne se reposait jamais sur ses lauriers, car il faisait toujours attention aux détails.
En parlant de détails, il se remit à douter lorsque ses hommes étaient apparus, il commençait à se dire qu'il avait peut-être oublié quelques détails, qu'il n'avait peut-être pas été assez discret et que c'était ce qui faisait que le gouvernement l'avait retrouvé facilement. Le seul problème c'est qu'il n'y avait rien qui pouvait lui faire dire que ces hommes n'étaient pas venus pour lui, et si jamais ils prononçaient son nom ou encore s'intéressaient directement à lui, cela risquait de poser un problème. Comment ça quel problème? Samuel risquait de le démasquer bien facilement, et tout ce qu'il avait fait pour tenter de gagner sa confiance risquait de tomber en mille morceau, comme du verre qui se brise. Cela n'était pas du tout bon, et Quentin pensait à trouver un moyen de se débarrasser rapidement de ses hommes avant qu'ils ne ruinent tout ses efforts.

C'est alors que pendant la bagarre il entendit les deux autres hommes parler à Samuel, Quentin fut alors soulagé, ce n'était pas pour lui qu'ils étaient venus, donc ils n'étaient pas des agents du gouvernement. Le fait qu'ils étaient venus pour Samuel changeait tout, il n'aurait pas trop à s'inquiéter ni à se presser, et cela ne put que l'intéresser d'avantage car ses hommes devaient avoir une bonne raison pour employer de telles méthodes à son égard. La question était donc de se demander ce qui les intéressaient eux, les symboles peut-être? C'était une réponse plus que probable, sauf si il y avait beaucoup plus concernant Samuel, dans ce cas Quentin ne risquait pas de le lâcher si tôt. Cependant d'autres inquiétudes finirent par venir polluer l'esprit de Quentin.
En effet son petit tour de passe passe, avait fait pas mal de dégâts et aussi pas mal de bruit, du coup il était évident que des personnes ne devraient pas tarder à venir, voir même allaient appeler la police si ce n'était pas déjà fait. Un tel désordre allait certainement attirer les agents du gouvernement, et du coup il faudrait sans aucun doute fuir précipitamment. Ce qui lui posait quelques problèmes vu qu'il n'aurait pas du tout le temps de se préoccuper des préparatifs de départ. Ce qu'il entendait par là c'était bien sûr de se débarrasser des quelques petites preuves permettant au gouvernement de connaitre sa prochaine destination. Bon, normalement il aurait dû retourner à Miami, ce qu'il fallait absolument qu'il fasse car il y avait entassé tout ses trésors. Même si ils étaient censés être en sécurité car il avait aménagé un second sous-sol caché que d'éventuels visiteurs ne devraient pas trouver. Peut-être devrait-il changer de méthode et trouver un endroit un peu plus sûr pour cacher ce qu'il avait accumulé pendant ces dernières années.

En même temps il fallait bien prendre quelques risques, et puis au pire lorsqu'il retournerait à Miami il rencontrerai une foule d'agents voulant le capturer, dans ce cas, le jeu ne pourra être que plus amusant. Il imaginait déjà les victimes qu'il pourrait faire, tant qu'ils ne touchaient pas à ses affaires ça pourrait sans doute lui plaire. En tout cas il fallait pour le moment qu'il s'assure que son beau rubis et ses mallettes d'argent ne le quittent pas si jamais ils devaient partir. Quentin remarqua par la suite que Samuel semblait visiblement en vouloir à ses hommes vu comme il les avait traité. Quentin fit presque preuve de compassion envers eux...en fait non. Il ne compatissait pas le moins du monde, il était au contraire ravi de voir l'état dans lequel Samuel les avait mit, il aurait bien aimé le faire lui même, il y aurait prit bien du plaisir. Ceci dit l'essentiel était fait, les hommes avaient été neutralisés.

Quentin avait prit le temps d'observer son petit carnage, et était plus que ravi de voir l'imbécile qui avait cru qu'il pourrait l'avoir, emplâtré dans le mur, il vit également Samuel inconscient, mais ce dernier se réveilla, Quentin fut assez soulagé car il cru pendant un instant qu'il y avait été un peu fort. C'est alors que Quentin le vit se lever puis se diriger vers l'un des trois hommes inconscients, ou plutôt mort, Quentin pensait qu'ils étaient morts. En même temps comment survivre dans leur état, ce n'était tout simplement pas possible et c'était tant mieux. Maintenant il prenait soin de montrer qu'il était effrayé et perdu, il se cachait dans ses mains et faisait comme si il pleurait. Il n'eut pas beaucoup de mal à sortir de vraie larmes et il était bien difficile de dire que ce qu'il montrait était faux, en fait c'était sans doute impossible tant il jouait bien la comédie. Il savait qu'il ne fallait pas en faire trop, mais surtout qu'il fallait en faire suffisamment, il devait être convainquant, c'était là son objectif.
Quentin vit Samuel prendre quelque chose à l'un des trois hommes, avant que ce dernier se décide à venir voir Quentin. Il lui posa une main sur son épaule, puis tenta de le rassurer, mais Quentin continua de faire semblant de pleurer, et ne répondit rien. Après tout ne rien répondre était sans doute beaucoup mieux que de dire quelque chose.

C'est ensuite que Quentin constata que l'objet qu'avait prit Samuel à l'un des trois hommes était un téléphone et que celui-ci vibrait. Il cru comprendre que Samuel y jeta un coup d’œil mais Quentin ne pu pas voir de quoi il s'agissait. La curiosité de Quentin continuait de le ronger mais il devait se retenir, poser la question était plus que stupide à ce moment là. Quentin l'entendit alors s'excuser, dire que tout était de sa faute, effectivement si le "personnage" que Quentin jouait était réel ça aurait été le cas, mais en réalité ça n'était pas du tout le cas, bon peut-être un peu car Quentin était bien embêter d'avoir à partir précipitamment par la suite. Il était plutôt satisfait, en fait son plan semblait marcher parfaitement, Samuel semblait vraiment désolé et il n'en serait que plus facile par la suite de découvrir tout ses mystérieux secrets qui faisaient frétiller de joie Quentin rien que d'y penser.
C'est alors qu'il lui posa la question fatidique: "allait-il bien."
Quentin eut bien envie d'afficher un beau sourire sadique, car il attendait cette question pour poursuivre ce qu'il avait commencé et il avait bien l'intention de poursuivre sur la lignée. Il leva alors la tête, toujours en larme et dit avec une voix nouée entre peur, tristesse et colère.


"Regardez ce que j'ai fait...j'ai tué un homme, si ce n'est ces trois hommes...je suis un assassin...je ne veux pas de ça...pourquoi ça m'arrive à moi...qu'es-ce que j'ai fait..."


Quentin avait l'intention de continuer il n'avait pas l'intention de s'arrêter là, mais ce qu'il s’apprêtait à faire demeurait risquer, il allait jouer quitte ou double. Pourquoi? Tout simplement parce qu'il avait décidé de jouer avec le feu sans vouloir faire un jeu de mot foireux. Il allait lui dire de le laisser seul, et le risque était que ce soit ce que Samuel fasse, mais Quentin espérait bien lui que ce ne soit pas ce qu'il fasse. Mais en même temps, lui et les prises de risques c'était un peu une longue histoire d'amour, car il adorait cela. Il prit alors un air totalement abattu, comme si il avait l'intention de tout laissé tomber, comme si il avait tout perdu en un instant.


"Laissez-moi..."

