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 Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)

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Alexander J. Lindon
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MessageSujet: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Sam 16 Fév - 18:38


Life is like nature...a holy gift.

New York, Time Square - Aujourd'hui 18h00.
Spoiler:
 
Aujourd'hui était un jour important pour la World Skies Coorporation, son PDG allait lancer une grande campagne de promotion à travers tout le pays. New York ou plus précisément Time Square en serai le point de départ, pourquoi dépenser autant d'argent pour une chose pareille? Ce n'était pas compliqué, faire une belle image de la W.S.C, c'était le genre de choses qui pouvait faire rapporter d'avantage à la société. Enfin, cela est l'argument qu'avait sorti Alex à l'ensemble de ses collaborateurs, dont une bonne partie ne pensent qu'à l'argent qu'ils peuvent gagner. Le véritable but de cette campagne de pub était de montrer qu'un changement au niveau mondial était possible et que la W.S.C pouvait être l'artisan de ce changement, il s'agit de donner confiance à la population et de montrer ce que l'humanité, du moins sa partie bienveillante pouvait faire. Cette campagne commençait à New York et c'était bien le seul lieu où Alex interviendrai, il n'avait pas le temps pour parcourir tout les Etats-Unis de toute manière.
Autant dire que la fermeture de cet axe de New York coûtait très cher, il fallait dédommager la ville de New York, mais en même temps être Sénateur pouvait s'avérer particulièrement pratique dans ce genre de cas, les personnes étaient plus gentilles, plus compréhensive, bon l'argent a le même effet, mais Alex n'était pas du genre à utiliser cette pratique pour une chose aussi peu importante. Oui car cette campagne de pub n'était qu'une petite étape dans le renouveau qu'il proposait à la société.
Alex avait prépara un beau discours pour cette intervention, il n'avait pas eu le temps de voir ce qu'avait préparé ses collaborateurs, enfin si tout de même il avait posé des obligations. Il était totalement hors de question pour lui de les laisser saboter le navire et de détruire tout ce qu'il avait pu tenter de construire depuis qu'il avait prit les commandes.

Sur Time Square la circulation était coupée, une immense scène avait été installée avec deux écrans géants, le logos de la W.S.C était à peu près partout autour de la scène et il faut dire qu'on attendait du monde. Faire de la publicité à la publicité, chose peu évidente mais nécessaire. Alex attendait avec impatience de pouvoir faire son discours, il avait également pu avoir le temps de voir la petite vidéo réalisée pour débuter cette vaste campagne de publicité. Toute la journée on avait vérifié que le son était audible le plus loin possible, on avait également installé tout ce qui allait être nécessaire à faire du spectacle.
La sécurité importait également, il ne fallait pas qu'il y est des problèmes, des blessés ou des morts. Alex lui n'avait pas trop de soucis à se faire pour sa vie, vu que de toute manière on aura beau tenter de le tuer, il ne se décidera pas de mourir avant qu'il est pu accomplir sa tâche sur Terre. Cette seconde chance qu'on lui avait donné il comptait bien s'en servir pour révolutionner le monde, révolutionner, un mot cher à Alex, un mot auquel il donnait tout son poids, un mot symbolisant la politique vers laquelle il avait envoyé la W.S.C.

L'heure était proche, les personnes affluaient en masse, sans doute plus attirée par la dimension spectacle que par le discours lui même, c'était par le spectacle que l'on touchait les gens dans ce genre de cas, Alex le savait bien. Aucune entreprise américaine ne survit si elle n'a pas une part de spectacle.
Alex était allé derrière la scène, il jeta un coup d'oeil sur les images qu'il avait de l'extérieur et il vit une foule importante, c'était parfait tout allait pouvoir commencer...


A 18 heures pile les deux écrans géants de la scène, les écrans installés un peu partout pour que tout le monde puisse bien voir la petite présentation et l'écran géant de Time Square (qu'Alex avait bien évidement loué pour l'occasion) affichèrent le logo de la société. Les médias étaient également présents et c'était bien ainsi. Soudain, une vidéo présentant la société passa et tendis que des images choisie représentants des personnes heureuses, un beau ciel bleu ensoleillé, la nature calme et paisible, verdoyante, ainsi que des images de chercheurs, de progrès technologiques accomplis par les recherches de la W.S.C, et fait tout ce qui pouvait porter à attention, et bien une voix de femme présenta la société.


"La World Skies Coorporation à depuis sa création voulu œuvrer pour le bien-être de l'humanité, pour améliorer notre condition humaine. Elle a cherché à ensoleiller vos vies et elle continuera à le faire. Ses chercheurs confirmés et dévoués ont un seul objectif: révolutionner le monde par leurs découvertes. La W.S.C comprends les problèmes d'aujourd'hui, recherche médicale, énergie, écologie, protection des citoyens,...Aller de l'avant, tel est notre souhaite. Avec la W.S.C ouvrez les yeux sur un monde pur, un monde à portée de main.
The World Skies Coorporation, a new world for a new way of life."


A la fin de cette petite vidéo un mini-feu d'artifice embrasa le ciel, et forcement le final fut le logo de la société et sa devise. Aussitôt de la musique surgit, et un orateur se mit à annoncer Alex. Ce dernier entra sur scène habillé d'une sorte de costume de soirée version noire pour la veste et blanche pour la chemise et avec un joli nœud papillon rouge. Il salua la foule qui l'applaudissait et son visage apparu sur tout les écrans. Il s'approcha du pupitre que l'on avait installé et prit la parole.

"Citoyens de New York! Je vous remercie de l'opportunité que vous nous faites de vous montrer ce que peut être votre avenir grâce à nous. Je ne suis pas ici en sénateur, je suis ici en architecte. Un architecte qui voit un bel avenir pour chacun et chacune d'entre vous. Et c'est la W.S.C qui vous aidera à le bâtir!"


Alex marqua un temps d'arrêt, il souri à la foule. Il avait beau être venu ici en tant que PDG il n'avait pas perdu ses habitudes de Sénateur, il savait parfaitement que les personnes s'ennuyaient au longs discours si on ne les ménageait pas, du coup il ne c'était pas gêné pour faire des gestes, les pointer du doigts à chaque fois qu'il disait vous, insister sur certains mots et pas d'autres. Tout était dans le jeu.

"L’Amérique est grande, le monde est grand et chacun d'entre vous est capable de grandes choses! Ensemble nous arriverons à faire un monde meilleur. La W.S.C ne peut pas révolutionner le monde seule, oh ça non! Elle a besoin d'artisans. Des artisans tous aussi importants les uns que les autres. Le monde connaitra sa révolution! Mais pour cela il faut que vous nous fassiez confiance. La W.S.C n'a pas vocation à vous dominer, elle n'a pas vocation à s'enrichir. Sa seule vocation c'est vous! Sa seule vocation est de révolutionner le monde! Et tant qu'elle n'aura pas réussie elle n'abandonnera pas! Faites-nous confiance! Faites-nous cet honneur!"

Après cette petite partie de discours Alex salua la foule et scanda des "merci, merci" après les applaudissements de cette dernière, puis il laissa place à la suite. Ce qui était prévu était simple, quelques interventions de stars célèbres, présentant film, chansons ou autres, tout était bon pour divertir la foule, il y aurait aussi des allures de concerts, ça oui. Et entre chaque petit divertissements des présentations, on allait présenter les produits que proposait la W.S.C, on allait faire des expérience devant toutes ces personnes avides de voir ce qui allait se passer.

Alex devait ensuite partir, il n'avait pas le temps d'assister à tout cela, ses gardes du corps le raccompagnèrent à sa limousine noire, cependant il y eu des coups de feu. Personne dans la foule ne risquait de les entendre il y avait bien trop de bruit dégagé par la scène pour qu'ils soient remarqués. Cependant Alex lui n'avait rien ressentit, et pour cause, les balles l'avaient tout simplement traversée, il se contenta de lâcher un soupir pendant que ses hommes cherchaient le coupable, ils n'eurent aucun mal à le trouver et une course poursuite se fit entre eux et le coupable. Alex était resté près de sa voiture avec son chauffeur, de toute manière il ne craignait plus grand chose alors...


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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Sam 16 Fév - 23:02

Mon corps était perforé de l'intérieur par les problèmes qui me traversaient actuellement, mais je devais pourtant tenter de me battre. J'étais immortel, un type qui n'allait pas avoir la chance et le mérite de crever un jour, mais la souffrance pouvait toujours me punir, et là mon cœur était la chose qui en faisait les frais en ce moment. Même si du temps avait pu passer, et donc les choses devenir un peu moins graves, mon problème était toujours présent et je devais tout faire pour vivre avec et tenter de guérir. Pour cela, j'avais du prendre une lourde décision à savoir celle de ralentir mon existence. J'allais vivre calmement, du moins pour l'instant. Mon but était de ne surtout pas plonger dans de quelconques problèmes capables de m'endolorir davantage, même s'il était malheureusement extrêmement compliqué de les éviter dans ma condition. Mon destin était tellement compliqué à supporter pour mes épaules difficiles que le fait d'éviter des problèmes me semblait être une mission impossible. Pourtant, je devais tenter le coup. Il était absolument nécessaire de me battre surtout si je souhaitais m'en sortir.

Maintenant, pour tenter de faire face à ce qui m'arrivait, je disposais de médicaments, de multiples cachets destinés à calmer ma douleur afin que je puisse mieux supporter ce mal et m'en remettre autant physiquement que mentalement, vu que c'était la double souffrance qui m'empêchait de guérir. Ma lumière n'allait pas s'activer pour terminer le travail tant que ma douleur psychologique était présente à l'intérieur de mon crâne, et cela allait sans doute être long avant de pouvoir définitivement m'en défaire. Le travail de convalescence allait être bien terrible, mais je devais malheureusement passer par là, sinon je ne pourrais jamais recommencer ma vie. Si jamais quelqu'un osait m'attaquer ou faire quoi que ce soit de grave contre un membre de ma famille, j'aimerais pouvoir être à la hauteur et ne pas les laisser tomber. Ce comportement était sans doute suicidaire, j'en avais bien conscience, mais je ne voulais pas les abandonner alors que j'avais la forge d'agir et de faire quelque chose pour eux. Ils méritaient d'être protégés, et je les protégeais, comme je le pouvais.

Expliquer ma présence dans le secteur de Times Square n'était pas bien compliqué. Au départ, j'étais allé rendre visite à Tyler, qui m'avait donné rendez-vous dans le secteur pour pouvoir me parler d'une mission qu'il allait devoir accomplir dans les semaines à venir. Il souhaitait m'en parler à moi afin qu'au moins une personne soit au courant de ses projets, au cas où quelque chose ne lui arrive. Je comprenais sa volonté mais cela me faisait quand même peur. Cela me brisait le cœur de voir Tyler prendre autant de risque pour nous tous alors que je devrais en théorie le faire à sa place. A vouloir trop jouer le héros, on prenait l'habitude de l'être et c'était bien dangereux. Malgré moi, j'avais du laisser partir mon fils, et je m'inquiétais. J'avais peur qu'il lui arrive quelque chose et les visions procurées par Meknes n'arrangeait pas mes affaires. Jour et nuit, j'étais hanté par des cauchemars et cela ne favorisait pas ma guérison ni même ma tranquillité. J'étais enfermé dans un contexte de peur alors que je voulais à tout prix retrouver mon calme. Il n'était donc pas simple d'être dans ma situation quand je ne rêvais que de la tranquillité absolue. En sortant de ce rendez-vous avec mon fils, j'avais pu tomber sur la naissance d'une conférence de presse d'une société qui faisait pas mal de bruit en ce moment. Je ne pus expliquer les raisons qui m'avaient fait rester pour écouter le discours de son PDG, mais j'étais pourtant resté, bien qu'à moitié d'accord avec le discours qu'il sortait. Au fond, peut-être avais-je juste envie de me changer les idées. Implicitement grâce à ce type, j'avais pu le faire, et ce n'était pas trop mal.

Tout le long du discours, mon oreille n'était qu'à moitié fonctionnelle à cause du fait que quelqu'un d'autre me parlait. Meknes ne cessait de me dire d'être vigilent, que quelque chose allait se produire et que je devais être attentif pour pouvoir faire quelque chose. Au fond ma venue ici impliquait alors un nouveau jeu du Destin. Fichu sort...fichue vie, pourquoi ne me laisses-tu pas ? J'avais juste besoin de vivre, de guérir des blessures du passé et cette vie ne cessait de me tourmenter alors que je ne prenais strictement aucun plaisir à vivre tout cela. J'attendais alors là, que le PDG finisse enfin son discours. Le comble de tout cela était que je ne savais même pas ce que j'attendais. Meknes me disait juste d'attendre et que je saurais quand agir, mais qu'allais-je devoir faire pour agir ? Confrontation directe ? Non merci. Dans mon état, j'évitais toutes les attaques directes, préférant la magie des stratégies dérobées, les "coups de pute" comme certains les nommaient. J'étais passé maître dans la pratique de la sournoiserie depuis que j'avais des problèmes cardiaques. J'attendais alors, une chose un peu trop longue à venir.

Ce fut alors l'instant où les coups de feu se firent entendre. Personne parmi la foule n'allait entendre quoi que ce soit, mais moi je les avais entendus grâce à l'influence de Meknes dans mon crâne. C'était alors ça que j'attendais. Quand je vis le coupable fuir, poursuivi probablement par les chiens de garde du PDG de la société, j'eus alors envie d'ajouter mon grain de sel, élevant un maigre feu pour faire chuter le type et faciliter son arrestation. Il s'agissait d'une stratégie dérobée comme je les aimais, à savoir l'instant où j'agissais sans que personne ne puisse se douter de qui venait d'agir. Une fois que j'avais la certitude de voir le type arrêté, je m'avançais à la recherche d'une éventuelle victime de l'attaque sans doute prévue par avance. A ma surprise, je ne trouvais pas un cadavre étendu sur le sol mais au contraire un type qui était debout comme si rien ne s'était produit. Un spécial. Ce fut là que j'avais compris qu'il s'agissait de quelqu'un comme moi, avec un pouvoir. Je m'avançais vers lui...un peu avec méfiance parce que je ne le connaissais pas.


- Le coupable sera arrêté. J'ai facilité la tâche à vos gardes du corps avec ce que j'ai fait.

J'allais être direct, même si ce n'était pas mon fort. Malheureusement le mot spécial se répétait sans cesse dans mon crâne. Je ne pouvais plus le retenir.

- Vous avez de la chance d'avoir pu vous protéger, car les balles auraient très bien pu mettre fin à vos jours à la vue de leurs impacts derrière vous. Il faut remercier le ciel pour le don qu'on vous a fait.

Ils n'étaient pas autour de moi, mais je remarquais quand même la présence de certains agents à la solde de Nathan, ces hommes qui ne bougeaient pas justement parce que j'étais là. Ce fut là alors que j'avais le fameux déclic que Meknes souhaitait me fournir. Ce PDG de société avait forcément un lien avec Nathan, peu importe lequel.

- Je les reconnais ces agents autour...ceux qui ne sont pas vos gardes du corps. Je me suis fait escorter hors de la Maison Blanche plusieurs fois par eux et ce n'est pas un geste qui s'oublie. Vous travaillez avec le président, Nathan Petrelli, non ? Maintenant que tout est plus calme je me rappelle avoir déjà vu votre visage mais c'est encore assez confus dans mon esprit.

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Alexander J. Lindon
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Dim 17 Fév - 13:43


Life is like nature...a holy gift.


Cela était bien étrange, il n'avait pas émis la moindre surprise alors qu'il venait de se faire tirer dessus, ça le désolait un peu aussi que des personnes puisse vouloir encore sa mort. D'un côté il pouvait comprendre que toutes ses personnes ne le comprennent pas, mais il ne renoncerait pas, sa seconde vie n'était possible que parce qu'il avait de grandes choses à effectuer, il en était sûr. Les balles qui l'avaient traversé, il ne les avaient pas senti, la seule chose que cela lui avait fait c'est que ça l'avait légèrement chatouillé. D'un côté peut-être qu'il aurait aimé au moins ressentir quelque chose d'autre, c'était idiot, personne n'aimerai souffrir, personne n'aimerai mourir. Enfin techniquement il était mort, il ne pu s'empêcher de penser à se tirer dessus avec son arme pour voir si c'était bien réel. Quelques-fois ça le tentait, mais ça ne lui faisait rien, et ça lui prouvait une fois de plus qu'il ne semblait pas réellement vivant. Et même si il pouvait prendre forme physique, au final rien n'était plus comme avant il le sentait bien. C'était vraiment frappant, il ne cessait d'avoir ce genre de pensées, sans cesse, alors même qu'il avait prit l'habitude de vivre comme il était.

Alex s'appuya sur sa limousine, il jeta à un œil pour voir si son chauffeur le regardait où non, il n'allait pas partir tout de suite, il allait attendre le retour des ses chers gardes du corps avec le dit coupable. Au fond il ne lui en voulait pas, ou peut-être que si, c'était assez confus. Les seules personnes qu'il voulait voir regretter leurs actes étaient ses assassins, les assassins qui ont décimés presque toute sa famille, heureusement qu'il lui restait un fils d'ailleurs. Il allait prendre son arme et tenter une énième fois de se tirer dessus mais finalement la pensée de son fils le ravisa. Et puis pourquoi toujours penser ainsi? De toute manière il était déjà mort. C'était toujours les mêmes questions, les mêmes sentiments qui arrivaient. Encore que quelques fois il pouvait perdre cette notion même, cette notion si importante de sentiments. Le seul qui ne le quittait jamais était peut-être la peur, la peur oui, peur de quoi, sans doute de tout, de ce qui lui arrivait, de son avenir, d'échouer dans sa tâche.
Cette peur était différente des autres peurs, il avait changé, il voyait un changement en lui, ce pouvoir était certes bien utile, il tentait d'être fort de penser à ce qu'il devait accomplir mais quelques fois, ce pouvoir le rendait fou.

Fou? Oui, ce pouvoir lui faisait faire des crises d'angoisse, il revivait sa mort, expérience assez horrible déjà en elle même mais le moment de sa mort était également le moment où sa femme et deux de ses trois enfants étaient morts aussi. Revivre cela il ne le souhaitait à personne, il se perdait dans ses pensées quand il entendit une voix, il tourna la tête et ne comprit pas immédiatement. Qu'es ce que cet homme avait fait? Il voulait le tuer lui aussi? Non sans doute pas, il venait de dire que le coupable serait arrêté et qu'il avait aidé ses gardes du corps. Alors qui était-ce? Mais qu'avait-il fait? La question se reposa, c'est alors qu'il compris, enfin supposa surtout. Un spécial? Qui avait voulu l'aider? La plupart voulaient sans doute le tuer, mais pas lui, cela le surprenait, mais le rassurait d'un autre côté. Il y avait-il des spéciaux qui comprenaient la politique qu'Alex soutenait? Il voulait en avoir le cœur net.


"Pourquoi m'avez vous donc aidé?"


Drôle de question, toute personne censée aurait eu à cœur d'aider à arrêter un assassin, en même temps Alex était un peu habitué à vivre dans la mort, toutes ses souffrances qu'il avait accumulé tout au long de sa vie, peu de personnes les connaissaient, il n'avait pas été très bavard à ce sujet. Il n'y avait qu'à ce en qui il avait une totale confiance, ceux avec qui il se sentait bien, qu'il arrivait à se confier. Nathan en faisait parti, mais bien naturellement son fils de 15 ans, le seul qu'il lui restait, Max. Il n'avait que 15 ans mais Alex sentait en lui une incroyable maturité, en même temps il avait assisté lui aussi à la mort de sa mère, de son frère jumeau et de sa soeur, il avait aussi assisté à la mort d'Alex, il avait 13 ans quand tout ces horribles évènements étaient arrivés. Alex était surpris de le voir aussi fort, ce petit bonhomme qu'il voulait protéger de tout, il s’efforçait d'être fort...pour lui au moins. Peut-être qu'en réalité c'était pour cela qu'il s'efforçait de vouloir changer le monde, qui sait, l'inconscient fait faire de ces choses quelques fois...