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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Ven 8 Mar - 19:16

Une lourde chasse était née dans la tête de ces hommes qui étaient venus dans cette chambre uniquement pour tenter de me ramener auprès de leur chef. Ce monstre était l'un des rares, si ce n'était même le seul, à être au courant de qui j'étais. J'étais devenu l'objet de ses intérêts. Il savait juste que j'étais quelqu'un d'important, que je pouvais tout changer, mais il ne mesurait pas l'ampleur de tout ça. Je l'avais rendu fou, fou de ma complexité, et cela me mettait en danger. Il venait n'importe quand, peu importe où je me trouvais, ne se souciant que de son envie de m'obtenir à tout prix. Il me voyait limite comme un objet de collection à ajouter dans ses trophées. La seule raison qui faisait que je ne m'étais pas encore occupé de lui n'était autre que ma faiblesse actuelle. Les signes demeuraient sur ma peau que depuis récemment, et cela m'avait rendu pas mal fragile. Le moment où je les avais obtenus n'avait été qu'une série de successions de douleur dont je ne parvenais pas encore parfaitement à me remettre pour l'instant. Tyler m'avait alors proposé son aide en voulant enquêter sur le monstre afin de voir si je n'étais pas visé par un autre danger et surtout pour découvrir comment il avait pu obtenir tous ces renseignements sur moi. C'était un détail qui me troublait au plus haut point. Si jamais il avait pu découvrir la vérité sur moi, d'autres pourraient le faire et c'était pour cela que Tyler enquêtait à ma place. Le monstre n'attaquant que peu souvent, il n'était qu'à moitié dangereux. Mais il avait choisi ce jour particulier pour revenir me tourmenter, un jour où j'aurais bien aimé me passer de leur présence. Quentin était là et j'aurais bien aimé pouvoir lui épargner les fruits joyeux de cette chasse à mon encontre. Même si je ne le connaissais qu'à peine, j'aurais bien aimé pouvoir lui éviter tout cela. Mêler les autres à mes problèmes n'était pas vraiment quelque chose qui me plaisait. Je n'aimais pas ces espèces de malade qui se fichaient des personnes qui demeuraient avec moi. Moi cela me révoltait au plus haut point et c'était justement pour ça qu'ils appréciaient me tourmenter en se servant des personnes présentes avec moi. Cela me donnait envie de provoquer un lourd carnage en me servant de leurs carcasses pour faire un immense brasier. En même temps, si je me donnais cette peine un jour, c'était parce qu'ils le mériteraient. En général, je ne prenais pas ces provocations à la légère et cela n'allait pas changer, pas aujourd'hui.

Voir Quentin aussi perturbé me déstabilisait. Je ne cessais de penser au fait que ces types auraient pu éviter de défoncer la porte de sa chambre si jamais Quentin ne s'était pas attardé sur mon cas. Je les avais directement menés jusqu'à lui. Ouais, il était facile de voir que je m'en voulais. J'avais un destin étrange que je n'aimais pas imposer aux autres mais je le faisais pourtant. Mieux, je ne m'en privais absolument pas, c'était ça le pire ! Je n'étais qu'un poids. Ceux que j'aimais en souffraient et maintenant même ceux que je ne connaissais qu'à peine. Malheureusement je ne pouvais même pas les soulager du poids de mon existence car je ne pouvais même plus décider de crever en paix pour pouvoir les sauver tous. J'étais immortel à cause de mon pouvoir de guérison qui était un peu trop intensifié. La présence de Meknes dans mon crâne avait sans doute pas mal joué sur la favorisation de mon immortalité, enfin c'était les suppositions que je me faisais, un peu pour me rassurer. Je savais bien que l'immortalité faisait partie de mon destin, mais j'aimais bien croire que ce n'était pas forcément le cas. Cela me rendait moins étrange même si ce n'était qu'un moyen pour compenser mes problèmes de conscience. Je restais quand même focalisé sur Quentin, attentif aux émotions qu'il me montrait. Je ne savais pas réellement ce qui déclenchait le plus cette peur, s'il s'agissait des cadavres, ou bien du pouvoir, voire même les deux, mais je comprenais quand même ce qu'il pouvait bien vivre. En général, ce n'était pas la plus belle distraction du monde que de tuer des gens. Cela favorisait au contraire les fragilités mentales. Même si j'étais réputé comme quelqu'un de gentil, j'avais du malheureusement m'abaisser à ce genre d'horreur. Un être innocent ne l'était pas forcément intégralement, la preuve. Ces hommes n'étaient pas les premiers que je brûlais. A chaque fois, j'avais agi en état de légitime défense mais cela ne changeait rien au fait que je les avais tués. Malheureusement, même si je faisais parfois les pires horreurs, je devais vivre avec, tout faire pour oublier les morts laissés derrière moi. J'avais des choses à accomplir, des choses qui faisaient que je devais à tout prix tenter de rester debout, le plus possible, même si c'était parfois bien dur de le faire alors que la douleur me terrassait.

Quand il me demandait de le laisser, je ne bougeais au contraire pas du tout. Je restais devant lui, toujours cette main posée sur son épaule. Après ce qui s'était passé, il n'était pas question de le laisser, surtout quand je pensais aux conséquences que pouvaient avoir notre acte. Le meurtre des trois hommes avait provoqué un immense vacarme, un bruit lourd qui n'allait certainement pas être ignoré pendant bien longtemps. On vivait désormais dans l'attente d'un éventuel appel passé à la police pour pouvoir signaler le bruit suspect et les poulets allaient bientôt découvrir le triple meurtre. Que faire...? S'enfuir en laissant les corps ? S'enfuir en brûlant les preuves ? J'étais plus tenté par la deuxième solution. J'étais quasiment certain du fait que quelqu'un allait vouloir prévenir les autorités. Ce n'était qu'une question de minute avant qu'un appel soit passé. Il fallait agir, mais je devais pour cela mettre Quentin dans la confidence de tout cela. Si j'agissais sur un coup de tête sans dire ce que je faisais, mes agissements allaient sans doute mal être accueillis. Je le regardais alors, en lui disant ceci :


- Ce qui s'est passé est vraiment horrible et sincèrement je suis désolé d'avoir mené ces problèmes jusqu'à vous. Ces types venaient pour me capturer. Ils n'ont rien à voir avec le Gouvernement. Ils bossent pour un fou qui me juge un peu trop intéressant pour me laisser en liberté. Vous ne méritiez pas d'être entrainé là-dedans. A vrai dire personne ne le mérite réellement, surtout pour ce que je suis. Malheureusement ce que je vais dire ne va pas réellement être très...

J'allais dire simple, mais une vision de Meknes m'interrompit. Une vieille dame qui avait une chambre également dans cet hôtel avait eu vent du bruit provoqué par le triple meurtre, et elle allait prévenir la police. Le temps pressait alors encore plus que je ne le pensais.

- Désolé pour ce que je vais dire mais je ne vais pas y aller par quatre chemins. A priori si j'en crois ce que j'ai vu, une vieille dame va dans très peu de temps prendre son téléphone et composer le numéro de la police pour signaler ce qui vient d'arriver. Le temps qu'ils arrivent, on a largement la capacité de s'enfuir et même de faire disparaître les preuves dans le même temps. Pour faire disparaître les preuves je peux m'en charger avec mon pouvoir. Si je ne laisse que des cendres, les flics n'en tireront rien du tout. Après si vous avez des affaires à emporter avec vous, profitez-en pour les prendre. Si on ne veut pas être soupçonnés d'avoir buté ces types, il faut agir vite. Je n'aime pas agir précipitamment comme ça, mais c'est en quelque sorte une manière de vous remercier. Si en échange de mon sauvetage personnel je peux éviter que les flics vous recherchent pour deux types carbonisés et un encastré dans un mur, j'aimerais le faire.

Si j'en croyais l'intuition de Meknes, la vieille dame venait juste d'attraper son téléphone. Un certain compte à rebours allait commencer mais on avait largement le temps d'agir. Il fallait juste que Quentin rassemble ses affaires et moi j'allais déclencher l'incendie juste derrière histoire de carboniser les preuves mais aussi les sbires du fou, histoire qu'il puisse enfin comprendre qu'il n'était pas bon de se mesurer à moi.

- Alors, vous acceptez ?

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Quentin E. Crinston
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Sam 9 Mar - 16:19


Broken Memories.

Quentin était particulièrement content de son coup et était même très heureux de sa petite excursion à Las Vegas, cela allait sans aucun doute lui apporter beaucoup de choses et il allait pouvoir avancer. Il était vrai, qu'il était un peu en train de se fabriquer un petit train train quotidien, et qu'à force cela l'énervait un peu, il n'y avait rien eu de nouveau dans sa vie jusqu'à maintenant. L'apparition de ce Samuel changeait beaucoup de choses, sans doute bien plus que ce que Quentin lui même pouvait imaginer, cela dépassait sans doute sa compréhension mais il voulait essayer. Il voulait essayer de comprendre cet individu, une telle personne ne pouvait avoir qu'un destin hors du commun et un futur tout tracé. Quentin voulait le connaitre et peut-être même qu'il pourrait y prendre part, qui savait quelles personnes allaient être liées à ce destin? Après tout chaque vie est liée à d'autres vies, et elles peuvent parfaitement se croiser. C'était d'ailleurs ce qu'avaient fait leur deux vies, et c'était une rencontre assez surprenante il faut dire.

Du moins Quentin lui le savait, et il espérait bien que Samuel ne se souviendrait pas de leur véritable rencontre, du moins pour le moment. C'était peut-être le destin qui voulait cela, un destin qui semblait favorable à Quentin, car le fait qu'il lui permette de pouvoir approcher Samuel sans que ce dernier ne se méfie ou ne veuille s'éloigner de lui ne pouvait signifier que cela. Mais Quentin n'y croyait plus trop à ce genre de choses, bien qu'il s'imaginait bien qu'il devait exister une raison à tout ces évènements. Il était vrai que tout cela était peu probable, il y avait très peu de chances que tout ces évènements aient été possible, ainsi Quentin sentait qu'il allait vraiment beaucoup apprendre de cette chance qui lui était laissée de comprendre et de découvrir les secrets de Samuel, il était très impatient de voir ce que cet homme si mystérieux lui réservait comme surprises.

Une chose était sûre pour Quentin, la bande d'inconscients qui les avaient attaqués lui avait bien servi, la confiance qu'il voulait instaurer avec Samuel ne pouvait que bien en ressortir. Indirectement, ou peut-être même directement, ils avaient servis ses intérêts. Il aurait bien aimé les remercier, mais dommage pour eux...ils étaient morts. Avoir la gratitude de Quentin était bien quelque chose de rare, car en général il ne se fiait qu'à lui même, il était l'acteur de ses propres réussites et de ses propres actions. Il préférait largement être seul, cela lui évitait bien des ennuis, bien des embrouilles, et bien des prises de têtes, à y repenser, il était vraiment seul. Personne ne le connaissait véritablement, personne ne l'appréciait pour ce qu'il était, et autant dire que vu ce qu'il est devenu, ça ne risquait pas d'arriver. La voie de la vengeance le rendait bien seul, peut-être que c'était pour cela qu'à travers ses différents "personnages" il tentait toujours de trouver de la compagnie, peut-être qu'au fond c'était aussi pour cela qu'il espérait tant découvrir les secrets de Samuel, du moins tenter car tant qu'il ne les connaitrait pas il savait qu'il n'y avait pas de raison de le laisser et de s'éloigner.
Ses pensées risquaient à nouveau de faire revenir ces voix insupportables, Quentin décida donc de penser à autre chose et se contenta de nier ses propres pensées. Il revint alors dans le petit rôle qu'il c'était inventé pour gagner la confiance de Samuel.

Autant dire que la suite allait être une véritable révélation pour Quentin et qu'il allait encore plus avoir envie de connaitre Samuel, il était déjà très intrigué mais ce que ce dernier lui dit ne fit qu'augmenter cette sensation. Jamais il n'avait été passionné par un secret, à vrai dire c'était comme si c'était un nouveau jeu. Pour Quentin c'était un peu un nouveau défi à relever, un défi qui allait s'avérer passionnant. Samuel était vraiment désolé de lui avoir causé ces problèmes, mais si seulement il savait...il ne le serait sans doute pas, mais à vrai dire Quentin lui se fichait un peu de cela, tant qu'il arrivait à gagner sa confiance tout les moyens pour y arriver étaient bons. Déjà Quentin était assez soulagé de savoir que ses hommes n'avaient rien à voir avec le Gouvernement, cela éviterai le fait que les agents du gouvernement ne rappliquent dans la seconde. Mais le fait de savoir que quelqu'un se donnait autant de mal pour tenter de capturer Samuel éveilla d'avantage sa curiosité, car cela voulait dire que des personnes agissaient dans l'ombre et qu'en plus Samuel semblait être très important. Peut-être qu'il pourrait essayer de contrarier les plans de ces gens, cela pourrait parfaitement être drôle.


*Tu as de bonnes pensées, c'est pour cela que le destin vous a fait vous rencontrer, tu devra l'aider contre ces gens qui lui veulent du mal.*

*Oh oui tu y prendra bien du plaisir à leur apporter de la souffrance.*


Si Quentin n'était pas occupé à jouer la comédie il aurait prit la peine de s'énerver contre lui même et contre ces maudites voix, mais il n'en fut rien, il se contenta de les ignorer pour une fois car l'enjeu était de toute manière bien trop important. Quentin vit entendit alors Samuel s'interrompre dans ce qu'il disait, il se demandait bien pourquoi, encore une autre vision peut-être? Décidément il avait le chic pour éveiller sa curiosité au bon moment, car ce secret, ces visions, Quentin aimerai aussi en découvrir la cause et il sentait que la raison devait être particulièrement passionnante. Et c'est alors que Samuel lui raconta ce qu'il avait vu. Comme il le pensait quelqu'un allait appeler la police, après tout vu le vacarme et le désordre qui avait été mit, cela n'était guère étonnant et Quentin s'y attendait un peu, il fallait juste espérait que Samuel accélère un peu les choses afin qu'ils puissent se carapater en quatrième vitesse.

Quand Samuel lui dit qu'ils avaient le temps de partir et de dissimuler les preuves Quentin eut une drôle de pensée, il semblait bien aimer l'idée de "faire disparaître les preuves", surtout que Samuel avait un pouvoir particulièrement pratique en la matière, bien plus pratique que le sien, vu que Quentin lorsqu'il voulait faire disparaitre des preuves était obligé de tout faire lui même et avec la bonne vieille méthode, ce qui impliquait un certain nombre de risques. Ce dernier continua à lui parler, il lui dit que si il avait des affaires à prendre il devrait faire vite, et bien ça oui, il avait des affaires à prendre! Et à commencer par son très précieux rubis et au moins l'une de ses deux mallettes pleine d'argent. Bien sûr il allait aussi récupérer les affaires auxquelles il tenait vraiment, à commencer par sa photo dont le cadre avait fissuré après sa petite onde de choc. Voir cela le désolait un peu, mais la photo ne semblait rien avoir, il n'aura qu'à remplacer le cadre.

Visiblement Samuel faisait cela parce qu'il se sentait coupable de ce qui arrivait, Quentin ne pouvait pas rêver mieux et le fait que ce dernier veuille qu'il se sauve avec lui aurait pu le faire sauter de joie en tant normal si il ne devait pas jouer la comédie. Ainsi Samuel lui demanda si il acceptait, bien évidement qu'il acceptait! Il n'attendait que ça et sautait de joie intérieurement rien que de penser qu'il avait vraiment bien réussi son coup. Quentin décida alors de relever la tête de sécher ses larmes et dit alors d'une voix faible.


"Je suppose que je n'ai pas trop le choix si...je ne veux pas finir...en prison..."

Alors Quentin se leva, faisant toujours comme si ce qui lui arrivait l'avait totalement abattu, il ne souriait plus et a même réussi à faire en sorte que l'on ai l'impression qu'il soit totalement vidé de toute sensation de bonheur. Il prit sans dire un mot la direction de la pièce qui servait de chambre puis regardant derrière lui pour que Samuel ne le voit pas il monta sur le lit, ouvrit la bouche d'aération et sortit son rubis. Il attrapa l'une des mallettes qu'il avait et le mit dedans. Il attrapa son sac, où il y avait quelques vêtements et y rangea les quelques affaires qui étaient importantes à ses yeux, il décida aussi de prendre ce qui pourrait lui être nécessaire, comme des choses à manger ou encore à boire. Au cas où Samuel le verrait il évita soigneusement les couteaux, comme pour dire qu'il refusait d'en prendre au cas où ils devraient se défendre contre des personnes leur voulant du mal. Quentin ramassa bien évidement le cadre photo fissuré auquel il tenait tant et le mit aussi dans le sac, ensuite il partit voir Samuel et sans un mot attendit qu'il est finit.