Cet homme qu'il trouvait mystérieux, bien qu'en même temps il ne le connaissait pas et que l'on trouvait du mystère chez chaque personne que l'on rencontrait, lui dit alors qu'il avait eu de la chance. De la chance ça n'en était pas, c'était juste ainsi, Alex ne devait pas mourir. Alex se retourna et vit les impacts, il n'avait pas prit la peine de les observer avant, et ne l'aurait jamais fait si cet homme ne le lui avait pas fait remarqué. Et effectivement si il n'avait pas ce pouvoir il ne s'en saurait pas sortit, en même temps si il ne l'avait pas eu cela ferait longtemps qu'il ne serait plus de ce monde. Remercier le ciel? Pensait-il réellement que c'était le ciel qui était derrière tout cela ou était-ce juste une expression de sa part. Alex aimerait bien avoir la réponse à cette question lui aussi. Encore une fois il pensait que si il avait cette autre chance c'était car il avait un grand destin, et que ce qu'il devait faire, aura de grandes répercutions sur le monde. Aider le monde, aider toutes ces personnes, il pensait que c'était sa tâche, que cette résurrection était un signe. C'est ce qu'il s'efforçait de faire, le chemin vers lequel il tournait la W.S.C était celui-là, un chemin sans doute difficile mais dont le bout sera rayonnant. Ce qu'il faisait en tant que Sénateur c'est parce qu'il avait foi en Nathan et en ses idées et qu'il se devait de l'aider à les appliquer. C'était le rôle qu'il pensait avoir dans tout cela, ni plus, ni moins.


"Effectivement, je sais que si je peux encore vivre c'est parce que cela doit être ainsi, et parce que l'on veille sur moi. J'étais mort, en fait non...je suis mort. Je ne réagit même plus à ces actes. Regardez."


Il ne savait même pas pourquoi il allait faire une chose aussi stupide, que voulait-il montrer? Il dégaina son arme et la pointa sur lui, il se tira dessus en vidant totalement son chargeur. Rien, les balles continuaient de le traverser, et lui continuait d'avoir l'impression qu'on le chatouillait. C'est alors que son chauffeur inquiet sortit de la limousine.


"Vous n'avez rien monsieur?"
dit le chauffeur d'Alex qui était très inquiet en voyant Alex avec son arme.

"Ne vous en faites pas Bill, ce n'est rien, retournez dans la voiture."dit Alex en lui souriant et en rangeant son arme.

C'est alors que ses gardes du corps arrivèrent, visiblement ils ne bougeaient pas, attendant qu'Alex leur dise quelque chose sans doute, il aurait pu leur demander de l'arrêter si il était vraiment un spécial, mais il n'en fit rien. Cet homme avait bien raison il travaillait avec le Président Petrelli, mais cela était bien plus que ça, il ne faisait pas que travailler avec lui il était son ami, mais surtout il l'aidait à réaliser ses projets. Ce n'était pas qu'un travail pour lui, c'était bien plus, beaucoup plus, c'était l’œuvre de sa vie, ou plutôt un but, le but de sa deuxième vie si l'on peut dire. Alex fit signe aux gardes de ne rien faire et de les laisser, l'un d'eux voulu ouvrir la bouche, mais Alex lui fit bien comprendre qu'il devaient s’éclipser, ils montèrent simplement dans les voitures qui devaient escorter la limousine d'Alex puis attendirent.
Alex une fois débarrassé de ces derniers, ne répondit pas immédiatement à la question, il décida d'oublier ses petits moments de faiblesses et de reprendre son personnage d'homme fort, il ouvrit alors la portière de sa limousine et dit alors à l'homme en face de lui, l'invitant ainsi à monter.


"J'oublie mes bonnes manières, il faut que je vous remercie, sans vous celui qui a voulu me tuer serait déjà loin. Alexander Joshua Lindon, enchanté de faire votre connaissance."


Alex ne voulait pas non plus qu'une personne passant par hasard puisse les écouter parler, il n'aimait pas du tout être espionné et que l'on écoute ses conversations, c'est d'ailleurs pour cela que permis tout ceux qui avaient pour mission de le protéger personne hormis bien sûr son chauffeur n'avait le droit de monter avec lui dans sa limousine. La seule exception était Vincent qui veillait sur lui depuis qu'il était tout petit, bon après bien sûr ses collaborateurs ou autres avaient le droit, mais il n'aimait pas avoir des chiens de gardes près de lui dans sa voiture.
Une fois que l'homme fut monté il monta à son tour, cogna sur la vitre de son chauffeur pour lui demander de rouler, sans forcement avoir de destination d'ailleurs.


"Pour répondre à votre question de tout à l'heure, effectivement je travaille avec lui. Enfin je le connais de puis fort longtemps. Et si vous ne m'avez pas déjà vu lors de conférence de presse à la tête de ma société c'est que vous avez dû me voir en tant que Sénateur. Si vous étiez à la maison blanche c'est que vous le connaissez alors?"


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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Dim 17 Fév - 22:01

Seule la curiosité m'avait mené ici, à cette conférence de presse. Normalement, si j'avais écouté ma seule et unique voix, je serais parti avant même la fin du discours du PDG. Si j'étais resté, c'était uniquement parce que Meknes m'avait incité à le faire. Selon lui je devais me rendre utile, par l'une de ces stratégies dérobées dont j'avais le secret. Aider. J'étais littéralement faible face à ce mot. Dès que quelqu'un me demandait de l'aide, je lui en fournissais. Je ne pouvais pas résister à ce type de mot et encore moins quand il était prononcé par Meknes. Mon ancêtre me protégeait mais me guidait également vers les évènements importants auxquels je devais assister si je tenais à être ce messie qu'il souhaitait voir à l'avenir. Mais franchement en quoi le fait d'aider un coupable à être arrêté était-il important pour l'avenir et la venue de mon destin si exceptionnel selon les prédictions ? Sérieusement, je ne comprenais pas le rapport entre cette aide minime et l'avenir qu'on souhaitait me forger, mais cela devait avoir un rapport même extrêmement minime pour que Meknes ait voulu me voir rester à cette conférence pour assister à la survie d'un type qui de toute façon allait survivre de toute manière. Là, la logique de Meknes m'échappait. Pourquoi faire ça ? Quel était le but de cette scène ? J'aimerais comprendre.

Le coupable allait être arrêté, donc mon travail n'allait pas se poursuivre plus loin. Mais alors, pourquoi restais-je ? Pourquoi tenais-je à tout prix à rester alors que j'avais fait ce que j'avais à faire ? Au fond, ce type m'intriguait. Quand je fixais ce type pour plonger dans son regard j'avais l'impression d'y retrouver quelque chose de familier et puis le fait de tomber sur les colosses de Nathan entretenait mes interrogations. A mes yeux, ce type ne pouvait qu'avoir un lien avec Nathan, un lien forcément important. Je ne me servais pas de Meknes pour dire cela mais simplement de mon regard. En général, Nathan ne sortait pas les colosses sans arrêt. Il ne le faisait que pour certaines occasions et surtout pas pour n'importe qui. Qui pouvait-il bien être ? Je ne pouvais pas m'empêcher de songer à son visage, que j'avais l'impression d'avoir déjà vu quelque part, sans être capable de me rappeler où exactement. Il avait ce petit air familier sur lequel je ne parvenais pas à mettre un nom. J'étais perdu avec ce type et c'était sans doute pour cette raison que j'avais décidé de rester. C'était pour résoudre une interrogation que je ne parvenais pas à partir, alors que ce type pourrait très bien être la plus puissante ordure existante sur cette Terre. Pourtant, je ne pouvais pas partir. Mes jambes étaient comme collées sur le sol, incapables de me laisser prendre proprement la fuite. J'étais bloqué.

Me demander pourquoi je l'avais aidé était une question qui me surprenait un peu, même de la part d'un "inconnu". A mon sens, il était logique de vouloir favoriser l'arrestation d'un coupable de tentative de meurtre sur quelqu'un qui pouvait visiblement ne pas crever. Ma réflexion était si logique que cela attaquait mon crâne. Restait dans mon crâne la logique de mon acte. Les criminels étaient une certaine hantise que j'avais envie d'effacer du monde comme je le pouvais, même si je savais bien que cela allait être compliqué de tous les arrêter et de tous les éradiquer. Seul un fou pourrait croire y parvenir sans encombre. Moi je n'étais pas fou. En plus avec mes problèmes cardiaques, il fallait bien être lucide. Je n'étais pas Superman. Je n'étais pas le même héros que celui qui avait un cœur valide et en bonne santé. Je devais mesurer mes actes désormais, les mesurer afin d'éviter tout problème plus grave encore pour moi. Je me contentais de répondre sur le coup au type ceci :


- Il est logique qu'une personne cherchant à tuer une autre soit arrêtée, c'est juste pour ça que j'ai voulu aider…

En même temps, qu'aurais-je pu dire d'autre ? Lui parler de Meknes aurait été une bien drôle d'idée et je serais surtout passé pour un fou auprès de lui. Cela m'aurait surpris en effet s'il avait cru à l'hypothèse de l'union avec un prophète égyptien à cause d'une réincarnation immortelle provoquée par une sorcière égyptienne. Pour n'importe qui, cela passerait pour une histoire sortie d'un film mais surtout pas pour une réalité plus que véridique. En même temps, tout mon être n'était autre qu'une histoire de fou. Qui croirait en la lucidité d'un type, qui n'était pas seul dans sa tête, qui possédait deux pouvoirs et la procuration sur un troisième à cause de son prophète d'ancêtre, et qui serait par dessus le marché selon des légendes perçu comme un espoir pour l'humanité ? Cela faisait un peu beaucoup. Cela paraissait un peu trop hallucinant pour être vrai, mais c'était pourtant moi. Je n'allais juste pas en dire un seul mot à ce type. Je ne le connaissais pas et puis je n'avais pas envie de passer pour un fou en plus d'avoir un cœur fragile. Je n'avais pas trop besoin de ça. L'acte qui suivit me déstabilisa pas mal au point d'en ressentir une légère pression sur mon cœur. En même temps comment aurais-je pu prévoir le fait que ce type veuille délibérément se tirer dessus pour me prouver qu'il ne pouvait pas crever ? Il m'avait pris par surprise, et cela m'avait fait un peu mal. Je cachais quand même le plus possible le fait que mon cœur était fragile. Pas besoin d'une pression supplémentaire...c'était déjà beaucoup trop.

- Ok donc vous ne pouvez pas mourir...au fond ça nous fait un point commun dans un sens car je ne peux pas non plus, même si les souffrances de la vie me pénètrent comme si je les vivais au centuple...

Le ton de ma voix était assez triste à vrai dire. Je pensais en même temps à mes problèmes cardiaques quand je parlais des souffrances que je vivais au centuple. J'exprimais cette douleur sans pour autant dire de quoi il s'agissait. Mon corps était un peu en souffrance visible que je n'admettais qu'à moitié, une chose qui n'était pas très agréable à supporter mais avec laquelle je vivais depuis que je savais ce que j'avais. Guérir allait me prendre du temps. Je n'avais pas énormément de chance. Par la suite, l'homme ouvrit la portière de la limousine et se présenta en m'invitant par la même occasion à monter. Il s'appelait Alexander.

- Pas besoin de me remercier...c'était normal de faire ça...après tout.

Je me présentais à mon tour...juste mon prénom. Je n'aimais pas dire l'intégralité de mon identité. Ce n'était pas un manque de confiance mais plutôt une habitude.

- Samuel…

Monter dans la voiture d'un inconnu était un acte que les plus méfiants d'entre nous ne faisaient pas de peur de tomber sur une chose capable de les mettre en danger. J'étais méfiant, mais ma curiosité me dominait. J'osais finalement grimper dans cette limousine avec ce Alexander que je venais juste de rencontrer. Une fois en route, il prit la peine de répondre à ma question concernant Nathan. Il travaillait avec lui mais le connaissait depuis bien longtemps. Je comprenais alors l'objet de mes confusions maintenant.

- Maintenant, avec ce que vous m'avez dit, tout est plus clair. Je comprend mieux pourquoi mon esprit pensait vous avoir déjà croisé. C'est parce que j'ai déjà vu votre visage là-bas, à la Maison Blanche, lors d'une de mes rapides visites sans doute. C'est pour ça que j'ai eu du mal à me rappeler de vous, mais maintenant tout est clair dans ma tête.

Je pris une légère pause avant d'expliquer mon lien avec Nathan, un discours un peu compliqué et embrouillé.

- On se connait lui et moi depuis un bout de temps maintenant, vraiment un bout de temps, un temps que je ne vois pas réellement passer... On s'est souvent venus en aide lui et moi, même dans les pires moments de nos vies, et on en a vu des vertes et des pas mûres dans nos vies. Au fond même si on s'éloigne un peu à cause du fait qu'il se consacre à ses fonctions présidentielles, je ne peux pas éclipser le fait qu'il m'est venu en aide. Ce n'est pas une chose que je peux oublier comme ça. C'est un lien un peu complexe qui nous unit. C'est un chef d'Etat qui chasse mes semblables mais qui m'exclut de cette chasse alors que je suis comme eux. Cela doit paraître assez étrange à entendre comme discours, excusez-moi.

Je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche, mais je n'eus en aucun cas besoin de le prendre car je savais quel était le but de cette vibration. Ce n'était pas pour signaler un appel ou bien la réception d'un message, mais pour une toute autre chose. Il s'agissait en réalité d'une sonnerie automatique de rappel pour mon traitement. il était temps que je prenne mes cachets. Je sortis le récipient dans lequel étaient enfermées mes précieux cachets pour en sortir trois et les avaler. Un peu d'eau au fond d'une bouteille que je trimbalais les noya un peu plus tard. Je ne parlais pas de mes problèmes de cœur à Alexander et je n'allais pas le faire tant qu'il ne me posait pas la question. Je n'avais pas envie de me livrer à ce sujet...pas du tout.

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Alexander J. Lindon
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Ven 22 Fév - 15:36


Life is like nature...a holy gift.

Alexander n'était pas tellement sûr que cet homme qui avait aidé ses gardes du corps à arrêter celui qui avait cherché à le tuer, se soit décidé à le faire si il avait su qui il était. En même temps lorsque l'on sait ce qu'il avait vécu, on peut bien s'imaginer qu'il lui soit difficile de penser que l'humanité n'était pas vouée à sa perte si on agissait pas rapidement. Et oui, pour Alexander l'humanité était mauvaise, certes pas toute l'humanité car il y avait justement des bons citoyens qu'il fallait protéger et c'était pour eux qu'il se battait encore aujourd'hui. Mais pour lui, les pouvoirs pervertissent les personnes, elles se croient invisibles, pensent que tout leur réussi, et après cet orgueil arrive les premiers crimes, la destruction, les ravages, le chaos. C'est pour cela qu'il avait eu un peu de mal à penser que certains utilisaient bel et bien leurs pouvoirs pour faire du bien, sans arrières pensée, sans chose à se prouver, en fait qu'es ce qui permet de dire que ça n'était pas le cas? Rien, absolument rien, c'est pour cela qu'il fallait faire de la prévention, contrôler ces pouvoirs, les maitriser, les annuler, pour que l'on soit absolument sûr que la perversion qu'ils entrainaient cesse. Mais aussi parce qu'une fois cette tâche accomplie, il pourrait enfin reposer en paix. Si cela arrive vite, il patienterai un peu, au moins pour son fils. Son fils qu'il voulait préserver, son fils qu'il voulait protéger, il n'avait jamais voulu qu'un de ses enfants vive ce que lui avait vécu lorsqu'il était enfant, mais malheureusement c'était arrivé.

"Si les personnes comme vous étaient plus nombreuses, bien des choses seraient évitées..."


Autant dire qu'Alexander fut particulièrement surpris, non pas d'apprendre qu'il y avait d'autres personnes qui ne pouvaient être tuées car ça il le savait déjà et il en était conscient, d'ailleurs il pensait qu'il fallait à tout prix arrêter ce genre de personnes car pour lui c'étaient celles qui se prenaient le plus pour des personnes invisibles qui étaient le plus nuisible. En fait ce qui le surprenait c'était deux choses, la première qu'ils se soient rencontrés alors qu'ils avaient un tel point commun, la deuxième étant la voix qu'il avait lorsqu'il en avait parlé, ah des souffrances Alexander aussi en connaissait, peut-être pas les mêmes mais l'immortalité était un lourd tribu à payer. En fait c'était un peu une révélation, car il ne pensait pas qu'il existait encore des gens capables de bien mais ressentant de la souffrance. Cependant cet homme était sans doute l'exception qui confirme la règle car Alexander n'était pas du tout encore prêt à croire que "tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes" et que les spéciaux ne risquaient pas de commettre des actes atroces.

"Oh je comprends parfaitement cela, vivre sans arrêt en accumulant les souffrances n'est pas joyeux. Mais que voulez vous, on accompli pas de grandes choses sans passer par là. En fait c'est un peu comme pour nous permettre de garder les pieds sur Terre. Cela limite un peu notre égo et notre prétention, malheureusement cela n'est pas toujours le cas pour tout le monde."

Alexander éprouvait une certaine envie de connaitre d'avantage cet homme, peut-être révisait-il son jugement en constatant que tout le monde n'était pas pareil. Non en fait ce n'était pas ça, il y avait toujours des exceptions, c'était ce qu'il pensait, mais une exception parmi une majorité n'est pas toujours décelable. En tout cas il se demandait bien ce qui pouvait bien faire souffrir cet inconnu, il ne voulait pas être indiscret donc n'alla pas plus loin,a près tout chacun à ses propres petits problèmes. L'homme lui dit alors que ce n'était pas nécessaire de le remercier et que c'était normal, Alexander hallucina encore, en plus il était modeste, elles étaient bien rares les personnes à ne pas sombrer dans la démesure et dans la vantardise alors qu'ils étaient capables de grandes choses. Alexander apprit ensuite que cette personne rencontrée un peu par pur hasard, comme si cela avait été un coup du destin ou de bien plus encore, s’appelait Samuel. Il allait enfin pouvoir mettre un nom sur ce visage.


Alexander n'en cru pas trop ses oreilles, que le monde était petit, le destin était sacrément farceur pour ne les avoir fait se rencontrés que à ce moment précis et pour des évènements bien plus différents que si ils c'étaient rencontrés à la Maison Blanche. Après tout il n'y avait pas de question à se poser, de réflexion à se faire, si leur rencontre devait se passer comme cela, c'est qu'il y avait bien une raison et c'est que cela devait se passer ainsi.

"Quand je pense que nous aurions pu nous rencontrer plus tôt et dans d'autres conditions, c'est bien surprenant. La vie nous joue de sacré tours quelques-fois."


Alexander écouta attentivement ce que lui dit Samuel, alors ainsi il connaissait depuis longtemps Nathan, c'était intéressant, il fallait dire qu'il n'entendait pas des choses comme ça tout les jours. Il aurait bien sûr aimé en savoir plus mais Alexander n'était pas du genre à s'inviter dans la vie des autres, surtout quand ils venaient à peine de faire connaissance. Il fallait laisser faire le temps, voir où le vent les menaient, si c'était la dernière fois qu'ils se voyaient ou si au contraire ils étaient amenés à se revoir. Il pouvait comprendre que Samuel et Nathan ne se voyaient plus trop du fait de ses fonctions de Président, c'était une charge difficile, surtout en ses temps-ci et on ne pouvait qu'admirer ce qu'il faisait. Enfin c'est ce qu'Alexander pensait mais ça n'était bien évidement pas l'avis de tout le monde. Ainsi Nathan le protégeait, et bien il devait avoir ses raisons et puis lorsque l'on a quelqu'un comme ce Samuel en face il fallait dire qu'en voyant ses réactions et son comportement on ne pouvait pas vouloir le pourchasser, les personnes comme lui étaient vraiment rares, bien qu'encore une fois il soit compliqué de savoir ce que les personnes pensent réellement. Mais il semblait sincère et en tant que politicien Alexander savait au moins reconnaitre les personnes qui le baratinait complètement. Ensuite, quand il entendit le mot "semblable" il fut particulièrement touché, oui enfin c'était quelque chose d'assez compliqué, car sa perception des choses était tout autre. En revanche il n'était ni choqué ni surpris, c'était une idée qu'il comprenait, sans y adhérer pour autant.