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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Dim 10 Mar - 16:14

Ce qui s'était produit me prouvait que je n'étais pas encore prêt à échapper à toutes ces personnes qui souhaitaient m'obtenir. J'étais littéralement un objet de convoitise, une chose qui intéressait les âmes les plus folles parce que j'avais le malheur d'être un poil trop important pour la normale. J'étais un carrefour humain, une personne choisie pour guider l'humanité à travers deux voies : le bien, le mal. Tant qu'à faire, les prophéties choisissaient une personne dévouée à aucune autre cause que la sienne. Je sauvais des innocents, ceux qui méritaient réellement de vivre. Je punissais ceux qui faisaient du mal...mais parfois j'avais des agissements étranges. C'était pour cela qu'on ne pouvait pas réellement dire que j'étais un gentil, même si beaucoup me voient comme un héros pour mes sauvetages, mais on ne pouvait pas dire non plus que j'étais un méchant. En gros, j'étais indescriptible et en plus l'objet de légendes plus qu'étranges, que dire de mieux alors ? J'étais vraiment quelqu'un d'étrange et c'était justement ce qui intéressait ces monstres. Ils pensaient m'obtenir pour enfin être les maîtres du monde. Pouvaient-ils réellement l'être grâce à moi ou bien n'était-ce qu'une farce pour pouvoir mieux les distraire ? Au fond je n'en savais rien mais les signes prophétiques ne pouvaient pas être qu'une décoration pour récompenser ma présence dans ce monde. Toute naissance avait une raison, y compris celle-là même si j'avais pas mal de difficulté pour l'accepter.

Mais l'heure n'était pour le moment pas à la plaisanterie, car il était temps d'organiser notre fuite. Meknes m'avait montré qu'une vieille dame un peu trop attentive au vacarme avait pris la peine d'appeler la police. Le temps pour nous enfuir était alors serré mais cela pouvait encore être jouable. Il fallait juste être organisé et je voulais pour cela prendre les choses en main histoire en quelque sorte de gommer ma faute. Oui, à mes yeux, ce vacarme n'était arrivé que par ma faute. Ces types étaient les sbires de ce fou, de ce personnage si étrange qui s'intéressait actuellement à moi parce que j'étais un peu trop important. Ils étaient venus pour moi. Quentin n'avait rien à voir avec tout cela. Il était donc à mes yeux plus que normal que je me sente coupable de ce qui avait pu arriver, qui aurait pu être évité si je n'avais pas atterri sur le chemin de Quentin. Mais bon, cela ne servait à rien d'avoir des regrets ou de continuer à se dire que toute la responsabilité de ce qui s'était passé était sur ma seule tête, car ce qui s'était produit était malheureusement arrivé et rien ne pouvait changer cela en dehors d'un voyage dans le temps, mais Tyler était déjà occupé sur mon enquête. La fuite était donc la seule issue possible à tout cela, la seule et l'unique. Dans cette fuite j'allais jouer le rôle de celui qui allait faire disparaître les preuves. Je gardais le téléphone du type avec moi, ayant pris soin de désactiver la fonction GPS comme ce que m'avait appris un ami, et cela allait être la seule chose que j'allais garder. C'était mon seul lien avec le monstre s'intéressant à moi et j'allais l'exploiter à fond, surtout si cela pouvait me permettre de comprendre comment il avait pu découvrir qui j'étais aussi facilement.

Mais Meknes me prenait un peu pour un fou inconscient. Même s'il savait que cette idée était la seule que je pouvais avoir de tangible sur le coup, il n'appréciait pas réellement cette façon d'agir, qui pourrait très bien avoir des mauvaises répercutions sur moi-même. J'avais proposé à Quentin de brûler les preuves pour nous sauver tous les deux mais j'avais pour cela éclipsé une bonne partie des recommandations de Meknes qui me conseillait d'être bien prudent tant que les signes me procuraient encore quelques douleurs de temps en temps. J'étais encore en partie vulnérable même si je refusais de le croire. Je voulais simplement vivre ma vie et non pas être torturé de la sorte. Oui mon but était de vivre. Je voulais me sentir vivant et non pas toujours sur une pente plus que dangereuse. Vivre était-il un crime ? Vivre était-il une horreur aussi horrible ? A mes yeux, non. Vivre était un bonheur surtout quand on parvenait à vivre sa vie de la plus belle des façons, ce que je souhaitais faire bien entendu. Mais bon, allais-je réellement avoir ce que je voulais ou bien étais-je condamné à un certain malheur éternel pendant tout le reste de ma vie ? Je ne le savais pas trop mais il fallait quand même avouer que mes hypothèses d'avenir actuelles me faisaient très peur. Je ne voulais pas sombrer dans cette malédiction capable de me tuer. Je voulais juste vivre ma vie, pour une fois. Etait-ce trop dur d'obtenir cela ? Fallait bien croire que oui...


*Sam, s'il te plait, fais attention à toi.*

*Ne me parle pas encore d'un manque de confiance, ça me fatigue.*

*Non, ce n'est pas de cela dont je souhaite te parler*

*Je sais...je ne respecte pas tes recommandations, mais sache que ce n'est réellement pas simple de le faire. J'ai une vie à vivre, une vie que je souhaite vivre un minimum heureux, et j'essaye d'obtenir ce bonheur. Là, si j'agis d'une façon inconsciente c'est parce que je n'ai pas le choix. Ces corps doivent disparaître d'une part pour innocenter Quentin et moi de leur meurtre...*

*Mais aussi parce que tu ne veux pas que ce fou retrouve leurs corps.*

*Donc tu comprends pourquoi je dois le faire. Il sait qu'ils sont morts mais s'il les retrouve il sera encore plus intéressé par moi. Je ne crame pas souvent les corps de cette façon, ne le faisant qu'en cas d'extrême dernier recours mais là je n'ai pas le choix. Ces corps ainsi que toute preuve autour doivent disparaître et pour cela je dois agir. Il le faut...*

*Sois quand même vigilant. Tu es encore fragile.*

*Je sais...*

Quentin finit par accepter ma proposition. En même temps, il avait raison en disant qu'il n'y avait pas réellement de choix possible en dehors que cela. Le contexte actuel était suffisamment compliqué pour nous bloquer. Pendant qu'il partit chercher ses affaires, je me penchais au dessus des corps, les regardant attentivement. Je regardais si un détail sur eux ne pourrait pas m'aider à découvrir ce qui se produisait et à mieux saisir les enjeux de tout cela. Je trouvais alors dans la poche d'un des types plusieurs seringues probablement remplies d'un liquide tranquillisant dans le but de me droguer et me rendre en quelque sorte "docile". Oui, docile était le mot pour remplacer "marionnette". Ils voulaient me rendre consentant pour tout, même les pires horreurs qui m'attendaient si jamais j'atterrissais dans les mains de ce fou. Toutes les seringues atterrissaient alors dans mes poches. On ne savait jamais réellement sur quoi on pouvait tomber par la suite. Cela me plaçait dans la catégorie des voleurs mais mon crime était moindre surtout si on jugeait l'absence d'innocence de ces hommes. Je voulais par la même occasion d'autres produits, sans doute présents au cas où les seringues ne suffiraient pas. J'étais immortel, une personne qui devait en plus être énormément droguée avant de pouvoir être suffisamment docile pour plaire à ces ordures. Meknes me dirigea par la suite vers un détail que je n'avais pas remarqué.

*Sam, regarde le deuxième corps. Il a quelque chose qui pourrait t'intéresser.*

*Comment ça ? Dis-moi.*

*Regarde sa bague. Elle ne te rappelle rien ?*

*Non...je devrais ?*

*Remonte dans tes souvenirs, ceux du mois dernier. Souviens-toi.*

*La bague...*

*Prend-la. Elle peut t'aider dans tes recherches.*

Je tentais de la prendre mais elle semblait coincée. Je ne parvenais pas à la sortir de son doigt.

*T'es marrant toi. Elle est coincée*

*Brûle son doigt à l'endroit qui t'intéresse. La bague ne risque rien*

*D'accord.*

Pour pouvoir alors voler la bague, je concentrais mon pouvoir sur l'index droit du corps du deuxième type. Il avait une bague intéressante, comme Meknes l'avait souligné. Ce n'était pas qu'une simple bague mais au contraire une bague forgée dans le but de protéger une personne. En l'analysant, on pourrait trouver qui l'avait forgée et surtout dans quel but. En brûlant d'index droit du type, je parvins à dérober la bague et à l'enfermer dans une boite que je gardais avec moi, une boite fine que je planquais en l'attachant près de ma cuisse droite. Au moins on était obligé de me fouiller pour pouvoir voler cette boite. Elle regroupait certains objets que j'avais pris dans le cadre de mes recherches actuelles, les trouvailles de toute une semaine. La bague enfin mise en sécurité, je pris soin de garder près de moi un poignard, que j'avais attaché autour de ma cheville gauche, une arme suffisamment discrète pour m'aider à me défendre au cas où. Je la planquais à un autre endroit, à une attache qui entourait mon bras bien dissimulée sous la manche de mon haut, une technique que j'avais apprise lors de mes entraînements.