"Oh non je comprends parfaitement, je comprends que l'on puisse être un peu perdu, car il est vrai que lorsque l'on regarde les faits, rien n'est compréhensible. On nous prends pour des personnes sans cœur, mais je vais vous dire ce que moi je pense. Je pense que nous sommes tous des êtres humains, tous sans exception, mais des horreurs s'abattent sur nous, et nous sommes obligés de nous protéger de nous même."


Il était vrai que si on ne lui avait pas laissé son fils, si lui aussi avait été tué, peut-être qu'il aurait mal tourné, peut-être qu'il serait aveuglé de vengeance et non pas de compassion. Pourquoi de la compassion? Car il plaignait toutes ces personnes qui faisaient du mal, oui, toutes ces personnes qui ne pouvaient connaitre le bien et qui étaient condamnée à la solitude et à la crainte, ils ne pouvaient pas réellement compter sur quelqu'un.

Alexander entendit un téléphone vibrer, mais au lieu de voir Samuel le prendre et répondre ou le regarder, il le vit prendre des cachets. Pourquoi prenait-il des cachets? C'était la question qu'il se posait en ce moment même, était-il malade? Alexander ne le savait pas, mais si c'était le cas peut-être qu'il pourrait l'aider, après tout il était tout de même le patron d'une entreprise qui faisait également des recherches dans le domaine médical.


"Dites-moi. Si ça n'est pas indiscret, pourquoi prenez-vous ces cachets?"


Si Samuel ne voulait pas répondre ça n'était pas grave, il ne voulait pas le forcer et comprendrait, car après tout ils se connaissaient à peine et étaient tout de même un peu des inconnus.


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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Sam 23 Fév - 15:06

A l'intérieur de mes mains, couvertes par cette paire de longs gants mettant à l'abri mes avant-bras alors que le climat ne le réclamait pas, le flacon de médicaments tournoyait à mesure que je restais extrêmement pensif. Le fait d'avoir pris ce rappel dans mon traitement me rappelait à quel point j'étais encore fragile alors que mon destin connaissait un tournant où je ne devais surtout pas me trouver en état de faiblesse. J'étais maintenant l'objet d'une complexité pire que toutes les autres et j'étais pourtant toujours aussi vulnérable. Il était temps de faire preuve de vigilance mais aussi de volonté. Je devais à tout prix guérir de ces problèmes qui me paralysaient depuis quelques temps. Il était l'heure de tourner la page même si j'allais avoir un train de vie extrêmement grave à présent. C'était ce qui me rendait extrêmement pensif pour l'heure, et qui amenait mes oreilles à rendre la quasi intégralité du discours d'Alexander inaudible. Mes réflexions intenses prenaient la place de son discours et me plongeait dans une série d'interrogations horribles concernant notamment ma raison de porter des gants pour couvrir mes avant-bras, mais aussi sur ce que j'étais devenu. Peu à peu, je ne me comprenais plus. J'étais pétrifié dans ces hypothèses d'avenir absurdes me nommant littéralement guide alors que je n'en étais pas un. Je ne me sentais pas capable d'être ce que ces légendes souhaitaient voir, surtout en ce moment alors que j'étais extrêmement vulnérable. Ce guide, ce gardien...ce n'était pas moi. Si j'avais mes forces, serait-ce différent ? Aurais-je plus de volonté et de conviction si je disposais de tous mes moyens ? Sans doute, mais je ne pourrais jamais l'affirmer.

*T'y penses encore Sam...arrête.*

*Ce n'est pas simple Meknes, laisse-moi.*

*Essaye de te calmer, sinon il aura des soupçons sur ce que tu caches.*

*Tu crois que c'est simple de faire semblant qu'il n'y a rien alors que c'est faux ? Laisse-moi tranquille, s'il te plait...j'ai besoin de silence dans mon crâne. Déjà qu'il va me voir m'interroger intensément, je n'ai pas envie qu'il se dise en plus que je parle avec ma conscience prophétique égyptienne. Laisse-moi...*

*D'accord, mais sois prudent. Il ne faut pas qu'il découvre ton secret.*

Quand je revins à moi, après cette période d'interruption mentale, j'entendis la question d'Alexander concernant la prise de mes médicaments, une question qui m'arrangeait un peu car je n'avais pas envie de parler de tout cela si on ne me demandait pas de le faire. Je n'étais pas du genre à me libérer de cette façon. J'étais plus réservé, une chose plus que normale au fond surtout pour des problèmes cardiaques dont Nathan n'était pas au courant. En même temps, pour le mettre au courant, encore aurait-il fallu que je le croise, chose qui ne s'est pas passée bien sûr. Finalement allais-je me libérer face à cette personne qui au final était proche de Nathan alors qu'Alexander allait sans doute en parler à Nathan après notre séparation ? Au départ j'hésitais énormément. Le temps m'a fait alors prendre conscience que je n'avais pas grand-chose à perdre, bien au contraire. Lui dire n'allait pas provoquer mon exécution, vu que de toute façon je n'allais pas mourir...alors autant en parler, cela ne me coûtait rien du tout. Finalement je pris la décision de tout lui avouer après avoir rangé par réflexe le flacon de médicaments dans l'une de mes poches.

- En fait...mon problème est là. dis-je en mettant l'une de mes mains gantées sur mon cœur. Depuis quelques semaines, j'ai une fragilité cardiaque dont je ne parviens pas à me débarrasser car le problème mêle une cause psychologique et physique. Le temps que je me remette de ce qui m'a fragilisé mentalement, je dois me coltiner cette vulnérabilité ce qui est assez bizarre quand normalement on doit guérir de tout. Les cachets aident à calmer la douleur le temps que je me sente moins traumatisé. Une fois que mon traumatisme ne sera plus là, je pourrais arrêter de prendre ses cachets. C'est juste provisoire. Cela me passera...faut juste attendre, plus trop longtemps maintenant. Mon problème est sur le déclin, c'est un bon signe. je pense...

En même temps que je parlais, je voyais des choses se répéter dans ma tête, des signes montrant que quelque chose allait se passer, sans doute encore Meknes souhaitant m'avertir et me diriger vers un énième passage important de mon destin. Je voyais en effet la voiture dans laquelle nous étions se trouver en plein milieu d'un choix entre deux directions : à droite ou à gauche. Pourquoi ce choix ? Pourquoi me tourmenter dans ce choix de direction ? Peut-être parce que l'une d'entre elles risquait de nous mener vers quelque chose de grave, en l'occurrence la gauche. A gauche, un accident va avoir lieu, une collision entre deux voitures et un poids lourd, dont le conducteur avait perdu le contrôle. En tournant dans cette direction on allait soit subir l'accident, soit rester bloquer et incapable de faire demi tour parce que des voitures se retrouveraient automatiquement derrière nous pour nous bloquer le passage. Pas envie de perdre mon temps dans tout cela. Le timbre de voix plutôt hésitant, je dis à Alexander :

- Au fait, au prochain croisement il vaut mieux tourner à droite au lieu d'à gauche. Dans cette direction, il va y avoir un lourd accident et il vaut mieux sincèrement ne pas s'y trouver...

Cette annonce allait sans doute être étrange à entendre pour Alexander. Prédire un accident alors qu'il savait pertinemment que j'avais déjà deux pouvoirs allait amener des interrogations futures sur comment j'avais pu faire cela, sauf s'il me prenait pour un copieur de pouvoir, quelqu'un absorbant les pouvoirs à proximité. En même temps, comment pourrait-il se douter du fait qu'une voix dans ma tête me dévoilait les évènements à venir par avance sans que je n'ai réellement à le demander ? Personne ne pouvait comprendre sans que je ne l'explique moi-même. Enfin bref, j'attendais le moment où il allait me demander comment j'avais pu dire cela alors que nous allions sans doute entendre le bruit de la collision en tournant à droite dans quelques instants. Après cette annonce étrange, je posais ma tête contre la portière, non pas pour m'endormir mais seulement pour me calmer un petit peu. Au fond, ma convalescence cardiaque passait aussi par ma volonté de me calmer et je devais à tout prix tenter le coup le plus possible. Même si un évènement récent me rendait pas mal nerveux pour que je puisse me calmer. C'était ce secret, cette chose que je devais à tout prix cacher. Pas simple de se calmer car je savais ce que j'étais devenu à présent. C'était une pensée entraînant une étincelle un peu triste dans mes yeux, sans que je ne pleure en réalité. On voyait que je souffrais mais on pouvait seulement croire au fait que j'avais mal au cœur, pas que tout le reste me faisait souffrir et surtout pas ce que je cachais désespérément sous ces gants que je ne devrais même pas porter à la vue de la température qu'il faisait. Mes bras restaient tout contre mon corps, dont un proche de mon cœur afin de surveiller ses battements, réflexe que j'avais adopté depuis que je connaissais ma faiblesse. Pour tenter de conserver une conversation semi-normale, je lui posais alors une question, la plus stupide des questions d'ailleurs.

- Après la conférence de presse, que comptiez-vous faire en fait ? Cela m'étonnerait franchement qu'une conversation avec quelqu'un comme moi sans aucune destination précise n'ait été votre volonté depuis le départ...n'est-ce pas ?

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Alexander J. Lindon
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Lun 25 Fév - 16:00


Life is like nature...a holy gift.

Tout ceci l’intriguait vraiment et Alexander trouvait qu'il y avait quelque chose de mystérieux en cet homme, ce Samuel semblait cacher un peu plus de choses que ce qu'Alexander pensait au début. Pourquoi il c'était mis à penser cela? Ce n'était pas bien compliqué, tout d'abord il remarqua, ce dont il n'avait guère fait attention jusque là, que Samuel portait une paire de gants, étrange pour la saison se disait Alexander. Que cachait-il sous ces gants? Avait-il une autre maladie? Une éventuelle blessure qu'il cachait derrière? Où bien était-ce complètement autre chose? Alexander ne le savait pas, mais ce qu'il ne savait pas non plus c'était si il avait envie ou non de le savoir, en fait il n'était pas sûr de vouloir le savoir. La curiosité peut également se révéler être un très vilain défaut, et puis en même temps Alexander n'aimait pas se mêler des affaires des autres si ça ne le concernait pas. Finalement, même si il se doutait que Samuel n'allait pas lui dire ce qu'il cachait il fit une petite remarque à propos des gants:

"Vous portez des gants en cette saison? C'est surprenant. En même temps je vois souvent des choses surprenantes alors..."

Ce n'était peut-être pas la manière la plus subtile de lui en faire la remarque, ceci dit ce n'était pas tellement grave vu que de toute manière il n'allait sans doute pas lui dire la vérité. Quoi que peut-être qu'Alexander avait un peu trop d'imagination et qu'il ne se faisait que des idées. Lorsque l'on voit des bizarreries tout les jours on finit par en voir partout à force. Autre chose qui faisait qu'Alexander se posait des questions sur le fait qu'il tardait un peu à lui répondre à sa question sur les médicament, mais il se dit que c'était sans doute normal vu que de toute manière ils ne se connaissaient pas, du coup il pensait s'attendre à un refus de la part de Samuel d'en parler.

Finalement Samuel se décida à lui en parler, et Alexander remarqua que tout en parlant Samuel mit sa main sur son cœur, il se mit à deviner avant même qu'il ne le lui dise, il se disait que Samuel devait sans doute souffrir de problème cardiaques. Samuel le lui confirma, autant dire que cela était vraiment paradoxal, si il ne pouvait vraiment pas mourir, il devait subir un tel fardeau? Autant dire que ses propres problèmes lui paraissaient infiniment moins graves. Cela le surprenait un peu qu'il décide de lui répondre, Alexander imagina que cela devait sans doute être difficile pour lui de révéler cela à un quasi-inconnu. Du coup Alexander se sentait un peu gêné, il savait que lui n'arriverai sans doute pas à parler de ses propres souffrances à d'autres personnes, au final même à son fils il n'en parlais pas, bien sûr il savait qu'il pouvait faire des crises d'angoisses au cours desquelles il revivait sa mort et son fils arrivait à le calmer, mais il ne parlait jamais de ce qu'il ressentait lors de ces moments là. Même pour Nathan ça devait rester flou, en même temps Alexander avait peur de ce que les autres pouvaient bien penser à ce sujet.


"J'imagine bien que cela ne doit pas être agréable à vivre, vous ressentez une douleur physique alors que vous ne pouvez mourir, cela doit être difficile."


Alexander aimerait bien pouvoir l'aider, indirectement peut-être parce que lui n'était pas un médecin ou un scientifique, il ne comprenait pas ce genre de problèmes, mais peut-être qu'il pourrait demander à un de ses spécialistes de trouver une solution? D'un autre côté Samuel lui disait que son problème était sur le déclin, si il pouvait s'en remettre c'était bien, mais quelques fois les apparences peuvent être trompeuses et tandis que l'on pense que tout s'arrange, tout s'empire, il se le souhaitait pas bien sûr mais on était jamais sûr de rien.

"Si votre problème disparait c'est une bonne nouvelle, mais si vous voulez je connais pas mal de bon médecins qui pourraient vous aider, si vous le souhaitez."

Alexander se demandait si Nathan était au courant, sans doute si Samuel lui en avait parlé, il était fort probable qu'il soit au courant, alors peut-être qu'il l'aidait déjà, mais il voulait être sûr de la chose, car après tout les êtres humains sont tous compliqués, lui y compris.

"Nathan est-il au courant pour vos problèmes?"

Il fut ensuite très surpris de ce que lui dit Samuel, tourner à droite...pas à gauche? Qu'es ce que cela pouvait bien signifier? Un accident? Mais comment pouvait-il le savoir? Alexander ne chercha pas pour le moment plus loin, il se contenta de cogner à la vitre pour demander à son chauffeur:

"Leonard, prenez à droite à la prochaine s'il vous plait."

Une fois que son chauffeur suivit ses instructions et prit à droite, Alexander commença à se poser des questions, pourquoi avait-il dit cela? Possédait-il un autre pouvoir? Totalement impossible, Samuel avait déjà deux pouvoirs, il ne pouvait en avoir un troisième, comment cela pouvait-il être expliqué? Alexander se dit alors qu'il ne pouvait que plaisanter, mais lorsqu'il entendit le bruit d'un accident, qui semblait être plutôt violent d'ailleurs il cru qu'il allait avoir un arrêt cardiaque, façon de parler bien sûr. Il avait vraiment prédit l'avenir...alors il se dit qu'il était peut-être une de ces personnes capables de prendre le pouvoir des autres en les touchant, rien que cette idée l'effraya, du coup il passa violemment sous sa forme spectrale. Autant dire que cela n'était pas très malin de sa part, vu qu'en faisant cela il montrait qu'il avait peur, mais peur de quoi? En fait, ce dont il avait peur c'est que quelqu'un d'autre subisse ce qu'il avait subit et qu'il subissait tout les jours, il pensait déjà que son pouvoir ne c'était activé que parce qu'il avait été tué, parce qu'il était mort. Alors il savait pertinemment qu'à moins de mourir, la personne ne pouvait l'utiliser, enfin c'est ce qu'il pensait et il n'avait jamais pu le vérifier.

Alexander espérait aussi que comme il était sous sa forme spectrale et qu'on ne pouvait donc le toucher, il ne soit pas possible de récupérer son pouvoir, chose dont il était incertain vu que ça ne lui était jamais arrivé.
Il ne voulait pas que quelqu'un d'autre connaisse cette affreuse sensation qu'est celle de revoir sa mort, de se demander si l'on était pas vraiment un fantôme, de perdre quelques fois la notion de sentiments et de ressentir la peur, la peur qui était la seule chose qui refusait de le quitter. Tout ceci était vraiment affreux, contrairement à Samuel il n'avait pas de douleur physique ça lui était impossible, mais par contre il avait une horrible souleur mentale, quelque chose de difficile à vivre et ce à cause de ce pouvoir et même si cela était ou non comparable à ce que ressentait ce Samuel, il ne voulait pas lui rajouter des souffrances si il avait bel et bien un tel pouvoir.
Visiblement très surpris il posa donc à Samuel la question fatidique en espérant qu'il ne lui demande pas pourquoi il c'était mit soudainement sous forme spectrale et pourquoi il semblait avoir peur.


"Co...comment vous...vous saviez?"

Alexander perdait un peu ses moyens rien que de penser à une chose pareille, cela n'était pas bon, il fallait qu'il se calme, sinon il risquait de piquer une crise sans personne pour le calmer, il ne voulait pas que quelqu'un est à voir ça, jamais. Il en était hors de question, jusque là il avait réussi à éviter cela, sauf peut-être devant Nathan et son fils Max, mais il savait que tôt ou tard il finirai par le faire devant une autre personne, il espérait juste retarder ce moment là. Fort heureusement il se calma, et même si il était toujours sous sa forme spectrale il était redevenu tranquille, enfin si l'on voulait car il craignait tout de même de faire une crise d'angoisse.

Il remarqua alors l'attitude de Samuel, à vrai dire Alexander était tellement occupé à lutter contre cette montée de peur en lui pour penser quoi que ce soit à propos de ce qu'il faisait, il commençait à se perdre, à s'éloigner de la réalité, il ne le fallait pas, il lutta, alors il essaya de se changer les idées, il pensa à autre chose, il pensa à son fils, il fallait qu'il pense à lui. Alors il allait un peu mieux, et remarqua plus en détail l'expression de Samuel, il ne semblait pas du tout être bien. Alexander ne savait pas trop quoi faire, il pouvait comprendre mais comment faire pour que lui ne puisse plus souffrir de cette manière? Après tout il ne pouvait sans doute rien faire, rien faire tant qu'il ne lui dirai pas ce qui lui faisait mal à ce point hormis ses problèmes de cœur

Alexander se déconcentra un instant, un instant qui suffit pour que la peur en profite, une peur grandissante, il fallait qu'elle cesse, cette peur montait de plus en plus, il ne résisterai plus, il le sentait, il était de plus en plus mal, il suffoquait légèrement et avait du mal à le dissimuler, fort heureusement Samuel lui posa une question qui changea tout.


"Heu...et bien...je pense que je peux vous faire confiance. Je dois aller chercher mon fils dans peu de temps."

En effet, c'était ce qu'il devait faire, cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas eu un moment tranquille ensemble, Alexander ne savait même pas pourquoi il lui parlait de son fils, en général il évitait, pourquoi? Parce qu'il ne voulait pas que l'on sache comment l'atteindre, il ne voulait pas le perdre, lui aussi, il refusait cela. Mais pourquoi faisait-il confiance à ce Samuel, il ne le savait pas du tout. En tout cas penser qu'il allait pouvoir passer un peu de temps avec son fils, le calma un peu, la peur était partie, elle ne semblait plus vouloir l'attaquer.


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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Lun 25 Fév - 20:11

Ces gants que je portais, je ne les portais même pas par envie, mais uniquement parce que j'en étais contraint. En parler était par conséquent extrêmement difficile pour moi, car on touchait à un sujet très sensible, une chose dont je ne parlais à personne. En comptant Meknes, seulement trois personnes savaient le calvaire que je vivais et je n'allais pas en ajouter une autre dans le lot, surtout une personne que je ne connaissais qu'à peine. Ce fut pour cette raison que je ne tins pas compte de la remarque d'Alexander concernant mes gants, préférant juste rester dans la position dans laquelle j'étais, la tête déposée contre la portière. Je me sentais bien en étant ainsi probablement parce que les vibrations de la route me berçaient un peu. Je me sentais un peu mieux en me focalisant sur ces vibrations et en croyant à leur seule et unique importance car cela me permettait un peu d'oublier l'importance que moi j'avais. Je ne me sentais pas très bien dans ce rôle de guide, de personnel de carrefour. Je n'étais pas ça. Ce sauveur, cette personne si importante, ce n'était pas moi. Je ne me voyais absolument pas ainsi. C'était pour ces raisons que j'avais besoin de me détendre et que je n'allais surtout pas évoquer les gants que je portais. Je n'avais pas envie de souffrir, mais je ne pouvais pourtant pas m'empêcher d'accueillir l'ombre de larmes naissantes dans mon regard. Ce qui m'arrivait était terriblement insupportable.