Maintenant j'étais prêt. Je déclenchais d'abord un maigre incendie pour commencer à brûler peu à peu et surtout rapidement les preuves les plus grosses sommeillant sur les corps. J'allais étendre l'incendie sur toute la chambre quand on quittera la pièce. Quand Quentin revint auprès de moi, c'était le signal de départ. Il était temps de fuir. Je grandissais un peu l'influence des flammes, mais elles n'étaient pas encore à leur apogée. Je réservais cette étape pour le moment où nous serions loin de la chambre.


- On peut y aller. Je grandirais les flammes seulement quand on sera tous les deux en dehors de cette pièce. Avec leurs forces, elles feront tout disparaître. Les autorités ne pourront rien trouver ici.

Je regardais la porte d'entrée, attentif au moindre bruit. Il n'y avait personne pour l'instant.

- Passez devant, je reste derrière pour pouvoir accentuer les flammes dès qu'on sort d'ici.

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Quentin E. Crinston
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Ven 22 Mar - 12:04


Broken Memories.

Quentin ignorait pourquoi il sentait que le secret caché par Samuel le fascinait tant, pourquoi il était certain que rester avec lui, permettrait d'une manière ou d'une autre à son esprit d'être content. Il est était sûr et certain qu'il pourrait tirer quelque chose de ce mystère et bien qu'il ne savait pas encore ce que cela pourrait être, il se sentait pouser des ailes, un peu comme si il se donnait une importance bien plus grande que ce qui était vraiment le cas. En même temps, il n'en fallait pas beaucoup pour que Quentin se sente important, en fait il se sentait sans doute plus important que ce qu'il était réellement. En réalité c'est ce peu d'importance que lui accordait le gouvernement en refusant de parler indirectement de lui à la population, à savoir sous son cher pseudonyme, qui fasait qu'il voulait absoluement être reconnu. Pour le moment ce projet était un peu passé au second plan, ce qu'il voulait c'était continuer à jouer cette comédie pour réussir enfin à ce que Samuel se décide à lui raconter tout ses secrets. A vrai dire, Quentin ne savait même pas ce qu'il ferait une fois cet objectif atteint, changerait-il de route pour aller de son côté, et poursuivre ses petites affaires? Ou continuerait-il avec Samuel? Cette question était pour le moment sans réponse, mais il savait qu'il finierait bien par retourner à ses petites habitudes et il à ce moment là, sa vengeance devra se déchaîner contre le goucernement afin qu'il puisse obtenir ce qu'il souhaitait depuis longtemps.

Quentin avait éspérait secrètement qu'il y est d'autres personnages du même genre que les idiots qui avaient pensés un instant pouvoir entrer dans le monde de Quentin et réussir à en sortir vivant, il regrettait d'avoir eu à jouer la comédie car il y avait une envie très grande en lui, celle de les pulvériser lui même. Il avait dû trouver un moyen de le faire d'une autre manière, sa petite comédie était bien trop importante à ses yeux pour tout ruiner en un instant. Il ne s'agissait pas de faiblesse, non il s'agissait de trouver un moyen d'avancer. Il était un peu bloqué dans sa routine et cet évènement lui donnait un peu plus de changement. Après vous me direz, quelle étrange routine. Si le fait que Quentin était un tueur en série et un voleur était une routine, il ne bougerai pas autant, mais que voulez-vous Quentin possède des exigeances plutôt élevée. C'était d'ailleurs pour cela qu'il ne volait pas n'importe quoi, il fallait que ce soit digne de lui. Il se tenait en haute estime, et ne venez pas le contredire, bien que les avis des autres il s'en contre-fiche royalement, il n'aimait pas du tout qu'on essaye de le rabaisser ou que l'on tente de le faire passer pour moins méchant que ce qu'il était. Etrange conception n'est-ce pas?


*Tu me surprends Quentin, tu me surprends. Tu devrai plutôt les réduire en bouillie toi même, ça permettrai à cet étranger de voir de quoi tu est capable et en plus de lui tirer les vers du nez.*

*Ferme-là crétin.*

*Si tu le prends comme ça...je ne fais que t'aider...fait des bons choix...exprime ta colère au lieu de te tourmenter sur ton avenir, tu l'a toujours si bien fait...

*Lutte contre ta colère, c'est ce qui t'a détruit et fait de toi un animal. Tu es mieux en être humain.*

*Je ne suis pas un animal! Et encore moins un humain! Je suis juste quelqu'un qui veut se venger!

*Ah c'est bien, cultive ta haine. Pourquoi ne te venge tu pas sur lui? Après tout il est vivant alors que tu l'avais tué, il t'a défié, il veut te défier.*

*Non mais stooop! Vous allez vous taire oui! Vous m'empêchez de réfélchir!*

*Depuis quand tu réfléchi?*

*Tu devrai vraiment réfléchir, ce n'est pas de la réfléxion, c'est de la rancoeur...*


Fichues voix, elles commençaient vraiment à lui casser les pieds, bon en fait elles lui cassaient déjà les pieds, mais là ça devenait vraiment insupportable, tellement insupportable qu'il eu un léger étourdissement, il avait l'impression que sa tête allait exploser, bien que pour certain il était déjà fou, lui pensait qu'il le devenait, et cela l'énervait particlièrement. Il perdait le contrôle et ça il en avait horreur, aujourd'hui il l'avait perdu plusieurs fois mais il était strictement hors de question pour lui de le perdre avec Samuel, il devait pouvoir le manipuler pour qu'il lui confie ses secrets et il ne fallait pas qu'il échoue. Quentin était devenu un très mauvais perdant, et déjà qu'il tombait assez facilement dans la colère, si on y rajoutait un échec cela pouvait donner des combinaisons explosives, au sens propre comme au sens figuré.
Quentin dpu trouver un moyen de se ressaisir, il ne fallait pas qu'il laisse ces voix lui dicter sa conduite et encore moins le perturber, ainsi il se décida à les ignorer et presque aussitôt, elles disparurent.


Quentin avait alors remarqué que Samuel avait à nouveau prit quelque chose sur l'un des corps, cela sucita son intérêt mais il fit mine d'être trop abattu pour avoir pu voir quoique ce soit, les questions seraient pour plus tard, pour le moment il fallait cultiver cette idée d'une vie détruite en un instant. Et puis qui sait, Samuel pouvait parfaitement se sentir tellement coupable de ce qu'il pensait avoir fait à Quentin qu'il pourrait tout lui raconter sans que ce dernier n'est à faire un quelconque effort. Bien qu'il faut admettre, que Quentin n'y croyait pas trop, car un homme aussi important n'allait sans doute pas lui révéler le but de son existance aussi facilement et aussi rapidement.

Il vit ensuite Samuel commencer à brûler un peu les preuves, tout était parfait, et puis Quentin se réjouissait de poser un mystère au gouvernement, il en était très content car il savait que ce dernier allait se casser la tête pour comprendre ce qu'il c'était passé ici et surtout pour essayer de savoir où Quentin résidait le temps de son séjour. Car il fallait rappeler, que Quentin ayant commit un magnifique braquage en volant un rubis et ayant également assassiné un agent des forces de l'ordre tout en laissant sa petite signature, et bien Quentin serait forcement recherché dans Las Vegas, bien qu'il aura sans doute mit les voiles lorsque le gouvernement se rendra compte qu'il était venu dans cette ville.

Samuel lui dit alors qu'ils pouvaient partir, Quentin ne demanda pas son reste et sortit rapidement de la chambre, il regarda une dernière fois l'intérieur de la chambre et les trois corps en train de brûler, faisant mine d'être totalement choqué. En réalité, son esprit totalement dégénéré était très heureux de ce qu'il voyait, le carnage et le chaos lui plaisait beaucoup mais il savait parfaitement bien le cacher. Passant donc devant, Quentin prit la direction de la sortie de l'hôtel, il regardait derrière lui pour voir si Samuel le suivait réellement car il craignait vraiment que ce dernier ne se décide d'un coup à s'envoler, ce qui risquait de l'énerver particulièrement. Une fois sortis, il fit comme si il était hésitant et osa lui demander:


"Où allons-nous?"