En plus de ce qui m'était arrivé, subir ces problèmes cardiaques n'avait rien de reposant. Il s'agissait d'un événement plus que paradoxal à cause du fait que j'étais condamné à subir ce châtiment alors que ma vie était coincée à un stade que je ne pourrais probablement jamais franchir dans tout le reste de mon existence. Ma vie n'était qu'une catastrophe que je n'avais pas d'autre choix que d'assumer, mais je ne pouvais m'empêcher d'être triste à cause de tout cela. Je n'aimais pas vivre des souffrances comme celle-là. Cela rendait ma vie un peu trop lourde et je ne le supportais sincèrement plus du tout. Je voulais juste vivre et non pas souffrir comme ça mais je devais malheureusement me rendre à l'évidence. Ma vie n'allait jamais être simple. Jamais je n'allais pouvoir avoir droit au bonheur auquel j'aspirais tant depuis des lustres. J'étais condamné, comment croire que j'étais autre chose hein ? J'étais un condamné à subir un choix que je n'avais strictement pas souhaité vivre. Être une personne importante n'avait jamais été mon rêve le plus fou. Tant que je vivais, le reste n'importait pas, mais vivre une vie aussi horrible alors que j'avais l'occasion d'être heureux avec une personne que j'aimais par dessus tout n'avait strictement aucun sens. C'était comme si le Destin prenait un malin plaisir à me tourmenter car j'étais devenu son souffre-douleur favori, la personne à torturer de préférence avant toutes les autres. C'était dur de se dire que j'étais en quelque sorte une cible favorite mais c'était ainsi que je me voyais, surtout depuis quelques temps et depuis l'instant où je savais que j'étais le personnel chef du carrefour le plus essentiel de l'humanité...enfin c'était une façon assez crue et étendue de dire que j'étais important en gros.

Quand il me proposa éventuellement l'aide des médecins, Alexander devint soudainement bien plus gentil à mes yeux, même si je n'allais pas accepter cette proposition. Le fond de son idée était une attention qui me touchait énormément, mais l'accepter me ramènerait à l'état de cobaye, un état que j'avais du supporter en étant entre les mains de ce James Flanagan, ou bien celles d'autres personnes, des scientifiques ou même des fous. Je déclinais alors gentiment sa proposition au moment où il me la fit, en disant quand même que c'était gentil à lui de me proposer cela. Par contre Nathan...oh misère. Lui, je ne l'avais plus revu depuis justement le moment où j'avais su que j'étais malade. Je n'avais pas pu lui en parler en face et admettre que j'avais un problème. Il ne savait pas que j'avais un problème, du moins pas de ma part. La seule façon qui lui aurait permis de découvrir ma maladie aurait été de l'espionnage de sa part, mais cela ne m'étonnerait pas du tout au fond. Je m'attendais à tout, surtout venant de lui. Donc, quand on évoquait Nathan, je lui avais répondu ceci :


- Je ne lui ai rien dit...donc il ne le sait pas de ma part. Mais bon...le connaissant il doit être au courant, mais il ne m'en a pas parlé en face à face.

Finalement, Alexander écoutait mes recommandations et demanda à son chauffeur de tourner à droite à la prochaine tel que je lui avais conseillé. L'accident arriva peu après. Le bruit était horriblement puissant au point de surprendre n'importe qui. Moi, je ne bougeais même pas, restant contre la portière, la mine triste. L'accident ne m'avait même pas surpris ni même effrayé même si l'issue de ce dernier était forcément horrible et non joyeux. Au fond, c'était juste une preuve que j'avais encore raison et c'était assez triste en fait. J'aimerais bien parfois avoir tort, mais j'étais malheureusement uni à Meknes désormais. Personne ne pouvait nous séparer. Ce n'était même pas la peine d'espérer. Meknes ne me dérangeait pas réellement, car il me sortait souvent des pires mauvais pas de mon existence quand moi je croyais ne plus avoir aucune ressource pour avancer. Ce qui me dérangeait était les unions entre nos personnalités et par conséquent nos pouvoirs. Me confronter à la présence du pouvoir de Meknes n'était pas réellement simple, surtout en ce moment alors que j'étais perturbé par mon devenir. J'avais vraiment mal et ça personne ne pouvait comprendre à quel point. Quand Alexander me demanda comment j'avais pu prédire cet accident, je me bloquais, limite comme une huitre. Je me sentais mal à l'idée de lui parler de Meknes. Il fallait que je trouve une autre façon de dire ça....une toute autre.

- Ces prédictions...je vis avec elles...cela fait parti de moi. Je pense que si je vous explique le détail de ce qui me permet de deviner ces choses...vous me prendrez pour un fou...car c'est vraiment une histoire de fou. En fait ce pouvoir, c'est le mien sans être le mien. Je n'ai rien volé ni quoi que ce soit, non non, c'est en moi...mais ce n'est pas à moi...je sais c'est vraiment bizarre...mais c'est ma vie, même si elle est extrêmement compliquée, un peu trop...

Après ces paroles, je versais quelques larmes.

- Pardon...je ne voulais pas craquer comme ça...c'est juste trop difficile pour moi en ce moment. Si vous voulez rester avec votre fils, je peux partir...je n'ai pas envie d'être une gêne pour vous alors que je viens juste de vous rencontrer...enfin vous comprenez.

Mon visage se crispait. En réalité, je souffrais intensément. Une douleur venait de naître dans mon bras droit et cela me déstabilisait pas mal. Si cette douleur était née dans le bras gauche, je l'aurais pleinement exprimée, mais le fait qu'elle naisse dans le bras droit me gênait. Malheureusement, je ne parvenais même pas à cacher ma douleur. Mon visage se crispait automatiquement alors que je tenais mon bras droit et mes larmes montaient. Je ne pouvais absolument pas cacher ce que je ressentais. C'était extrêmement désagréable. J'avais si mal, mais je n'osais même pas le dire.

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Alexander J. Lindon
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Mar 26 Fév - 13:39


Life is like nature...a holy gift.

Visiblement Samuel ne semblait pas vouloir répondre à sa remarque sur ses gants, tant pis cela n'était pas grave. Si il ne voulait pas le faire cela ne faisait rien, Alexander pouvait bien comprendre que chacun avait ses petits problèmes, des problèmes plus ou moins difficile à confesser. Cela ne le surprenait pas vraiment, après tout ce dernier avait déjà fait un pas en lui parlant de ses problèmes cardiaques, et sachant qu'il était ami avec Nathan et qu'il ne lui en avait pas parlé à lui, cela était d'autant plus surprenant que Samuel lui en parle. Alexander se demandait pourquoi il lui en parlait, il n'y avait aucune raison qu'il lui fasse confiance, peut-être qu'il avait tout simplement besoin de parler, peut-être que leur rencontre était prévue pour cela. En même temps même si Alexander pouvait parfaitement comprendre ce genre de choses il n'était pas forcement la meilleure personne à qui se confier, ou peut-être pas. En fait, il était toujours en train de se critiquer lui même, son manque de confiance envers les autres le détruisait littéralement, il gardait tout ses problèmes pour lui, il s'en plaignait mais n'en parlait pas vraiment, et à chaque fois qu'il entendait les autres parler de leurs problèmes il s'en voulait. Il s'en voulait de se plaindre, il s'en voulait de ne pas avoir la force d'en parler, c'était toujours comme cela, ce n'était pas explicable.

Alexander avait un souhait, faire de ce monde un monde meilleur, donner une seconde chance à l'humanité comme lui a pu en profiter en renaissant. Mais il voulait que cette seconde chance ne soit pas comme la sienne, qu'il n'y est plus de souffrances. C'était peut-être un peu utopique, Alexander savait parfaitement que l'humanité ne pourrait jamais être totalement heureuse, mais elle pouvait au moins éviter de d’auto-détruire, elle pouvait mieux vivre et mieux cohabiter. Il croyait en tout cela mais pour cela il fallait changer le monde, il fallait le révolutionner. Révolutionner le monde, trois petits mots qu'il employait très souvent, trois petits mots qui résumaient ce qu'il pensait, mais surtout trois petits mots qui donnait un sens à sa survie. Alexander voyait loin, il s'imaginait un monde où les forces de l'ordre pourraient garantir au maximum la sécurité de tout les citoyens, un monde où la criminalité et les perversités de l'Homme étaient totalement minimes, un monde avec de nouvelles perspectives. C'était pour cela qu'il travaillait si dur, c'était tout cela ses projets. Simplifier la vie humaine, l'améliorer mais surtout lui enlever ses torts. Il savait parfaitement que cela serait dur, mais cela serait particulièrement dur si il ne faisait pas confiance aux autres, en fait lui même ne craignait rien, il était intouchable. Mais on pouvait toucher son fils, lui n'était ni immortel ni impossible à saisir, après tout Alex n'avait qu'à passer sous une forme spectrale pour s'échapper si on l’attrapait, en fait il ne risquait même pas de se faire attraper. Mais son fils lui oui, il était le seul moyen de l'atteindre, c'était aussi pour cela qu'il accordait une importance cruciale à sa sécurité, qu'il n'en parlait presque jamais et surtout qu'il lui compliquait un peu la vie. Alexander regrettait un peu tout cela, il aurait aimé une vie normale.

Samuel déclina sa proposition, il avait sans doute ses raisons et dans ce cas Alexander espérait qu'il savait ce qu'il faisait et qu'il ne prenait pas de risques inconsidérés, refuser de l'aide pouvait souvent conduire à sa propre perte, mais de toute manière il n'allait pas le forcer, cela relevait de choix personnels. Évoquant ensuite Nathan, Alexander décida de donner un conseil à Samuel bien que lui même ne l’appliquait pas forcement.


"Vous savez, je ne suis peut être pas le mieux placé pour vous le dire, mais vous devriez lui en parler. Parler à un ami fait toujours du bien,il peut vous aider et vous soutenir."

Effectivement Nathan avait le don pour être au courant de tout ou presque, en même temps lorsque l'on est l'homme le plus puissant au monde il ne pouvait en être autrement.
Alexander regardait Samuel et il ne semblait vraiment pas bien, il imaginait bien que prédire des choses pareilles pouvait être difficile, mais pendant un instant ce n'était pas ce qui l'avait préoccupé et il s'en voulait un peu. Il s'en voulait d'avoir laissé la peur prendre le dessus, au risque de piquer une crise devant Samuel, cela n'était pas une bonne chose. Et cela était d'ailleurs la raison pour laquelle il s'affichait toujours en forme, souriant, plein d'espoir, toujours plein de pensées positives, parce qu'il savait que si il avait la moindre dose de peur, cela pouvait le faire plonger dans les moments les plus atroces de sa vie. Il était un peu obligé de se montrer fort, de se sentir fort, sans quoi il souffrait, en fait il souffrait toujours mais moins que si il se laissait porter par son cœur. Il avait toujours eu don de comprendre les autres, d'être compréhensif avec tout le monde, mais il ne l'était pas avec lui même, c'était bien là le problème.

Alexander avait réussi à éviter la question sur le "pourquoi" de sa forme spectrale, fort heureusement il n'aurait pas à expliquer pourquoi il c'était soudainement mit ainsi. D'ailleurs il n'était même pas sûr que Samuel l'ai remarqué, après tout il était confronté à de nombreux problèmes plutôt grave si l'on en jugeait son état. Alexander n'avait pas pensé un instant que sa question allait provoqué une telle réaction sur Samuel, il semblait hésitant, il ne voulait pas lui expliquer précisément comment il y arrivait, il disait que si il le lui racontait il le prendrait pour un fou, et parlait d'une vie compliquée. Alexander pouvait comprendre cet peur d'être prit pour un fou, c'était ce qu'il craignait aussi lors de ses crises, il craignait qu'on le prenne pour un fou, pourtant c'était un effet secondaire de son pouvoir, il le savait, du moins il l'espérait car l'on ne pouvait jamais être sûr de rien.
Alexander fut un peu rassuré de l'entendre dire qu'il ne pouvait pas prendre les pouvoirs des autres, mais son explication fut particulièrement confuse et Alexander n'y comprit pas grand chose, ce qu'il comprit c'est que cela semblait lui faire mal, au point qu'il verse des larmes. Alexander ne savait pas quoi penser en fait, mais il pensait qu'il pouvait faire confiance à cet homme, il se disait que c'était sans doute la vérité, alors il se remit sous forme physique. Tandis que petit à petit sa peur disparaissait. Il fallait qu'il lui remonte le moral, et alors que Samuel s’excusait, Alexander pensait qu'il n'était pas question de le laisser partir dans un état pareil, alors il prit son courage à deux main et décida de lui parler de son expérience.


"Vous savez...je peux comprendre ce que vous ressentez. Ce n'est peut-être pas la même chose mais...je ne peux vous laisser ainsi. En fait...je ne suis pas sûr que nous vivions exactement la même chose, après tout j'ignore tout de vos souffrances. Mais une chose est sûre, j'ai peur...que...à cause de certains...disons...effets de mon pouvoirs...l'on me prenne pour un fou. Cependant, cette peur me détruit...elle me mange de l'intérieur alors que j'essaye de lutter contre. Mais cette peur s'alimente d'elle même, et c'est elle qui crée mes souffrances. J'imagine...que ce que...ce que je vous dis, n'a aucun sens pour vous...alors je vais vous expliquer, et peut-être...que vous au moins, pourrez vous accepter, et cesser d'avoir peur...je crains que pour moi ce soit...impossible."

Alexander avait l'impression d'être bloqué, il n'arrivait pas à se débloquer, pourtant il fallait qu'il parle, il fallait qu'il lui explique. Il fallait qu'il remonte le moral de cette personne, dévorée par ses souffrances. Lui ne pourra jamais en être délivré, son pouvoir le condamnait à cela, et il était persuadé que même si on le lui retirait, cela ne changerait rien, car si il continuait à vivre c'était grâce à son pouvoir. Alors si Alexander pouvait essayer de soulager un peu Samuel, en lui parlant de ses propres souffrances, pour lui expliquer qu'il ne fallait perdre espoir et que tout ceci pouvait s'arrêter si l'on cessait d'éprouver de la peur, du regret ou tout ses sentiments qui vous gâchent l’existence.

"A l'instant...je suffoquais. J'étais prit d'une immense peur, une peur...grandissante...la peur nourrit la peur...car la peur...me fait vivre ce que je ne souhaite à personne de vivre...ce sont ses crises...ses crises d'angoisses...qui me détruisent...je ne peux les éviter...quoi qu'il arrive elles seront là...et quoi que je fasse...je vivrai dans la souffrances. Mon pouvoir...me condamne à subir ces souffrances mentales...je peux peut-être vous comprendre...et ce qui me condamne...c'est...c'est que...il peut m'arriver...d'oublier la notion même de sentiments...d'être une âme sans raison de vivre...mais ce n'est pas la seule...chose. Ce que je ne souhaite à personne...c'est...c'est..."


Il allait y arriver, il fallait qu'il y arrive, il pourrait ensuite montrer à Samuel qu'il avait les moyens de se ressaisir, ou peut-être que non il ne savait pas les origines de ses souffrances, mais si il arrivait à prendre conscience que la souffrance nourrit la souffrance, que la peur, le regret se nourrissent d'eux-même, alors peut-être qu'il irai mieux. Alexander n'arrivait même plus à sortir de son de sa bouche, pourtant il le fallait, il fallait qu'il en parle, de cette torture affreuse, de cet effet secondaire totalement pervers et destructeur. Alors d'une voix basse il finit par le lâcher:

"De revivre sa propre mort...surtout...lorsque l'on y voit aussi...la mort...de ceux qu'on aime."


Rien que cette pensée suffit à refaire monter la peur qui existait en lui, cette pensée lui pourrissait sans cesse l’existence, elle l'empêchait de faire son deuil, elle l'empêchait d'aller au cimetière et d'aller sur la tombe de sa femme et de ses deux autres enfants, pourquoi? Car cette peur lui donnait des crises, et c'est malheureusement ce qui finit par se passer, en parler lui faisait penser, et penser lui donnait cette peur, le déclenchement de la peur entrainait cette horrible crise d'angoisse. Alexander se mit à suffoquer, bien plus fort que précédemment, il transpirait, il avait chaud, il n'arrivait plus à l'arrêter, il dû ouvrir la vitre tellement il chauffait, il fallait qu'il se calme, il ne pourrait pas finir ce qu'il voulait faire, il ne voulait pas non plus que Samuel le voit. Décidément ces crises semblaient à tout prix vouloir remonter, il ferma les yeux un instant et pensa aux bons moments de sa vie, il évita les choses tristes, ainsi il réussi à calmer en partie sa peur. Elle finit par disparaitre, mais Alexander ne voulait pas le moins du monde paraitre faible, alors il se reprit.

"Vous savez, comme je vous le disait, je ne suis pas la meilleure personne pour vous donner ce genre de conseils. Mais, pour aller mieux, il faut s'accepter soit même, il faut accepter son destin, et renoncer aux remords. Il faut arrêter d'avoir peur, il faut être confiant. Se débarrasser de tout cela pourra peut-être arrêter vos souffrances. Pour moi c'est impossible, la peur est encrée en mon pouvoir, je ne peux m'en débarrasser. Si vous au moins, pouviez vous sentir mieux, peut-être que ce fardeau que vous semblez porter, vous paraitra moins lourd."

Alexander rajouta alors:

"Il n'est pas question que je vous laisse dans un état pareil, je vous invite à diner avec mon fils et moi-même. Il n'est jamais bon d'être seul lorsque l'on se sent mal."

Alexander refusait de laisser cet homme seul dans une telle souffrance, il ne savait pas pourquoi il faisait cela, son invitation ressemblait plus à une obligation qu'à une demande et il espérait au moins que Samuel ne discuterait pas. Alexander n'allait pas le laisser tomber dans un moment pareil même si ils ne se connaissaient pas, cela était bien étrange, car jamais il n'aurait accepté de voir un étranger près de son fils en temps normal.

C'est alors qu'il remarqua que Samuel semblait avoir une douleur intense au bras droit, Alexander se demanda donc ce qu'il avait bien pu s'y faire, et il ne savait pas trop quoi en penser, en fait il était un peu perdu mais il fallait qu'il sache ce qu'il c'était fait, peut-être pourrait-il l'aider.

"Vous êtes sûr que ça va aller?"


fiche par holliday, sur bazzart ou artsoul. Reproduction complète ou partielle interdite

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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Mar 26 Fév - 18:47

Mon comportement devint peu à peu intriguant surtout en voyant comment j'agissais en la présence d'Alexander. Habituellement, les confidences demeuraient mon problème, car j'avais énormément de difficultés à parler de mes problèmes à n'importe qui du moins pas tant que je ne connaissais pas la personne un minimum. Je n'avais pas tout dévoilé à Alexander, certes, car j'avais pu tenir ma langue concernant le problème le plus important pour le moment, mais j'avais quand même dévoilé une partie de ma douleur. Mes problèmes cardiaques, je n'en avais parlé qu'à deux personnes le jour où je l'avais découvert. Rachel et Tyler étaient les personnes les plus importantes pour moi et les deux qui méritaient de le savoir en premier. Nathan était mon ami également, une personne qui comptait, mais notre relation demeurait bien plus compliquée. Lui en parler m'était bien plus difficile. Je n'avais pas la même facilité pour me libérer face à Nathan que face aux deux membres de ma famille. Ce n'était pas parce que Nathan m'avait fait quelque chose ou parce que je le détestais. C'était juste un blocage qui ne tenait qu'à moi et uniquement qu'à moi, sans doute parce que je ne ressentais pas le courage de lui parler alors que des gros bras auraient très bien pu déballer le tout à ma place. Peut-être lui parlerais-je de ce qui m'arrivait, mais je ne me sentais pour le moment pas capable de cela.