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Dernière édition par Quentin E. Crinston le Mar 23 Avr - 12:59, édité 1 fois
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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Sam 23 Mar - 0:45

Ces flammes, elles étaient une partie de mon univers, une parcelle de mon âme qui caractérisait bien l'esprit de dualité symbolisant mon destin. J'étais une personne née sur une frontière, entre le bien et le mal. J'avais les deux sens fondamentaux de l'être humain enfermés dans ma tête. Le bien était symbolisée par ma lumière de guérison, me servant aussi de bouclier. C'était un pouvoir de protection, symbolique de bonnes actions, du bon camp. Mon autre pouvoir était celui du contrôle des flammes, souvent attribuées à la personnalité du Diable, celui qui était le mal incarné. Mon âme était une cassure entre la destruction et le sauvetage, unis dans un même crâne alors que c'était contre nature. Pourtant, tout était réel. J'étais un élément des deux camps. C'était forcément une clé pour comprendre ce que j'étais : un être pouvant s'épanouir dans les deux camps et leur apporter quelque chose d'important, à savoir ces espèces de choses que j'étais condamné à porter. Je parlais ainsi des signes, ces caractères et ces dessins sommeillant sur mon bras droit, comme une sorte de message d'ordre public disant clairement "Venez me cherchez, je ne demande que ça !". C'était le plus grand panneau de signalisation qu'on pouvait imposer à quelqu'un et je l'avais reçu. Etait-ce une chance, un privilège que d'être la bizarrerie dont tout le monde devait profiter ? Moi je ne le voyais pas ainsi. Cela scellait mon destin d'une manière qui ne me convenait pas. J'aimerais bien mettre un terme à tout cela, mais mon immortalité m'en empêchait. Même avec une balle dans le crâne, il m'était impossible de partir. Toute blessure macabre demeurait autorisée rien que pour me faire mal et je n'en pouvais plus.

Les corps morts des idiots étaient en train de brûler dans la chambre que nous allions quitter Quentin et moi. C'était une dissimulation de preuve, un acte extrêmement macabre, mais c'était la seule et unique solution pour nous sortir de ce pétrin sans que les autorités ne puissent nous inquiéter. En fin de compte, cela me donnait un statut de criminel éphémère, car au final personne ne pourrait m'arrêter à la vue de l'absence de preuves que j'avais volontairement détruite. Nous étions désormais en dehors de cette chambre, qui subissait un incendie amplifié par ma volonté. J'usais de mes forces alors que j'étais encore extrêmement fragilisé par les douleurs provoquées par les signes. Leur naissance sur mon bras aurait du normalement me tuer, si jamais j'étais encore mortel. Des douleurs pareilles demeuraient exceptionnelles, et surtout si intenses que personne ne pourrait les supporter. C'était horrible tout cela, mais je devais malheureusement vivre avec ce fardeau. C'était mon destin, même si je le rejetais. Je ne pouvais pas rejeter un tel avenir. C'était comme si la planète avait décidé de tracer son avenir toute seule sans m'avertir. Je subissais le poids des événements sans réellement l'influencer. Cela paraissait réellement absurde, mais c'était ma vie.

Je sentais le feu depuis là où je me trouvais. Cet odeur de cadavre calciné chatouillait mon odorat au point de rendre ma respiration désagréable, mais je tentais de passer au dessus de cela, pour mon propre bien. Je sentais cette migraine, que je cachais à tout prix. Elle montait parce que je ne faisais pas attention à moi. J'abusais de mes forces et je ne le montrait pas, pour la simple et bonne raison que je ne voulais jamais admettre ma faiblesse. Il s'agissait ici d'un énorme défaut de ma part. Je pouvais être capable de tout pour sauver mon prochain, mais, comme tout être humain, je demeurais un être faible malgré les apparences trompeuses. Meknes avait repéré ma faiblesse et me parlait.


*Comment te sens-tu ?

*Mal...j'ai l'impression que ma tête va exploser..*

*Tiens le coup...je vais vous aider lui et toi à quitter cet hôtel...*

*Tu connais un lieu où on peut aller sans risque ?*

*A en juger de là où vous vous trouver, je pense que le mieux est d'aller vers l'est à la recherche de la maison abandonnée du secteur. Une famille est décédée dans cette maison et beaucoup la croient hantée, mais ce ne sont que des sornettes. Certains spéciaux se servent de ce lieu comme base de sécurité temporaire pour échapper au Gouvernement. Là, si j'en crois mes visions, la place est libre. Il est mieux d'aller là-bas, vous mettre en sécurité, et que toi tu te reposes.*

*Guide-moi...s'il te plait.*

*D'accord, mais sois prudent. Dès que tu arrives sur les lieux, prend un lit et allonge-toi. Tu ne dois pas épuiser tes forces.*

*D'accord...*

Une fois ma conversation avec l'ancêtre égyptien effectivement terminée, je me rapprochais de Quentin, qui me demanda alors où nous pouvions nous rendre. Ce que m'avait dit Meknes allait être utile. Je finis alors par lui répondre :

- Tout prêt d'ici, une maison est abandonnée depuis quelques temps. On peut éventuellement se réfugier là-bas avant de réfléchir à la suite des événements ou bien un lieu meilleur dans le cas échéant. Pour l'instant c'est le seul lieu auquel je songe et puis il vaut mieux rester là-bas que de rester ici, surtout à la vue de ce qui s'est passé.

*Dirige-moi s'il te plait...*

*Fonctionne mécaniquement comme si le cerveau ordonne tes pas, je vais t'y conduire*

*D'accord*

Mécaniquement, tel que Meknes me le disait, je me dirigeais peu à peu vers la fameuse maison abandonnée dont il me parlait. Je fonctionnais un peu comme un robot contrôlé à distance, ne reprenant ses esprits que devant la demeure en question, dont l'apparence jetait bien des doutes sur un éventuel habitant. Le logement était nickel, un peu trop nickel d'ailleurs. C'était comme si aucune vieillesse n'avait sa place dans cet endroit.

J'ouvris la porte sans trop de peine, la clé étant cachée au même endroit que d'habitude, du moins selon Meknes. J'entrais, d'un pas hésitant dans la demeure, siégeant impatiemment sur mes deux pattes pour admirer la maison, chose que je ne fis pas trop longtemps. Une douleur se déclencha sur mon bras, une douleur plus qu'insupportable. Je m'excusais auprès de Quentin.


- Je vais dans une des chambres pour m'allonger...ça ne va pas fort. Si tu veux te préparer un truc pour grignoter, y a le nécessaire dans la cuisine...

Je me dirigeais mécaniquement vers la première porte venant devant mon passage, pour l'ouvrir et entrer dans la chambre. Je m'assis tout d'abord dans le lit avant de finalement étendre mon corps sur toute sa longueur.

*Repose-toi Samuel. Si tu veux je prend ta place.*

*Non, on dort ensemble. Pas question que je me mettre à passer pour un fou parlant en l'air alors que mon ancêtre est dans ma tête.*

*Allonge-toi et dors. Je veille, juste au cas où.*

*D'accord....

*Allonge ton bras droit pour que la douleur s'en aille; Mais toi, repose-toi*

*Merci...*

J'appuyais ma tête sur le coussin, ne dormant pas encore. J'étais toujours trop pensif pour songer à fermer l'œil.

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Quentin E. Crinston
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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Ven 29 Mar - 12:51


Broken Memories.

Toute cette histoire était vraiment intéressante, le hasard faisait bien les choses, pourquoi Quentin pensait-il ça? Tout simplement parce qu'il se demandait combien il y avait de chance pour que lui et Samuel se trouvent à Las Vegas au même moment, et que Quentin est décodé de s'en prendre à sa victime au même moment où Samuel marchait dans la petite ruelle sombre où il avait eu l'intention de commettre son crime. Il n'y avait presque aucune chance pour qu'un tel évènement se produise, et plus surprenant encore, le fait que Samuel ne se méfie pas du tout de Quentin, est-ce juste un coup de bol pour Quentin? Ou bien une rencontre déterminée auparavant par quelqu'un? Ou peut-être que Quentin avait le don pour tomber toujorus au bon moment au bon endroit, qui sait. Et puis ce dernier qui était toujours bien sûr de lui pouvait aussi penser que tout cela était dû à lui et à personne d'autre, à son incroyable instinct et à son talent. Vu comme ça, cela lui convenait beaucoup mieux. Jamais Quentin n'avait ressenti un tel intérêt pour une histoire, jamais il n'avait autant été envouté par l'idée de découvrir les merveilles que recelaient une histoire. C'était la première fois qu'il réagissait ainsi, oubliant ceu pourquoi il était venu à la base, et oubliant ce qu'il ferait par la suite. Quentin n'était pas dans le changement habituellement, mais là c'était un changement qui se profilait à l'horizon, non pas un changement en lui comme il continuait d'essayer de se persuader, mais un changement dans sa manière d'agir. Bien qu'au fond le monstre qu'il était devenu restait présent.

Il ne fallait pas renier sa propre nature, car ce n'est qu'en l'acceptant que l'on devient fort et que l'on devient capable de se tirer de toutes les situations, un monstre était un monstre et Quentin en voyant Samuel brûler comme cela les corps des petits plaisantins qui avaient osé le défier, et bien il se demandait si il ne pouvait pas l'entrainer dans les ténèbres avec lui. En même temps il le déliverait aussi de ses souffrances, car le bien n'attire que les ennuis. Oui, Quentin le pensait vraiment, être parmis les "gentils" n'entrainait que le malheur, ou du moins l'illusion du bonheur, le mal finissait toujours par tomber sur ces êtres un jour et leur bonheur effémère, leur bonheur souvent matérialiste, prenait fin. C'était la triste réalité, et il faut dire que Quentin se prenait un peu pour quelqu'un qui connaissait la vérité sans se soucier des éventuelles personnes qui oserait le contre-dire. En même temps Quentin accordait tellement peu d'importances aux autres, qu'il se fichait totalement de leur avis, et puis si ces personnes l'énervaient trop, il n'avait qu'à les liquider, cela évitait les paroles inutiles et au moins il ne perdrait pas son temps à gaspiller sa salive.

Il fallait qu'il réfléchisse à un moyen de lui faire faire des choses mauvaises, plus Samuel en fera plus il sera apte à lui confier ses secrets. Le mal est confiant, tandis que le bien est hésitant. Et c'était bien là le problème, cependant Quentin n'étant pas trop préssé allait pour le moment garder tranquillement sa couverture, elle était beaucoup plus drôle à orchestrer que prévue et puis jouer la comédie c'était tellement gratifiant pour lui qu'il n'y renonçerait pour rien au monde. Il faut dire que Quentin aimait bien les défis, et amener Samuel à se confier en était un, et il prenait cela comme un jeu, un jeu qu'il fallait qu'il gagne et puis si jamais il avait le malheur de perdre il passerait ses nerfs sur quelqu'un.
Il fallait dire que Quentin était un très mauvais joueur, il valait mieux pour ceux qui l'entouraient qu'il gagne, car sinon il leur faisait en général leur fête. Jusqu'à présent il avait presque toujours gagné, et il n'avait pas l'intention que ça change. Bon d'accord, tout ne se résumait pas tout le temps à un simple jeu, mais il faut dire que le sentiment qu'il avait lors de chacun de ses coups était de l'amusement, alors au fond peut-être que c'était un peu vrai.

Quand Samuel répondit à sa question il se demanda comment il savait où se trouvait la maison où il voulait aller, mais surtout comment pouvait-il être sûr que personne ne les y trouverait? Cela faisait un mystère en plus à résoudre, et on ne peut pas dire que cela déplu à Quentin, au contraire cela continua à entretenir cette lueur en lui qui voulait découvrir totu les détails de la vie de ce Samuel. Quentin était peut-être un peu trop aveuglé par cette envie, il risquait de commettre des erreurs, et il ne voulait pas qu'il en soit ainsi, il ne voulait pas non plus perdre ce qu'il avait amassé, ce qui était bien caché à l'abri dans sa maison de Miami. Mais il ne pouvait quitter Samuel maintenant, il était peut-être proche du but et il se doutait que ce qu'il pourrait bien apprendre de lui risquait de lui être décisif et d'être bien plus important que tout ce qu'il imaginait jusqu'à présent.


"C'est sans doute mieux ainsi..."

Quentin conserva un ton attristé, pour lui un tel évènement arrivant à une personne censé être honnête ne pouvait que bouleverser cette personne, cela ne pouvait que l'attrister et le perturber, peut-être fallait-il qu'il simule des cauchemars un peu plus tard, il ne savait pas encore comment se déroulerai la suite des évènements, mais il savait qu'il devait être parfait pour conserver ce début de confiance afin d'arriver à comprendre ces signes, ces secrets et cet être. Ensuite sans dire quoi que ce soit, Quentin suivait Samuel qui semblait parfaitement savoir où il allait, alors un doute entra dans l'esprit de Quentin. Et si en réalité tout ceci n'était qu'un piège? Un piège qu'on lui avait tendu pour l'attrapper, ce Samuel semblait tellement sûr de l'endroit où il l'amenait que cela semblait avoir été préparé, Quentin essaya d'écarter cette hyposthèse pour le moment, pensant qu'il ne pouvait être piégé. Mais quand il vit Samuel connaitre l'emplacement de la clé, ce doute ressurgit, peut-être que cela était bien le cas, peut-être qu'il avait été trop confiant, de toute manière il était trop tard, trop tard pour faire quoique ce soit, il fallait attendre de trouver un moyen subtil de poser des questions. C'était la seule solution.

Quentin entra après lui dans la maison, effectivement elle semblait être abandonnée, mais ce sentiment de méfiance commençait à monter en Quentin, il n'avait jamais été méfiant envers Samuel pour le moment, mais son comportement commençait à lui faire vraiment croire que tout était un piège, peut-être avait-il tort mais il valait mieux être sûr qu'il se trompe. Samuel, s'excusa alors du fait qu'il devait aller s'allonger, mais Quentin commençait à se demander si il ne s'éclipsait pas pour prévenir d'éventuels complices, et bien qu'il ne le montrait pas il commençait à craindre de s'être découvert un point faible. Si jamais ce qu'il commençait à penser était vrai, alors le gouvernement venait de trouver une faille en lui, et cela énervait Quentin, comment avait-il pu se laisser berner comme cela? Peut-être qu'il s'inquiétait tout simplement trop, mais il fallait qu'il le sache. Il laissa Samuel partir dans la chambre pour réfléchir à une stratégie à adopter. Quentin savait que la crainte pouvait faire faire des petites bêtises, c'est pourquoi il fallait qu'il réfléchisse, il ne voulait pas griller sa couverture juste à cause de doute stupides si jamais ils étaient infondés, et puis en plus il pourrait peut-être obtenir des lors quelques réponses à ces questions. Alors il se décida à aller trouver Samuel.

Il entra alors dans la chambre puis le vit sur le lit, et il semblait qu'il ne dormait pas, ce la était parfait, la comédie allait pouvoir continuer.


"J'ai une question à vous poser. Comment se fait-il que vous connaissiez déjà cette maison? Et surtout l'emplacement de la clé?"

Il décida d'y aller directement, sans passer par des détours, mais surtout il montra qu'il commençait à devenir méfiant, il avait trouvé son plan, faire croire à Samuel qu'il commençait à se demander si quelqu'un ne savait pas qu'il avait déjà un pouvoir et que du coup voulait essayer de l'aborder doucement. Il montra une crainte en lui, tout devait pouvoir lui permettre d'obtenir une véritable réponse, et il savait ce qu'il ferait par la suite...