Devant Alexander, j'avais pu me sentir capable de parler de faire un très grand pas en avant. Cette action bien que surprenante était pas mal encourageante car cela me prouvait que je n'étais pas définitivement tombé dans le désespoir, que j'avais encore une chance d'éviter de devenir un cas entièrement désespéré, une personne qu'on ne pourrait plus sauver. Alexander, je ne le connaissais qu'à peine, mais j'avais pu me rapprocher un peu de lui. Dans son regard j'avais perçu quelque chose que je ne voyais pas dans tous les membres de l'entourage de Nathan, probablement un point commun. Ce regard en réalité j'avais souvent le même quand je ne mourrais pas et j'avais perçu le même dans les yeux d'Alexander. Cette étincelle m'avait étonnamment permis de pouvoir me rapprocher de lui, me sentir un peu plus proche que de ces gros bras habituels que je croisais parfois. Alexander était différent, mais cette différence était une bonne chose, une chose qui me donnait envie d'approcher et non pas de partir en courant. Cela me faisait pas mal de bien. Même si je n'avais pas la meilleure des mines à cause de mon humeur du moment, une petite pincée au fond de mon cœur bondissait. Je m'étais senti capable de faire un pas en avant concernant mes problèmes cardiaques, au fond le seul et unique secret pour lequel j'avais le droit de parler ne serait-ce qu'un peu. Je n'aurais pas pu faire le même genre d'effort pour évoquer cette chose que je cache sous mes gants. D'une part, ce que je cachais n'avait rien d'anodin et pouvait probablement changer beaucoup de choses en plus de me rendre extrêmement intéressant pour la plupart des âmes perverses de cette planète. D'autre part, ce secret me faisait mal. Dans ma tête, cela ressemblait à une certaine torture assez désagréable. Parler de ce secret n'allait pas m'en guérir. Ce n'était pas comme les problèmes cardiaques. Ils ne partaient malheureusement pas aussi vite.

Selon Alexander, je devrais tenter de parler à Nathan car le fait de parler à un ami pourrait m'aider à obtenir un certain soutien que je ne possédais pas forcément. Dans un sens il n'avait pas tort, mais c'était un fait bien plus compliqué que prévu. Nathan n'était pas qu'un ami, il était aussi le Président des Etats-Unis. Il n'avait pas forcément tout son temps à m'accorder, surtout pour une mauvaise nouvelle qui n'avait rien à voir avec sa fonction. J'allais le déranger plus qu'autre chose. A son conseil, je me contentais de répondre ceci :


- Je vais essayer.

Bien entendu ces paroles étaient dévoilées juste comme ça, sans aucune garantie de pouvoir me voir exaucer cette chose. Je l'avais en effet dit que j'allais essayer mais allais-je au final réellement le faire ? Rien n'était sûr, rien du tout. Je plongeais encore énormément dans ma bulle un peu trop triste pour la normale avant d'au final entendre Alexander m'évoquer son expérience personnelle. Chaque mot sortant de sa bouche me touchait énormément. Il faisait un énorme pas vers moi en me racontant ces choses réputées du domaine du personnel, du privé...c'était même incroyable qu'il accepte de me parler de tout cela alors que nous ne nous étions rencontrés qu'aujourd'hui. Ces confidences allaient droit dans mon cœur et me rappelaient également ces douleurs que je n'évoquais que trop peu souvent. Je me retrouvais dans ses mots. J'avais l'impression d'entendre au fond certaines choses que j'aurais pu moi-même dévoiler. Par réflexe, je pris l'une de ses mains comme pour le soutenir dans un sens avant au final de lui dire :

- Votre histoire m'a réellement touché...je vous assure. Vous...vous n'étiez réellement pas obligé de me parler de tout ça surtout alors que c’est extrêmement personnel. Je ne sais vraiment pas quoi dire sur le coup mais...merci beaucoup. Ces paroles que vous m'avez dites m'ont pas mal aidé à y voir clair sur les causes logiques de ma détresse...les seules qui sont à peu près normales dans un sens. Parce qu'il existe un noyau plus profond, quelque chose de plus grave, mais je ne peux pas en parler, enfin d'une façon exacte je veux dire. A ce sujet-là, personne ne peut réellement m'aider je le crains. En fait, j'ai découvert que...j'étais important, mais à un point qui m'a pas mal retourné. Prédire l'avenir a des avantages mais aussi des inconvénients, surtout quand on se rend compte que le monde tourne autour de soi encore plus qu'on ne le croyait et qu'on est...le centre de tout...avec cette chance extraordinaire de devoir vivre à l'avenir un intense calvaire pour que tout survive y compris soi-même…

J'arrêtais mon discours à cet endroit, de peur d'une part d'en dire trop mais aussi de passer réellement pour un fou, comme un malade mental qui se croyait être le centre du monde alors qu'il n'était rien d'autre que lui-même. Il était donc mieux d'arrêter de parler et de dire n'importe quoi avant de déballer des choses que je regretterais et pour lesquels Meknes me ferait sans doute payer la faute au centuple. Je n'avais pas besoin de souffrir davantage que je ne l'avais déjà fait.

Par la suite Alexander m'invita chez lui. Ce discours eut pour effet d'ouvrir mes yeux bercés par la plus grosse surprise. Je ne m'attendais vraiment pas à entendre ce type d'invitation. Touché par la proposition, je lui répondis :


- Oh...je ne m'attendais vraiment pas à entendre ça...il fallait vraiment pas. Merci..merci beaucoup. Ce serait avec joie…

Malheureusement, je ne pouvais pas éviter toutes les douleurs. Une lourde souffrance assez inexplicable venait de se déclencher à mon bras droit, une douleur que je n'exprimais pas pleinement parce que je n'avais pas envie d'éveiller la curiosité d'Alexander. Malheureusement, je ne pouvais cacher éternellement ce que je ressentais. On pouvait parfaitement voir que quelque chose n'allait pas et que c'était suffisamment fort pour me tourmenter quand même malgré toutes mes marques de retenue. Alexander remarqua que j'allais mal et me demanda si j'allais bien. J'avais alors le choix entre deux choses : dire la vérité, ou alors mentir. Dire la vérité impliquait une révélation prématurée de mon secret. Je ne devais pas le faire...et préférer surtout la prudence.

- C'est rien...ce n'est qu'une petite douleur comme une autre...juste une petite…

Mais quel menteur ! On pouvait facilement voir que je mentais. Avec un visage pareil, ces douleurs n'avaient rien de ridicules. Elles étaient grandes, suffisamment fortes pour me tourmenter, donc cela n'avait rien de ridicule. Je mentais sur toute la ligne juste parce que j'avais peur de montrer mon bras et de dévoiler la réelle cause de mon mal, une cause pas très normale en fait. C'était une douleur dite lourde mais elle n'avait qu'un caractère provisoire en réalité. C'était étrange à avoir comme discours.

- Cela va passer...je vous assure.

Alors qu'en fait je n'en étais même pas certain par moi-même..seule la patience me guérissait...enfin c’était ce qui se produisait d’habitude quand tout allait bien.

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Alexander J. Lindon
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Jeu 7 Mar - 19:03


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Tout était vraiment compliqué en ce moment pour Alexander, tellement compliqué que c'était difficile de pouvoir expliquer concrètement ce qui n'allait pas. En fait il fallait dire qu'il avait beaucoup de pression en ce moment, entre son travail de sénateur, le lancement de la nouvelle campagne de la WSC et la surveillance attentive de ce qui se passait en zone 15-C, autant dire que les petits problèmes qu'il avait ne lui facilitait pas la tâche. En réalité c'était peut-être la fatigue, en même temps il ne dormait pas tellement et son pouvoir ne lui permettait pas non plus de rester éveillé 24h sur 24. Il était vraiment fatigué et rien n'allait en s'arrangeant, toujours plus de travail et bien pire encore ses crises arrivaient bien plus fréquemment. Enfin, pas vraiment car il tentait tant bien que mal de les retenir, de les contrôle, chose peu facile et qui l'épuisait d'avantage.

Ce qui lui faisait d'avantage de mal c'était qu'il n'en parlais à personne, personne ne savait que sa situation empirait bien que ses plus proches gardes du corps et collaborateurs avaient eux dû le remarquer. C'était aussi pour cela qu'Alexander avait conseillé à Samuel de tenter de parler de son problème à Nathan. Ce dernier lui dit qu'il essayerai. En même temps comme le disait Alexander, il n'était pas du tout le mieux placé pour donner un tel conseil vu qu'il ne l'appliquait pas vraiment. Il n'aimait pas trop parler de lui et de son ressenti sur lui-même, autant parler de ce qu'il pensait d'un projet ou encore d'un évènement, ça il le faisait sans problème mais parler de lui et ses problèmes c'était autre-chose. Autrefois, il le faisait plus facilement, mais autrefois toute sa famille était encore en vie.


"C'est important de parler de tant à autre, je sais de quoi je parle. Il y a quelques années j'allais beaucoup mieux, regardez-moi maintenant."

Il était vrai qu'il avait beaucoup changé depuis quelques années, en même temps quoi de plus normal, ce qu'il avait vécu aurait changé n'importe qui, mais lui avait eu de la chance. Pourquoi de la chance? Car il n'avait pas changé en mal, il avait juste ouvert les yeux et consacrait désormais sa vie à vouloir aider l'humanité et à s'occuper du seul fils qui lui restait. C'était aussi sa seule force, sans tout cela sa vie ne vaudrait pas la peine d'être vécue, il serait sans doute devenu un capitaliste affirmé qui ne chercherait qu'à gagner de l'argent, or là ce n'était pas du tout le cas. Alexander entendait Samuel lui dire que ce qu'il lui avait dit l'avait touché et qu'il n'était pas obligé de lui en parler, il lui disait qu'il y voyait plus clair. Tant mieux, si l'évocation de son expérience personnelle avait pu l'aider à y voir plus clair sur ses propres problèmes, Alexander en était content.

Samuel lui dit ensuite qu'il y avait quelque chose dont il ne pouvait parler, un secret peut-être? Un secret bien plus grand et bien moins imaginable que tout le reste sans doute. Alexander ne voulait pas aller chercher plus loin, pensant qu'il n'était jamais bon de vouloir à tout prix savoir de quoi il retournait. Alexander ne pouvait sans doute pas imaginer le fardeau qu'était le fait de pouvoir prédire l'avenir, cela devait être difficile lorsque l'on voyait des choses graves arriver. Mais c'était un peu comme tout, lorsque l'on voit des choses bien arriver l'on est très heureux mais c'était totalement l'inverse si les choses étaient graves. En fait, ce qu'Alexander ne comprenait pas du tout c'était la suite de ces paroles prononcés par Samuel, il ne voyait pas du tout où il voulait en venir. Et peut-être que c'était mieux ainsi.


"Vous savez, si parler de ce que j'ai vécu et de ce que je vis sans cesse peu aider d'autres personnes à aller mieux, je continuerai à le faire. Même si c'est quelque chose de difficile. J'espère vraiment pour vous que vous vous sentirez mieux et que ce poids que vous semblez porter ne vous entrainera pas et au contraire sera une force pour vous."


Visiblement Samuel n'avait pas voulu continuer plus loin, il semblait avoir peur d'en dire plus et autant dire que cela intriguait vraiment Alexander. De quoi pouvait-il avoir peur? Il aurait bien aimé le savoir mais il était hors de question pour lui de poser une quelconque question a ce sujet, même si il aurait bien aimé pouvoir l'aider d'avantage. Cependant il valait mieux quelques fois se mêler de ses propres affaires au lieu de vouloir à tout prix mettre son nez dans celles des autres. Une chose que certains devraient prendre en compte et surtout un conseil qu'ils devraient suivre, car il existait des personnes qui aimaient bien se mêler des affaires des autres. Alexander en connaissait deux, trois, les personnes de ce genre l'agaçaient profondément, mais surtout elles ne comprenaient rien, elles en comprenaient pas de quoi il retournait à chaque fois.

Ensuite Samuel accepta son invitation et le remercia, quoi de plus normal. Alexander n'allait pas le laisser dans son état, et n'était pas non plus mécontent de pouvoir avoir quelqu'un de plus à table pour le soir. Sur le coup Alexander ne dit rien, il se contenta de lui sourire avant de cogner sur la vitre de son chauffeur.


"Vous voulez bien nous conduire à l'aéroport JFK, s'il-vous-plait Leonard."


Ce dernier prit aussitôt la direction de l'aéroport, l'avion de Max ne devait pas trop tarder, il venait de Washington. Alexander était déjà très content de pouvoir voir son fils, ce dernier avait insisté pour le rejoindre à New York, ce n'était pas très évident et il aurait pu rester tout seul dans leur maison de Washington, mais Max avait vraiment tenu à venir. Autant dire qu'Alexander en était très content, son fils était tout ce qui comptait pour lui et savoir qu'il veuille encore passer du temps avec lui, lui faisait énormément plaisir. Sur le trajet Alexander avait remarqué que Samuel semblait avoir des douleurs importantes mais ce dernier semblait plutôt vouloir lui faire croire que ce n'était rien. Pourtant Alexander pouvait parfaitement voir à l'expression du visage de ce dernier que les douleurs en question n'étaient pas du tout insignifiantes, et sur le coup il ne savait pas trop quoi faire. Samuel continuait à lui affirmer que ça aller passer, mais Alexander n'en était pas du tout sûr lui, si jamais cela empirait il faudrait qu'il lui trouve un moyen pour y remédier, en attendant Alexander sentant qu'il valait mieux changer de sujet lui demanda:


"Dites-moi, vous avez des enfants vous?"


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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Jeu 7 Mar - 23:48

Ma vie n'était malheureusement pas un fleuve tranquille, quelque chose qui me permettait d'exister sans douleur. J'avais eu la malchance d'être voué à un destin un peu trop lourd à assumer. J'étais une âme héroïque dévoilée dans de nombreuses légendes, surtout les plus absurdes à ce que j'avais pu remarquer. Toutes les prophéties se tournaient sur ma seule et unique gueule rien que pour dire que j'étais celui qui pouvait précipiter l'avenir de la planète vers des perspectives de paix mais aussi vers des perspectives d'apocalypse. Ils me voyaient tous comme quelqu'un de puissant, celui qui pouvait réellement assumer toutes ses responsabilités et prendre la sécurité du monde sur ses épaules, mais je n'étais pas aussi fort. Je ne me voyais pas comme une personne digne de porter une aussi lourd poids sur ses épaules. Je n'étais pas Superman. Je survivais certes aux pires souffrances, mais je n'étais pas le plus puissant des spéciaux. Pourtant, j'étais la tête la plus important du marché, la personne qui allait devoir supporter les pires horreurs, les blessures mortelles qui n'allaient pas l'être, les cassures émotionnelles les plus intenses du monde. C'était mon statut, mes projets d'avenir. J'étais le pire souffre-douleur de l'histoire, tout ça pourquoi ? Pour le sauvetage ou la destruction de la Terre ? Si j'avais pu choisir et décider si je souhaitais réellement vivre une horreur pareille ou bien jeter l'éponge, j'aurais sans doute pris la décision de m'enfuir, et peut-être au final de m'éteindre. Malheureusement, je ne pouvais plus choisi de mourir. On m'imposait mon destin et j'étais obligé de le vivre. Je n'avais pas d'autre choix que de vivre ma vie dans le chemin qu'on m'imposait. C'était un mode de vie que je ne pouvais pas éviter.

Contraint de cacher mes douleurs qui pourtant s'éveillaient vingt quatre heures sur vingt quatre, je ne pouvais que vivre en souffrant en silence car je ne pouvais pas dévoiler la nature réelle de mes souffrances sans mettre en danger l'intégrité de la Terre. Mon visage en cet instant précis montrait pourtant très bien à quel point j'avais mal. Mon bras droit, celui des signes, me faisait terriblement souffrir depuis que j'étais dans la voiture avec Alexander, comme si je vivais leur seconde naissance. Cela me faisait terriblement mal...comme si j'allais me retrouver dans les mêmes dangers que la première fois. J'avais peur. J'avais peur de me sentir mal de nouveau et en plus de le faire devant Alexander, qui ne connaissait rien du tout aux signes et qui en plus était étroitement lié à Nathan, qui allait par conséquent découvrir que j'étais devenu une curiosité de la nature. Mon Dieu...la vie était bien cruelle. Je devais à tout prix tenir le coup pour calmer cette douleur et éviter d'éveiller les soupçons d'Alexander, sinon j'allais être dans l'embarras. Discrètement, je pris un cachet pour tenter de me sentir un peu mieux. Je me sentais un peu étourdi, mais je parvenais quand même à tenir un minimum le coup même si le fait de dormir pourrait largement m'aider à aller mieux. Je tentais de me retenir, histoire d'éviter d'éveiller un quelconque soupçon de la part d'Alexander, mais Meknes percevait bien que je me faisais violence pour y arriver. Retenir une douleur telle que la mienne relevait du miracle, vraiment, et il voyait bien que j'avais de la peine à y arriver.


*Sam...ça va ?*

*Non...*

*Annule ton acceptation, tu ne peux pas aller diner avec cet homme dans cet état*

*Cela ne se fait pas...*

*Sam, pense à toi ! Si tu y vas et que tu te fais violence pour retenir ta douleur coûte que coûte, tu vas te mettre en danger. C'est très grave. Tu ne dois pas en arriver là, c'est trop risqué...*

*C'est un événement normal, pour une fois...laisse-moi en profiter merde...*

*Sam, si tu te mets en danger et qu'il découvre qui tu es, nous sommes fichus !*

*Je ne veux pas arrêter de vivre uniquement parce que je suis le carrefour de la Terre...*

*Si tu retiens ta douleur sans cesse, tu risques de t'évanouir !*

*Peu importe...*

*Sam, ne soit pas buté, s'il te plait.*

*Je veux avoir une vie. Même si je dois mettre en danger ma santé, je veux avoir une vie...laisse-moi l'avoir...*

J'étais un être incorrigible et inconscient. Meknes ne pouvait malheureusement pas lutter contre une chose pareille. C'était un trait de caractère un peu trop omniprésent en moi, même bien avant que je me rende compte que Meknes était à l'intérieur de ma tête. J'étais sans cesse un être obstiné, sûr de ce qu'il voulait et incapable de changer d'avis. J'allais me battre contre une chose imbattable. C'était du suicide et Meknes me l'avait parfaitement montré, mais cela m'était égal. Je voulais continuer de me battre et montrer que je pouvais vivre un événement normal pour une fois, même avec ce bras qui ne cessait de me picoter et de me poster sans cesse à la limite du cri. J'étais à chaque fois limite à craquer et à crier ma douleur. Je savais bien que Meknes avait raison et que je devais à tout prix arrêter le massacre et descendre de cette voiture, mais je ne pouvais pas le faire. Je voulais aller à ce dîner, même si je devais le faire en étant sur un lit de mort...sans être mort. A priori, pour pouvoir se rendre à ce dîner, il fallait prendre l'avion. Ce détail-là, je ne l'avais pas trop prévu au programme, mais cela m'arrangeait un minimum dans un sens, car j'aurais plus de place pour me détendre et calmer cette fichue douleur. Il me tardait déjà l'instant où j'allais enfin pouvoir monter dans cet avion et me détendre une bonne fois pour toutes. C'était sans doute la voiture qui ne me facilitait pas la tâche, du moins je l'espérais, car si j'étais dans ce même état dans l'avion, je n'étais pas sorti de l'auberge.

Depuis qu'Alexander avait demandé à son chauffeur de prendre la direction de l'aéroport, je demeurais muet. Ma force pour parler venait de s'évanouir et de quitter mon corps, affecté par un lourd étourdissement. Je me faisais réellement violence pour me retenir de craquer et dévoiler que j'avais mal. Je le faisais uniquement pour me protéger des interrogations d'Alexander sans me focaliser sur mon état de santé alors que ce n'était pas la bonne solution. Vint alors la question des enfants, pour savoir si j'en avais ou pas. C'était sans doute un moyen de changer de sujet pour détendre l'atmosphère, un sujet pour lequel il ignorait la complexité qui m'habitait pour l'heure. Dans le présent je n'avais en effet aucun enfant, mais je savais qu'à l'avenir j'allais en avoir un. C'était un peu perturbant et cela m'empêchait de savoir directement quoi répondre à Alexander. Finalement j'improvisais en lui disant :


- Je n'en ai pas encore...mais je voudrais bien en avoir, au moins un.

Pensif, je songeais au futur trajet en avion. Combien de temps cela allait-il durer ? Allais-je subir des turbulences de douleur ? Plein de questions sommeillaient en moi...j'avais besoin de me rassurer. Je pris un autre cachet avant de poser la question, la voix fragilisée par un mal de gorge, prouvant que retenir la douleur n'était pas la bonne solution pour moi...

- Juste pour savoir, le trajet...il va durer longtemps ?

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Alexander J. Lindon
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Sam 9 Mar - 20:52


Life is like nature...a holy gift.

Alexander n'était plus vraiment lui même depuis ces derniers temps, il était un peu ailleurs, il pensait toujours à ce qui lui arrivait, en fait il lui semblait que plus le temps passait plus sa vie était difficile. Ce n'était pas forcement faux, car il avait beaucoup plus de travail qu'avant, il s'y réfugiait un peu, le travail lui faisait oublier tout ses problèmes, mais surtout ce qu'il faisait était tellement important qu'il avait peur d'échouer. Et tout sentiment de peur était mauvais pour lui, c'était parce qu'il essayait d'être fort, de penser à des choses heureuse et qu'il essayait d'éviter d'avoir peur qu'il réussissait à contrôler plus ou moins ses crises, il parvenait à en éviter ou à en retarder. Mais il sentait bien qu'il faiblissait, et cela lui faisait bien plus peur encore, il était un peu effrayé par cette idée et forcement cette peur s'accumulait avec les autres et sa situation empirait. Son pouvoir l'avait maintenu en vie, mais à quel prix! Il vivait l'un des pires traumatisme qu'il soit, revivre encore et encore sa mort, mais surtout celle de ceux qu'il aimait. Au fond sa vie n'était qu'une tragédie, sa mère était morte alors qu'il était petit et il l'avait vu étalée sur le sol dans son propre sang. Il avait finit par voir la mort de sa femme, de deux de ses trois enfants, chose qui l'avait totalement bouleversé, et c'était à ce moment là qu'il avait découvert son pouvoir, ce alors qu'il avait été tué. Et enfin, tandis qu'il cherchait de l'aide, il avait appelé son père pour lui porter conseil, mais ce dernier avait été également tué, un peu comme si cela avait été un pièce exprès pour l'avoir lui.

Alexander y avait toujours pensé, peut-être que c'était son père qui au final était visé, lui qui était toujours prudent et à cheval sur la sécurité avait omis ce passage lorsqu'il était venu pour l'aider, pour le rassurer. Au final, peut-être que c'était Alexander qui l'avait tué sans le savoir. Si il ne l'avait pas appelé il aurait pu toujours être vivant et il n'aurait pas à gérer cet immense projet qu'il avait. Cela aurait pu lui faire un poids en moins si son père était toujours là, mais malheureusement ce n'était pas du tout le cas, et Alexander le regrettait un peu. Heureusement qu'il y avait encore Max, sinon Alexander serait sans doute parti se terrer dans un trou sans demander son reste, il n'aurait sans doute plus de forces et n'aurais sans doute jamais pu trouver cette force de poursuivre son projet pour changer le monde. Il n'aurait sans doute pas essayé d'aider Nathan à changer ce monde, rien n'aurait pu être pareil si son fils Max avait lui aussi été tué. Alexander le savait mais le seul problème c'est qu'il n'arrivait plus à tenir, sa seule joie était son fils et les rares bon moments qu'il passait avec ses rares amis proches. Il ne tenait plus mais cette rencontre avec Samuel lui avait un peu ouvert les yeux.

Il y avait en effet pire situation que la sienne, mais il ne s'en réjouissait pas, bien au contraire il n'arrivait pas à supporter cette idée. Comment pouvait-il y avoir pire souffrance que les siennes? Lui qui les trouvaient déjà horribles, il n'osait même pas imaginer ce qui pouvait bien arriver à Samuel pour qu'il souffre comme cela. Alexander au moins n'avait pas de douleur physique, cela n'était pas possible pour lui, il n'en avait que des mentales, mais Samuel lui semblait avoir les deux. Et en plus elles ne semblaient pas du tout agréables à supporter, Alexander le voyait bien. Samuel semblait vraiment souffrir le martyre mais il ne voyait malheureusement pas comment l'aider, il espérait juste qu'il puisse accepter ce qui lui arrivait et essayer d'oublier un peu, après tout il n'y avait que comme ça que l'on pouvait retrouver le bonheur. Du moins un once de bonheur, car il n'était pas forcement toujours retrouvable totalement, on pouvait retrouver la joie en revanche. La joie était une chose peu être peu durable mais qui au moins était bien plus facile à retrouver. Si seulement le bonheur était facile à retrouver et qu'il ne fallait pas se battre pour l'avoir, tout serai bien mieux.

Il avait peu d'espoir le concernant, Alexander ne pensait plus jamais pouvoir retrouver le bonheur le vrai, malgré les tentatives désespérées de son fils pour le faire retomber amoureux. Mais rien ne serait plus jamais comme avant et Alexander se voyait mal refonder une famille après la manière dont la sienne a été réduite. Le fait d'évoquer les enfants lui faisait retrouver le sourire, il espérait qu'il en soit de même pour Samuel. Ce dernier lui disait qu'il n'en avait pas mais qu'il aimerait bien en avoir, c'était bien les enfants étaient une source de joie, ils étaient un bien précieux.


"Je vous le souhaite bien d'en avoir un, les enfants sont ce qu'il y a de plus précieux en ce monde. J'en avais trois, la vie m'en a repris deux. Celui qu'il me reste, j'ai l'intention de le garder et je ferai tout pour. C'est pour lui que je me bat encore. Avoir un enfant ça motive beaucoup, croyez-moi, et être père est sans doute le meilleur métier du monde."


C'était bien vrai, quand sa vie était normale, il avait pu prendre plaisir à élever ses enfants, jouer avec eux, les rassurer lorsqu'ils avaient peur,...il faisait en sorte d'être là pour ses enfants, son plus grand regret c'est aujourd'hui. Déjà parce qu'il n'a plus qu'un enfant, les deux autres ayant été assassinés, mais surtout parce qu'il avait moins de temps à consacrer à Max, et que c'était un peu plus compliqué parce qu'Alexander était totalement obsédé par sa sécurité. Il refusait de le perdre lui aussi, et était devenu complètement à cheval sur sa sécurité. Il lui avait trouvé un autre nom de famille, faisait en sorte qu'on ne le voit pas avec lui en public, une personne de confiance le surveillait en permanence et l'escortait discrètement. Alexander savait que ces règles de sécurités devaient être étouffantes pour lui, après tout il le savait bien son père était pareil. Enfin, sans doute un peu moins, vu que lui n'avait pas eu des enfants qui ont déjà été tués. Alexander savait que la personne qui avait pour mission de le protéger faisait bien son boulot, mais il savait aussi qu'elle ne devait pas lui dire les moindres faits et gestes de Max, et le couvrir un peu, après tout c'est ce que faisait Vincent avec lui quand il était encore un adolescent. D'ailleurs encore heureux que Vincent ne disait pas tout à son père, parce que si Alexander ne s'énervait pas trop sur Max, le père d'Alexander lui était très...expressif à ce niveau là. Que de souvenirs...

"Je ne sais pas ce que je deviendrai son mon fils..."


Alexander vit alors Samuel reprendre un cachet, il était du coup évident qu'il avait encore mal, il espérait que ça ne le fasse pas trop souffrir mais vu son expression c'était malheureusement le cas, du moins c'est ce que pensait Alexander. C'est alors que Samuel lui posa la question de la durée du trajet. La durée du trajet? Peut-être pensait-il qu'ils allaient prendre l'avion? Ce n'était pas le cas, en fait Max rejoignait Alexander à New York et ils allaient dîner dans leur appartement de Manhattan. Du coup il lui répondit en souriant:

"Et bien, si les conditions de circulation nous permettent d'aller vite, on y sera dans pas longtemps. Vous verrez on a une belle vue depuis mon appartement de Manhattan."


La limousine arriva rapidement à l'aéroport JFK, elle se place juste devant l'aéroport, en fait elle stationna un instant mais Alexander ne comptait pas descendre, il ne fallait pas qu'on le voit avec son fils, il était hors de question de lui faire prendre des risques inconsidérés. Car ne pouvant mourir, son fils était le seul moyen pour l'atteindre.

"Mon plus grand problème c'est ce que je dois me retenir de faire pour qu'il soit en sécurité, il n'y a rien de plus affreux, je ne vous souhaite pas de vivre quelque chose comme cela un jour. C'est assez difficile de devoir retenir ses sentiments avec son propre fils tout ça à cause de règles de sécurité que l'on a dû soit même instaurer."

Il était vrai qu'il n'y avait rien de plus horrible, mais il le fallait, si jamais il lui arrivait quelque chose, Alexander ne se le pardonnerai jamais. Il attendait impatiemment que son fils arrive accompagné de Patrick Velber l'homme qui avait pour mission de le protéger. Cela se voyait qu'Alexander était impatient, il avait vraiment hâte et était très content rien que de penser qu'il allait bientôt voir Max, et quand il le vit sortir de l'aéroport un sac à dos sur l'épaule un grand sourire se dessina sur son visage. Son fils était tout ce qu'il avait, tout ce qu'il lui restait...
Patrick ouvrit la porte pour laisser Max monter, puis la referma et partit mettre sa valise dans le coffre avant de monter dans une autre voiture derrière, l'une des voitures qui escortait la limousine d'Alexander. Ce dernier aida son fils à monter et l'embrassa très fort, le serrant dans ses bras, bien que dans une limousine ce soit assez compliqué, et c'est alors qu'il présenta Max à Samuel.


"Samuel, voici mon fils Max. Max, voici Samuel, c'est un ami, il va venir dîner avec nous ce soir."


Max fit un grand sourire et serra la main de Samuel.

"Ah, très content de vous connaitre. Mon père c'est enfin décidé à inviter un de ses amis à manger avec nous, ça faisait longtemps."

Cela en disait long sur Alexander, car il était vrai que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas invité quelqu'un à manger avec son fils et lui, en même temps il avait souvent eu peur de faire une de ses maudites crise en présence d'invités et c'était un véritable exploit pour lui que d'avoir invité Samuel.

"Tu as fait bon voyage?"

"Et bien, si on oublie le fait que j'étais collé à un homme qui visiblement me prenait pour son oreiller, oui on peut dire ça."

Cela fit sourire Alexander, son fils avait toujours son sens de l'humour, on ne pouvait pas toujours en dire autant de lui, pourtant autrefois, il était le roi dans ce domaine. Mais que voulez-vous les temps changent, et les évènements de la vie d'un homme le changent également.

"Et si vous me disiez comment vous vous êtes connus?"


C'était la question piège, Alexander ne voulait pas l'inquiéter en lui racontant le fait qu'il se soit fait tirer dessus et pourtant il n'avait pas du tout envie de lui mentir ou de lui raconter des bobards, en plus il ne trouvait pas ça très sympathique pour Samuel qui lui avait tout de même sauvé la vie. Alexander se trouvait un peu dans une impasse et ne savait pas trop quoi répondre.

"Et bien..."

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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Lun 11 Mar - 1:19

Cette douleur ne cessait de hanter chaque espace de mes pensées, comme si je ne parvenais pas à me concentrer sur autre chose que cela. Selon Meknes, je ressentais ceci parce que les signes étaient considérés comme encore trop récents pour laisser toujours l'ombre de quelques douleurs dans mon organisme, comme si je ressentais leur naissance plusieurs fois. Cela me faisait extrêmement mal au point que le cacher me semblait être une mission impossible. A chaque sursaut de douleur, mon visage se crispait, montrant que je souffrais de martyr même si mon esprit refusait d'accepter l'évidence. Je voulais vivre un événement normal et cette volonté dépassait tout sens rationnel de mon esprit. Je n'étais qu'une carcasse souhaitant vivre alors qu'elle plongeait peu à peu dans un enfer dont elle ne pouvait pas sortir. J'avais mal, mais rien ne pouvait changer, rien du tout. J'étais bloqué, bloqué dans ces douleurs que je refusais d'accepter. Le comble dans tout cela était le fait que je me mettais actuellement en danger juste parce que je ne voulais pas accepter ma faiblesse. Je ne voulais pas voir les choses en face alors que ce n'était que la stricte vérité. J'étais faible. J'osais mettre en danger ma vie juste pour être heureux un minimum alors que ma santé pourrait très bien mettre en péril ma conscience. Tous mes agissements avaient perdu leur logique à l'instant où j'avais décidé de vivre un "événement normal". J'étais devenu cinglé. Cette manie de me sentir maudit et surtout de croire que ma vie était limite terminée m'avait rendu envieux de ce bonheur que je ne parvenais jamais à obtenir. Je voulais juste être heureux et ne pas avoir à me soucier de ces malheurs me frappant, au moins une fois dans ma vie, mais je savais bien que ce n'était qu'une peine perdue. Autant espérer la paix quand celle-ci ne pourrait jamais venir.

J'avais mal en silence, uniquement parce que j'avais l'audace d'espérer encore, mais je ne voyais pas le danger dans lequel j'allais. Je n'étais qu'un inconscient immortel, une personne qui se fichait tellement de sa vie qu'elle ne possédait plus aucun intérêt pour elle. Je jouais avec ma vie, en sachant que je n'allais jamais la perdre. Je jouais avec la seule chose que j'avais la garantie de toujours posséder à l'avenir. Je me torturais moi-même comme si je n'avais pas suffisamment mal à cause de ces complexités vitales qui me frappaient, comme si toutes ces douleurs qu'on m'infligeait n'avaient strictement aucune importance pour moi alors qu'elles ne cessaient de me perforer chaque jour, et de plus en plus intensément. Pourtant je faisais comme si elles n'existaient pas en cet instant précis, alors que c'était entièrement faux. Plus rien n'avait de sens, plus rien. Je me retenais même désormais de pleurer. Je vivais quelque chose de grave mais je n'osais pas l'avouer de peur de dévoiler qui j'étais. Si jamais je dévoilais la véritable signification de mes douleurs et par conséquent l'existence des signes, je mettrais ma vie en danger et je risquais par conséquent de bouleverser cette chose à laquelle j'étais actuellement destinée : le sauvetage...ou l'inverse. J'étais le carrefour, mais je ne devais surtout pas le dire, sinon je risquais de tout détruire par avance. Seul Meknes pouvait entendre actuellement ma détresse. Il était le seul à savoir la nature du mal qui me traversait, et cela l'inquiétait.


*Sam...reviens sur ton engagement...pitié*

*Je ne peux pas...*

*Au contraire, tu le peux. C'est toi qui ne veut pas. Ne te mets pas en danger, je t'en supplie*

*Je veux vivre...*

*Tu vivras si tu oses cesser cette folie. Dis que tu ne veux plus aller à ce dîner parce que tu souffres beaucoup trop. Il en va de ta vie Sam, fais-le !*

*Je veux vivre...pitié...*

*Sam, est-ce que tu m'écoutes au moins ? Sauve ta vie. Pitié prend le temps de sauver ta vie !*

*Je ne veux pas le faire...*

*Sam...non*

*Je ne veux pas...*

En apparence externe, je semblais aller bien, mais pourtant ce n'était pas le cas. Au fond de moi cette douleur me désespérait, me laissant au plus mal. Je ne savais plus comment vivre et surtout comment continuer à être ce que je devais être alors que je demeurais aussi fragile. Pour moi, cette destinée n'avait aucun sens. Je n'étais qu'un jouet, une chose dont on se servait d’une façon malsaine juste pour que le monde puisse continuer à fonctionner. C'était horrible mais c'était malheureusement la plus parfaite définition de moi-même. J'étais le jouet du Destin, un jouet qui souffrait terriblement et qui en avait marre. Je cachais cette détresse au fond de moi depuis que je possédais les signes, et cette douleur ne cessait de grandir. Cela me faisait très mal. J'en pouvais plus. Je voulais m'en sortir, vivre, mais j'avais l'impression de mourir à petit feu alors que cela ne devrait en théorie même pas être possible. Pourtant c'était ce que je ressentais. C'était réellement une impression de mort. Et pourtant je souriais, m'impliquant même dans la discussion avec Alexander, alors que je ne demandais qu'à partir...non pas de la voiture mais de la vie elle-même, car le poids qu'on m'imposait était littéralement insupportable. Je voulais me débarrasser de tout cela, même si je savais que c'était impossible. Alors que faire d'autre à part parler à Alexander ? Rien...

- Rien qu'en vous entendant aimer le fait d'être père, cela me donne envie de l'être. Au fond, peut-être que compléter cette vie pourra me permettre d'y donner un sens, du moins je l'espère. Mais sincèrement, je suis navré pour ce qui est arrivé à vos enfants...la vie est extrêmement cruelle pour vous avoir repris presque tout le fruit de votre existence. J'espère que vous vivrez longtemps avec lui et surtout des bonnes choses. C'est ce qui importe. On doit certes parfois retenir ses sentiments mais quand on est seulement ensemble sans les vautours autour, on peut s'exprimer et cela ne peut que faire du bien.

Au fond je parlais de tout ceci alors que je savais déjà que j'allais avoir un fils, Tyler, que j'allais aimer de tout mon cœur même si je n'allais pas lui offrir la plus saine des vies. C'était étrange pour moi de faire semblant de dire que je n'avais pas d'enfant alors que j'en avais un, en quelque sorte. Mais bon, je ne devais surtout pas dire la vérité, de peur de tout gâcher. L'avenir ne tenait qu'à la stabilité de ma langue. Je devais sans arrêt tenir ma langue et sincèrement j'en pouvais plus. Au moins le trajet n'allait pas être trop long jusqu'à l'aéroport. En la présence du fils d'Alexander, je demeurais poli, lui serrant la main quand il l'attrapa, bien qu'il s'agissait de ma main droite...celle des douleurs. J'étais souriant, pas à l'excès mais assez pour faire comprendre que Max ne me dérangeait pas, mais j'étais surtout un peu trop muet. Je ne parlais presque pas pendant que les deux discutaient. Vint alors la question de notre rencontre avec Alexander, réponse qui embarrassait ce dernier. Je pris alors enfin la parole.

- Une conférence était organisée et j'étais présent pour écouter son discours. C'est là que nous nous sommes vus.

J'avais décidé de taire le passage du coup de feu, car ce n'était pas une bonne idée d'en parler. Je posais ma tête contre la portière, tentant de garder mon calme, même si c'était dur.

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Alexander J. Lindon
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Mar 26 Mar - 13:50


Life is like nature...a holy gift.

Alexander qui avait toujours eu un certain don pour comprendre les autres personnes, sentait bien que Samuel ne se sentait pas bien, il ne pouvait pas vraiment imaginer ce que ce dernier pouvait ressentir, après tout lui cela faisait très longtemps qu'il n'avait ressenti de douleur physique, cela était censé être une bonne chose, on pouvait dire que d'un côté il était sans doute plus chanceux que Samuel, mais d'un autre Alexander sentait bien au fond de lui que c'était cet absence de douleur physique qui provoquait quelque fois la disparition de tout sentiments en lui. Fort heureusement cela n'arrivait pas trop souvent, en tout cas bien moins souvent que ses crises d'angoisses. Le seul ennui c'est que le fait de voir ses sentiments disparaître était sans doute bien pire que les crises d'angoisses seules, car cela amenait de la peur en lui et au lieu de n'avoir qu'un seul mal, il en avait deux. C'était assez difficile à vivre, mais il ne pouvait s'empêcher de se dire que ses soucis étaient sans doute bien moins graves que ceux que semblait avoir Samuel.