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MessageSujet: Re: Broken Memories (avec Quentin E. Crinston)   Sam 30 Mar - 13:39

Allongé sur ce lit, le visage tourné vers le plafond, je demeurais pensif alors que je devrais au contraire songer à me reposer pour reprendre des forces. Le fait d'avoir voulu concentrer une forte puissance de feu sur les corps des crétins ayant voulu me capturer m'avait pris énormément d'énergie. Normalement, si j'avais écouté toutes les recommandations, je n'aurais même pas du prendre ce risque. La naissance des signes sur mon bras m'avait extrêmement affaibli. Il s'agissait de douleurs mortelles, des souffrances pour lesquelles j'aurais du mourir. Je m'en étais sorti à cause de mon immortalité, mais malheureusement pas indemne. Des souffrances constantes m'habitaient preuve que je n'avais pas encore pu me remettre de tout ce qui m'était arrivé. Malheureusement, j'ignorais cette souffrance les trois quarts du temps. Je savais que j'étais faible, que mes envies d'aider n'importe qui demeuraient actuellement freinées par le fait que mes forces me manquaient, mais cela m'était égal. C'était comme si je ne parvenais pas à prendre pleinement conscience du fait que j'étais actuellement vulnérable. J'étais devenu un objet prophétique, le sujet de beaucoup de convoitises mais aussi d'interrogations. Beaucoup se demandaient en effet pourquoi j'avais été choisi, souhaitant à tout prix comprendre comment j'avais pu obtenir mes signes. D'autres personnes savaient quel était mon rôle, ce que je devais faire avec ces signes et c'était pour cette raison qu'ils souhaitaient à tout prix s'emparer de moi pour que je puisse servir leurs sombres intérêts. Je n'étais qu'une chose utile pour eux, une chose qui avait une puissance et des secrets qui les satisfaisaient. Ce n'était que ça. Ma vie humaine était éclipsée au second plan. C 'était comme si je n'avais plus de cœur. C'était comme si je n'étais qu'un mur sans âme, quelque chose qui n'avait aucune émotion ni même aucune douleur. Tout me perforait mais c'était comme si toutes les personnes que je ne connaissais pas s'en fichaient pas mal. Je n'étais rien à part cet objet d'intérêt. C'était affligeant.

Les interrogations qui m'agitaient dans ce lit m'empêchaient de dormir. Mon regard demeurait fixé à ce plafond sans faille, comme si j'y cherchais quelque chose mais cela n'avait aucun sens. Au fond, je ne faisais qu'observer l'image du vide, comme pour tenter de me calmer, mais cela ne faisait aucun effet. En effet, mon cœur était parti pour battre rapidement durant de longues minutes, tout cela parce que j'avais été suffisamment inconscient pour me croire assez invincible pour pouvoir brûler les corps de ces idiots. J'avais ignoré le poids de ma souffrance en pensant que je serais assez fort pour tout supporter. J'avais ignoré ce qui me faisait mal pour faire comme si j'étais parvenu à guérir par moi-même mais ce n'était qu'une illusion. Je n'étais pas doué pour guérir d'une façon instantanée ces blessures qui allaient sur le plan moral mais également sur le physique. Mon pouvoir ne suffisait pas. J'avais besoin de temps, de force et de courage, car ce qui m'arrivait n'avait rien d'insignifiant mais j'avais pourtant le culot de croire que tout était faux. Ce culot aurait très bien pu me tuer si jamais je n'avais pas été plus prudent et surtout si je n'avais pas été immortel. J'aurais eu une capacité d'absorption de la douleur beaucoup plus réduite.


*Comment te sens-tu maintenant que tu es allongé*

*Pas parfaitement bien pour l'heure, mais je m'en sortirais...*

*Si jamais il faut encore que tu te serves de ton pouvoir de feu, pompe sur mes forces.*

*Non, je ne veux pas t'affecter...je n'en ai pas envie.*

*Moi je veux te protéger Samuel, alors laisse ton ancêtre penser à ta place pour une fois. Si jamais tu pompes trop sur tes forces, tu risques de t'affaiblir à un niveau dangereux et je n'ai pas envie que cela arrive. Je t'en supplie, laisse-moi t'aider.*

*Un jour, me remettrais-je de la naissance de ces signes ? J'en peux plus...*

*Tu t'y feras. Ce que tu as vécu est exceptionnel et aurait pu coûter la vie si jamais tu n'avais pas hérité du même pouvoir que moi...*

*Je sais...*

*Alors laisse faire le temps. Tu t'y feras, j'en suis sûr.*

*Moi non...*

Malheureusement, je n'avais pas entièrement confiance en ce que Meknes disait. Normalement, une douleur qu'on devait supporter avec le temps ne s'évanouissait pas en autant de temps. Je ne devrais déjà plus ressentir autant de douleur. C'était pour cela que je voyais tout ceci comme un événement anormal, mais que je préférais taire de peur de me sentir encore plus démuni et souffrant. Je taisais l'objet de mes doutes, même si mon agissement n'avait rien de logique. Je ne quittais pourtant pas le mur du plafond, croyant pouvoir trouver cette source de calme que je pensais tant découvrir, mais cela ne servait à pas grand-chose. Je faisais cela car je ne pouvais rien faire d'autre. Le constat était affligeant. Mes émotions et mes douleurs demeuraient si fortes qu'il m'était désormais impossible de m'en remettre pleinement. C'était dur pour moi tout ce qui m'arrivait. Je souhaitais être délivré de ce mal mais je devais malheureusement me faire à l'idée que tout ceci était tout bonnement impossible.

*Repose-toi. Tente de vider ton esprit.*

*Pas simple...*

*Essaye quand même.*

*Plus tard...*

Me reposer semblait une voie impossible à atteindre. J'avais beau essayer, et par conséquent tenter de fermer les yeux pour chercher les bras de Morphée, mais cela ne fonctionnait pas du tout. Impossible de m'endormir alors que j'avais pourtant besoin de me reposer ! Quel comble d'être fatigué et de ne même pas dormir. Ces crises de complexité avaient du me rendre insomniaque.

- Quelle tuile...j'en peux plus...je veux dormir...

Mais encore autre chose m'empêcha d'essayer de trouver à nouveau ce calme que je ne récupérais décidément pas du tout. Quentin pénétra dans la chambre. Au départ, je ne le regardais pas, tentant à tout prix de me calmer pour éviter de me mettre en danger, mais je voyais bien que ce travail n'avait strictement aucune utilité. Quentin se demandait comment j'avais pu trouver la maison et la clé de cette dernière. Je savais bien que lui parler de Meknes était une très mauvaise idée. Croire que j'avais beaucoup de pouvoirs était quelque chose de plus plausible mais croire en une deuxième conscience dans ma tête. Quentin allait-il avoir l'ouverture d'esprit suffisante pour croire en Meknes ? Prendre le risque de lui en parler n'était pas une bonne idée. J'allais évoquer comment Meknes m'avait dit pour la maison mais pas le fait que Meknes me l'avait dit.

- Je recherchais un endroit où nous pouvions nous cacher, un endroit où personne n'aurait l'idée de venir nous trouver. A force de me concentrer j'ai eu une vision qui m'a montré la maison et j'ai ainsi pu savoir où elle était et où trouver la clé. Le Gouvernement ne vient pas dans cet endroit. Il y a beaucoup de maisons abandonnées dans le coin, mais ils ne viennent pas fouiller celle-là. Je peux vous assurer que vous n'avez rien à craindre ici. Je ne suis pas du genre à livrer des gens au Gouvernement. D'une part, je ne les aime pas, et d'autre part, je préfère protéger les gens comme moi plutôt que de les livrer vers une mort certaine. Je peux vous assurer que vous n'avez aucunement besoin de vous méfier de moi car jamais je ne vous livrerais à eux...jamais je n'oserais faire une chose pareille...ce n'est pas moi.

Je repris un peu ma respiration car ma douleur mentale s'était intensifiée.

- Je peux vous le promettre...on est en sécurité ici...vraiment on l'est. Les seuls pouvant nous trouver sont ceux qui me cherchent mais je pense qu'ils ne viendront pas tout de suite...surtout après que j'ai brûlé les corps des sbires...ils vont s'abstenir.

Je bus un peu d'eau dans la bouteille que je transportais avec moi avant d'ajouter une pincée d'honnêteté.

- Normalement, je n'aurais même pas du faire ce que j’ai fait…les brûler. Pour être honnête, je ne vais pas très bien en ce moment. A vrai dire, je suis pour l’heure dans une sorte de période de convalescence…on peut dire ça comme ça. C’est à cause de ce qui a fait apparaître mes signes sur mon bras. Mais je suis trop têtu pour admettre que je dois me reposer. Je suis à vrai dire quelqu'un qu'on ne peut pas vraiment arrêter surtout quand il a décidé d'être déterminé à faire quelque chose.

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