Il voulait lui demander une nouvelle fois si ça allait, mais il n'osa pas, car il l'avait déjà fait, et Samuel lui avait assuré qu'i allait bien, cepenadant cela se voyait parfaitement qu'il souffrait le martyr, pourquoi le cacher? Il n'avait sans doute pas envie d'y penser ou d'en parler d'avantage. Alexander ne voulait pas insister, il savait par expériance qu'il n'était jamais bon de forcer les gens à parler. La seule chose qu'il pouvait faire c'était jouer le jeu et essayer au moins del ui faire passer une bonne soirée. Mais il était strictement hors de question qu'il le laisse seul dans un état pareil, la solitude empire les maux, la solitude est la pire chose qu'il puisse arriver dans ce genre de situation. Solitude et douleurs ne font jamais bon ménage, la solitude augmente la douleur, et bien plus que ce que l'on pouvait penser. Elle était un poison, un poison lent qui attendait son heure, la solitude n'attend qu'une chose, achever ses victimes, les rendre totalement fou, les détruire petit à petit juqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Et oui, ce sentiment était très dangereux, après tout pourquoi les Hommes se sont mit en société? C'est parce qu'ils ne sont pas du tout des êtres solitaires, bien qu'on pourrait penser le contraire avec ce sentiment d'individualisation qu'il y avait aujourd'hui dans la société. Alexander en tant que Sénateur le savait, ses électeurs lui en parlaient de tant à autre, beaucoup trouvaient que de nos jours tout le monde tente de se débrouiller tout seul, qu'il n'y avait pas assez de solidarité et d'entre-aide entre les citoyens, ou plus simplement entre les êtres humains.

Quoi qu'il en soit, Alexander avait bien l'intension d'insister si jamais Samuel décidait de changer d'avis, quitte à employer un discours de politicien pour l'assomer. On ne dirai pas comme ça, mais quelques fois on adhère pas à un discours parec qu'on y adhère mais parce qu'on est content qu'il soit terminé. C'était d'ailleurs pour cela qu'Alexander aimait bien être clair et précis lorsqu'il parlait, il fallait aussi que ce soit rapide pour empêcher les gens de s'endormir. Les longs discours incompréhensibles étaient un fléau, les gens s'ennuiyaient, mais cela avait aussi l'avantage de pouvoir dire plus ou moins ce que l'on voulait sans que l'on s'en rende compte.

Alexander était vraiment convaincu qu'avoir ses propres enfants permettait d'avoir une vie plus heureuse, alors certes il faut pouvoir être prêt car lorsque l'on est pas prêt pour une vie de famille cela pouvait finir en catastrophe et au final dans les regrets. Mais, il ne fallait pas perdre de vue le fait que des enfants permettaient d'avoir une vie plus joyeuse, de s'écarter de son train train quotidien et de se détendre un peu. Bon sauf peut-être au début ou on ne dors pas beaucoup, mais quand on est comme Alexander et qu'on doit travailler aussi la nuit ça ne change pas grand chose. Ce dernier se rememorait de vieux souvenirs concernant ses enfants, c'était très souvent lui qui se levait lorsqu'ils étaient encore des bébés, comme il était souvent réveillé en pleine nuit c'était lui qui allait voir ce qui n'allait pas. Que de bons souvenirs...
Les enfants permettent aux adultes de retomber eux aussi en enfance, pourquoi donc, parce qu'il faut bien s'en occuper, il faut bien les faire rire et très souvent c'est en faisant des jeux que l'on considère comme idiots pour adulte avec eux que l'on y retombe. C'est très paradoxal d'ailleurs, quand un adulte s'amuse avec un enfant on trouve cela normal, quand l'adulte a un comportement ressemblant à celui d'un enfant, on ne trouve pas ça bien. Alexander avait eu droit à de nombreuses années de bonheur, et il ne savait pas ce qu'il allait faire quand son fils serait en âge de voler de ses propres aîles. Si ses autres enfants étaient encore vivant, il aurait pu retarder cet instant, si sa femme était encore vivante il aurait également pu...mais là il ne le pourrait pas. D'autant plus que lui était immortel, mais pas son fils, c'était peut-être un peu égoïste de penser cela mais il aurait aimé que son fils le soit aussi, Alexander allait finir seul au final. Il ne pourrait pas rester éternellement avec ses enfants. Il ne pouvait même pas passer dans l'autre monde, il ne pouvait pas rejoindre sa famille, il lui restait encore son fils, mais pour combien de temps?

Mais rien ne change le fait que fonder une famille est une joie permanante et si les souffrances son plus nombereuses que les joies, il vaut mieux alors pouvoir profiter de celles qui peuvent durer.


"Oui, c'est une chose à vivre. Si il y a deux choses à vivre c'est connaitre l'amour, le vrai, et pouvoir fonder une famille. Le reste n'est que futilité. C'est avec une famille que l'on fait son bonheur, avec le reste l'on se voile la face."

Il était vrai que la vie était souvent cruelle, mais c'était aussi ainsi, quelques fois il ne fallait pas chercher à se venger ou à avoir de la rancoeur, il fallait juste essayer de poursuivre sa vie, sans toute fois oublier ses proches. Quelques temps après leur mort, Alexander était habité par un tel sentiment, et il avait cherché à comprendre pourquoi ils étaient morts, cela avait sans doute un rapport avec son père mais il c'était résigné à essayer de chercher la vérité. Si la vérité venait à lui, tant mieux, sinon ce n'était pas grave, bien que quelques fois il se demandait si il voulait vraiment connaitre la vérité, connaitre les raisons qui avaient poussés ces mauvaises personnes à lui faire du mal. C'était une question sans réponse, une question à laquelle on ne pouvait répondre qu'en ayant entendu cette vérité. Alexander était souvent dur avec lui même, il pensait très souvent qu'en réalité c'était de sa faute, bien qu'au fond il savait pertinemment que ce n'était pas du tout le cas.

Alexander était vraiment très content de voir son fils, à un tel point que cela ne pouvait que se voir su rson visage, c'était ceux-là les moments qu'il préférait le plus, ceux passés avec son fils, les reste n'était rien pour lui, il s'en moquait totalement et puis de toute manière il n'y avait qu'à ces moments là qu'il était vraiment heureux. Alexander fut très reconnaissant envers Samuel pour ne pas avoir évoqué le petit incident précédent à son fils, il était soulagé, il ne voulait pas l'inquiéter, il l'était bien assez comme cela, Alexander voulait que Max puisse profiter de sa jeunesse sans se préoccuper de lui, mais cela était quelques fois bien difficile.
"Encore! Décidemment ton travail est bien ennuyeux, tu ne pourrait pas faire autre chose que des conférances?"

Max lui avait dit ça en plaisantant bien évidemment, et il était vrai que quelques fois cela le fatiguait, mais il devait supporter tout cela pour pouvoir faire ce qu'il devait faire. Il voulait changer ce monde, et aider l'humanité à aller mieux, il fallait qu'il supporte tout cela si il voulait réussir.

"Oh si ma journée a été si ennuyeuse que ça, tu n'a qu'à me raconter la tienne."

"Ah ben non, je te la raconterai quand tu te décidera à changer ta routine."

"Tu veux que je fasse quoi?"

"Ah je sais pas moi, amuse toi un peu, tu travaille un peu trop. Tiens, tu devrai essayer le saut en parachute."

"Non tu me vois sincèrement faire du saut en parachute?"

"A y réfléchir...non...en fait non. Mais ce n'est pas une raison. Tu n'a qu'a te prendre des vacances."

"Ah c'est sûr que tu t'y connais toi, tu ne veux que ça."

"Mais heu...aidez-moi à lui faire entendre raison, vous en pensez quoi vous?"


Bien évidemment tout ceci était sur le ton de la plaisanterie, il n'y avait rien de méchant ou d'agressif là-dedans, n'allez pas croire qu'ils étaient tout les deux sérieux quand ils faisaient leur numéro hein! C'était surtotu histoire de faire autre chose que de parler toujours du travail...de l'école...du travail...de l'école...
Même si il était sans doute un peu vrai que Max aimerai bien que son père travaille un peu moins et aille se prendre un peu des vacances bien méritées. Max était également bien décidé à faire connaissance avec l'ami de son père, et bavard comme il était Samuel n'allait pas échapper à sa série de questions interminables.


"Alors vous faites quoi dans la vie vous? Ne me dites pas que vous êtes aussi des les affaires hein! Sinon je vais commencer à croire qu'on ne fait que ça dans ce monde."


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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Mar 26 Mar - 23:35

Cette intense douleur avait un rapport direct avec mon secret et il m'était impossible d'en parler à n'importe qui pour cette raison. Ces signes que je dissimulais était simplement le fondement de celui que j'étais devenu pour cette planète, son avenir, pour tout ce poids qui semblait bien trop lourd pour moi. On m'imposait ce destin, m'ordonnant de sauver le monde au détriment de ma propre vie. J'étais immortel. Jamais plus je n'allais mourir, sauf si l'avenir m'en laissait l'occasion comme pour me récompenser de mes bons et loyaux services. Cela me paraissait absurde de voir la mort autrement que comme une punition, quelque chose de logique dans une vie humaine qui devait forcément trouver son terme au bout du chemin. Moi, je la voyais comme une récompense. On m'avait enlevé cette possibilité de mourir à l'instant où j'avais pu acquérir le même pouvoir secret que possédait mon ancêtre par le passé. Je guérissais les gens par cette lumière bleue, mais cette dernière m'avait également rendu immortelle, car la guérison avait atteint le stade de l'auto-guérison. Je guérissais de moi-même, presque automatiquement. Une partie de moi-même restait même en veille, en cas de blessure, afin de conserver suffisamment de pouvoir pour être capable de rester en vie. Malheureusement, l'immortalité n'effaçait pas forcément la souffrance, bien au contraire. J'allais vivre un Enfer. Maintenant avec ces signes, les douleurs étaient atroces, plus qu'atroces. Je devais à tout prix les supporter, tout faire pour vivre avec, même si j'avais énormément de mal pour le faire.

Cette atroce torture possédait toujours la même intensité que le premier jour où j'avais commencé à la ressentir. Je ressentais toujours les mêmes douleurs que lors de leur première naissance. Cela ne cessait de se répéter, à chaque fois, comme pour me rappeler que cet avertissement était toujours effectif sur mon crâne et que je n'allais jamais m'en débarrasser, en tout cas pas en trente secondes. J'en avais assez de ce côté répétitif. C'était une prophétie, quelque chose normalement utile au sauvetage ou bien à cette clé de l'autre chose comme on le disait si bien. Moi, je voyais ceci comme une malédiction sur ma tête. J'étais le messie qui méritait de souffrir à leur place, à la place de chacun de ces innocents qui croyaient que cette place que le messie occupait les sortait de tous ces ennuis. J'étais la personne qui méritait d'être torturée rien que pour prouver au monde que le sauvetage existait, que quelqu'un était là pour ça, pour les sauver. J'étais censé être un espoir pour la Terre mais j'étais surtout au final plutôt perçu comme étant le larbin de cette planète, celui qui allait tout faire à la place de tout le monde. C'était sérieusement désagréable. Ce qui se passait était l'horreur à l'état pure, une horreur que je devais à tout prix ignorer pour le bien de l'humanité. J'étais un robot, un robot sans aucune émotion de tangible. Je ne possédais plus aucune émotion. Je souffrais, mais je n'osais même plus l'admettre, de peur de passer pour un être en pleine faiblesse. C'était comme si je n'avais plus le droit de ressentir quoi que ce soit, comme si je n'avais plus de droit de ressentir l'ombre de ne serait-ce qu'une seule émotion...comme si c'était interdit, comme si je ne pouvais plus m'abandonner face à ces idées macabres ou bien trop tristes. C'était pourtant absurde car je n'étais pas une machine, je le savais.

Maintenant, j'allais devoir essayer de tenir le coup, de tout faire pour tenir le coup et cacher mon secret jusqu'au bout. Alexander n'avait rien à voir avec Rachel ou Tyler. Ils étaient la relation au degré le plus proche qui existait, la plus importante des relations que je pouvais avoir dans ma vie. Alexander n'était pas aussi proche de moi que eux l'étaient. Il était juste une personne que je venais de rencontrer. Je n'allais pas avouer mon terrible secret au premier venu. D'une part cela poserait un immense problème de sécurité notamment pour mon avenir en tant qu'objet de la prophétie car cela exposerait mon secret à des personnes qui ne devaient surtout pas le connaître. D'autre part, Alexander était en lien direct avec l'état. Il était directement lié à Nathan et à tous ces agents gouvernementaux qui ne devaient surtout pas découvrir mon secret. Lui dire serait en quelque sorte une façon de leur dire à eux aussi et je n'avais pour le moment pas besoin de cela. J'avais simplement besoin de calme, de beaucoup de calme pour surmonter tout ce qui m'arrivait en ce moment. Je devais faire preuve d'une importante maitrise de moi-même, même si je ne parvenais pas forcément à le faire en cet instant précis. Je devais pourtant y parvenir, tout faire pour réussir à me sentir mieux car c'était ce dont j'avais actuellement besoin. Effacer ce qui existait pour ne laissait que le masque d'un mensonge était une chose à laquelle je devais à tout prix m'entrainer pour pouvoir mieux vivre ma vie, même si c'était une marque d'hypocrisie profonde que j'aurais aimé ne pas adopter. Je n'aimais pas du tout le fait d'être malhonnête, mais l'avenir allait malheureusement être en adéquation avec les mensonges.

Observer les regards échangés entre Alexander et son fils me rappelait les regards que j'arrivais parfois à échanger avec le mien, ce fils qui n'était pas encore le mien. Tyler venait du futur mais il était pourtant mon fils et je n'allais pas me gêner pour le voir comme tel. Notre relation était bercée par une proximité plus qu'importante. Je l'aimais. Je me sentais si proche de lui que notre éloignement temporel n'avait aucune importance. Pour moi, il était mon fils. Il était mon fils même si le futur l'éloignait de moi. Pas besoin de me dire qu'il était né dans le futur et qu'il n'était pour l'instant rien pour moi. Ce n'était pas ce que je pensais. A mes yeux, il était mon fils. Il m'avait sauvé beaucoup plus de fois que n'importe qui d'autre. Tout le mêlait à moi, tout le ramenait à ma descendance. Rien n'allait me convaincre du contraire...rien. Je n'allais certes pas très bien mais j'avais quand même la force d'esquisser un sourire, un petit sourire. Leur moment me touchait pas mal. C'était le genre de chose que j'aimerais pouvoir vivre pour l'éternité. C'était le genre de bonheur que j'aimais favoriser et surtout que je cherchais à tout prix à voir sur cette planète. C'était ça. C'était vraiment ça. J'avais menti en disant que je n'avais pas de fils, mais ce que j'avais dit était un genre de vérité officielle. A la vue du monde je n'avais pas de fils. A la vue de mon propre regard, j'avais Tyler. C'était dans un sens la raison qui me donnait envie d'être jaloux de leur bonheur. Ils avaient leur joie. C'était un moment privilégié entre eux deux. Je ne pouvais qu'être heureux pour eux, même si je ne l'exprimais qu'à peine. La vie était souvent cruelle et surtout avec moi.

Pour éviter de gâcher leur moment, j'avais pris la décision de ne rien dire concernant les coups de feu au fils d'Alexander, d'une part pour ne pas l'inquiéter et d'autre part pour ne générer aucune dispute entre eux deux. Je n'avais pas forcément la possibilité de profiter de la présence de mon fils tout le temps donc je n'avais pas envie de gâcher leur occasion à eux de le faire. Ce n'était qu'une intense injustice que je ne voulais pas voir se réaliser. Décidément à la vue de la réponse du fils d'Alexander, il prenait ma rencontre "ennuyeuse" très bien. Au moins, il ne se doutait pas du fait que je cachais une partie de la vérité et cela me rassurait assez. J'écoutais leur discussion sans réagir. Je n'avais pas envie d'interférer dans leur discussion. Les écouter ne me dérangeait pas du tout surtout que je ne voyais pas quoi dire pour le moment. Je ne réagis qu'au moment où le fait de prendre des vacances fut évoqué. Je dis à cet instant précis ceci :


- Travailler beaucoup trop surcharge l'esprit d'un être humain. On n'a plus de temps pour soi, plus de temps pour quoi que ce soit d'autre. Il faut reposer ses nerfs, les reposer tel qu'il le faut. Sincèrement Alexander, vous devriez écouter votre fils, et je ne dis pas ça pour vous embêter ni même pour provoquer une dispute. C'est juste un conseil. Il faut évader votre esprit vers des horizons plus intéressants pour vous, des horizons qui vous reposeraient un peu. Vous devriez faire ça, je vous assure. Un esprit endolori est un esprit perdu...j'en sais quelque chose...je vous assure. Ne vous perdez pas en chemin. Il ne faut pas faire ça...non. Soyez heureux en tant qu'être humain. Le travail est essentiel mais ce n'est pas une vie...

Finalement je n'allais pas échapper aux questions, en même temps comment avais-je pu espérer les éviter hein ? Comment allais-je répondre ? Je ne savais pas trop quoi lui dire.

- Je suis allergique au monde des affaires. Je ne travaille pas du tout dans ce domaine...enfin travaillais plutôt. Je suis qualifié dans la conception de sites web et je travaille en indépendance des entreprises. Mais les bouleversements de ma vie m'ont écarté de cette voie. Depuis un moment, j'ai arrêté de travailler...pour être simplement un bon samaritain. Je suis quelqu'un...quelqu'un qui a pu rencontrer l'amour, qui espère avoir un enfant avec cette personne. Enfin...je suis un homme qui espère. Je n'ai pas encore repris mon boulot, certaines choses m'en empêchent mais peut-être que je reprendrais un jour, je l'espère...

Mon discours était actuellement chargé d’incertitudes. En même temps comment être sûr de quoi que ce soit désormais.

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Alexander J. Lindon
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Lun 1 Avr - 11:55


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Alexander savait au fond que sous le trait de cette discussion au départ non sérieuse, son fils lui reprochait de ne pas vivre, mais si l'on y réfléchissait bien Alexander n'aurait pas du vivre à cet instant précis. Ils n'étaient pas censés avoir cette conversation et il semblerait que le destin en est lui décidé autrement. Si seulement son fils savait ce à quoi il était destiné...Alexander lui cachait toutes ses activités, tout ses projets et ses plans, en même temps un adolescent n'avait pas à savoir ce qui se préparait en secret, il fallait qu'il vive au mieux son adolescence, il n'avait pas besoin d'être inquiété par tout cela. Le monde connaissait beaucoup de problèmes et il fallait les stopper, arrêter ce cercle vicieux dans lequel le monde s'enfermait. C'était pour cela qu'il bossait dur chaque jour, il ne travaillait pas pour travailler, et encore moins pour gagner de l'argent, c'était une chose dont il avait horreur. Si il travaillait autant c'était pour "révolutionner le monde". Décidément il aimait bien cette phrase. En même temps, il résumait en une phrase tout ce qu'il souhaitait pour ce monde. De toute manière si son fils s'inquiétait sans doute aussi par rapport à la fatigue que cela pouvait accumuler, Alexander lui ne ressentait pas la fatigue, en même temps quand on est à moitié fantôme comment voulez vous ressentir la moindre fatigue.

Si il le voulait il pourrait travailler 24h/24, alors pourquoi ne le faisait-il pas? Sans doute pour se donner l'impression d'être encore vivant, et de se persuader qu'il n'était pas vraiment mort. Il allait dormir plus ou moins à heure fixe comme n'importe quel être humain sur cette terre. Il dormait sans dormir, car le but du sommeil et de recharger les batteries d'une personne, pour lui il s'agissait juste de rêver ou juste de ne pas voir le temps passer. Et puis, tout les êtres humains sont un peu paresseux, et qui n'aimerait pas un moment où il puisse dormir tranquillement? Car dormir c'est aussi ne rien faire, fermer les yeux et partir dans un autre monde. C'était un peu comme être en mode veille, si l'on y réfléchissait bien l'Homme fonctionnait un peu comme une machine, à la différence que lui avait des sentiments, des sensations et était capable de faire ses propres choix. Bien que la question puisse être tout à fait discutable.

Alexander était toujours surpris de la manière dont son fils arrivait à lui parler de problèmes dont il souhaitait parler sans l'aborder directement, il rigolait d'abord, puis déviait en plaisantant vers le sujet. Max était très surprenant et assez mature pour son âge, Alexander ne pouvait qu'en être fier, mais le seul ennui c'est qu'il se disait que cela aurait été différent si ce dernier n'avait pas assisté de ses propres yeux à l'assassinat de toute sa famille y compris la vision de la mort de son propre père. Car oui, Max avait vu Alexander mourir devant ses yeux, être tué brutalement, et Alexander ne pouvait même pas imaginer la difficulté de la situation dans laquelle il avait mise son fils en survivant, ou plutôt en revivant...en fait Alexander ne savait même pas comment appeler cela alors...

Visiblement son fils, rusé comme un renard et il le reconnaissait bien là, sollicita plus ou moins l'aide de Samuel pour tenter désespérément de réduire sa cadence de travail. Alexander n'avait pas du tout envie de se prendre la tête avec son fils en se lançant dans un discours interminable expliquant pourquoi il faisait tout cela, d'autant plus qu'il y avait Samuel et qu'il n'avait pas tellement envie de lui exposer d'avantage les problèmes auxquels il avait a faire face, sachant qu'en plus il y avait un risque que ce dernier lui pose des questions auxquelles il n'avait strictement pas envie de répondre en raison de la confidentialité de ses projets. Ainsi comme il s'en doutait Samuel poursuivit l'argumentation de son fils. Cela ne prit bien sûr aucun effet auprès d'Alexander qui continuait à se dire que de toute manière il n'était pas censé être encore envie et que si c'était le cas c'était parce qu'il avait une tâche à accomplir. Il travaillait peut-être plus que si il ne disposait pas d'un don lui faisait disparaitre la fatigue mais il y avait le fait que ce travail lui donner également l'impression d'être vivant. Au final il y avait beaucoup de facteurs qui faisait qu'il restait totalement fermé à toute cette argumentation, et du coup il se contenta d'un sourire et ne répondit strictement rien.

Au moins Max semblait vouloir s'intéresser à savoir ce que faisait Samuel, tant mieux cela allait détourner la conversation et puis en plus il était vrai qu'Alexander ne lui avait même pas posé la question alors que lui aussi aurait bien aimé savoir. Alexander pu d'ailleurs constater la joie de son fils lors de la réponse de Samuel.


"Ah voilà un métier intéressant, et puis au moins vous bougez pour autre chose que du travail. Sans oublier que l'espoir fait vivre. Et j’espère qu'au moins ce qui vous empêche de poursuivre votre travail n'est pas trop grave."

Coupant net à la conversation la limousine s'arrêta, le chauffeur sortit de la voiture et vint ouvrir les portières afin de permettre aux occupants de sortir. Plusieurs véhicules noirs arrivèrent juste derrière, et de nombreux gardes du corps en costume noir en sortirent, ils escortèrent ces derniers jusqu'au hall de l'immeuble avant que deux d'entre eux ne montent en premier afin de s'assurer que l'ascenseur était sécurisé et que personne ne soit rentré dans l'appartement des Lindon sans que l'on s'en soit rendu compte. Alexander comme pour rassurer Samuel lui dit alors:

"Simple mesure de sécurité, on est jamais trop prudent."


Alexander était particulièrement à cheval sur la sécurité, non pas pour lui bien sûr, lui ne risquait strictement rien et si ça ne tenait qu'à lui il n'aurait qu'un nombre limité de garde du corps, c'était pour son fils qui lui était mortel et le seul moyen de l'atteindre. Alexander attendit que le signal soit donné pour emprunter ascenseur et monter ainsi avec son fils et Samuel dans son appartement. Une fois sortit de l'ascenseur il fallait suivre le couloir, couloir où il y avait de multiples plantes vertes, un couloir tapissé d'ailleurs. Lorsqu'il arriva à sa porte il ouvrit vit ses gardes du corps qui l'attendaient et il leur demanda de rejoindre leur poste.

"Bien voici mon appartement, faites comme chez vous. Installez-vous, il faut que j'aille voir si ce que l'on va manger est prêt."


L'appartement d'Alexander était particulièrement grand, il y avait des plantes d'un peu partout, d'immenses vitres en verre donnant vue sur Manhattan et Central Park, ils étaient au 41ème étage, presque au sommet de l'immeuble d'ailleurs. New York s'illuminait dans la nuit qui venait de tomber et offrait un spectacle impressionnant. Le salon de l'appartement possédait une table en verre avec 5 chaises, on retrouvait également de nombreux meubles modernes. Il y avait un immense canapé donnant vue sur un écran plat. Enfin il y avait tout un tas de choses rien que dans le salon, et enfin, un piano. Ce dernier était plutôt mit en valeur, il fallait dire que cet instrument était assez cher à Alexander qui savait parfaitement en jouer, mais il ne l'utilisait pas trop souvent, bien qu'il avouait que ça le calmait un peu de temps en temps.

Son fils Max partit poser ses bagages dans sa chambre, qui était particulièrement grande, tandis qu'Alexander était parti vérifier que ce qu'il avait essayé de préparer était prêt. En fait, il n'y avait étrangement pas l'ombre d'un moindre domestique dans l'appartement, normal Alexander leur avait donné la journée, il avait voulu être tranquillement avec son fils sans que l'on vienne le déranger. Et puis faire les choses soit même quelques fois faiait du bien.

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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Mer 3 Avr - 0:06

Depuis la profondeur de mon être, cette douleur ne cessait de me torturer, sans aucune interruption. Tenter de l'oublier me paraissait être un souhait absurde, surtout à la vue de tout ce que je vivais. La puissance de cette souffrance crevait le plafond de tout ce que je croyais possible jusqu'à présent. Au fond, je venais d'atteindre le sommet du pire, la pire douleur à espérer et à vivre dans une vie, celle qui restait au fond de son organisme et qui ne cessait de revenir au moment où je croyais pouvoir vivre sans elle. Pourtant, je tentais quand même ce geste désespéré d'éclipser mes émotions pour tenter de ressembler à un robot, un être ne ressentant rien du tout. Je voulais juste arborer un masque sans émotion, le masque neutre prouvant que rien ne me traversait. C'était en quelque sorte un plongeon littéral vers mon passé. Dans le temps, je n'étais qu'un être qui ne montrait pas ce qu'il ressentait, impassible sans cesse. C'était ainsi que je me sentais avant de rencontrer l'amour. Je n'étais personne...absolument personne. Je n'étais qu'une personne se donnant l'illusion d'être quelqu'un, un individu qui au final demeurait vidé de sa substance. Devant Alexander, mon agissement était la preuve d'une lourde prise de risque, un risque qui pourrait très bien me faire énormément souffrir. Une souffrance contenue en soit était en effet bien plus lourde que n'importe laquelle d'entre elles. C'était probablement la plus immense des douleurs que l'on pouvait subir, vraiment la plus immense. Pourtant, j'osais donner mon consentement intégral pour que la douleur serre mon cœur jusqu'à épuisement. Je ne comprenais pas mes agissements mais cela n'était pas nouveau dans un sens. En vérité, je ne les avais jamais réellement compris...jamais...

Je m'enfermais dans ce masque pour éviter de montrer que je souffre mais aussi pour tenter de me protéger. J'avais honte de mes douleurs, comme si je m'interdisais d'être faible et puis je cachais mes émotions dans le but de me protéger d'Alexander, même si je savais qu'il n'allait pas me faire du mal. J'avais peur de dévoiler l'existence des signes à une personne que je ne connaissais pas. A mes yeux il était préférable de tout dissimuler dans le doute à défaut de savoir à qui je pouvais le dire en dehors des personnes proches de moi. Malheureusement, cette préférence était compliquée à assumer surtout quand on était aussi fragile que moi. On se heurtait à toutes les difficultés qui existaient et sans doute les pires d'ailleurs. C'était pour cette raison que je ne parvenais pas à m'en sortir. J'allais tellement mal que je ne pouvais plus faire aucun mouvement sans espérer crier ou bien pleurer parce que mon corps se déchirait. A la longue, j'en avais réellement mal. En même temps, ce n'était pas surprenant. Maintenant je connaissais en plus le fils d'Alexander, Max. Il me semblait sympathique mais il était au même degré de confiance qu'Alexander. Je n'allais pas lui dire mon secret ainsi que mes réelles émotions. Je n'allais rien leur dire à l'un comme à l'autre parce que je n'avais aucune garantie d'être en sécurité avec eux. En même temps, je n'avais aucune garantie de l'être avec qui que ce soit. J'avais parlé avec Max pour lui dire quel métier j'avais exercé par le passé. Ce dernier espérait que la chose qui m'obligeait à arrêter n'était pas si grave. Oh si seulement il savait à quel point ça l'était. Malheureusement je n'allais rien lui dire, pour la simple et bonne raison que cela faisait parti des choses que je cachais.

Quand on descendit de la limousine, le dispositif de sécurité se mit en place et cela me déstabilisa pas mal. Cela me procurait en effet un effet de compression plutôt désagréable pour moi, surtout après tout ce que j'avais vécu de si terrible ces temps-ci. Alexander tenta de me rassurer en disant que ce n'était qu'une simple mesure de sécurité et qu'on n'était jamais trop prudent, mais cela ne me calmait pas du tout, bien au contraire. J'étais terrifié, même si je contenais une majeure partie de ma peur pour le moment. La présence des gardes du corps me rappelait en effet ces fois où j'étais poursuivi...mais ce n'était pas leur faute. Ce n'était que l'ombre de mon souvenir. Je ne suivis le père et son fils que d'un pas hésitant, un peu mal à l'aise à cause de l'escorte. Je ne retrouvais mon calme qu'une fois à l'intérieur de l'appartement et encore c'était vite dit. Tandis que Max allait sans doute dans sa chambre et Alexander en cuisine, moi je restais là car je n'osais pas bouger. J'étais un peu pétrifié sans savoir quoi faire. C'était dur pour moi. C'était comme si on me lâchait sur une autre planète sur laquelle je serais le seul de mon espèce à vagabonder. Plus rien n'avait de sens. Au départ, incapable de me décider sur ce que je devais faire, je me mis à tourner en rond, marchant sans arrêt incapable de me contrôler et surtout de comprendre pourquoi j'agissais de la sorte. Au bout d'un moment, j'arrêtais mon manège, me positionnant contre un mur. J'attendais. Quoi ? J'en savais rien, mais j'attendais.

A la longue, je pris la décision d'aller rejoindre Alexander. Rester seul me déboussolait et cela se voyait sur mon visage. Mes yeux brillaient, bercés par une certaine solitude.


- Le maître des lieux souhaite-t-il garder le secret sur ce qui va nous nourrir dans un moment ou bien puis-je lui tenir compagnie...? Rester seul ne me met pas réellement à l'aise pour tout avouer...

On voyait encore que je n'allais pas très bien, mais je tenais de tenir le coup un minimum.

- Enfin je peux partir si cela dérange...je le comprendrais aisément...

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Alexander J. Lindon
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Dim 18 Aoû - 14:55


Life is like nature...a holy gift.


L'on pouvait se demander pourquoi Alexander avait ramené Samuel avec lui, pourquoi il l'avait même invité chez lui, et surtout pourquoi es-ce qu'il lui faisait confiance en le laissant venir avec lui? Certaines choses ne pouvaient être expliquées, personne ne pouvait dire pourquoi Alexander avait confiance en cet homme, alors qu'il était en général très méfiant avec les inconnus. Après tout, il pourrait bien se servir de lui, le manipuler, tout cela pour pouvoir le toucher par la suite. Mais Alexander bien qu'en partie conscient du risque qu'il prenait, sentait quelque chose de bon en cet homme, une chose qui faisait qu'il lui accordait une certain confiance. Une certaine confiance, car bien évidemment il n'allait pas lui révéler tout ce qu'il faisait, il était hors de question pour lui de parler de choses confidentielles, toutefois, ils avaient un certain nombre de points en commun, et Alexander estimait qu'ils pouvaient sans doute s'aider mutuellement.

Il repensait souvent à ce qu'il c'était passé, aux raisons qui le poussaient à faire ce qu'il faisait, et il arrivait toujours au même point, c'était parce qu'il avait vu que les choses pouvaient devenir incontrôlables, parce que même si l'on pouvait voir du bien en l'humanité, il ne reste pas moins que le fait qu'une partie de l'humanité est corrompue. Corrompue par le mal, la méchanceté, l’infamie, les atrocités et que leur donner du pouvoir amène à multiplier tout ces défauts que possède l'être humain. Donner des pouvoirs à de tels êtres était condamner l'humanité tout entière, et malheureusement, il n'était pour le moment pas possible d'empêcher cela, alors il fallait veiller à ce que les limites ne soient pas franchies, à ce que la puissance qui leur était donnée, ne puisse pas être utilisée à des fins malveillantes. Pour cela, il n'y avait pas d'autres options que celles que proposaient le Président, que proposaient Nathan. C'était être naïf, que de penser que l'humanité était la plus pure des choses qu'il puisse existait, cela était faux. Si une partie de l'humanité se comportait correctement, où essayait de se comporter correctement en luttant contre leurs tendances à vouloir posséder ce que les autres possédaient ou pire encore; l'autre partie ne connaissait aucune limite. C'était pour cela qu'il se donnait tant de mal à lutter contre toutes ces personnes, et à faire en sorte que les pouvoirs ne soient pas laissé à la libre utilisation par ceux qui ont de mauvaises intentions.
Il avait vu de quoi ces gens étaient capable, il était donc hors de question pour lui de les laisser poursuivre ainsi. Et c'est probablement lorsque l'on a admis la vérité, que l'on est capable de pouvoir prendre les bonnes décisions.

Tandis qu'Alexander essayait plus ou moins de vérifier si ce qu'il avait préparé l'avait été correctement, il ne cessait d'entendre son esprit réfléchir, pourtant il aimerait bien que ce même esprit puisse être calme, silencieux. Un silence qui lui apporterait la paix, mais il le savait, la paix n'était pas pour lui, et d'ailleurs, il n'était pas une sorte de fantôme pour rien. En ouvrant le four, Alexander compris qu'il avait peut-être un peu trop augmenté la température, du coup il le referma en vitesse, avant de sortir la salade du frigidaire. Au moins ça, ça devrait être bon, enfin il l’espérait, au cas où il décida qu'il allait peut-être devoir changer ses plans.
Soudain, il entendit Samuel lui parler, il se retourna et vit qu'il n'allait pas trop bien, ne sachant que faire il se contenta de lui répondre.


"Et bien je pense qu'il ne vaut mieux pas savoir, disons que je n'ai pas fait très attention à ce que j'ai fait. Au moins, la salade m'a l'air bonne. Je pense que..."

Il vit alors un mot de son cuisinier, qui lui disait qu'au cas où il avait préparé quelques pizzas qu'il lui suffirait de réchauffer au four. Semblant prévoir ce qu'Alexander allait faire, il lui avait mit précieusement toutes les instructions sur le bout de papier. Il se tourna alors vers Samuel puis lui dit en plaisantant:

"Visiblement mon chef cuisinier me connais bien..."

Quand Samuel lui dit que si il dérangeait il pouvait partir, Alexander lui dit alors:

"Mais non vous ne dérangez pas, si vous croyez encore que je vais vous laissez tout seul dans cet état vous vous trompez. Tenez allez plutôt me mettre ça sur la table."dit-il en lui souriant et en lui refilant le bol de salade, avant d'aller réchauffer les trois pizzas.

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Samuel Langster
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MessageSujet: Re: Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)   Jeu 22 Aoû - 0:45

La douleur provoquée par les signes était fort mais le malaise ressenti par mon esprit était d'une force bien plus importante encore. Je me sentais en quelque sorte mal à l'aise ici, sans pour autant me sentir capable de l'expliquer. Alexander semblait pourtant être quelqu'un digne de confiance mais pourtant quelque chose en moi ne se fixait pas. Dans ma tête siégeait encore une espèce de méfiance extrêmement désagréable, cette attitude horrible qui me secouait sans arrêt en m'incitant à avoir peur de tout et de n'importe quoi. Cet état m'affectait surtout en ce moment, maintenant que j'étais devenu un panneau d'affichage public de ma curiosité. Le jour où ces signes mystiques étaient apparus sur mon bras avait tout bouleversé dans ma vie. Le fait de les porter était en quelque sorte l'exposition publique du fait que j'étais important pour ce monde et cela avait bien évidemment son lot de conséquences, des conséquences que je ne parvenais pas à supporter pour l'instant. Peut-être qu'avec le temps je m'habituerais à être une bête de foire d'importance majeure mais je ne pouvais même pas en être certain.

Les personnes inconnues me mettaient mal à l'aise. Certaines pouvaient très bien ne pas me connaître et savoir ce que j'étais devenu mais je ne pouvais pas m'empêcher d'être anxieux et d'avoir peur que quelque chose m'arrive. Ce sentiment qui m'habitait était une paranoïa étendue à toute la réalité du monde. Ma destinée personnelle dépassait tout ce que je croyais normal. On pouvait être important sur cette Terre, rien n'était interdit, mais l'être à ce point-là était dangereux et surtout insupportable. Peu de personnes sont actuellement au courant de ce que je ressens et encore personne ne connaissait l'intégralité de mon état mental en dehors de Meknes évidemment qui était en quelque sorte contraint de le vivre du début jusqu'à la fin. C'était en quelque sorte son petit fardeau né à cause du fait qu'il était une conscience unie à la mienne. Il faisait tout cela pour m'aider, j'en avais conscience, mais cela n'effaçait pas cette distance que je prenais avec le monde qui m'entourait. Je devenais un être beaucoup trop étrange pour la normale. Je bénirais sans doute le jour où tout ceci allait pouvoir cesser une bonne fois pour toutes. Peut-être que mon importance n'était que temporaire, que je n'avais qu'un rôle à jouer dans une histoire et qu'après tout allait cesser une bonne fois pour toutes, mais je ne pouvais même pas en être sûr. Je ne pouvais que supposer le fait que mon fardeau n'était pas une menace éternelle sans pour autant dire quand tout ceci allait pouvoir se terminer. Malheureusement mon éternité n'arrangeait évidemment pas les choses, car cela ne me permettait pas de fixer une fin à quoi que ce soit, y compris à ma propre existence, qui se retrouvait suspendu dans une notion d'immobilité que je ne pouvais pas jauger.

Je m'étais réfugié auprès d'Alexander parce qu'il était le seul que je connaissais un tout petit peu, et encore le peu n'était qu'une notion relative à la vue du fait que nous venions tout juste de nous rencontrer. Notre relation était en quelque sorte toute fraiche, mais un poil plus étendue que les autres présences fournies par la maison. C'était le refuge le moins dérangeant de la maison et c'était pour cette raison que j'étais venu le voir, exprimant l'idée que je pourrais éventuellement partir si jamais ma présence était dérangeante, solution qui serait sans doute envisageable si jamais mon malaise s'étendait encore davantage. Ce n'était guère des paroles en l'air car je pensais réellement ce que je disais. Alexander tenait à ce que je reste chez lui pour l'instant, à la vue de l'état dans lequel je me trouvais actuellement,  mais c'était assez dur pour moi de garder sous silence cet état de paranoïa qui me gâchait l'existence.

Alexander me confia le bol de salade que je devais aller déposer sur la table.


- D'accord...d'accord...  dis-je d'une petite voix exprimant que j'allais faire ce qu'il avait demandait mais que tout de même quelque chose n'allait pas et que cela ne passait pas.

Je revins déposer le bol de salade sur la table, comme il me l'avait demandé, mais je ne m'assis pas à table tout de suite. A la place je pris place contre le mur, assis sur le sol. Le visage enfermé dans mes mains, j'étais actuellement perdu. Je ne savais pas trop quoi faire entre rester ici par pure politesse ou bien partir et passer pour un idiot.


[désolé pour cette splendide réponse pourrie... Sad]

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Life is like nature...a holy gift. (Samuel Langster)

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